Le Togo a bouclé vendredi 3 avril une nouvelle sortie sur le marché des titres publics de l’Umoa. En quête de 30 milliards FCFA via une émission simultanée de Bons (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT), le pays a finalement retenu 33 milliards FCFA.
Au total, les investisseurs ont proposé une enveloppe de 120 milliards FCFA, soit 402,39 % de taux de couverture. Selon les résultats de l’émission, le Trésor public a mobilisé les 33 milliards FCFA sur les obligations assimilables du Trésor (OAT), rémunérées sur des maturités de 3, 5 et 7 ans, à des taux d’intérêt respectifs de 6,15 %, 6,35 % et 6,50 %.
Cette nouvelle opération porte à 82,5 milliards FCFA le total des ressources collectées par le Togo depuis le début de l’année, soit 17,82 % de l’objectif fixé à 463 milliards FCFA. Objectif : financer le budget, gestion 2026, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2751,5 milliards FCFA.
Après trois mois d’intersession, les membres de la seconde chambre du Parlement sont de retour au Palais des Congrès de Lomé. Le Sénat a en effet officiellement ouvert le jeudi 02 avril, sa première session ordinaire de l’année 2026.
Le système bicaméral se consolide progressivement au Togo avec une collaboration dynamique entre l’Assemblée nationale et le Sénat. C’est dans ce sens que la seconde chambre du Parlement a solennellement ouvert, ce jeudi 02 avril 2026, au Palais des Congrès, sa première session… pic.twitter.com/fO48bs9gAb
— Assemblée Nationale Togolaise (@assnatTogo) April 3, 2026
La rentrée parlementaire, effectuée conformément aux dispositions constitutionnelles, s’est déroulée en présence de plusieurs officiels, du corps diplomatique, ainsi que des autorités traditionnelles et administratives. C’est donc parti pour une nouvelle phase de travail parlementaire pour les sénateurs, appelés à consolider les acquis et à approfondir leur contribution à la gouvernance démocratique du pays.
“Nous marchons dans les pas de nos illustres prédécesseurs, avec la ferveur des bâtisseurs et la noblesse des sages mais toujours empreinte de dévouement, d’unité et de fraternité”, a déclaré pour l’occasion le Président du Sénat, Barry Moussa Barqué, qui a également fait le point sur les travaux déjà menés par la seconde chambre législative : “notre bilan parle de lui-même. Dix textes de loi majeurs ont été adoptés au cours de la précédente session. Ces textes de loi sont le fruit d’une analyse approfondie, conformément à nos prérogatives. A travers nos études, nous avons touché du doigt la réalité de nos territorialités. Nous avons identifié les difficultés et adapté nos lois à notre environnement social”, a-t-il souligné.
Pour rappel, toujours selon les dispositions constitutionnelles, l’Assemblée nationale ouvrira à son tour sa première session ordinaire de l’année dans les jours suivants.
Le Togo a réceptionné, le jeudi 2 avril à Lomé, une cargaison de riz dans le cadre du projet d’assistance alimentaire d’urgence. Au total, 2525 tonnes de riz ont été offertes par la Chine.
D’un coût global estimé à 20 millions de yuans, soit environ 1,6 milliard de FCFA, cette assistance s’inscrit dans le cadre des engagements pris par l’Empire du Milieu lors du dernier Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). Elle vise à appuyer les efforts du gouvernement en matière de sécurité alimentaire et à garantir un meilleur accès des populations à une alimentation suffisante et de qualité.
“Ce don est une preuve de solidarité internationale et montre que les relations bilatérales entre la Chine et le Togo ont atteint un niveau de partenariat stratégique global”, a indiqué le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Afo Salifou Ousmane.
Pour sa part, l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner les efforts du Togo dans le domaine de la sécurité alimentaire. Elle a souligné la volonté de la Chine de renforcer sa coopération avec le pays à travers le partage d’expériences et le transfert de technologies agricoles.
Liés depuis plusieurs décennies par une coopération fondée sur l’amitié, la solidarité et le respect mutuel, le Togo et la Chine s’apprêtent à franchir une nouvelle phase de leur partenariat. Cette évolution devrait renforcer davantage leurs relations et élargir leurs champs de collaboration.
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Les agents des eaux et forêts disposent d’un nouveau chef de corps. Il s’agit du lieutenant-colonel Atafaï Tchangani, nommé par décret pris en conseil des ministres le 1er avril dernier.
