La capitale togolaise abrite depuis le lundi 2 février une rencontre régionale consacrée à l’information scientifique sur le climat. Les travaux, organisés par l'Agence nationale de la météorologie (ANAMET), en collaboration avec l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM), réunissent des experts de 7 pays d'Afrique francophone (Comores, Madagascar, Burkina Faso, Cameroun, Rwanda, Guinée et Togo).
Pendant cinq jours, météorologues et hydrologues renforcent leurs compétences en gestion des données climatiques. Objectif : améliorer leur capacité à analyser les tendances passées et projetées du climat, la variabilité et les phénomènes extrêmes, en vue d’un meilleur reporting et dans le sens de l’élaboration des Contributions déterminées au niveau national (CDN). Les participants approfondissent également l’utilisation des informations issues de la science du climat pour formuler des analyses fondées sur des données fiables et proposer des recommandations adaptées aux besoins des décideurs publics et des secteurs socioéconomiques.
« Face aux défis posés par les changements climatiques, la disponibilité, la qualité et l’utilisation efficace de l’information scientifique sur le climat deviennent des outils indispensables d’aide à la décision, aussi bien pour les politiques que pour les communautés locales, les producteurs agricoles et les gestionnaires des ressources naturelles. C’est en cela qu’il est important de renforcer les capacités des services techniques pour l’élaboration des CDN au niveau de chaque pays », a indiqué le directeur général de l’ANAMET, Latifou Issaou.
Notons qu’au Togo, des efforts notables ont été consentis ces dernières années dans le renforcement des systèmes de collecte et d’exploitation des données climatiques. Ces avancées ont permis au pays d’intégrer plus efficacement l’information climatique dans ses politiques publiques et ses documents stratégiques.
Lire aussi :
L'École Polytechnique de Lomé (EPL) de l’Université de Lomé a certifié en fin de semaine écoulée une nouvelle promotion d'étudiants. En tout, 282 ingénieurs et techniciens en fin de parcours ont reçu leurs diplômes.
Ils sont issus des filières génie civil, génie électrique, génie informatique et génie mécanique. Dans le détail, il s’agit de 183 étudiants en Licence et 99 en Master.
« Vous avez fait preuve de persévérance, de discipline et d’excellence tout au long de votre parcours académique. Les diplômes que vous recevez aujourd’hui consacrent vos efforts et marquent votre entrée officielle dans le monde professionnel », a indiqué le ministre délégué en charge de l’Enseignement, Gado Tchangbedji.
L’École Polytechnique de Lomé, fruit de la fusion de l’École nationale supérieure d’ingénieurs et du Centre Informatique et de Calcul (CIC), propose des formations en Licence, Master et Doctorat. Elle offre également des doubles diplômes dans les domaines des sciences et technologies émergentes.
Au Togo, le recours aux soins maternels progresse dans les régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale grâce au programme Wezou. C’est ce qui ressort de la mission de supervision conduite en janvier dernier par le ministre en charge de la santé et de l’hygiène publique, Jean-Marie Tessi.
? Programme #WEZOU | Mission de supervision conduite du 18 au 24 janvier 2026 dans les régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale par le Ministre de la Santé, M. Jean-Marie Koffi Ewonoule TESSI.
— Ministère de la santé, de l'Hygiène public, CSUA (@accesauxsoinsTg) February 2, 2026
? Lire l’article ??
https://t.co/h7yhoVdBhg#MSHPCSUA #CSU pic.twitter.com/oPnXFl8jOL
Concrètement, « le bilan de la mission se révèle très encourageant », a indiqué le ministère, soulignant une amélioration notable du recours aux formations sanitaires pendant la grossesse et une diminution significative des accouchements à domicile.
La tournée effectuée dans dix-huit formations sanitaires, à raison de six par région, a permis d’évaluer la mise en œuvre du programme sur le terrain. Outre ces visites, des réunions de restitution régionales ont été organisées pour renforcer la maîtrise des procédures de facturation et de transmission des données.
