Le Grand Lomé s’apprête à franchir une nouvelle étape dans l’organisation et la gestion de son espace urbain à travers la mise en place d’un système d’adressage modernisé. L’étude de faisabilité du projet a été présentée le mercredi 17 décembre aux différents acteurs concernés.
Porté par le District autonome du Grand Lomé (DAGL), avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, ce projet vise à doter chaque rue d’un code et chaque domicile d’un numéro officiel. Il ambitionne d’améliorer la gestion territoriale, de faciliter l’accès aux services publics et privés et de renforcer l’identification des lieux d’habitation sur l’ensemble des treize communes. À terme, ce nouvel exercice constituera un outil essentiel pour la modernisation des services publics et l’intégration de l’adresse physique dans la dynamique de l’identité numérique, au bénéfice des citoyens et du développement urbain.
« Cet adressage sera bénéfique pour toute la population, en facilitant notamment les démarches liées à l’accès aux services publics », a indiqué le directeur de la planification statistique du DAGL, Bassimsouwé Edjam-Etchaki.
Dans le détail, les travaux prendront en compte 5000 km de voies linéaires et 538.000 portes. Par ailleurs, 110.000 adresses existantes seront actualisées, tandis que 428.000 nouvelles adresses seront créées, afin de couvrir l’ensemble du Grand Lomé et de garantir une identification précise de chaque domicile. Cette opération, qui intervient un peu plus d’une décennie après la précédente, se justifie par les profondes mutations démographiques et économiques survenues dans le Grand Lomé.
Pour rappel, le Grand Lomé s’étend sur une superficie de 425,6 km² avec 2,3 millions d’habitants. Il est composé de deux préfectures, 13 communes et 11 cantons.
Après le ministère des mines et de l’énergie, c’est au tour du ministère du tourisme, de la culture et des arts d’amorcer la transformation numérique de ses services. Mardi 16 décembre, le processus a été lancé en présence du ministre en charge du département, Isaac Tchiakpe, et de sa collègue chargée de l'efficacité du service public, Cina Lawson.
Après le Ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources Minières, le Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts (MTCA) devient le deuxième ministère à se lancer dans cette initiative. Le 16 décembre 2025, la réunion de démarrage a officialisé le lancement de la… pic.twitter.com/X1zqf2NZyj
— Ministère de l'Efficacité du Service Public ?? (@NumeriqueTG) December 18, 2025
La démarche, qui s’inscrit dans le cadre du Programme de Digitalisation des Administrations Publiques (PDAAP), vise concrètement à moderniser les services internes du ministère dans un délai de quatre semaines. Les travaux qui seront menés portent sur la mise en place d’infrastructures sécurisées, la digitalisation des processus internes, la valorisation des données, l’adoption d’outils collaboratifs et de solutions open source pour la gestion électronique des documents et du courrier, ainsi que le traitement numérique des dossiers liés aux différentes autorisations.
Une équipe interinstitutionnelle, regroupant sept acteurs, est chargée de piloter cette transformation et de veiller à la qualité des services délivrés. L’ambition du gouvernement est de faire du digital un levier majeur d’amélioration de la performance administrative, en facilitant l’accès des citoyens à des démarches plus simples, plus rapides et plus transparentes.
Le Togo s’apprête à renforcer son arsenal juridique en ce qui concerne la gouvernance des questions liées à la haute mer. Le gouvernement a adopté mercredi 17 décembre en conseil des ministres, un projet de loi pour la ratification de l’Accord sur la biodiversité au-delà des juridictions nationales (BBNJ).
Adopté en 2023 à New York et souvent qualifié de “Traité mondial de l’océan”, cet accord juridiquement contraignant sous l’égide de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, vise à protéger la vie marine en haute mer. Ceci, en établissant des règles pour la création d'aires marines protégées, le partage équitable des ressources génétiques marines, les évaluations d'impact environnemental, ou encore le renforcement des capacités des différents Etats parties.
Prévu pour entrer en vigueur à la mi-janvier 2026, après avoir été ratifié par un nombre fixé de 60 pays, le texte se veut une solution efficace et durable à plusieurs défis (régulation de vastes zones océaniques n’étant sous la juridiction d’aucun Etat, triple crise du climat, de la biodiversité, et de la pollution plastique, fragmentation de la gouvernance maritime…).
Vers de nouveaux financements pour le Togo
En ratifiant l’accord BBNJ, le Togo, déjà engagé sur la question, devrait notamment bénéficier de nouveaux mécanismes de financement, à l’instar du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Ce qui, à terme, permettra de soutenir davantage les efforts de conservation et de lutter contre la pollution marine.
