L’Office Togolais des Recettes (OTR) a introduit un nouveau dispositif dénommé « Code 26 », destiné à mieux organiser et sécuriser la gestion des marchandises importées vers la zone franche. La mesure, en vigueur depuis le début du mois, vise à optimiser la gestion des flux commerciaux et à renforcer l’efficacité des opérations douanières.
Concrètement, le nouveau code impose une structuration plus rigoureuse des manifestes (documents de transport officiels) relatifs aux marchandises, en s’appuyant sur un traitement informatisé via le Guichet unique du commerce extérieur (GUCE). Cette démarche permet de garantir le respect des délais de dépôt, de limiter les corrections manuelles, souvent sources d’erreurs, et de rendre plus fluide la levée des déclarations.
Notons que la zone franche bénéficie de régimes douaniers et fiscaux spécifiques, incluant des exonérations ou suspensions de droits et taxes, destinés à stimuler l’investissement, soutenir l’industrialisation et promouvoir l’exportation. Et la nouvelle approche permettra à l’Office de consolider la traçabilité des marchandises relevant de ce régime particulier et d’obtenir des statistiques plus fiables.
La décision s’inscrit dans la dynamique d’amélioration continue des services douaniers, avec l’engagement de moderniser les outils, de faciliter les échanges et d'améliorer la transparence des opérations liées à l’importation.
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Le Togo a célébré la 77e Journée internationale des droits de l’homme, mercredi 10 décembre. Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a organisé une conférence-débat à l’Institut de formation en alternance pour le développement (IFAD) Bâtiment de Lomé, autour du thème : « L’État et la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels ».
Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Pacôme Adjourouvi, a indiqué que la célébration était un engagement renouvelé en faveur de la dignité, de l’égalité, de la liberté, de la justice et de la paix. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer un cadre juridique protecteur, garantissant à chaque citoyen l’accès à la justice et la pleine jouissance de ses droits.
Dans un message, le ministre a rappelé les engagements du Gouvernement en la matière : « renforcer la protection juridique des citoyens, en veillant à l’application juste et équitable des lois ; promouvoir une justice moderne, respectée et accessible ; encadrer fermement les dérives numériques, en protégeant les libertés tout en luttant contre la violence en ligne ; cultiver la tolérance, socle indispensable de la paix et du développement. »
Les échanges ont permis également d’exposer aux apprenants les actions engagées par l’État pour améliorer l’accès aux services essentiels. Yao Djokoto, directeur de la promotion des droits de l’homme, a rappelé que la mise en œuvre de ces droits était progressive, conformément aux principes des Nations Unies. Ce dernier a souligné les efforts menés dans plusieurs secteurs, notamment l’assurance maladie universelle, la formation professionnelle, avec la construction des IFAD, le développement d’infrastructures éducatives et sanitaires.
Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies, cette journée est également un cadre d’évaluation et de mobilisation nationale en matière des Droits de l’homme.
Au Togo, la protection des données à caractère personnel dans les médias se renforce. L’Instance de protection des données à caractère personnel (IPDCP) et la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) ont procédé, le mercredi 10 décembre, à la signature officielle d’une convention de partenariat dans ce sens.
L’entente, paraphée par les responsables des deux institutions, vise à instaurer un cadre de coopération pour concilier liberté de la presse et protection des droits numériques des citoyens. La HAAC s’engage notamment à intégrer la dimension « protection des données personnelles » dans ses activités de régulation, de suivi des contenus médiatiques et de sensibilisation des professionnels du secteur. Pour sa part, l’IPDCP veillera à accompagner les professionnels des médias dans le respect des obligations liées à la gestion des données personnelles.
L’objectif, a indiqué le Président de l’IPDCP, Bédiani Béléi, est de mettre en place une action coordonnée entre les deux institutions afin de mieux protéger les citoyens face aux risques liés à la diffusion rapide de contenus digitaux. Notons que désormais, l’IPDCP aura accès à la salle de contrôle et de monitoring des médias de la HAAC, un dispositif essentiel pour assurer le suivi rigoureux de la conformité des contenus diffusés.
« Cette collaboration marque une étape importante dans la mise en place d’un environnement médiatique plus sûr, responsable et respectueux des droits numériques », a souligné Pitalounani Télou, président de la HAAC.
