Au Togo, la transformation numérique de l’administration se poursuit. Après le ministère de l’énergie et celui du tourisme, c’est au tour du ministère des affaires étrangères d’amorcer la numérisation de ses services.
Les travaux ont été lancés le mardi 31 mars par le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, et sa collègue en charge de l'efficacité du service public, Cina Lawson. La démarche, qui s’inscrit dans le cadre du Programme de Digitalisation des Administrations Publiques (PDAAP), vise à moderniser les procédures administratives dans un délai de quatre semaines.

« La digitalisation n’est pas une simple option d’amélioration. Elle constitue un accélérateur reconnu dans la mise en œuvre des objectifs de développement de notre pays », a souligné le ministre Robert Dussey.
L’ambition du gouvernement est de faire du numérique un levier de performance pour l’administration publique. À terme, cette transformation devrait contribuer à améliorer l’expérience des usagers et à renforcer la qualité des services offerts par l’État.
Lancée en décembre 2024, la digitalisation des demandes de certificat de nationalité et de duplicatas poursuit son déploiement. À fin mars 2026, 127.791 demandes ont été traitées sur 165.557 requêtes reçues sur la période.
Ces chiffres, dévoilés le lundi 31 mars par la Direction de la nationalité, du Sceau et de l’identité civile, indiquent une adoption progressive de la plateforme numérique par les usagers. De fait, le dispositif accessible sur le guichet national des services publics digitalisés permet aux citoyens d’introduire leurs demandes à distance, de suivre l’évolution de leurs dossiers et de limiter les déplacements vers les services administratifs.
Des défis à relever
Cette phase d’adaptation à la digitalisation s’accompagne de plusieurs difficultés constatées au cours du déploiement. Il s’agit notamment des lenteurs intermittentes du système, des contraintes liées à l’outil pour certains usagers et agents, ainsi que des ajustements nécessaires pour optimiser la performance de la plateforme, révèlent les responsables. À ce jour, 17.311 demandes sont ainsi en attente de correction et 20.555 en attente de dépôt.
« Ces difficultés s’inscrivent dans une phase normale d’adaptation inhérente à toute réforme structurelle de cette envergure », a expliqué la directrice du Sceau, de la Nationalité et de l’Identité civile, Tchamdja-Kpatcha Kobauyah, “consciente des désagréments rencontrés par les usagers”.
D’ailleurs, des mesures correctives sont actuellement engagées pour remédier aux difficultés : « l’administration reste pleinement mobilisée pour assurer une stabilisation rapide du système et garantir un service public de qualité conforme aux attentes des usagers », a rassuré la directrice.
Pour rappel, le certificat de nationalité est un document administratif essentiel qui atteste officiellement de l’appartenance d’un individu à un État. Il constitue un lien juridique fondamental entre le citoyen et la nation et conditionne l’accès à plusieurs droits civiques, politiques et administratifs.
Le Togo célèbrera le lundi 27 avril prochain le 66ème anniversaire de son indépendance. Comme chaque année, en attendant le démarrage des festivités, le logo officiel de la commémoration a été dévoilé.
Découvrez le logo officiel de la commémoration du 66ème anniversaire de l’indépendance de la République togolaise, décliné en trois versions adaptées à vos différents usages : office ; numérique et offset ; web et mobile. Lien - https://t.co/ejPoxkIvio#Togo66#IndependanceTg pic.twitter.com/5zbyNIY0X0
— Gouvernement Togolais (@GouvTg) April 1, 2026
Disponible en téléchargement dans des ensembles optimisés pour toutes les catégories (documents, impressions numériques, sites web et mobiles, animations vidéo), le logotype incarne l’identité visuelle retenue pour le 66ème anniversaire. Il servira de repère visuel durant l’ensemble des activités prévues dans le cadre de cette célébration.
Dans le détail, on retrouve la silhouette stylisée du monument de l’indépendance, le chiffre 66, symbole des années de souveraineté, ainsi que l’étoile blanche du drapeau national, dont les couleurs sont également reprises.
