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Le Togo a réceptionné, le jeudi 2 avril à Lomé, une cargaison de riz dans le cadre du projet d’assistance alimentaire d’urgence. Au total, 2525 tonnes de riz ont été offertes par la Chine.

D’un coût global estimé à 20 millions de yuans, soit environ 1,6 milliard de FCFA, cette assistance s’inscrit dans le cadre des engagements pris par l’Empire du Milieu lors du dernier Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). Elle vise à appuyer les efforts du gouvernement en matière de sécurité alimentaire et à garantir un meilleur accès des populations à une alimentation suffisante et de qualité.

Ce don est une preuve de solidarité internationale et montre que les relations bilatérales entre la Chine et le Togo ont atteint un niveau de partenariat stratégique global”, a indiqué le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Afo Salifou Ousmane.

Pour sa part, l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner les efforts du Togo dans le domaine de la sécurité alimentaire. Elle a souligné la volonté de la Chine de renforcer sa coopération avec le pays à travers le partage d’expériences et le transfert de technologies agricoles.

Liés depuis plusieurs décennies par une coopération fondée sur l’amitié, la solidarité et le respect mutuel, le Togo et la Chine s’apprêtent à franchir une nouvelle phase de leur partenariat. Cette évolution devrait renforcer davantage leurs relations et élargir leurs champs de collaboration.

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Les agents des eaux et forêts disposent d’un nouveau chef de corps. Il s’agit du lieutenant-colonel Atafaï Tchangani, nommé par décret pris en conseil des ministres le 1er avril dernier.

Le nouveau responsable aura pour mission de coordonner les actions, de veiller au respect des textes en vigueur et de renforcer la lutte contre la déforestation ainsi que l’exploitation illégale des ressources naturelles. Sa nomination intervient dans un contexte marqué par le renforcement des mesures de protection de l’environnement et l’intensification de la lutte contre les pratiques illégales qui menacent les ressources forestières. Le nouveau chef du corps devra ainsi contribuer à la mise en œuvre des réformes engagées, tout en renforçant la présence et l’efficacité des équipes sur le terrain.

Titulaire d’un Master professionnel en « Défense et Dynamique industrielle », Atafaï Tchangani a participé à plusieurs opérations de maintien de la paix sous l’égide des Nations Unies. Avant sa nomination, il était à la division des opérations de l’État-major général des Forces armées togolaises.

Les candidats déclarés admis au concours de recrutement direct régional de personnel médical, paramédical, administratif et d’appui pour le compte du ministère de la santé et de l’hygiène publique, session de mai 2025, sont invités à prendre service le mardi 7 avril. L’annonce a été faite le jeudi 2 avril dans un communiqué du ministère.

Au total, 2285 nouveaux agents sont attendus dans les différentes structures de santé à travers le pays, conformément aux affectations qui leur ont été attribuées. Leur déploiement vient renforcer les effectifs existants et soutenir le fonctionnement des services de santé.

Cette nouvelle vague de recrutement s’inscrit dans la dynamique d’amélioration de la couverture sanitaire et de la qualité des soins offerts aux populations. Elle accompagne notamment la mise en œuvre de l’Assurance maladie universelle (AMU), qui nécessite la disponibilité de personnel qualifié pour répondre efficacement aux besoins des assurés.

Au Togo, la dotation des localités en infrastructures éducatives modernes se poursuit. Entre 2024 et 2025, 738 salles de classe ont été construites dans l'ensemble des cinq régions du pays.

C’est ce qui ressort des dernières statistiques du ministère de l’éducation nationale publiées dans le budget citoyen 2026. Ces réalisations concernent la construction de blocs de trois et de quatre salles de classe. Les Savanes, les Plateaux et la Centrale sont les régions ayant bénéficié d’un nombre important d’infrastructures.

Ces investissements visent notamment à améliorer les conditions des apprenants et des enseignants, et à favoriser de meilleurs résultats scolaires. Ils contribuent également à limiter le recours aux abris provisoires.

Pour 2026, l’exécutif prévoit la construction de 844 salles de classe, pour un investissement estimé à 8,3 milliards FCFA.

La démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du système éducatif, portée par l'exécutif, qui multiplie les actions en faveur de l’accès équitable à une éducation de qualité. Au-delà des constructions, des efforts sont consentis en matière de formation des enseignants et de renforcement de la gouvernance du secteur.

Dans le Grand Lomé, les efforts s’intensifient pour renforcer les dispositifs de gestion des risques et de prévention des catastrophes. Mercredi 1er avril à Lomé, une rencontre a réuni les principaux acteurs impliqués, notamment les maires des 13 communes, les préfets, ainsi que les responsables administratifs et techniques, autour des enjeux liés à la coordination et à la réponse face aux inondations.

