(Togo Officiel) - Au Togo, le parlement est entré en intersession pour une période de trois mois. Le Sénat et l’Assemblée nationale ont en effet clôturé respectivement les 30 et 31 décembre, leur deuxième session ordinaire de l’année 2025.
La deuxième session ordinaire de l’année 2025 s’est achevée, le 31 décembre dernier dans un climat de solennité et de satisfaction ; une étape majeure dans l’histoire parlementaire de la Ve République. Dans son discours de clôture, SE Prof. @KSKlassou, Président de l’Assemblée… pic.twitter.com/rNTdcN1AEH
— Assemblée Nationale Togolaise (@assnatTogo) January 4, 2026
Les travaux, dirigés par les présidents des deux institutions, ont été l’occasion de dresser un bilan des activités menées par chacune des chambres, et de réaffirmer l’engagement des représentants du peuple.
2025, année charnière pour le Sénat
“2025 a été marquée par la consolidation de nos bases institutionnelles”, a déclaré Barry Moussa Barqué, qui a salué la capacité désormais effective de l’institution à jouer pleinement son rôle dans l’architecture démocratique de la République. Parmi les activités, on retiendra les deux congrès (élection du Président de la République et Discours sur l’état de la nation du Président du Conseil), la ratification des commissions, le renforcement des capacités des sénateurs, et surtout l’adoption de la loi de finances rectificative 2025 et de la loi de finances 2026, deux textes qui ont inauguré la navette parlementaire.
“Notre travail est exaltant et exigeant, ensemble nous écrivons l’histoire législative de notre nation”, a affirmé le Président du Sénat.

Des avancées législatives majeures à l’Assemblée nationale
Pour la représentation nationale, l’année 2025 aura été marquée, selon son président,“par des travaux d’une intensité et d’une richesse exceptionnelles”.
L’institution, qui a notamment enregistré un changement à sa tête, a ainsi examiné et adopté le long de l’année, plusieurs lois dans divers domaines (finances publiques, énergies, droits humains, lutte contre les flux financiers illicites, entre autres), poursuivi le renforcement de ses capacités à travers des séminaires, et renforcé sa diplomatie parlementaire. Enfin, les élus du peuple ont questionné l’exécutif sur une question d’actualité, relative aux difficultés d’approvisionnement en eau potable dans certaines régions du pays.
“Le temps parlementaire est une matière précieuse, à la fois fluide et rigoureuse, qui s’étire et se contracte au gré des exigences de la République”, a rappelé Komi Selom Klassou, qui a salué l’engagement des députés, et exhorté ces derniers à rester mobilisés, aux côtés des populations, durant la période de l’intersession.
Les travaux parlementaires reprendront en avril, conformément aux dispositions constitutionnelles.