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Le Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida dispose d’un nouveau directeur pays au Togo. Le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a reçu la semaine dernière la lettre de nomination du nouveau responsable, Dr Christian Mouala.

 

Basé au bureau multi-pays d’Abidjan en Côte d’Ivoire, le représentant de l’ONUSIDA assurera la coordination et le renforcement de la réponse nationale à l’épidémie de VIH/SIDA, en étroite collaboration avec le gouvernement, la société civile et les partenaires techniques et financiers. Sa mission consistera notamment à intensifier les efforts de prévention et à améliorer l’accès aux services de dépistage et de traitement.

Au Togo, ces dernières années, la lutte contre le VIH/SIDA enregistre des progrès. Selon les données du Conseil national de lutte contre le SIDA (CNLS) en 2024, près de 98 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, contre 90 % un an plus tôt. La couverture thérapeutique reste stable à 92 %, tandis que 85 % des patients suivis affichent une charge virale indétectable. Ces résultats s’inscrivent dans la stratégie dite des « trois 95 » (95% des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) connaissant leur statut, 95% d’entre elles recevant un traitement antirétroviral (ARV) et 95% de celles-ci ayant une charge virale supprimée), adoptée pour structurer la riposte nationale.

Au Togo, le gouvernement veut renforcer l’encadrement de la commercialisation de la noix de cajou et promouvoir davantage la transformation locale. Un arrêté interministériel conjoint a été pris dans ce sens par le ministre en charge de l’économie, Badanam Patoki, et Antoine Gbegbeni, ministre de l’agriculture, modifiant certaines dispositions de la réglementation en vigueur depuis 2008.

Concrètement, la nouvelle mouture impose désormais à tout acheteur agréé ainsi qu’à toute société coopérative de producteurs de livrer aux unités de transformation établies sur le territoire national au moins un tiers du volume de noix de cajou collecté ou acheté, avant toute cession aux exportateurs. La livraison de ce quota doit être justifiée par un quitus ou un bordereau délivré par les unités de transformation. Le non-respect de cette obligation entraîne l’exclusion de toute opération de vente aux exportateurs pendant la campagne en cours, sauf en cas d’impossibilité dûment constatée.

Le texte précise également que l’achat et l’exportation des noix de cajou sont subordonnés à la délivrance d’un agrément par le Comité de coordination de la filière anacarde. Toute cargaison destinée à l’exportation sans ces documents peut être saisie et les charges qui en découlent sont à la charge de l’exportateur.

La mainlevée sur la cargaison n’interviendra que si l’exportateur se conforme aux dispositions”, précise l'arrêté.

L’ambition de l’exécutif est de stimuler l’activité des unités de transformation locales, de créer de nouvelles opportunités d’emploi et d’augmenter les revenus des producteurs. En rappel, depuis le mois dernier, une nouvelle campagne de commercialisation de la noix de cajou est ouverte avec un prix fixé à 350 FCFA le kilogramme.

Le Centre de formation des professions de justice (CFPJ) a certifié, le vendredi 13 mars, une nouvelle promotion de professionnels de justice. En tout, 67 récipiendaires ont reçu leur diplôme lors d’une cérémonie solennelle présidée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Adjourouvi.

Dans le détail, la promotion est composée de 28 auditeurs de justice, dont cinq officiers des Forces de défense et de sécurité, ainsi que de 39 élèves greffiers et secrétaires de parquet, parmi lesquels trois adjudants de la Police nationale. Ces nouveaux diplômés viennent renforcer les effectifs de l’institution judiciaire.

« Retenez que la loi exige de vous le travail bien fait, l’impartialité et l’intégrité ; en somme, de l’ardeur mais aussi une haute conscience professionnelle », a exhorté le ministre Pacôme Adjourouvi.

La formation a duré 24 mois pour les magistrats et 18 mois pour les greffiers et secrétaires de parquet. « Nous leur avons inculqué les valeurs d’éthique, de déontologie, de discrétion et de rigueur. Nous attendons d’eux qu’ils restituent ces acquis tout au long de leur carrière et qu’ils se comportent, en tout lieu, avec dignité », a précisé le directeur général du CFPJ, Essozimna Bidassa.