La réunion, présidée par le ministre de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières, Hodabalo Awaté, intervient dans un contexte marqué par des pluies diluviennes ayant occasionné d’importants dégâts dans plusieurs localités du Grand Lomé. Elle vise à renforcer la synergie d’action entre les différents intervenants afin d’améliorer la gestion des situations d’urgence.

Les échanges ont permis de faire le point sur les dispositifs existants, d’identifier les insuffisances en matière de communication et de coordination, et de proposer des pistes d’amélioration. Une attention particulière a été accordée aux questions d’assainissement, de prévention et de mobilisation des acteurs locaux, considérées comme essentielles pour limiter les risques d’inondation.

A l’issue des échanges, les participants ont convenu de renforcer la collaboration entre les structures concernées et de maintenir une veille permanente sur le terrain, afin de mieux anticiper et gérer les prochaines intempéries.

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Au Togo, le secteur maraîcher bénéficie d’un coup de pouce en termes de gestion des infrastructures hydroagricoles et d’accompagnement des producteurs. Une session de formation, en cours jusqu’au 3 avril, réunit des conseillers techniques agricoles autour des enjeux de l’ingénierie sociale, afin d’assurer une meilleure appropriation et une gestion efficace des forages et périmètres maraîchers par les communautés bénéficiaires.

Déployés simultanément dans les régions Maritime et de la Kara, les travaux vont s'étendre aux Plateaux, à la Centrale et aux Savanes. Ils s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre d’un dispositif d’appui aux producteurs, avec en perspective la réalisation de 400 forages et l’aménagement de périmètres maraîchers.

L’initiative, portée par le Projet d’appui au Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (ProMIFA), en collaboration avec la direction du développement rural, vise à favoriser une inclusion sociale effective et une gestion durable des ouvrages hydroagricoles.

Les conseillers techniques de gestion des entreprises agricoles se renforcent en compétences pour mieux encadrer les producteurs. Leur mission consistera notamment à identifier les acteurs locaux, analyser les dynamiques socioéconomiques et accompagner la mise en place de comités de gestion autour des sites maraîchers.

À l’issue de cette phase, les conseillers techniques seront chargés de collecter des données auprès des bénéficiaires. Ces informations serviront de base pour orienter les prochaines étapes, notamment en matière d’organisation des producteurs et de gestion participative des ouvrages.

Au-delà de la collecte de données, les communautés seront accompagnées dans la mise en place et la formation des comités de gestion des forages et périmètres maraîchers, ainsi que dans l’instauration d’un mécanisme de suivi participatif. « Ces aménagements permettront d’accroître durablement la productivité agricole de contre-saison, avec des retombées attendues sur l’emploi, les revenus en milieu rural et la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a expliqué Amenunya Kokou Elolo, représentant le directeur du développement rural.

Pour rappel, le ProMIFA, cofinancé par le gouvernement et le Fonds international de développement agricole (FIDA), vise à faciliter l’accès au financement agricole tout en soutenant le développement des chaînes de valeur.

Le Togo poursuit son engagement en faveur d’une utilisation sûre, sécurisée et pacifique des technologies nucléaires. Le gouvernement a adopté le mercredi 1er avril en conseil des ministres, deux projets de loi autorisant l’adhésion du pays à deux nouveaux instruments juridiques internationaux. 

Concrètement, il s'agit de la convention sur la sûreté nucléaire adoptée à Vienne le 17 juin 1994, et de la convention relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, adoptée dans la même ville le 21 mai 1963. Dans les détails, les deux textes visent, d’une part, à établir et maintenir un haut niveau de sûreté nucléaire à l’échelle mondiale, protégeant ainsi les populations et l’environnement contre les rayonnements ionisants, et prévenant les accidents dans les installations nucléaires civiles. De l’autre, à instaurer un régime harmonisé de responsabilité civile applicable aux dommages nucléaires, avec des obligations, des garanties financières, et des règles d’indemnisation. 

Pour le Togo, qui s’est doté depuis 2020 d’une loi sur l’utilisation pacifique du nucléaire, il s’agit de confirmer sa détermination et de renforcer sa crédibilité à l’international. Pour rappel, le pays siège depuis septembre 2025 au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). 

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Le Togo veut améliorer son cadre légal pour mieux encadrer la concurrence et protéger les consommateurs. Le gouvernement, réuni le mercredi 1er avril en conseil des ministres à Lomé, a adopté un projet de loi dans ce sens. 