Pour le gouvernement, qui fait de la protection de la mère et de l’enfant une priorité, l’ambition est de maintenir la dynamique actuelle. Lancé en 2021, le programme Wezou prend en charge une partie des frais de soins pour toutes les femmes enceintes, sans exception. La prise en charge commence dans les centres de santé publics et les structures accréditées de premier niveau (unités de soins périphériques (USP) et hôpitaux de préfecture (CHP)).
À fin septembre 2024, le programme touchait 633.426 bénéficiaires, pour un total de plus de 3,2 millions de prestations fournies.
Au Togo, le taux d’intérêt légal pour l’année civile 2026 est fixé à 5,3637%. La décision, arrêtée par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a été officialisée le lundi 02 février par l’exécutif, via un décret pris en conseil des ministres.
La nouvelle mise à jour, inscrite dans les directives communautaires de l’UEMOA, marque une nouvelle hausse par rapport aux années précédentes (4% en 2022, 4,22% en 2023, 5,03% en 2024..).
Instauré il y a un peu plus d’une décennie dans les pays de l’espace UMOA, l’intérêt légal représente l’indemnité due à un créancier en cas de retard de paiement d’une dette, en l’absence d’un taux conventionnel fixé entre les parties. La fixation de ce taux contribue notamment à garantir l’équité dans les relations financières et à renforcer la sécurité juridique.
L’équipe gouvernementale s’est réunie le lundi 02 février en conseil des ministres à Lomé. Les travaux, conduits par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, ont été sanctionnés par cinq décrets.
Le Conseil des ministres s’est réuni ce lundi 2 février 2026, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil. Cinq (5) décrets ont été adoptés. Le compte rendu dans le communiqué ci-dessous ⬇️#PresidenceCsTg ?? pic.twitter.com/bFASjvTXyO
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) February 3, 2026
Le conseil a adopté le décret fixant le taux de l’intérêt légal au titre de l’année civile 2026
Le taux de l’intérêt légal est fixé chaque année par décret pris en conseil des ministres, conformément à l’article 2 de la loi uniforme n° 2014-021 du 20 novembre 2014 relative au taux de l’intérêt légal dans les pays de l’Union monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Il représente l’indemnité due à un créancier en cas de retard de paiement d’une dette, en l’absence d’un taux conventionnel fixé entre parties.
Pour l’année civile 2026, ce taux est de 5,3637%, tel qu’arrêté par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
La fixation de ce taux contribue à garantir l’équité dans les relations financières et à renforcer la sécurité juridique.
Le conseil a ensuite adopté deux (2) décrets portant approbation des critères de répartition des dotations du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT), exercice 2026, pour le compte des régions et des communes Notre pays poursuit la mise en œuvre du processus de décentralisation qui représente un pilier majeur du développement local, de la justice sociale et de la solidarité nationale.
C’est dans cette dynamique que le conseil des ministres a approuvé les critères de répartition des dotations du FACT pour l’exercice 2026, au profit des régions et des communes.
Les dotations accordées permettront aux collectivités territoriales de mettre en œuvre leurs missions de développement local en vue de réduire les disparités entre les territoires et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Elles tiennent compte des réalités et des besoins spécifiques de chaque collectivité, dans un esprit d’équité, de solidarité et de développement équilibré.
À travers cette décision, le gouvernement réaffirme son engagement à doter les collectivités territoriales des moyens nécessaires pour assumer pleinement les compétences qui leur sont transférées.
Le conseil a également adopté le décret portant régime juridique applicable aux comptables publics.
Ce décret s’inscrit dans le cadre de la modernisation et de l’harmonisation des pratiques budgétaires et comptables, conformément à la loi organique n° 2014 013 du 27 juin 2014 relative aux lois de finances, adoptée en application de la directive n° 06/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009.