Le Togo franchit une nouvelle étape dans l’encadrement de la transhumance. Un nouveau plan de gestion quinquennal a été validé lundi 30 mars à Lomé, à l’issue d’un atelier ayant réuni différents acteurs.
Cette étape marque l’aboutissement d’un processus de concertation, engagé dans les différentes régions du pays. Les rencontres organisées en amont ont permis de recueillir les contributions des éleveurs, des agriculteurs, des autorités locales et des services techniques, en vue d’élaborer un document en phase avec les réalités du terrain.
Structuré autour de plusieurs axes stratégiques, le plan prévoit des actions concrètes visant à mieux organiser les flux de transhumance, sécuriser les couloirs de passage et renforcer les mécanismes de prévention et de gestion des conflits. Il accorde également une place importante à la sensibilisation des acteurs et au renforcement de la gouvernance locale.
L’élaboration de ce document intervient dans un contexte marqué par des défis croissants. La pression démographique, les effets des changements climatiques et les dynamiques sécuritaires dans la sous-région ont contribué à accentuer les conflits entre éleveurs et agriculteurs.
« Nous ne pouvons pas nous passer de la transhumance, car la sécurité alimentaire, notamment l’approvisionnement en viande et en lait, en dépend. Il est donc essentiel de trouver une formule garantissant une coexistence pacifique entre activités pastorales et agricoles », a souligné le représentant de la FAO, Diwa Oyetunde.
Notons que depuis l’an dernier, un numéro vert est opérationnel pour signaler les incidents liés à la transhumance, notamment les conflits entre éleveurs et agriculteurs.
L’Office Togolais des Recettes (OTR) dispose de nouveaux responsables à la tête de ses commissariats des douanes et droits indirects, et des impôts. Tèi Konzi et Peter Dossou Kponor ont officiellement pris fonction le lundi 30 mars, à l’issue d’une cérémonie organisée au siège de l’institution.
Nommés le 26 mars dernier par décret du Président du Conseil, aux titres respectifs de Commissaire des Douanes et Droits Indirects et Commissaire des Impôts, Tèi Konzi et Peter Dossou Kponor prennent la relève de Atta-Kakra Kwawo Essien, qui assurait l’intérim à la tête des deux régies financières, et est désormais admis à faire valoir ses droits à la retraite. Dotés tous deux d’une solide expérience au sein de l’administration fiscale togolaise, les nouveaux responsables opérationnels auront désormais pour mission de maintenir les efforts engagés par l’Office dans l’amélioration de ses performances.

Ancien Commissaire chargé du Commerce, des Douanes et de la Libre Circulation au sein de la CEDEAO à Abuja au Nigéria, puis ministre-conseiller à la Présidence du Conseil, chargé des affaires douanières, avant sa nomination, Téi Konzi supervisera les opérations douanières et le contrôle des flux commerciaux. Quant à Peter Dossou Kponor, passé par les postes de Directeur des Opérations Fiscales Régionales, Directeur du Contrôle fiscal, Directeur de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption et Conseiller technique du Commissaire des Impôts au sein de l’Office, il s'attellera à la mobilisation des recettes fiscales et à l'accélération de la transformation numérique de l'administration fiscale.
“Je vous invite à poursuivre les réformes en cours dans un esprit de rigueur, de transparence et de performance”, a déclaré le Commissaire Général, Yawa Djigbodi Tsegan, à l’endroit des nouveaux responsables.
Le Togo poursuit sa dynamique de modernisation de ses services publics, avec un accent particulier sur le secteur de la santé. Dans cette perspective, la jeunesse a été mobilisée à travers le concours national « Challenge Tech Santé », une initiative destinée à encourager l’innovation au service du système sanitaire.
