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Au Togo, les efforts s’intensifient pour renforcer l’écosystème de la cybersécurité. Le ministère de l’efficacité du service public et de la transformation numérique, en partenariat avec l’agence de coopération luxembourgeoise LuxDev, vient de lancer un appel à candidatures pour le recrutement d’un Conseiller technique principal international (CTP).

Ce recrutement s’inscrit dans la dynamique de création et de mise en œuvre de l’Africa Cyber Hub (ACH), un centre de référence régional dédié à la cybersécurité. Le futur conseiller aura pour mission de piloter le déploiement opérationnel et technique du centre, tout en assurant la coordination entre le ministère et ses partenaires internationaux. Il sera en outre chargé de superviser la réalisation des initiatives stratégiques et de garantir la qualité des programmes développés.

Les postulants devront disposer d’une expérience professionnelle minimale de 15 ans dans la gestion de projets ou programmes de développement et de renforcement institutionnel dans le secteur de la cybersécurité. La date butoir de dépôt des candidatures est fixée au 15 février 2026.

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Le Togo franchit une nouvelle étape dans la consolidation de la gouvernance territoriale. Un guide national, devant servir à l’élaboration des Plans de développement régionaux (PDR), a été validé mardi 27 janvier au cours d’une rencontre à Lomé.

L’initiative, portée par le ministère délégué en charge du développement, avec l’appui du PNUD et de la FAO, vise à doter les régions d’un cadre méthodologique et opérationnel harmonisé, afin de faciliter une planification du développement plus cohérente, alignée sur les priorités nationales. Avec ce nouvel outil, le gouvernement entend renforcer les capacités des régions à concevoir des plans de développement qui tiennent compte des potentialités locales, des enjeux socioéconomiques, environnementaux et climatiques, ainsi que des attentes des populations.

« Notre ambition est de doter chaque région d’un outil opérationnel, adapté à ses réalités et porteur d’un développement équilibré et durable », a indiqué le ministre délégué en charge du développement local, Koamy Gomado.

Pour rappel, le Togo dispose de cinq régions administratives et de 117 communes. En 2024, le pays organisait ses premières élections régionales avec la mise en place des conseils régionaux. Ces instances sont chargées d’élaborer et de mettre en œuvre les politiques de développement au niveau territorial.

Le service de santé des armées dispose d’un nouveau directeur central. Il s’agit du Médecin-Colonel Gumedzoe Dzidzogbé Kokou Eric, qui a officiellement pris fonction le mardi 27 janvier à Lomé. Ceci lors d’une cérémonie présidée par le Chef d’État-Major Général des Forces armées togolaises, Allahare Dimini, en présence de plusieurs officiels.

Le nouveau responsable, qui remplace à ce poste le Médecin-Colonel Agba Komi, s’est engagé à inscrire son action dans la continuité des acquis, tout en impulsant une dynamique nouvelle axée sur la rigueur, la discipline et la recherche permanente de performance. Il a en outre appelé l’ensemble du personnel du service à faire primer l’intérêt collectif et à œuvrer, avec professionnalisme, à l’amélioration de la prise en charge sanitaire du militaire togolais.

Notons que le pays dispose d’une École du service de santé des armées de Lomé (ESSAL), dédiée à la formation du personnel du service de santé des armées et au renforcement des capacités opérationnelles, au profit des Forces armées togolaises et, en cas de besoin, des populations.

Le Président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a reçu, mercredi 28 janvier, au siège de l’hémicycle à Lomé, une délégation du Congrès américain conduite par Young Kim, membre du Congrès et représentante de la Californie. La rencontre, qui s’inscrit dans le cadre d’une mission de terrain conduite par des membres de la Commission des affaires étrangères du Congrès des États-Unis, en collaboration avec le système des Nations unies, vise à évaluer les programmes onusiens ainsi que leurs impacts dans les pays partenaires.

Au cours des échanges, la cheffe de la délégation a évoqué l’intérêt particulier des parlementaires américains pour les questions de santé, de sécurité alimentaire et de sécurité, des secteurs considérés comme essentiels pour accompagner le développement et consolider la stabilité. Les discussions ont également permis d’aborder le renforcement des relations interparlementaires entre les deux pays.

« Nous avons eu une rencontre assez intéressante avec le Président de l’Assemblée nationale. Cet échange nous a permis de parler de beaucoup de sujets, notamment de la mise en place d’un dialogue entre le Congrès américain et l’Assemblée nationale », a déclaré Young Kim.

Par ailleurs, une invitation a été adressée à l’Assemblée nationale togolaise pour une prochaine visite à Washington, afin de favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques.

Pour rappel, Lomé et Washington entretiennent depuis plusieurs années des relations de coopération dynamiques et multiformes.

En témoigne l’ouverture récente d’une chambre de commerce américaine au Togo.

Dans la région des Savanes, les préfectures de Kpendjal, Tône, Tandjouaré et Oti vont bientôt disposer de nouveaux sièges de tribunaux de première instance. Le ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Adjourouvi, a procédé les mardi 26 et mercredi 27 janvier à la remise officielle des sites de construction dans ces localités.