Le texte, qui se veut une révision du cadre juridique en vigueur depuis 1999 en la matière, doit permettre au pays de prendre en compte les mutations économiques et technologies, et d’être en phase avec les engagements communautaires et régionaux, pris notamment au sein de l’UEMOA, de la CEDEAO ou encore de la ZLECAf. 

Dans les détails, la nouvelle mouture approuvée par l’exécutif consacre la liberté de commerce et la liberté des prix, tout en encadrant les pratiques anticoncurrentielles telles que les ententes, les abus de position dominante et les opérations de concentration. Également, elle renforce la protection des consommateurs, en améliorant l’information, la transparence des transactions commerciales et la lutte contre les pratiques déloyales. 

A ce titre, le nouveau cadre légal prévoit la création d’une commission nationale de la concurrence et de la protection des consommateurs, qui sera chargée de veiller à l’application effective de ces règles sur l’ensemble du territoire national. Pour le gouvernement, l’ambition est multiple : améliorer la transparence des relations économiques, sécuriser les échanges commerciaux et renforcer l’attractivité du Togo pour les investisseurs.

L’équipe gouvernementale s’est réunie le mercredi 1er avril en conseil des ministres à Lomé. Les travaux, conduits par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, ont été consacrés à des sujets majeurs dans les secteurs de l’économie, de la modernisation de l’Etat, du nucléaire, de l’agriculture ou encore de la chefferie traditionnelle. 

A l’issue des délibérations, le Conseil a adopté trois (3) projets de loi, quatre (4) décrets, écouté trois (3) communications et procédé à une nomination.

 

Au titre des projets de loi

  • Le Conseil des ministres a adopté le projet de loi portant organisation de la concurrence et protection des consommateurs au Togo

Dans un contexte marqué par l’intensification des échanges commerciaux, l’essor des technologies de l’information et de la communication, ainsi que par les engagements communautaires et régionaux du Togo au sein de l’UEMOA, de la CEDEAO et de la ZLECAf, il est apparu nécessaire de moderniser le cadre juridique national applicable à la concurrence et à la protection des consommateurs.

Le projet de loi adopté vise à moderniser le cadre juridique national en matière de concurrence, en remplacement de la loi n° 99-011 du 28 décembre 1999, devenue insuffisamment adaptée aux mutations économiques et technologiques.

Il consacre la liberté de commerce et la liberté des prix, tout en encadrant les pratiques anticoncurrentielles telles que les ententes, les abus de position dominante et les opérations de concentration.

Le texte renforce également la protection des consommateurs à travers l’amélioration de l’information, la transparence des transactions commerciales et la lutte contre les pratiques déloyales. Sur le plan institutionnel, il prévoit la création d’une commission nationale de la concurrence et de la protection des consommateurs chargée de veiller à l’application effective de ces règles sur l’ensemble du territoire national.

L’adoption de ce texte contribuera à améliorer la transparence des relations économiques, à sécuriser les échanges commerciaux et à renforcer l’attractivité du Togo pour les investisseurs.

 

  • Le Conseil des ministres a ensuite adopté deux (2) projets de loi autorisant respectivement l’adhésion du Togo :

– à la convention sur la sûreté nucléaire adoptée à Vienne le 17 juin 1994 ;

– à la convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, adoptée à Vienne le 21 mai 1963.

La première convention vise à établir et maintenir un haut niveau de sûreté nucléaire à l’échelle mondiale, à protéger les populations et l’environnement contre les rayonnements ionisants, et à prévenir les accidents dans les installations nucléaires civiles.

La deuxième convention instaure un régime harmonisé de responsabilité civile applicable aux dommages nucléaires, en consacrant la responsabilité de l’exploitant, en définissant les obligations en matière d’assurance et de garanties financières, et en précisant les règles d’indemnisation et de compétence juridictionnelle en cas d’accident.

Par son adhésion à ces deux conventions, le Togo confirme son engagement en faveur d’une utilisation sûre, sécurisée et pacifique des technologies nucléaires, et renforce son cadre juridique en matière de responsabilité nucléaire. Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de la loi adoptée en 2020 relative à l’utilisation sûre, sécurisée et pacifique du nucléaire et de la création de l’Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaires.

 

Au titre des décrets

  • Le Conseil des ministres a adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la cellule de gestion du Projet de réformes foncières pour l’accroissement de la productivité agricole (Pro-REFPA)

Ce décret s’inscrit dans la continuité du projet de réformes foncières pour l’accroissement de la productivité agricole mis en œuvre dans le cadre du Programme Seuil du Millennium Challenge Corporation. A la suite de l’arrêt du financement du projet, le gouvernement a décidé d’assurer, en régie nationale, la pérennisation des acquis issus de ce projet, qui a permis d’expérimenter, sur cinq (5) sites pilotes, des approches innovantes en matière de cartographie foncière, d’enregistrement des droits et de prévention des conflits fonciers.