Par décret pris en Conseil des Ministres le 1er Avril 2026, le Colonel ATAFAI Tchangani est nommé Chef du Corps des agents des eaux et forêts. https://t.co/YIq7B1GGLR pic.twitter.com/ind5VlZhZw
— Ministère de la Défense Nationale (@DefenseTg) April 2, 2026
Le nouveau responsable aura pour mission de coordonner les actions, de veiller au respect des textes en vigueur et de renforcer la lutte contre la déforestation ainsi que l’exploitation illégale des ressources naturelles. Sa nomination intervient dans un contexte marqué par le renforcement des mesures de protection de l’environnement et l’intensification de la lutte contre les pratiques illégales qui menacent les ressources forestières. Le nouveau chef du corps devra ainsi contribuer à la mise en œuvre des réformes engagées, tout en renforçant la présence et l’efficacité des équipes sur le terrain.
Titulaire d’un Master professionnel en « Défense et Dynamique industrielle », Atafaï Tchangani a participé à plusieurs opérations de maintien de la paix sous l’égide des Nations Unies. Avant sa nomination, il était à la division des opérations de l’État-major général des Forces armées togolaises.
Les candidats déclarés admis au concours de recrutement direct régional de personnel médical, paramédical, administratif et d’appui pour le compte du ministère de la santé et de l’hygiène publique, session de mai 2025, sont invités à prendre service le mardi 7 avril. L’annonce a été faite le jeudi 2 avril dans un communiqué du ministère.
Au total, 2285 nouveaux agents sont attendus dans les différentes structures de santé à travers le pays, conformément aux affectations qui leur ont été attribuées. Leur déploiement vient renforcer les effectifs existants et soutenir le fonctionnement des services de santé.
Cette nouvelle vague de recrutement s’inscrit dans la dynamique d’amélioration de la couverture sanitaire et de la qualité des soins offerts aux populations. Elle accompagne notamment la mise en œuvre de l’Assurance maladie universelle (AMU), qui nécessite la disponibilité de personnel qualifié pour répondre efficacement aux besoins des assurés.
Au Togo, la dotation des localités en infrastructures éducatives modernes se poursuit. Entre 2024 et 2025, 738 salles de classe ont été construites dans l'ensemble des cinq régions du pays.
Budget Citoyen 2026. Veuillez cliquer sur le lien suivant pour télécharger le document :https://t.co/4X465uZCXE pic.twitter.com/VfyBNkjW8f
— Ministère des Finances et du Budget du Togo (@MFB_Tg) April 1, 2026
C’est ce qui ressort des dernières statistiques du ministère de l’éducation nationale publiées dans le budget citoyen 2026. Ces réalisations concernent la construction de blocs de trois et de quatre salles de classe. Les Savanes, les Plateaux et la Centrale sont les régions ayant bénéficié d’un nombre important d’infrastructures.
Ces investissements visent notamment à améliorer les conditions des apprenants et des enseignants, et à favoriser de meilleurs résultats scolaires. Ils contribuent également à limiter le recours aux abris provisoires.
Pour 2026, l’exécutif prévoit la construction de 844 salles de classe, pour un investissement estimé à 8,3 milliards FCFA.
La démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du système éducatif, portée par l'exécutif, qui multiplie les actions en faveur de l’accès équitable à une éducation de qualité. Au-delà des constructions, des efforts sont consentis en matière de formation des enseignants et de renforcement de la gouvernance du secteur.
Dans le Grand Lomé, les efforts s’intensifient pour renforcer les dispositifs de gestion des risques et de prévention des catastrophes. Mercredi 1er avril à Lomé, une rencontre a réuni les principaux acteurs impliqués, notamment les maires des 13 communes, les préfets, ainsi que les responsables administratifs et techniques, autour des enjeux liés à la coordination et à la réponse face aux inondations.
La réunion, présidée par le ministre de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières, Hodabalo Awaté, intervient dans un contexte marqué par des pluies diluviennes ayant occasionné d’importants dégâts dans plusieurs localités du Grand Lomé. Elle vise à renforcer la synergie d’action entre les différents intervenants afin d’améliorer la gestion des situations d’urgence.
Les échanges ont permis de faire le point sur les dispositifs existants, d’identifier les insuffisances en matière de communication et de coordination, et de proposer des pistes d’amélioration. Une attention particulière a été accordée aux questions d’assainissement, de prévention et de mobilisation des acteurs locaux, considérées comme essentielles pour limiter les risques d’inondation.
A l’issue des échanges, les participants ont convenu de renforcer la collaboration entre les structures concernées et de maintenir une veille permanente sur le terrain, afin de mieux anticiper et gérer les prochaines intempéries.
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Au Togo, le secteur maraîcher bénéficie d’un coup de pouce en termes de gestion des infrastructures hydroagricoles et d’accompagnement des producteurs. Une session de formation, en cours jusqu’au 3 avril, réunit des conseillers techniques agricoles autour des enjeux de l’ingénierie sociale, afin d’assurer une meilleure appropriation et une gestion efficace des forages et périmètres maraîchers par les communautés bénéficiaires.