Le président de l’Assemblée nationale a reçu, le mercredi 17 décembre, deux personnalités diplomatiques. Komi Sélom Klassou s’est entretenu respectivement avec Salih Al-Konui Kanduweesh Mohammed, ambassadeur de Libye, et avec Hamid Mechino, chargé d’affaires de l’ambassade du Maroc.
Ce mercredi 17 décembre 2025, le Président de l’Assemblée nationale, S.E. Prof. @KSKlassou, a accordé des audiences à deux personnalités au Palais de la Représentation nationale. Il s’est d’abord entretenu avec S.E.M. Salih Al-Konui Kanduweesh Mohammed, Ambassadeur de Libye au… pic.twitter.com/UnL7Q1NxZ6
— Assemblée Nationale Togolaise (@assnatTogo) December 17, 2025
Au cours de la première audience, les échanges ont porté sur l’état et les perspectives de la coopération bilatérale entre la Libye et le Togo, avec un accent particulier sur le renforcement des liens entre les institutions parlementaires des deux pays. L’occasion pour le diplomate libyen de saluer le rôle du Togo dans les efforts de médiation et de promotion de la paix sur le continent africain, ainsi que son engagement en faveur de la stabilité et du dialogue entre les États.
Avec le chargé d’affaires de l’ambassade du Maroc, les discussions ont permis d’évoquer la coopération entre le Togo et le Maroc ainsi que d’explorer les pistes de son renforcement.
« Entre le Maroc et le Togo, les relations politiques sont excellentes et la coopération s’étend à tous les niveaux. Cette rencontre a été l’occasion pour l’ambassade que je représente de renouer le contact avec l’Assemblée nationale togolaise, en particulier avec le nouveau bureau », a indiqué Hamid Mechino.
Pour rappel, Lomé et Rabat entretiennent de bonnes relations. Les deux pays ont d’ailleurs supprimé l’obligation de visa pour leurs ressortissants respectifs.
Au Togo, le gouvernement revoit ses prévisions budgétaires à la hausse. L’exécutif, réuni mercredi 17 décembre en conseil des ministres à Lomé, a adopté un projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2025.
J’ai présidé, ce mercredi 17 décembre 2025, le Conseil des ministres, réuni autour d’un ordre du jour axé sur des priorités économiques, institutionnelles, sociales et environnementales. Le Conseil a examiné deux projets de loi à savoir le projet de loi de finances… pic.twitter.com/b6bjitlV9x
— Faure Essozimna GNASSINGBÉ (@FEGnassingbe) December 17, 2025
Le nouveau collectif budgétaire, rendu nécessaire par une actualisation des prévisions initiales, dans un contexte international et national d’incertitudes persistantes, enregistre une légère augmentation de 1,6% par rapport au budget, soumis aux parlementaires il y a quelques semaines. Concrètement, les recettes budgétaires sont révisées à 1472 milliards FCFA, en baisse d’1%, par rapport à la loi de finances initiale.
Quant aux dépenses, elles sont portées à 1717,1 milliards FCFA, soit une hausse de 2,3%, par rapport aux prévisions initiales. Résultat, le budget rectifié s’équilibre désormais à 2436 milliards FCFA, avec un déficit budgétaire de 245,1 milliards, “entièrement financé par le solde positif de la trésorerie”, a précisé l’exécutif.
Pour rappel, le budget de l’Etat pour 2026, proposé il y a quelques semaines par le gouvernement, s’établissait à 2740 milliards FCFA, avec une forte portée sociale.
L’équipe gouvernementale s’est réunie le mercredi 17 décembre en conseil des ministres à Lomé. Les travaux, conduits par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, ont porté sur l’examen et l’adoption de deux projets de loi et de deux décrets. Une communication et des nominations ont également été au menu.
Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 17 décembre 2025, sous la
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) December 17, 2025
présidence de Son Excellence, Monsieur @FEGnassingbe,
Président du Conseil. À l’ordre du jour figuraient deux (2) projets de loi, deux (2) décrets, une (1)
communication et des nominations. Le compte… pic.twitter.com/dTyT4I5Ttp
Au titre des projets de loi :
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de loi de finances rectificative, exercice 2025
Ce projet de loi s’inscrit dans un contexte international et national marqué par des incertitudes persistantes, nécessitant une actualisation des prévisions budgétaires initiales afin de garantir la sincérité et la transparence dans la gestion des finances publiques.
