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Au Togo, c’est parti pour les préparatifs du rituel annuel du pèlerinage à la Mecque en Arabie Saoudite. Le coup d’envoi officiel de l’édition 2026 a été donné le jeudi 29 janvier à Lomé par le ministre de l’administration territoriale, Hodabalo Awaté, lors d’une réunion de la Commission nationale du Hadj (CNH).

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Pour cette nouvelle édition, le quota réservé au Togo est de 2424 pèlerins attendus en terre sainte islamique. Les frais de participation sont fixés à 3.220.000 FCFA par pèlerin, au lieu de trois millions deux cent cinquante mille 3.250.000 FCFA. Ceci, grâce à une subvention de la Commission nationale du Hadj qui "invite toutes les agences qui ont perçu le montant sur la base du Hadj 2025 à restituer la différence"

Les départs sont prévus du 16 au 18 mai 2026, tandis que le retour est programmé entre le 14 et le 16 juin 2026. Le transport aérien sera assuré par deux compagnies : Ethiopian Airlines et FlyNas. 

Comme l’an dernier, plusieurs améliorations ont été introduites pour faciliter le séjour des pèlerins et garantir le bon déroulement du Hadj. Il s’agit entre autres de la participation de cuisiniers togolais pour aider à la préparation de mets locaux, du maintien des logements dans la zone la plus proche des lieux rituels et de la prise en charge de l’achat de l’eau de Zamzam pour l’ensemble des fidèles. En outre, une visite médicale gratuite est prévue à l’endroit des pèlerins à partir du mois de février

« Nous rappelons à tous les pèlerins qu’ils sont, partout où ils se trouvent, les ambassadeurs du Togo. Il est donc essentiel de respecter les consignes de la commission et les lois locales, de faire preuve de discipline et d’honnêteté, afin que ce pèlerinage se déroule dans les meilleures conditions », a exhorté le ministre Hodabalo Awaté.

Le Hadj, cinquième pilier de la religion islamique, est le pèlerinage que les musulmans effectuent aux lieux saints de la ville de La Mecque, en Arabie Saoudite.

Le Togo et la Turquie renforcent leur coopération interparlementaire à travers un dialogue institutionnel soutenu. Cette dynamique s’est illustrée le jeudi 29 janvier à l’occasion d’échanges entre le Président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, et l’Ambassadrice de Turquie, Muteber Kiliç, au siège de la représentation nationale à Lomé.

Au cours de cette rencontre, les discussions ont porté sur les voies et moyens de consolider et d’approfondir les relations entre les deux pays, en particulier dans le domaine interparlementaire. Les deux personnalités ont mis en avant l’importance du dialogue entre institutions législatives comme levier de renforcement des partenariats bilatéraux.

« Le Togo et la Turquie entretiennent d’excellentes relations dans tous les domaines, qu’ils soient politiques, économiques ou culturels. Aujourd’hui, lors de nos échanges, nous avons pu discuter de la coopération interparlementaire et des moyens d’approfondir nos relations dans ce domaine, notamment à travers des visites interparlementaires et d’autres initiatives de collaboration », a indiqué la diplomate turque.

Notons que Lomé et Ankara collaborent dans plusieurs domaines. Sur le plan diplomatique, plusieurs accords et protocoles d’entente ont ainsi été signés en 2020, ouvrant la voie à des mécanismes de consultations politiques ou encore d’exemption de visa pour les détenteurs de passeport diplomatique. Au niveau économique et commercial, les fréquentes concertations entre les secteurs privés des deux pays, ont considérablement boosté le volume des échanges. En 2021, le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, effectuait sa première visite officielle au Togo, une étape historique au cours de laquelle les dirigeants des deux pays ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer la coopération.

Au Togo, les efforts s’intensifient pour renforcer l’écosystème de la cybersécurité. Le ministère de l’efficacité du service public et de la transformation numérique, en partenariat avec l’agence de coopération luxembourgeoise LuxDev, vient de lancer un appel à candidatures pour le recrutement d’un Conseiller technique principal international (CTP).

Ce recrutement s’inscrit dans la dynamique de création et de mise en œuvre de l’Africa Cyber Hub (ACH), un centre de référence régional dédié à la cybersécurité. Le futur conseiller aura pour mission de piloter le déploiement opérationnel et technique du centre, tout en assurant la coordination entre le ministère et ses partenaires internationaux. Il sera en outre chargé de superviser la réalisation des initiatives stratégiques et de garantir la qualité des programmes développés.

Les postulants devront disposer d’une expérience professionnelle minimale de 15 ans dans la gestion de projets ou programmes de développement et de renforcement institutionnel dans le secteur de la cybersécurité. La date butoir de dépôt des candidatures est fixée au 15 février 2026.

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Le Togo franchit une nouvelle étape dans la consolidation de la gouvernance territoriale. Un guide national, devant servir à l’élaboration des Plans de développement régionaux (PDR), a été validé mardi 27 janvier au cours d’une rencontre à Lomé.