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La gestion des déchets dans le Grand Lomé devrait s’améliorer. Une rencontre de concertation entre les acteurs impliqués a eu lieu dans ce sens le mercredi 10 décembre à Lomé.
MERFPCCC/Gestion des déchets dans le Grand Lomé: une concertation des acteurs pour relever les défis et bâtir une stratégie durable.https://t.co/7wOnwiV5cJ
— Ministère en charge de l'Environnement Togo (@MerfGouvtg) December 10, 2025
Les travaux, présidés par le ministre en charge de l’environnement, Dodzi Kokoroko, ont porté sur les progrès réalisés en matière de gestion des déchets et sur les pistes d’amélioration afin de rendre le système plus efficace et durable. Les échanges ont permis d’identifier les points à consolider, notamment l’optimisation des décharges intermédiaires, le renforcement de la précollecte et de la coordination ainsi que la mobilisation de financements verts pour soutenir les initiatives locales.
« Il est impératif que chacun, institutions comme citoyens, s’engage pleinement pour que la gestion des déchets devienne une priorité quotidienne. C’est seulement par une action collective et coordonnée que nous pourrons offrir un Grand Lomé plus propre et durable », a indiqué le ministre.
La démarche, amorcée au moyen de cette première rencontre, s’inscrit dans une série d’actions progressives visant à garantir un cadre de vie plus sain dans le Grand Lomé. Ces dernières années, la ville de Lomé connaît une extension rapide. Sa population est estimée à 2,3 millions d’habitants en 2020, soit 24 % de la population nationale, alors qu’elle était de 1,5 million d'habitants en 2010 (RGPH 2010). Cette croissance démographique s’accompagne de l’apparition de dépotoirs sauvages et accroît les risques de dégradation de l’environnement.
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu le mercredi 10 décembre à Lomé, la Vice-Présidente de la République de Colombie, Francia Márquez. L’officielle est en séjour dans la capitale togolaise dans le cadre du 9ème congrès panafricain.
Le Président du Conseil, @FEGnassingbe a reçu ce mercredi 10 décembre 2025 la Vice-Présidente de la République de Colombie, Madame @FranciaMarquezM en séjour à Lomé dans le cadre du neuvième Congrès panafricain.https://t.co/mN0j0KwOI4 pic.twitter.com/j0vTIQZEHM
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) December 10, 2025
Au cours des discussions, les deux personnalités ont évoqué plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment le renforcement du partenariat bilatéral et la volonté partagée d’approfondir les consultations politiques entre les deux pays. Les deux personnalités d’Etats ont en outre mis l’accent sur l’importance d’une coopération dynamique pour relever les défis liés à la paix, à la sécurité, à l’économie et à l’environnement. L’entretien a par ailleurs permis d’examiner les mécanismes pour une mise en œuvre efficace des recommandations issues du 9e Congrès panafricain.
Pour rappel, la veille, un mémorandum d’entente établissant un cadre de consultations politiques entre Lomé et Bogotá avait été signé, marquant une étape importante dans le renforcement du dialogue et de la coopération entre les deux pays.
Le Président de la République, Jean-Lucien Savi de Tové, a reçu en audience, le mardi 9 décembre, la Vice-Présidente de Colombie, Francia Márquez, à Lomé dans le cadre du 9ème Congrès panafricain.
En séjour à Lomé dans le cadre des travaux du neuvième Congrès panafricain, la Vice-Présidente de la République de Colombie, Madame Francia Márquez, a rendu ce 09 décembre 2025, une visite de courtoisie au Président de la République, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové.… pic.twitter.com/PsfrqLeT4a
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) December 9, 2025
Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et sur les ambitions partagées en matière de panafricanisme, fondé sur la souveraineté, l’unité et l’innovation. La rencontre a également permis d'aborder plusieurs sujets liés à l’économie et à l’éducation.
Pour rappel, la Colombie est le pays invité d’honneur du 9ème Congrès panafricain, qui réunit actuellement à Lomé près d’un millier de participants autour du thème : « Le renouveau du panafricanisme et le rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ».
Au Togo, la Grande quinzaine commerciale s'apprête à ouvrir ses portes. La 40ème édition de cette manifestation démarrera le 18 décembre prochain, a annoncé la Chambre de commerce et d’industrie (CCI-Togo).
Prévue jusqu’au 4 janvier 2026, cette nouvelle édition proposera aux consommateurs une large gamme de produits. L'événement organisé chaque année, après la Foire internationale de Lomé, vise à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) en leur offrant une vitrine pour promouvoir leurs produits.