Ainsi, les recettes budgétaires sont révisées à mille quatre cent soixante-douze (1.472) milliards de francs CFA, en baisse d’un pour cent (1%), par rapport à la loi de finances initiale, essentiellement en raison des réajustements de certaines prévisions initiales.
Les dépenses connaissent également des réajustements. Elles sont portées à mille sept cent dix-sept virgule un (1.717,1) milliards de francs CFA, soit une hausse de deux virgule trois pour cent (2,3%), par rapport aux prévisions initiales.
Le budget rectifié s’équilibre à deux mille quatre cent trente-six (2.436) milliards de francs CFA, soit une augmentation d’un virgule six pour cent (1,6%). Il ressort un déficit budgétaire de deux cent quarante-cinq virgule un (245,1) milliards de francs CFA, entièrement financé par le solde positif de la trésorerie.
Le Conseil des ministres a également examiné et adopté le projet de loi de ratification de l’Accord se rapportant à la convention des Nations unies sur le droit de la mer et relatif à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (Accord BBNJ), adopté le 20 septembre 2023 à New York
Élaboré dans un contexte de pressions croissantes sur le milieu marin, liées aux rejets industriels, au trafic maritime et à l’exploitation des ressources par les grandes puissances et multinationales, l’Accord BBNJ consacre une approche prudente et coopérative. Il vise à assurer la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité en haute mer, par la mise en œuvre effective des dispositions pertinentes de la convention des Nations unies sur le droit de la mer et le renforcement de la coopération et de la coordination internationales.
S’inscrivant dans la continuité de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, l’Accord fournit un cadre juridique pour toutes les activités menées dans les océans et les mers. Sa ratification permettra à notre pays de bénéficier des mécanismes de financement, notamment le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), en vue de soutenir les efforts de conservation et de lutter contre la pollution marine. Elle contribuera également à la gouvernance mondiale des océans, en instituant des aires marines protégées, en garantissant un accès équitable aux ressources génétiques marines et en imposant des évaluations d’impact environnemental pour les activités en haute mer.
Au titre des décrets :
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le décret portant approbation de la politique nationale de protection sociale (PNPS)
Notre pays s’est engagé, depuis plusieurs années, dans le renforcement de son système de protection sociale à travers des investissements significatifs, ayant permis des avancées notables dans la lutte contre la pauvreté et la réduction des vulnérabilités.
Toutefois, la persistance de défis structurels a rendu nécessaire l’élaboration de la politique nationale de protection sociale, en vue d’améliorer la cohérence, la coordination et l’efficacité des interventions publiques pour un impact accru au bénéfice des populations.
L’approbation de cette politique et sa mise en œuvre permettront de consolider les mécanismes de protection sociale, de renforcer la coordination des interventions de l’État et de soutenir un développement économique inclusif et durable.
Le Conseil des ministres a ensuite examiné et adopté le décret portant modalités d’application de l’ordonnance fixant les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement des services du Protecteur du citoyen
Ce décret vient préciser et compléter les dispositions de l’ordonnance n° 2025 005 du 30 avril 2025, qui a établi les principes fondamentaux régissant cette institution. Il constitue ainsi une étape déterminante pour assurer son opérationnalisation effective.
Ce texte d’application vise à garantir la pleine effectivité du Protecteur du citoyen en clarifiant ses modalités pratiques de fonctionnement, en structurant ses services de manière cohérente et efficiente, et en dotant l’institution des mécanismes procéduraux nécessaires à l’accomplissement de sa mission. L’objectif est de permettre au Protecteur du citoyen d’exercer pleinement son rôle de rempart contre les abus administratifs et de garant des droits fondamentaux.
En effet, le Protecteur du citoyen, créé en remplacement du Médiateur de la République, est chargé de veiller au respect des droits et libertés par les administrations de l’Etat, les collectivités territoriales, les établissements publics ainsi que par tout organisme investi d’une mission de service public. Il protège les individus contre toutes les formes d’abus de l’administration publique et contribue à la résolution équitable des litiges en accompagnant tout citoyen s’estimant lésé par le fonctionnement d’un service public ou d’un organisme chargé d’une mission de service public.
Par ailleurs, le Président du Conseil a instruit le gouvernement d’accélérer l’opérationnalisation effective des autres institutions prévues par la Constitution du 6 mai 2024, dont les textes d’organisation sont déjà adoptés. Cette instruction vise à garantir la mise en place rapide et cohérente de l’ensemble des organes constitutionnels nécessaires au bon fonctionnement de l’État.