La cellule ainsi créée aura pour mission d’assurer la continuité opérationnelle du projet, la consolidation des résultats obtenus, notamment la cartographie de 2.645 hectares et le règlement de certains conflits fonciers anciens, ainsi que la capitalisation des outils et méthodologies développés, en vue de soutenir l’extension progressive des réformes foncières rurales à l’échelle nationale.

Ce dispositif contribuera à renforcer la sécurisation foncière en milieu rural, à améliorer l’accès des populations aux terres agricoles et à favoriser un climat propice à l’investissement dans le secteur agricole.

 

  • Le Conseil des ministres a ensuite adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Autorité togolaise des frontières (ATF)

Face aux enjeux stratégiques liés à la gestion des frontières, notamment terrestres et maritimes, dont la maîtrise constitue un facteur essentiel de paix, de stabilité et de développement, le gouvernement a décidé, dans le souci de renforcer la cohérence de l’action publique dans ce domaine, de regrouper, au sein d’une autorité unique, les missions jusque-là exercées par deux commissions distinctes.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la création de l’Autorité togolaise des frontières (ATF).

L’ATF a pour missions, notamment de prévenir les risques de différends territoriaux avec les Etats voisins, de formuler toutes propositions relatives à la délimitation, à la matérialisation et à la gestion des frontières nationales et internationales, de centraliser, sécuriser et organiser les données frontalières détenues par les différents départements ministériels, ainsi que de contribuer à la gestion et au règlement des différends frontaliers. Elle participera également au renforcement de la coopération transfrontalière et à la consolidation de la souveraineté territoriale nationale.

 

  • Le Conseil des ministres a également adopté le décret fixant les indemnités de fonction des chefs de canton et assimilés pour l’exercice 2026.

Conformément aux dispositions de la loi n° 2007-002 du 8 janvier 2007 relative à la chefferie traditionnelle, ce décret fixe, au titre de l’année 2026, le montant annuel des indemnités allouées aux chefs de canton régulièrement reconnus et effectivement en fonction au 1er janvier 2026.

 

  • Le Conseil des ministres a enfin adopté des décrets portant reconnaissance de la désignation de quinze (15) chefs de canton par voie coutumière et par voie de consultation populaire

Conformément à l’article 14 de la loi n° 2007-002 du 8 janvier 2007 relative à la chefferie traditionnelle, la désignation de chaque chef de canton, selon les usages propres à chaque localité, par voie coutumière ou par consultation populaire, est constatée par procès-verbal avant d’être entérinée par décret en Conseil des ministres.

En application de ces dispositions, quinze (15) chefs de canton ont été régulièrement désignés conformément aux pratiques en vigueur dans leurs localités respectives.

Les décrets adoptés confèrent aux intéressés la reconnaissance juridique nécessaire à l’exercice de leurs fonctions.

 

Au titre des communications

  • Le Conseil a écouté une communication relative à la mise en place du Guichet unique de cartographie des infrastructures et au déploiement du réseau national de correction centimétrique (CENTIPOS), présentée par le ministre de l’efficacité du service public et de la transformation numérique

Notre pays connaît une intensification des travaux d’infrastructures confrontée à l’absence d’un référentiel national consolidé des réseaux enterrés (télécommunications, électricité, eau, gaz). Cette lacune entraîne régulièrement des sectionnements de câbles et de conduites, générant des coûts de réparation élevés et des interruptions de services pour les usagers.

Pour y remédier, le gouvernement a mis en place un Guichet unique de cartographie des infrastructures. Ce dispositif impose désormais aux opérateurs une coordination systématique dans la réalisation des infrastructures pouvant affecter celles existantes. Ce Guichet sera soutenu par le déploiement du réseau CENTIPOS, composé de stations de référence GNSS réparties sur l’ensemble du territoire, offrant une précision de positionnement au centimètre près.

Ce Guichet, dont le lancement officiel est prévu pour le 2 avril 2026, permettra de fiabiliser les travaux de cadastre, d’urbanisme et de génie civil, tout en sécurisant les investissements structurants du pays.

Toutefois, pour rendre opposable le dispositif aux opérateurs et acteurs concernés, ce guichet doit être soutenu par une base juridique, définissant les droits et obligations de l’ensemble des acteurs concernés, assurant ainsi la légalité et la sécurité des opérations.