Déployés simultanément dans les régions Maritime et de la Kara, les travaux vont s'étendre aux Plateaux, à la Centrale et aux Savanes. Ils s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre d’un dispositif d’appui aux producteurs, avec en perspective la réalisation de 400 forages et l’aménagement de périmètres maraîchers.
L’initiative, portée par le Projet d’appui au Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (ProMIFA), en collaboration avec la direction du développement rural, vise à favoriser une inclusion sociale effective et une gestion durable des ouvrages hydroagricoles.
Les conseillers techniques de gestion des entreprises agricoles se renforcent en compétences pour mieux encadrer les producteurs. Leur mission consistera notamment à identifier les acteurs locaux, analyser les dynamiques socioéconomiques et accompagner la mise en place de comités de gestion autour des sites maraîchers.
À l’issue de cette phase, les conseillers techniques seront chargés de collecter des données auprès des bénéficiaires. Ces informations serviront de base pour orienter les prochaines étapes, notamment en matière d’organisation des producteurs et de gestion participative des ouvrages.
Au-delà de la collecte de données, les communautés seront accompagnées dans la mise en place et la formation des comités de gestion des forages et périmètres maraîchers, ainsi que dans l’instauration d’un mécanisme de suivi participatif. « Ces aménagements permettront d’accroître durablement la productivité agricole de contre-saison, avec des retombées attendues sur l’emploi, les revenus en milieu rural et la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a expliqué Amenunya Kokou Elolo, représentant le directeur du développement rural.
Pour rappel, le ProMIFA, cofinancé par le gouvernement et le Fonds international de développement agricole (FIDA), vise à faciliter l’accès au financement agricole tout en soutenant le développement des chaînes de valeur.
Le Togo poursuit son engagement en faveur d’une utilisation sûre, sécurisée et pacifique des technologies nucléaires. Le gouvernement a adopté le mercredi 1er avril en conseil des ministres, deux projets de loi autorisant l’adhésion du pays à deux nouveaux instruments juridiques internationaux.
Les travaux ont été notamment axés sur l’organisation de la concurrence et la protection des consommateurs, la sûreté nucléaire, le foncier rural et la productivité agricole, la reconnaissance des chefs des cantons ainsi que la gestion des frontières. Autant de chantiers qui… pic.twitter.com/Bw2wIDt47Z
— Faure Essozimna GNASSINGBÉ (@FEGnassingbe) April 1, 2026
Concrètement, il s'agit de la convention sur la sûreté nucléaire adoptée à Vienne le 17 juin 1994, et de la convention relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, adoptée dans la même ville le 21 mai 1963. Dans les détails, les deux textes visent, d’une part, à établir et maintenir un haut niveau de sûreté nucléaire à l’échelle mondiale, protégeant ainsi les populations et l’environnement contre les rayonnements ionisants, et prévenant les accidents dans les installations nucléaires civiles. De l’autre, à instaurer un régime harmonisé de responsabilité civile applicable aux dommages nucléaires, avec des obligations, des garanties financières, et des règles d’indemnisation.
Pour le Togo, qui s’est doté depuis 2020 d’une loi sur l’utilisation pacifique du nucléaire, il s’agit de confirmer sa détermination et de renforcer sa crédibilité à l’international. Pour rappel, le pays siège depuis septembre 2025 au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
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Le Togo veut améliorer son cadre légal pour mieux encadrer la concurrence et protéger les consommateurs. Le gouvernement, réuni le mercredi 1er avril en conseil des ministres à Lomé, a adopté un projet de loi dans ce sens.
Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 1er avril 2026, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil. Au cours des travaux, le Conseil des ministres a examiné et adopté trois (3) projets de loi, quatre (4) décrets,… pic.twitter.com/M0AdkQmOPG
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) April 2, 2026
Le texte, qui se veut une révision du cadre juridique en vigueur depuis 1999 en la matière, doit permettre au pays de prendre en compte les mutations économiques et technologies, et d’être en phase avec les engagements communautaires et régionaux, pris notamment au sein de l’UEMOA, de la CEDEAO ou encore de la ZLECAf.
Dans les détails, la nouvelle mouture approuvée par l’exécutif consacre la liberté de commerce et la liberté des prix, tout en encadrant les pratiques anticoncurrentielles telles que les ententes, les abus de position dominante et les opérations de concentration. Également, elle renforce la protection des consommateurs, en améliorant l’information, la transparence des transactions commerciales et la lutte contre les pratiques déloyales.
A ce titre, le nouveau cadre légal prévoit la création d’une commission nationale de la concurrence et de la protection des consommateurs, qui sera chargée de veiller à l’application effective de ces règles sur l’ensemble du territoire national. Pour le gouvernement, l’ambition est multiple : améliorer la transparence des relations économiques, sécuriser les échanges commerciaux et renforcer l’attractivité du Togo pour les investisseurs.