Le Togo figure parmi les signatures les mieux valorisées du marché régional

Publié le mardi, 20 janvier 2026 10:59

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(Togo Officiel) - En 2025, le Togo est l’une des signatures souveraines les mieux valorisées sur le marché régional de la dette de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Dans un environnement marqué par une forte sélectivité des investisseurs et une différenciation plus nette des risques souverains, les conditions de financement obtenues par Lomé traduisent une confiance soutenue du marché.

Sur les maturités intermédiaires, comprises entre trois et cinq ans segment devenu central dans les stratégies d’endettement des États les rendements togolais se situent généralement autour de 6 %, parfois légèrement au-dessus, mais restent inférieurs à la moyenne observée dans l’Union. Ces niveaux placent le Togo dans le premier cercle des émetteurs régionaux, aux côtés du Bénin, et même devant des pays comme la Côte d’Ivoire, acteur de référence ou le Sénégal, dont les taux se situent plus fréquemment entre 6,5 % et 7,5 %. À l’inverse, certaines signatures plus fragiles, comme le Niger ou la Guinée-Bissau, doivent offrir des rendements dépassant 9 %, voire 10 %, pour attirer les investisseurs.

Cette bonne valorisation ne tient pas uniquement aux conditions de marché. Elle reflète aussi une gestion plus fine de la dette publique. En 2025, le Togo a mobilisé 411 milliards de francs CFA sur le marché régional, un volume nettement inférieur à celui des années précédentes. Ce recul ne traduit pas un retrait, mais un ajustement de la stratégie de financement, avec un recours plus sélectif aux adjudications et une diversification prononcée des instruments, notamment via des financements de maturité plus longue sur le segment obligataire lié à la BRVM ainsi que les financements concessionnels.

Une orientation qui s’inscrit dans un mouvement d’allongement progressif de la maturité moyenne du portefeuille de dette, qui atteint 6,72 ans à fin septembre 2025, contre 6,67 ans un an plus tôt. Cet allongement est principalement porté par la dette extérieure, dont la maturité moyenne dépasse désormais dix ans, sous l’effet de financements concessionnels multilatéraux, tandis que la dette intérieure conserve des maturités plus courtes que le service de gestion de la dette commence à rallonger progressivement.

Le profil de refinancement apparaît, dans ce contexte, relativement maîtrisé. La part de la dette arrivant à échéance à court terme représenterait environ 19 % de l’encours total, un niveau concentré sur le segment domestique, tandis que la dette extérieure bénéficie d’échéances nettement plus étalées dans le temps.

Le coût moyen de la dette togolaise demeure par ailleurs contenu, autour de 4,5 %, tiré vers le bas par des emprunts extérieurs à des conditions concessionnelles.

Dans un marché régional devenu plus exigeant, cette combinaison discipline dans le recours au marché, allongement des maturités et maîtrise du profil de risque contribue à stabiliser la courbe des taux togolaise. Pour les investisseurs, elle conforte l’image d’un émetteur prudent, capable de se financer à des conditions compétitives sans exposer excessivement ses finances publiques aux chocs de liquidité. Cette crédibilité acquise sur le marché constitue un atout au moment où Lomé s’apprête à revenir progressivement sur le segment des adjudications. Cette année, le Togo projette de lever 463,5 milliards de francs CFA sur le marché régional des titres publics de l’Umoa.

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