? Finale du #ChallengeTechSanté à Lomé ! ? SILINA TECH – Gestion complète du dossier médical
— Togo Data Lab (@Togodatalab) March 31, 2026
? NOVA HEALTH – Orientation et transferts patients
? TogoHealth Innovators – MedTriage
? KONDZIMO/EXCELSIS – Orientation intelligente
#MESPTN #MSHPCSUA #TogoDigital #HealthTech pic.twitter.com/QJjRYL8FBQ
Lancé en novembre 2025, le concours a connu son apothéose en fin de semaine écoulée, lors de la phase finale qui a réuni les porteurs des meilleurs projets. À l’issue des différentes présentations, le prix de l’excellence a été attribué au projet Silina MRS, porté par Silina Tech.
Ce projet s’est distingué par son approche intégrée, combinant gestion des dossiers médicaux, suivi des patients, gestion de la pharmacie et facturation, avec la particularité de fonctionner même sans connexion internet stable. Il a remporté la cagnotte de 15 millions FCFA.
Le deuxième prix, consacré à la recherche appliquée, a été attribué à Nova Health pour sa plateforme d’orientation des patients. Le prix du meilleur pitch est revenu à Togohealth Innovators pour son assistant médical intelligent conçu pour les téléphones mobiles, tandis que le prix du public a été décerné au projet Excelsis.
« L’intelligence artificielle est une thématique qui peut sembler complexe, mais vous avez démontré que la technologie et l’innovation n’ont de valeur que lorsqu’elles contribuent concrètement à sauver des vies », a indiqué la ministre en charge de la transformation numérique, Cina Lawson, à l’endroit des lauréats.
Outre les enveloppes financières, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement d’une durée d’un an, destiné à leur permettre de passer à l’échelle et de transformer leurs prototypes en outils opérationnels intégrés aux politiques publiques.
Au-delà de la compétition, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de transformation numérique du système de santé. Le coordinateur national de la santé numérique, Aristide Gnassingbé, a souligné l’importance d’exploiter les technologies, notamment l’intelligence artificielle, pour non seulement améliorer la prise en charge des patients, mais aussi renforcer la prévention et la promotion de la santé.
Au Togo, les efforts se poursuivent pour améliorer la qualité des offres de formation dans les établissements d’enseignement supérieur. Une rencontre de renforcement des capacités a réuni, le lundi 30 mars à Lomé, des responsables des établissements privés d’enseignement supérieur (EPES), autour des exigences liées à l’assurance qualité et à l’accréditation des offres de formation.
Un atelier de renforcement de capacités à l’attention des responsables des établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) s’est tenu ce lundi 30 mars 2026, au Centre International de Recherche et d’Etudes de Langues – Village du Bénin (CIREL-VB).https://t.co/8pA47VFu87 pic.twitter.com/HbWehYi4EU
— Ministère de l'Enseignement Supérieur (@MESR_Tg) March 30, 2026
L’initiative vise à accompagner les promoteurs d’établissements privés dans la compréhension et l’appropriation des normes en vigueur. Il s’agit notamment de garantir des formations conformes aux standards nationaux et internationaux, tout en répondant aux besoins du marché de l’emploi.
Cette rencontre a permis de rappeler l’importance d’un système d’assurance qualité efficace, considéré comme un levier essentiel pour renforcer la crédibilité des diplômes délivrés par les EPES. « La qualité de l’enseignement supérieur n’est pas négociable. Elle conditionne la crédibilité de nos diplômes, l’employabilité des diplômés et, au-delà, le développement socio-économique de notre pays », a souligné le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou.
Notons que, pour l’année académique 2025-2026, 97 établissements d’enseignement supérieur sont reconnus et agréés par l’État.
La capitale togolaise a enregistré dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars 2026 de fortes précipitations, mettant à l’épreuve les dispositifs d’évacuation des eaux pluviales. Face à cette situation, le ministre délégué chargé de l’eau et de l’assainissement, Séna Alipui, a effectué une descente sur le terrain afin d’évaluer l’état des bassins d’orage et des infrastructures de drainage mises en place.