Au fil des années, la Grande quinzaine commerciale s’est imposée comme un rendez-vous incontournable pour les commerçants et les consommateurs, contribuant à dynamiser le secteur privé et à stimuler l’économie locale. Elle offre une opportunité aux ménages de réaliser des achats avantageux en période de fin d’année.
Le Togo a reçu récemment, une délégation du patronat français pour une séance de travail consacrée au renforcement de la coopération économique. Conduite par MEDEF International, qui accompagne les entreprises françaises (PME, ETI, grands groupes) dans leur expansion sur de nouveaux marchés, la mission regroupait une vingtaine de sociétés intervenant dans les secteurs de la ville durable, de l’énergie, de l’eau, de l’assainissement, de la logistique et du financement.
La rencontre, présidée par le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté Économique, Arthur Trimua, a permis de présenter les priorités nationales en matière d’infrastructures et d’aménagement urbain.
Les autorités ont mis en avant plusieurs projets structurants, dont l’autoroute Lomé Cinkassé, la relance du chemin de fer et le renforcement du réseau électrique avec la ligne 161 kV Lomé Togokomé Anfoin Momé Hagou. Des initiatives agro-industrielles ont également été exposées, dont le développement d’agropoles et la modernisation de la mécanisation agricole.
À l’issue des échanges, le patronat français a annoncé la création du Club « Ville Durable Togo », un cadre destiné à faciliter la concertation entre institutions togolaises et entreprises françaises autour des projets urbains et des investissements à venir.
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu mardi 9 décembre la Secrétaire générale adjointe des Nations unies, Diene Keita, Directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). La rencontre, qui intervient quelques années après leurs derniers échanges, a eu lieu en marge du 9ème congrès panafricain.
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé s’est entretenu ce 9 décembre 2025, avec la Secrétaire générale adjointe des Nations unies, Diène Keita, Directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). La rencontre s’est déroulée en présence de la… pic.twitter.com/CzEB5SWVZx
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) December 9, 2025
Au cours des discussions, la responsable a évoqué le renforcement du partenariat entre le Togo et l’UNFPA, en particulier dans le domaine de la promotion de l’éducation des jeunes. Diene Keita a en outre salué les efforts du pays pour créer un environnement favorable à l’épanouissement et à l’autonomisation de la jeunesse.
« Nous avons discuté de tout ce que nous pouvons faire pour le renforcement de l’éducation des jeunes. Le Togo est un grand champion non seulement de l’éducation, mais aussi de l’échange entre les cultures, les continents et avec la diaspora », a indiqué la Directrice exécutive de l’UNFPA.
Présent depuis plusieurs décennies au Togo, où il intervient dans la promotion des droits des femmes, des hommes et des enfants, l’UNFPA soutient également la prévention et la lutte contre toutes les formes de violences basées sur le genre.
Les travaux du 9e Congrès panafricain se sont poursuivis mardi 9 décembre à Lomé avec une session ministérielle consacrée au rôle de l’Afrique dans les institutions multilatérales, présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Prof. Robert Dussey.
Cette rencontre s’inscrit dans la vision portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, en faveur d’un renouveau panafricaniste fondé sur l’unité, la souveraineté et la réforme des cadres de gouvernance mondiale.
Les échanges ont réuni les ministres des Affaires étrangères africains, des représentants de l’Union africaine ainsi que des délégations des Caraïbes et des Amériques.
Les participants ont examiné l’état d’avancement des négociations relatives à la réforme des Nations Unies, notamment du Conseil de sécurité, ainsi que des institutions financières internationales. Ils ont identifié les contraintes qui freinent la transformation du système multilatéral et proposé des actions pour renforcer la voix du continent, notamment à travers le soutien au Comité des Dix mandaté pour porter la position africaine sur la réforme de l’ONU.
Parallèlement, huit commissions thématiques ont approfondi les sous-axes du congrès, portant sur la mobilisation des ressources, la décolonisation du savoir, la place de la femme dans le mouvement panafricain, la lutte contre le racisme ou encore la restitution des biens culturels.
Les conclusions issues de ces travaux contribueront à la formulation des recommandations finales, destinées à renforcer la contribution de l’Afrique aux instances multilatérales et à consolider son développement endogène.