L’occasion a permis au major de promotion, Hognon Kodjo Simon-Pierre, de réaffirmer au nom de ses pairs, leur engagement à servir la cause nationale avec loyauté et professionnalisme. « Nous mettrons en pratique les enseignements reçus pour contribuer à l’édification d’un système judiciaire fort, crédible et respecté ».

Créé en 2009, le CFPJ est un établissement public chargé de la formation initiale et continue des acteurs des professions judiciaires. Le centre assure notamment la préparation des magistrats, greffiers et secrétaires de parquet, dans le but de renforcer la qualité du service public de la justice et d’adapter les compétences aux exigences de modernisation du secteur.

Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a reçu le vendredi 13 mars à Lomé, le Sous-Secrétaire d’État adjoint au Bureau de la population, des réfugiés et des migrations, Christian Jové Ehrhardt, en visite de travail au Togo. 

Les échanges avec l’officiel américain ont entre autres porté sur les questions migratoires, ainsi que les mécanismes de renforcement de la coopération bilatérale. Liés depuis plusieurs décennies par d’excellentes relations dans divers domaines d’activités, Lomé et Washington se concertent régulièrement. 

Le partenariat se traduit par une convergence de vues sur des questions de paix et de sécurité.  Dans le cadre de ce partenariat, les États-Unis ont accompagné le Togo dans la mise en œuvre du Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS), à travers le Mécanisme de stabilité des Etats côtiers (MSEC).

L’initiative, lancée en 2024 doit permettre de renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. En outre, plusieurs programmes déployés dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la gouvernance, du commerce et des investissements, bénéficient de l’appui des USA.

Au Togo, l’Agence nationale de protection civile (ANPC) se prépare à faire face aux risques d’inondations à l’approche de la saison des pluies. Une rencontre a réuni, dans ce sens, le jeudi 12 mars à Lomé les institutions publiques, partenaires techniques et organisations impliquées dans la gestion des catastrophes.

Les travaux ont permis de faire le point sur le niveau de préparation des différents acteurs et de renforcer la coordination des interventions en cas d’événements climatiques majeurs. Les discussions ont porté sur les plans d’alerte, les dispositifs d’intervention rapide et la mobilisation des ressources pour protéger les populations dans les zones les plus vulnérables.

« Il fallait rassembler tous les acteurs intervenant dans la gestion des risques de catastrophes pour se préparer et apporter une réponse appropriée à d’éventuelles inondations », a indiqué le directeur général de l’ANPC Baka Youma.

Cette première réunion de coordination intervient dans un contexte marqué par des prévisions météorologiques préoccupantes. Selon les services spécialisés, certaines régions du sud du pays pourraient connaître des précipitations supérieures à la moyenne entre mars et mai.

Pour rappel, ces dernières années, au Togo, plusieurs initiatives ont été mises en place pour améliorer la prévention et la gestion des risques liés aux inondations. Le pays dispose également d’un schéma national d’analyse et de couverture des risques.

La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) prépare le lancement du projet « Femmes Action CCI-Togo », une initiative visant à promouvoir l’autonomisation économique des femmes à travers les métiers du transport et de la logistique. Le pré-lancement du programme est intervenu ce vendredi 13 mars 2026 à Lomé, lors d’une rencontre avec la presse conduite par le président de l’institution consulaire, José Kwassi Symenouh.

Le projet « Femmes Action CCI-Togo » ambitionne de renforcer la présence des femmes dans des secteurs encore majoritairement masculins, notamment la conduite d’engins lourds, de poids lourds ou encore la manipulation d’équipements logistiques. Elle s’inscrit dans la dynamique gouvernementale de promotion de l’entrepreneuriat féminin.