Il s’agit notamment de :
La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) qui voit ses missions réaménagées et élargies autour de quatre axes principaux : la promotion et la protection des droits de l’homme, la protection des défenseurs des droits de l’homme, la contribution à l’action humanitaire aux niveaux national et international, et la prévention de la torture. Ces attributions renforcées s’accompagnent d’un pouvoir de plaidoyer substantiellement accru ;
La Haute autorité pour la transparence, l’intégrité de la vie publique et la lutte contre la corruption (HATIC), en remplacement de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), qui a pour mission de promouvoir la probité et l’exemplarité des responsables publics. Elle reçoit et contrôle les déclarations de situation patrimoniale et d’intérêts, contribuant ainsi à renforcer durablement les mécanismes de bonne gouvernance ;
La Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC), qui succède à l’ancienne HAAC avec des prérogatives considérablement élargies. Elle devient le régulateur unique de la communication écrite, audiovisuelle et numérique, incluant les plateformes en ligne et les réseaux sociaux. La HARC est chargée de garantir l’équilibre entre liberté d’expression, liberté d’opinion et liberté de presse, tout en veillant au respect des règles déontologiques et professionnelles ;
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), en remplacement du Conseil économique et social (CES), est une assemblée consultative dont la mission principale est de formuler des avis sur les projets de lois, d’ordonnances et de décrets, ainsi que les propositions de lois soumis à son examen par le gouvernement, l’Assemblée nationale ou le Sénat. L’élargissement de ses compétences au domaine environnemental, traduit une volonté d’adapter l’institution aux enjeux contemporains de gouvernance durable et inclusive, tout en préservant les missions économiques et sociales antérieures.
Au titre des communications :
Le Conseil a écouté une communication relative à la participation du Togo à la 30ᵉ Conférence des Parties (COP30) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, tenue à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025.
Les travaux ont principalement porté sur l’accélération de la transition énergétique, la mobilisation de 1.300 milliards USD de financements climat d’ici 2035, la finalisation des indicateurs de l’objectif mondial d’adaptation ainsi que le renforcement du mécanisme relatif aux pertes et préjudices.
La délégation togolaise, composée de représentants des administrations publiques, du secteur privé, de la société civile, des collectivités territoriales, de l’Assemblée nationale, des institutions universitaires et des médias, a présenté plusieurs projets structurants et consolidé des partenariats stratégiques, notamment avec le Fonds vert pour le climat, le Fonds pour les pertes et préjudices liés aux changements climatiques et l’Alliance mondiale pour l’économie verte.
La participation du Togo à cette COP a permis de renforcer sa position dans les négociations internationales et d’améliorer ses perspectives de mobilisation de ressources en vue d’accompagner la transition vers un développement sobre en carbone et résilient aux effets des changements climatiques.
Au titre des nominations :
Au ministère des transports, ont été nommés, les membres du conseil d’administration de l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET). Cette nomination vise à rendre opérationnel cet organe de gouvernance en vue d’assurer la supervision des actions de l’Agence.
Au ministère des finances et du budget, Madame Mila AZIABLE est nommée directrice nationale du contrôle de la commande publique.
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L’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME) veut renforcer son effectif. L’institution vient de lancer un appel à candidatures à cet effet.
Au total, trois postes sont ouverts jusqu’au lundi 29 décembre 2025. Les profils recherchés sont ceux d’un directeur des opérations, d’un directeur des acquisitions et d’un directeur administratif et financier.
Les détails pour chaque poste sont à retrouver dans l’Avis d’appel à candidatures. Les soumissions peuvent se faire soit Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par dépôt physique au siège de l’agence à Lomé.
Créée en 2022, l'ADTPME a pour mission de promouvoir et de soutenir le développement des très petites, petites et moyennes entreprises, en mettant à leur disposition des services d’accompagnement adaptés, des outils de financement et des dispositifs de renforcement des capacités.
La capitale togolaise abrite depuis le mardi 16 décembre une rencontre sous-régionale consacrée au renforcement du financement domestique des Droits et Santé Sexuels et Reproductifs (DSSR). Les travaux, ouverts par le ministre en charge de la Santé, Jean-Marie Tessi, réunissent les experts des neuf pays membres du Partenariat de Ouagadougou.
Placée sous le thème « Accélérer le financement domestique des Droits et Santé Sexuels et Reproductifs : quelles stratégies pour un engagement durable ? », la rencontre vise à consolider les acquis enregistrés ces dernières années en matière de planification familiale. En effet, depuis plus d’une décennie, les pays du Partenariat de Ouagadougou ont enregistré des avancées, avec plus de quatre millions d’utilisatrices additionnelles de méthodes modernes de planification familiale. Ces progrès ont contribué à l’amélioration des indicateurs de la santé maternelle et infantile, tout en renforçant l’autonomie des femmes et des filles. Toutefois, ces acquis demeurent fragiles face aux défis économiques et sécuritaires que connaît la sous-région.