Il consacre le principe de responsabilité personnelle et pécuniaire du comptable public, garantissant ainsi la régularité, la sincérité et la fiabilité des opérations financières de l’État.
Le conseil a enfin procédé à la reconnaissance par décrets de quinze (15) chefs de canton, désignés par voie de consultation populaire ou de succession coutumière, conformément aux dispositions de la loi relative à la chefferie traditionnelle et au statut des chefs traditionnels.
Cette mesure vise à régulariser la désignation de ces chefs de cantons, en leur conférant la légitimité juridique nécessaire à l’exercice des attributions et responsabilités qui leur sont conférées par les lois et règlements en vigueur.
Au titre des nominations
Pour le compte du ministère de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières :
Fait à Lomé, le 2 février 2026
Le Togo s'apprête à commémorer le 5 février prochain le 21ème anniversaire du rappel à Dieu de son ancien président, Gnassingbé Eyadéma. En prélude à cette célébration, des offices religieux ont eu lieu à travers le pays en faveur du repos de l’âme de l’illustre disparu.
Que ce soit à Lomé, Tsévié ou dans les autres villes, des prières musulmanes, des cultes dans les églises évangéliques presbytériennes et des messes dans les paroisses catholiques ont été organisés en présence de plusieurs officiels. Ces moments de recueillement ont permis de méditer sur l’héritage du Père de la Nation et de prier pour la paix, l’unité et la cohésion nationales.
En rappel, Gnassingbé Eyadéma est décédé le 5 février 2005. Il a gouverné le Togo de 1967 à 2005.
Les populations de la préfecture de l’Oti ont célébré, le week-end écoulé, leur fête traditionnelle, Koudapani. L'apothéose, organisée à Mango, a connu la présence de plusieurs officiels, dont le ministre en charge de la culture, Isaac Tchiakpe, représentant le président du Conseil
Axée sur le thème « Éducation à la culture de la paix, facteur de cohésion sociale pour un développement harmonieux du Grand Oti », cette nouvelle édition qui marque la reprise après cinq ans d’interruption en raison du contexte sécuritaire dans la région, a réuni les peuples Anoufoh, Moba et Gangam.
Les festivités ont été marquées par des prestations de danses traditionnelles, mettant en lumière la richesse et la diversité culturelle des communautés de l’Oti. Des expositions de produits agricoles, artisanaux et artistiques ont également ponctué la célébration.
« Cette fête est à la fois une action de grâce envers Dieu et les ancêtres, et un symbole fort de la volonté de sauvegarder notre patrimoine culturel. Elle constitue un repère identitaire et un socle de communion fraternelle autour de nos valeurs communes », a indiqué le ministre Isaac Tchiakpe.
Pour rappel, Koudapani est une fête traditionnelle des peuples de l’Oti, célébrée en hommage aux ancêtres pour les bienfaits de la saison agricole. Elle constitue un cadre de rassemblement communautaire, de transmission des valeurs culturelles et de promotion de la paix, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale.
Un grave accident de circulation s’est produit samedi 31 janvier sur la route nationale n°1, à la sortie nord de la ville de Glei (Ogou, Plateaux). Selon le ministère de la sécurité, l’accident a impliqué un camion semi-remorque et une camionnette de type minibus affectée au transport de personnes.
Si les circonstances restent encore à déterminer par les services compétents, le bilan provisoire fait état de dix (10) personnes décédées dont cinq (5) mineurs et de onze (11) blessés dont dix (10) dans un état grave, évacués dans des structures sanitaires. A cela, s’ajoutent d'importants dégâts matériels.
Dans un communiqué, le ministre Calixte Batossie Madjoulba a exprimé la compassion du gouvernement, et exhorté les usagers de la route à faire preuve de prudence, de discipline et de responsabilité, et à se conformer strictement aux dispositions du code de la route.