L’initiative, portée par le ministère délégué en charge du développement, avec l’appui du PNUD et de la FAO, vise à doter les régions d’un cadre méthodologique et opérationnel harmonisé, afin de faciliter une planification du développement plus cohérente, alignée sur les priorités nationales. Avec ce nouvel outil, le gouvernement entend renforcer les capacités des régions à concevoir des plans de développement qui tiennent compte des potentialités locales, des enjeux socioéconomiques, environnementaux et climatiques, ainsi que des attentes des populations.

« Notre ambition est de doter chaque région d’un outil opérationnel, adapté à ses réalités et porteur d’un développement équilibré et durable », a indiqué le ministre délégué en charge du développement local, Koamy Gomado.

Pour rappel, le Togo dispose de cinq régions administratives et de 117 communes. En 2024, le pays organisait ses premières élections régionales avec la mise en place des conseils régionaux. Ces instances sont chargées d’élaborer et de mettre en œuvre les politiques de développement au niveau territorial.

Le service de santé des armées dispose d’un nouveau directeur central. Il s’agit du Médecin-Colonel Gumedzoe Dzidzogbé Kokou Eric, qui a officiellement pris fonction le mardi 27 janvier à Lomé. Ceci lors d’une cérémonie présidée par le Chef d’État-Major Général des Forces armées togolaises, Allahare Dimini, en présence de plusieurs officiels.

Le nouveau responsable, qui remplace à ce poste le Médecin-Colonel Agba Komi, s’est engagé à inscrire son action dans la continuité des acquis, tout en impulsant une dynamique nouvelle axée sur la rigueur, la discipline et la recherche permanente de performance. Il a en outre appelé l’ensemble du personnel du service à faire primer l’intérêt collectif et à œuvrer, avec professionnalisme, à l’amélioration de la prise en charge sanitaire du militaire togolais.

Notons que le pays dispose d’une École du service de santé des armées de Lomé (ESSAL), dédiée à la formation du personnel du service de santé des armées et au renforcement des capacités opérationnelles, au profit des Forces armées togolaises et, en cas de besoin, des populations.

Le Président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a reçu, mercredi 28 janvier, au siège de l’hémicycle à Lomé, une délégation du Congrès américain conduite par Young Kim, membre du Congrès et représentante de la Californie. La rencontre, qui s’inscrit dans le cadre d’une mission de terrain conduite par des membres de la Commission des affaires étrangères du Congrès des États-Unis, en collaboration avec le système des Nations unies, vise à évaluer les programmes onusiens ainsi que leurs impacts dans les pays partenaires.

Au cours des échanges, la cheffe de la délégation a évoqué l’intérêt particulier des parlementaires américains pour les questions de santé, de sécurité alimentaire et de sécurité, des secteurs considérés comme essentiels pour accompagner le développement et consolider la stabilité. Les discussions ont également permis d’aborder le renforcement des relations interparlementaires entre les deux pays.

« Nous avons eu une rencontre assez intéressante avec le Président de l’Assemblée nationale. Cet échange nous a permis de parler de beaucoup de sujets, notamment de la mise en place d’un dialogue entre le Congrès américain et l’Assemblée nationale », a déclaré Young Kim.

Par ailleurs, une invitation a été adressée à l’Assemblée nationale togolaise pour une prochaine visite à Washington, afin de favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques.

Pour rappel, Lomé et Washington entretiennent depuis plusieurs années des relations de coopération dynamiques et multiformes.

En témoigne l’ouverture récente d’une chambre de commerce américaine au Togo.

Dans la région des Savanes, les préfectures de Kpendjal, Tône, Tandjouaré et Oti vont bientôt disposer de nouveaux sièges de tribunaux de première instance. Le ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Adjourouvi, a procédé les mardi 26 et mercredi 27 janvier à la remise officielle des sites de construction dans ces localités.

Ces travaux, qui s’accompagnent de la réhabilitation des prisons civiles de Dapaong et de Mango, s’inscrivent dans le cadre de la modernisation de la justice. Ils visent à améliorer les conditions de travail des acteurs judiciaires et à faciliter l’accès des citoyens aux services judiciaires.

Dans le détail, les nouvelles infrastructures comprendront des salles d’audience, des bureaux pour les magistrats et le personnel administratif, des locaux techniques, des sanitaires, ainsi que des logements pour le président du tribunal et certains membres du personnel. Ces aménagements visent à renforcer la présence de l’autorité judiciaire dans les préfectures.

Les travaux vont durer six à douze mois selon les sites. L’occasion pour le ministre d’exhorter les entreprises en charge des travaux à faire preuve de professionnalisme, de rigueur et à respecter scrupuleusement les délais et les normes de qualité fixés.