L’objectif de cette réunion annuelle est d’ouvrir un espace de réflexion approfondie sur les mécanismes de financement autonomes, capables de réduire la dépendance à l’aide extérieure, d’accroître la part des budgets nationaux alloués aux DSSR et de soutenir les approches communautaires ainsi que les organisations de la société civile.
« Dans un contexte marqué par la contraction des financements internationaux, il nous appartient d’explorer ensemble les pistes innovantes, multisectorielles et durables permettant d’assurer la continuité, la résilience et la souveraineté de nos programmes nationaux. Le Togo, à l’instar de plusieurs pays du Partenariat, a engagé des efforts importants en faveur de la couverture sanitaire universelle, de la budgétisation sensible à la santé publique et au genre », a indiqué le ministre en charge de la Santé.
Lancé en février 2011, le Partenariat de Ouagadougou constitue une plateforme régionale essentielle destinée à renforcer la planification familiale et la santé reproductive en Afrique de l’Ouest. Depuis sa création, il réunit régulièrement les États membres, les partenaires techniques et financiers ainsi que la société civile pour partager les bonnes pratiques, évaluer les progrès réalisés et identifier des stratégies innovantes visant à assurer la durabilité des programmes.
Dans la région de la Kara, les travaux d’exécution du projet d’extension des réseaux électriques des centres urbains du Togo (PERECUT) ont atteint 70 %. C’est le constat effectué lundi 15 décembre par une délégation d’officiels, dont le directeur général de l’énergie, Singo Tchapo, et l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau, lors d’une visite sur les sites du projet.
Concrètement, les travaux consistent à électrifier plus de 6000 ménages, soit environ 30.000 personnes, dans neuf localités de la région de la Kara. Le projet prévoit le tirage de près de 194 kilomètres de réseau basse tension et l’installation de 35 postes de consommation de moyenne à basse tension. Le dispositif inclut également le Fonds Tinga, qui permettra la distribution des compteurs électriques aux foyers raccordés.
« Je remarque qu’il y a beaucoup de professionnalisme, notamment en termes de normes. Les chantiers sont bien structurés, bien organisés et sécurisés. Je pense que ce type de projet va continuer », a souligné l’ambassadeur de France.
Financé par l’Agence française de développement (AFD), la Coopération allemande (KfW) et l’Union européenne (UE), le projet PERECUT, récemment déployé dans la région Centrale, a pour objectif principal de contribuer à l’amélioration de la couverture électrique. Sa mise en œuvre s’inscrit dans la dynamique engagée par le gouvernement en vue de la couverture universelle en électricité à l’horizon 2030.
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Les opticiens-lunetiers sont invités à se mettre en conformité avec la nouvelle convention sectorielle conclue dans le cadre de l’Assurance maladie universelle (AMU). Les organismes de gestion de l’AMU (CNSS et INAM) ont, dans un communiqué, annoncé l’ouverture d’un moratoire de trois mois, destiné à accompagner cette mise aux normes.
?COMMUNIQUE CONJOINT
— Institut National d'Assurance Maladie (INAM Togo) (@InamTogo) December 16, 2025
Des Directeurs Généraux de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et de l’Institut National d'Assurance Maladie (INAM) ?A L’ENDROIT DES ETABLISSEMENTS D’OPTIQUE-LUNETTERIE#AMU #CNSS #INAM #APPOL #communique pic.twitter.com/JXL6NHaCRX
Cette période transitoire, qui court à compter du 1er janvier 2026, concerne à la fois les établissements déjà conventionnés, appelés à renouveler leur partenariat, que ceux qui ne le sont pas encore et souhaitent engager une procédure de conventionnement. L’objectif est de permettre à l’ensemble des acteurs du secteur de s’aligner sur les nouvelles dispositions prévues par le partenariat signé avec l’Association des professionnels et praticiens de l’optique-lunetterie (APPOL).
Les demandes de conventionnement ou de renouvellement s’effectuent exclusivement en ligne. En rappel, l’entente a été conclue entre les organismes de gestion de l’AMU et l’APPOL afin d’harmoniser les pratiques, d’améliorer la qualité des prestations en optique et de garantir aux assurés un parcours de soins plus clair et mieux encadré.
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