Le Conseil des ministres a donc autorisé le ministre chargé de l’efficacité du service public à procéder au lancement de ce guichet et à lui soumettre, lors d’une prochaine séance, le projet de décret y afférent pour approbation.

 

  • Le Conseil des ministres a ensuite écouté une communication relative à l’état d’avancement du Programme de partenariat pays (PCP) entre la République togolaise et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), présentée par le ministre délégué chargé de la promotion des investissements

Cette communication fait suite aux engagements pris lors de la 20ème Conférence générale de l’ONUDI à Vienne, visant à doter le Togo d’un nouveau cadre programmatique pour son développement industriel. Le PCP repose sur une approche de partenariat multi-acteurs destinée à mobiliser des ressources et des expertises pour la réalisation de projets industriels d’envergure.

Ce cadre programmatique, signé le 22 novembre 2025 à Riyad en marge de la 21e Conférence générale de l’ONUDI, vise à renforcer la base industrielle nationale, à accroître la valeur ajoutée locale, à créer des emplois productifs et à améliorer la compétitivité de l’économie nationale.

La phase d’exécution appelle désormais la mise en place d’une coordination interinstitutionnelle du développement industriel et des ajustements institutionnels ciblés, avec l’appui technique continu de l’ONUDI.

A cet effet, le Conseil des ministres a autorisé :

– la mise en place d’une coordination interinstitutionnelle et d’un comité technique permanent dédiés au développement industriel ;

– la revue du cadre organisationnel de l’administration industrielle nationale ;

– l’engagement de discussions pour l’actualisation du cadre de coopération, incluant un renforcement de la représentation de l’ONUDI au Togo pour un suivi de proximité de l’exécution du programme.

 

  • Le Conseil des ministres a enfin écouté une communication relative aux impacts du conflit au Moyen-Orient sur l’économie togolaise, présentée par le ministre des finances et du budget

La persistance des tensions géopolitiques au Moyen Orient pèse sur l’économie mondiale, à travers la perturbation des routes maritimes stratégiques du commerce international. Cette situation entraîne une hausse des coûts du transport maritime, du pétrole, du gaz naturel et des engrais, avec pour conséquences un renchérissement des coûts énergétiques et des pressions inflationnistes. Les économies les plus vulnérables sont particulièrement exposées aux chocs de cette crise.

Dans ce contexte, l’économie du Togo, comme l’ensemble de celles de la sous-région, n’est pas à l’abri des effets indirects. Une vigilance particulière s’impose à plusieurs niveaux, notamment sur l’évolution des coûts d’importation des produits pétroliers et ses conséquences sur les secteurs économiques. Bien que les échanges commerciaux directs du Togo avec les pays concernés soient limités, les perturbations dans les chaînes logistiques internationales pourraient également entraîner des pénuries et la flambée des prix de certaines denrées de première nécessité, et affecter la dynamique de l’activité portuaire.

A ce stade, l’évolution de la situation demeure très incertaine, ce qui rend inopportun l’élaboration des scénarios chiffrés et précis.

Face à cette situation, le gouvernement entend adopter une démarche prudente et responsable. Des réflexions sont en cours afin d’identifier, le moment venu, les mesures les mieux adaptées pour préserver le pouvoir d’achat des populations et maintenir la stabilité des finances publiques, en cohérence avec les recommandations des instances sous régionales. Le Président du Conseil a instruit les ministres concernés de poursuivre le suivi attentif de l’évolution de la situation et d’en rendre régulièrement compte.

 

Au titre des nominations

Pour le compte du ministère de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique :

Le Lieutenant-Colonel ATAFAÏ Tchangani est nommé chef du corps des agents des eaux et forêts.

 

Au Togo, la transformation numérique de l’administration se poursuit. Après le ministère de l’énergie et celui du tourisme, c’est au tour du ministère des affaires étrangères d’amorcer la numérisation de ses services.

Les travaux ont été lancés le mardi 31 mars par le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, et sa collègue en charge de l'efficacité du service public, Cina Lawson. La démarche, qui s’inscrit dans le cadre du Programme de Digitalisation des Administrations Publiques (PDAAP), vise à moderniser les procédures administratives dans un délai de quatre semaines.

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« La digitalisation n’est pas une simple option d’amélioration. Elle constitue un accélérateur reconnu dans la mise en œuvre des objectifs de développement de notre pays », a souligné le ministre Robert Dussey.

L’ambition du gouvernement est de faire du numérique un levier de performance pour l’administration publique. À terme, cette transformation devrait contribuer à améliorer l’expérience des usagers et à renforcer la qualité des services offerts par l’État.

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