Ces travaux, qui s’accompagnent de la réhabilitation des prisons civiles de Dapaong et de Mango, s’inscrivent dans le cadre de la modernisation de la justice. Ils visent à améliorer les conditions de travail des acteurs judiciaires et à faciliter l’accès des citoyens aux services judiciaires.

Dans le détail, les nouvelles infrastructures comprendront des salles d’audience, des bureaux pour les magistrats et le personnel administratif, des locaux techniques, des sanitaires, ainsi que des logements pour le président du tribunal et certains membres du personnel. Ces aménagements visent à renforcer la présence de l’autorité judiciaire dans les préfectures.

Les travaux vont durer six à douze mois selon les sites. L’occasion pour le ministre d’exhorter les entreprises en charge des travaux à faire preuve de professionnalisme, de rigueur et à respecter scrupuleusement les délais et les normes de qualité fixés.

Au Togo, le gouvernement veut rapprocher la formation universitaire des réalités économiques afin de mieux former les étudiants aux besoins du marché du travail. Le sujet était au cœur d’une audience accordée par le ministre délégué, en charge de l’enseignement supérieur, Gado Tchangbedji, au secrétaire permanent de l’Association Ouest-Africaine du commerce transfrontalier des produits alimentaires, agro-sylvo-pastoraux et halieutiques (AOCTAH), Motchosso Justin Matitoma, le mardi 27 janvier à Lomé.

Au cours de la rencontre, les échanges ont porté sur la nécessité de renforcer les liens entre universités et acteurs économiques, notamment à travers l’accueil d’étudiants en stages et le développement de projets de recherche appliquée. Les deux parties ont également évoqué l’implication directe des étudiants dans la conception de solutions innovantes, répondant aux besoins du secteur agricole et commercial.

Dans cette dynamique, le ministre délégué a encouragé l’AOCTAH à formaliser des partenariats avec plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur, tels que les facultés des sciences économiques et de gestion (FASEG), les universités de Lomé et de Kara, l’Institut supérieur des métiers de l’agriculture (ISMA) de l’université de Kara, ainsi que l’Ecole supérieure d’agronomie (ESA) de l’Université de Lomé.

Créée en 2019, l’AOCTAH s’inscrit dans une vision à long terme pour dynamiser le commerce intra‑régional et soutenir le développement économique des communautés locales. Son action contribue également à consolider la compétitivité des filières agricoles et alimentaires à l’échelle ouest-africaine.

 

Le Togo et les États Unis d’Amérique ouvrent un nouveau chapitre de leurs relations économiques. La Chambre de commerce américaine au Togo (AmCham Togo) a été officiellement lancée ce lundi 26 janvier à Lomé, avec l’ambition de structurer et d’approfondir les relations entre les deux pays. 

L’évènement, qui intervient dans un contexte de recherche d’une hausse d’investissements privés et de diversification des partenariats internationaux, s’est déroulé en présence du ministre délégué, en charge de l’énergie et des ressources minières, Robert Koffi Eklo, et d’acteurs du monde économique et des affaires. 

L’AmCham Togo, dirigée par le secteur privé sous la supervision d’un conseil d’administration réunissant des acteurs issus de secteurs variés, se veut une interface entre les entreprises et les décideurs publics. Déjà intégrée au réseau mondial des Chambres de commerce américaines, elle entend promouvoir la liberté économique, les pratiques commerciales éthiques, l’innovation et une croissance inclusive. 

L’ambition, expliquent les responsables, est de créer un environnement des affaires plus transparent, compétitif et favorable aux investissements responsables. “Cette Chambre de commerce américaine au Togo constitue une plateforme essentielle de dialogue, d’opportunités et de prospérité partagée”, a précisé le chargé d’affaires américain Richard Michaels. 

Les relations commerciales entre le Togo et le pays de l’Oncle Sam se sont intensifiées et diversifiées au fil des années, notamment dans le sillage de l’AGOA. Au Togo, plus d’une douzaine d’entreprises et d’organisations affiliées aux États-Unis sont actives, dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’aviation, l’agriculture ou la logistique. Selon les dernières données fiables disponibles, les importations togolaises en provenance des USA ont atteint environ 61 millions $ en 2024, dominées par les plastiques, les véhicules, les produits pétroliers et les équipements industriels.

Quant aux exportations, elles se sont élevées à près de 49 millions $, contre moins de 12 millions quatre ans plus tôt. Des chiffres qui devraient progresser un peu plus, avec l’émergence des activités au sein de la Plateforme industrielle d’Adetikopé (PIA), où opère notamment l’américain Star Garments Group, filiale de Komar. 

Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) veut renforcer l’accès aux services financiers pour tous, en particulier dans les zones où les populations restent exclues du système bancaire traditionnel. Une rencontre a eu lieu dans ce sens, du 22 au 27 janvier à Kara, visant à évaluer les actions menées en 2025 et à définir de nouvelles priorités pour 2026.