Après la grande pluie de la nuit du 28 au 29 mars 2026, le ministre délégué chargé de l'eau et de l'assainissement, a effectué une descente sur le terrain pour constater l'état des bassins d'orage et de certaines infrastructures de drainage des eaux. ➡️https://t.co/FkKgDjguWN pic.twitter.com/ahI8jRolVb
— Ministère de l'aménagement du territoire?? (@MUHRF_TG) March 30, 2026
Cette visite a permis de constater de visu l’impact des pluies sur plusieurs ouvrages d’assainissement réalisés ces dernières années dans le but d’améliorer la gestion des eaux pluviales et de réduire les risques d’inondation. Le périple du ministre l’a conduit en premier lieu à la plage de Nyékonakpoè, où se trouve l’exutoire d’évacuation des eaux vers la mer. Il s’est ensuite rendu dans le quartier Boka, avant de visiter plusieurs bassins de rétention, notamment à Todman, Boukarou, Awatamé, au Lycée technique d'Adidogomé, au Carrefour 2 Lions, à Caméléon, Agbalépédo et Tokoin Tamé. La mission s’est poursuivie sur le site destiné à accueillir la future cité ministérielle, puis à la Présidence de l’Université de Lomé.
Sur chaque site, des échanges ont eu lieu avec les équipes en charge de la gestion des ouvrages. Le ministre a insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance constante et de signaler rapidement toute anomalie. L’officiel a également recommandé d’anticiper le pompage des eaux afin d’éviter tout débordement en cas de nouvelles pluies intenses.
En rappel, depuis plusieurs mois, l’exécutif a pris différentes mesures pour mieux parer aux éventualités.
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Le Togo dispose d'une nouvelle feuille de route quinquennale (2026-2030) destinée à renforcer la lutte contre le commerce illicite des produits du tabac. Ce document stratégique a été validé le vendredi 27 mars à Tsévié, au cours d'une rencontre qui a réuni plusieurs acteurs.
Élaboré à l'issue d'une mission d'évaluation conduite par le secrétariat de la Convention-cadre de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), cet outil met l'accent sur le renforcement du cadre juridique et institutionnel, ainsi que sur l'amélioration des mécanismes de contrôle et de surveillance aux frontières. Il accorde également une place importante à la traçabilité des produits du tabac et à la poursuite des réseaux impliqués dans le trafic illicite.
Pour une mise en œuvre efficace, les experts issus des secteurs de la sécurité, de la santé, de la justice, des douanes et de la société civile ont souligné la nécessité d'une synergie d'actions, afin de renforcer le contrôle aux frontières et les poursuites judiciaires contre les contrevenants.

« Le commerce illicite du tabac est un défi majeur, favorisant l'accès au produit, notamment chez les jeunes, tout en entraînant d'importantes pertes fiscales pour l'État », a indiqué le coordonnateur du Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP), Balaka Abago.
La nouvelle feuille de route intervient dans un contexte où la prévalence du tabagisme est en baisse, passant de 8,5 % en 2010 à 5 % en 2021. Toutefois, la consommation reste plus élevée chez les hommes et connaît une progression chez les jeunes, notamment en milieu urbain et en milieu scolaire.
Au Togo, la déclaration des dispositifs de vidéosurveillance peut désormais s'effectuer en ligne. L'Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) a lancé le vendredi 27 mars à Lomé, la dématérialisation de cette procédure.

Accessible via le portail national, le système vise à faciliter les démarches des usagers, à rehausser la qualité du service offert et à renforcer la traçabilité dans le traitement des dossiers. "La mise en place de ce système modernise les procédures administratives et fluidifie les formalités, tout en garantissant une utilisation responsable des dispositifs de vidéosurveillance, dans le respect des principes de protection des données à caractère personnel", a souligné le président de l'IPDCP, Bédiani Belei.
Dans le détail, le dispositif permet aux usagers d'effectuer l'ensemble de la procédure de déclaration en ligne, depuis le dépôt de la demande jusqu'à la validation du dossier. Il offre également un suivi en temps réel de l'évolution des demandes.

Cette innovation s'ajoute à la série de démarches administratives déjà disponibles sur la plateforme des services publics. L'ambition du gouvernement est de moderniser l'administration et d'améliorer l'expérience des citoyens.