Au Togo, le gouvernement veut rapprocher la formation universitaire des réalités économiques afin de mieux former les étudiants aux besoins du marché du travail. Le sujet était au cœur d’une audience accordée par le ministre délégué, en charge de l’enseignement supérieur, Gado Tchangbedji, au secrétaire permanent de l’Association Ouest-Africaine du commerce transfrontalier des produits alimentaires, agro-sylvo-pastoraux et halieutiques (AOCTAH), Motchosso Justin Matitoma, le mardi 27 janvier à Lomé.

Au cours de la rencontre, les échanges ont porté sur la nécessité de renforcer les liens entre universités et acteurs économiques, notamment à travers l’accueil d’étudiants en stages et le développement de projets de recherche appliquée. Les deux parties ont également évoqué l’implication directe des étudiants dans la conception de solutions innovantes, répondant aux besoins du secteur agricole et commercial.

Dans cette dynamique, le ministre délégué a encouragé l’AOCTAH à formaliser des partenariats avec plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur, tels que les facultés des sciences économiques et de gestion (FASEG), les universités de Lomé et de Kara, l’Institut supérieur des métiers de l’agriculture (ISMA) de l’université de Kara, ainsi que l’Ecole supérieure d’agronomie (ESA) de l’Université de Lomé.

Créée en 2019, l’AOCTAH s’inscrit dans une vision à long terme pour dynamiser le commerce intra‑régional et soutenir le développement économique des communautés locales. Son action contribue également à consolider la compétitivité des filières agricoles et alimentaires à l’échelle ouest-africaine.

 

Le Togo et les États Unis d’Amérique ouvrent un nouveau chapitre de leurs relations économiques. La Chambre de commerce américaine au Togo (AmCham Togo) a été officiellement lancée ce lundi 26 janvier à Lomé, avec l’ambition de structurer et d’approfondir les relations entre les deux pays. 

L’évènement, qui intervient dans un contexte de recherche d’une hausse d’investissements privés et de diversification des partenariats internationaux, s’est déroulé en présence du ministre délégué, en charge de l’énergie et des ressources minières, Robert Koffi Eklo, et d’acteurs du monde économique et des affaires. 

L’AmCham Togo, dirigée par le secteur privé sous la supervision d’un conseil d’administration réunissant des acteurs issus de secteurs variés, se veut une interface entre les entreprises et les décideurs publics. Déjà intégrée au réseau mondial des Chambres de commerce américaines, elle entend promouvoir la liberté économique, les pratiques commerciales éthiques, l’innovation et une croissance inclusive. 

L’ambition, expliquent les responsables, est de créer un environnement des affaires plus transparent, compétitif et favorable aux investissements responsables. “Cette Chambre de commerce américaine au Togo constitue une plateforme essentielle de dialogue, d’opportunités et de prospérité partagée”, a précisé le chargé d’affaires américain Richard Michaels. 

Les relations commerciales entre le Togo et le pays de l’Oncle Sam se sont intensifiées et diversifiées au fil des années, notamment dans le sillage de l’AGOA. Au Togo, plus d’une douzaine d’entreprises et d’organisations affiliées aux États-Unis sont actives, dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’aviation, l’agriculture ou la logistique. Selon les dernières données fiables disponibles, les importations togolaises en provenance des USA ont atteint environ 61 millions $ en 2024, dominées par les plastiques, les véhicules, les produits pétroliers et les équipements industriels.

Quant aux exportations, elles se sont élevées à près de 49 millions $, contre moins de 12 millions quatre ans plus tôt. Des chiffres qui devraient progresser un peu plus, avec l’émergence des activités au sein de la Plateforme industrielle d’Adetikopé (PIA), où opère notamment l’américain Star Garments Group, filiale de Komar. 

Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) veut renforcer l’accès aux services financiers pour tous, en particulier dans les zones où les populations restent exclues du système bancaire traditionnel. Une rencontre a eu lieu dans ce sens, du 22 au 27 janvier à Kara, visant à évaluer les actions menées en 2025 et à définir de nouvelles priorités pour 2026.

Concrètement, il a été question d’analyser les performances antérieures, d’identifier les difficultés rencontrées et de réfléchir aux solutions pour améliorer l'efficacité des crédits proposés. L’accent a été mis sur la proximité des points de service, l’adaptation des produits aux besoins locaux et la nécessité de renforcer la coordination entre les différents acteurs du FNFI.

Par ailleurs, plusieurs recommandations ont été formulées pour consolider l’impact de la finance inclusive. Il s’agit notamment de la poursuite de la formation et de la sensibilisation des bénéficiaires au bon remboursement des crédits, de l’innovation continue dans les services financiers proposés et de l’instauration d’échanges réguliers entre acteurs pour renforcer la coordination et faciliter l’accès au financement des populations.

Cette retraite a servi de cadre propice à une réflexion collective, lucide et prospective, essentielle pour adapter les interventions du FNFI aux mutations économiques et sociales”, a indiqué le directeur général du FNFI, Tchitchabalo Songaï N’Dassim.

Lancé en 2014, le FNFI totalise à la date du 28 janvier 2026, 117,7 milliards FCFA de financements octroyés à 1,9 million de bénéficiaires.

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