Concrètement, il a été question d’analyser les performances antérieures, d’identifier les difficultés rencontrées et de réfléchir aux solutions pour améliorer l'efficacité des crédits proposés. L’accent a été mis sur la proximité des points de service, l’adaptation des produits aux besoins locaux et la nécessité de renforcer la coordination entre les différents acteurs du FNFI.

Par ailleurs, plusieurs recommandations ont été formulées pour consolider l’impact de la finance inclusive. Il s’agit notamment de la poursuite de la formation et de la sensibilisation des bénéficiaires au bon remboursement des crédits, de l’innovation continue dans les services financiers proposés et de l’instauration d’échanges réguliers entre acteurs pour renforcer la coordination et faciliter l’accès au financement des populations.

Cette retraite a servi de cadre propice à une réflexion collective, lucide et prospective, essentielle pour adapter les interventions du FNFI aux mutations économiques et sociales”, a indiqué le directeur général du FNFI, Tchitchabalo Songaï N’Dassim.

Lancé en 2014, le FNFI totalise à la date du 28 janvier 2026, 117,7 milliards FCFA de financements octroyés à 1,9 million de bénéficiaires.

Au Togo, la vulgarisation des nouvelles dispositions de la Loi de finances 2026 se poursuit. La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a lancé mardi 27 janvier 2026, une série de séances de formation et d’échanges à l’endroit des opérateurs économiques.

La rencontre ouverte dans le Grand Lomé, se tient simultanément à Aného, Kpalimé et Kara. Concrètement, les échanges portent sur les innovations introduites par la Loi de finances 2026, les obligations déclaratives, les procédures fiscales applicables aux entreprises, ainsi que sur les mesures visant à faciliter la conformité et le civisme fiscal. Pendant quatre jours, les participants seront sensibilisés aux opportunités offertes par ces réformes pour sécuriser leurs activités et optimiser la gestion de leurs ressources.

« La mise en œuvre des nouvelles dispositions fiscales nécessite une compréhension claire des règles et des opportunités offertes aux entreprises », a indiqué le président de la CCI-Togo, José Kwassi Symenouh.

Interface entre le monde des affaires et les pouvoirs publics, la CCI-Togo a pour mission principale de conseiller les opérateurs économiques, tout en assurant des activités de formation et d’information.

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Le ministre togolais des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a affirmé mardi 27 janvier à Lomé que le marché régional des titres publics constituait « un instrument central de souveraineté financière » pour les États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dans un contexte de durcissement des conditions de financement internationales.

« Le marché des titres publics constitue aujourd’hui un instrument central de souveraineté financière », a déclaré le ministre à l’ouverture des Rencontres du marché des titres publics (REMTP), qui se tiennent les 27 et 28 janvier dans la capitale togolaise. Selon lui, cet outil permet aux États de « soutenir, en toute autonomie, la mise en œuvre de politiques publiques structurantes », alors que les financements extérieurs deviennent plus coûteux et plus volatils.

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La rencontre, organisée avec la participation de la BCEAO et d’UMOA-Titres, réunit responsables gouvernementaux, acteurs du marché financier régional et investisseurs institutionnels. Elle intervient dans un contexte de forte montée en puissance du marché régional des titres publics, qui a mobilisé près de 11 900 milliards de francs CFA en 2025, contre un peu plus de 5.000 milliards trois ans plus tôt, selon les données présentées. Face à la volatilité des flux de capitaux et à la hausse du coût de la dette extérieure, le ministre togolais a plaidé pour un recours accru aux ressources internes. « La mobilisation de l’épargne intérieure s’impose comme un levier majeur (…) pour limiter la dépendance à l’égard des capitaux extérieurs », a-t-il déclaré, appelant à un modèle de financement du développement « plus endogène et plus résilient ».

Le Togo a, pour sa part, mobilisé entre 500 et 700 milliards de francs CFA par an sur le marché régional entre 2021 et 2024, ce qui couvre entre 50 % et 110 % de ses besoins annuels de financement, selon le ministre. Ces ressources ont notamment servi à financer les investissements publics, les infrastructures et certaines dépenses sociales, dans un contexte de pressions budgétaires accrues.

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Au niveau régional, la BCEAO a insisté sur la nécessité d’élargir la base d’investisseurs afin de renforcer la capacité d’absorption du marché. Son gouverneur, Jean-Claude Kassi Brou, a rappelé que les progrès de l’inclusion financière constituaient un levier central dans cette stratégie. À l’échelle de l’Union, le taux d’accès aux services financiers est passé de 45 % en 2016 à près de 75 % en 2025, avec un objectif de plus de 90 % à l’horizon 2030.

Les discussions ont également porté sur le développement du marché secondaire, encore jugé insuffisamment liquide. En 2025, les volumes échangés sur ce segment ont toutefois dépassé 5.400 milliards de francs CFA, un niveau record après le ralentissement observé en 2023, selon les données communiquées lors des rencontres.

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