Au Togo, l’Université de Lomé diversifie et renforce ses collaborations internationales. L'institution a signé, jeudi 29 janvier, un nouveau partenariat avec l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) en France, destiné à stimuler les échanges académiques et scientifiques entre les deux établissements.
L’entente, paraphée par Kossivi Hounaké, président de l’UL, et Ghislain Montavon, directeur de l’UTBM, formalise la coopération dans plusieurs domaines clés : la mobilité des étudiants pour des semestres d’études à l’étranger avec transfert de crédits, la réalisation de stages académiques et professionnels, ainsi que les échanges d’enseignants et doctorants pour des projets de recherche et le renforcement des compétences.

Couvrant cinq ans, l’accord prévoit également un comité de suivi stratégique composé de représentants des deux universités, chargé de piloter et d’évaluer sa mise en œuvre. Les étudiants participant aux mobilités bénéficieront d’une exonération des frais d’inscription, leurs seuls frais étant ceux liés au voyage et au séjour. Une première expérience concrète sera lancée dès cette année avec l’accueil d’étudiants ingénieurs de l’UTBM pour un stage pratique de six mois à Lomé.
« Nous sommes déterminés à offrir les meilleures conditions d’accueil et à faire de ce partenariat un véritable moteur de développement académique et scientifique pour le Togo », a indiqué Kossivi Hounaké.
Pour sa part, le directeur de l’UTBM a salué la longue et fructueuse coopération entre les deux universités, rappelant que cet accord « consolide un partenariat déjà solide et ouvre de nouvelles perspectives ».
En rappel, l’Université de Lomé avait signé d’autres accords de coopération avec plusieurs universités étrangères, notamment dans le cadre de masters conjoints et de programmes d’échanges.
En séjour le vendredi 30 janvier 2026 dans les Grands Lacs pour une mission diplomatique consacrée à la résolution de la crise dans la région, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé s’est rendu après Kigali, à Bujumbura, au Burundi. Le déplacement, inscrit pleinement dans l’exercice de son mandat de médiateur désigné de l’Union africaine, visait à poursuivre les échanges avec le Président Evariste Ndayishimiye sur le processus de paix.
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a séjourné le 30 janvier 2026 dans la région des Grands Lacs pour une mission diplomatique consacrée à la résolution de la crise dans les Grands Lacs. Après sa visite officielle au Rwanda, le Président du Conseil s’est rendu… pic.twitter.com/snv4MLUqij
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) January 31, 2026
Après des échanges en tête-à-tête, les deux dirigeants ont eu une séance de travail élargie aux facilitateurs de l’UA et à des acteurs de haut rang, en présence de leurs délégations respectives. L’occasion pour Faure Gnassingbé et Evariste Ndayishimiye de souligner la nécessité de promouvoir une synergie d’action en vue de relever les défis de paix, de sécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) et dans les Grands Lacs.
Partenaire stratégique et acteur clé dans la promotion de la paix et la sécurité régionale, le Burundi joue un rôle essentiel dans les différents efforts déployés. Le pays, membre actif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), contribue notamment à la gestion des crises humanitaires engendrées par ce conflit. Lors de leur dernière rencontre en date, en Août 2025 à Yokohama (Japon), les deux leaders s’étaient également entretenus sur cette question.
Pour la médiation togolaise, dont la centralité a été confortée il y a quelques semaines à l’issue de la réunion de Lomé, ces missions diplomatiques visent à restaurer la confiance entre les parties prenantes et à jeter les bases d’une paix durable. En rappel, à la veille de la rencontre de Bujumbura, le Président du Conseil avait dépêché une délégation ministérielle en RDC auprès du Président Félix Tshisekedi.
L’initiative, qui visait à approfondir les échanges avec les autorités congolaises sur les mécanismes de médiation en cours, a permis d’évaluer les perspectives de désescalade des tensions et de cessation des violences, en particulier dans l’Est du pays, principal épicentre de la crise sécuritaire.