Pour cette première édition, dix candidates seront retenues à l’issue d’un appel à candidatures, dévoile le président de la CCI-Togo. Baptisée « Promotion Dorothée Nassif », en hommage à la pionnière des femmes conductrices de poids lourds Dorothée Nassif, la cohorte bénéficiera d’une formation professionnelle spécialisée, avec l’appui de partenaires du secteur, dont Africa Global Logistics (AGL) et la Direction des transports routiers et ferroviaires (DRTF).

Le lancement officiel du programme est attendu dans les prochains mois, avec un démarrage des formations envisagé pour septembre 2026, détaille la CCI-Togo. À terme, l’institution consulaire entend favoriser l’insertion professionnelle des bénéficiaires et encourager la création d’initiatives entrepreneuriales féminines dans le secteur du transport, grâce notamment à un fonds spécial dénommé Fonds d’Investissement de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo dont la mise en place est attendue.

Un premier bilan de l’initiative est prévu le 8 mars 2027.

Le Togo dispose désormais de nouveaux outils de lutte contre le faux-monnayage. Les députés ont adopté le mardi 10 mars dernier un projet de loi sur la répression de ce phénomène, qui constitue une menace pour la stabilité financière et la confiance dans la monnaie. 

Le texte, qui se veut une actualisation de la loi uniforme votée en 1982 par les Etats membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), renforce le cadre juridique et tient compte des évolutions observées depuis plusieurs décennies. 

Concrètement, la nouvelle loi prend désormais en compte des infractions telles que la contrefaçon ou la falsification de billets et pièces non encore émis, la responsabilité pénale des personnes morales, ou encore les obligations de transmission des signes monétaires contrefaits aux autorités compétentes. Egalement, elle fixe les incriminations et les sanctions applicables, et précise les modalités de poursuite ainsi que les pouvoirs de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), sur la centralisation des signes monétaires saisis.

En outre, la nouvelle mouture se présente comme un outil de coopération sous-régionale : “les dispositions de cette nouvelle loi facilitent la traque des réseaux criminels et offrent des outils modernes aux forces de sécurité”, a d’ailleurs indiqué le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, qui a assisté aux discussions législatives. Pour le Togo, il s’agit non seulement de renforcer les bases de son économie, mais également de protéger les droits économiques des populations, a expliqué pour sa part le Président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou.

Pour rappel, le faux monnayage est une infraction économique qui consiste à fabriquer, falsifier, détenir ou utiliser de la fausse monnaie, billets ou pièces, dans le but de la faire circuler comme si elle était authentique. 

Les rideaux sont tombés le jeudi 12 mars sur la 7ème édition des Journées Scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). Après quatre jours d’échanges, les États membres ont adopté la “Déclaration de Lomé”, un texte stratégique destiné à renforcer la coopération scientifique et à harmoniser les politiques de recherche dans l’espace CAMES.

Concrètement, cette déclaration vise à coordonner les politiques nationales de recherche, à mutualiser les ressources et les compétences scientifiques ainsi qu’à favoriser la convergence des ambitions autour d’objectifs communs. Elle constitue un acte majeur pour l’avenir de la recherche dans les 19 États membres du CAMES, ouvrant la voie à une collaboration plus structurée.

« La première avancée majeure est la déclaration de la politique commune de recherche de l’espace CAMES, affectueusement nommée Déclaration de Lomé. Ce texte fondateur n’est pas une déclaration d’intention de plus. C’est notre vision collective de la recherche scientifique que nous voulons », a souligné le secrétaire général du CAMES, Souleymane Konate.

Pour sa part, le ministre de l’éducation nationale, Mama Omorou, a, dans son discours de clôture, mis en avant l’importance de la Déclaration de Lomé comme levier pour renforcer la coopération scientifique et harmoniser les politiques de recherche. L’officiel a en outre appelé à une mobilisation concertée des États membres pour soutenir l’innovation et valoriser les talents scientifiques du continent. « Il nous appartient désormais de renforcer les passerelles entre ces compétences et nos institutions nationales de recherche afin de créer un véritable espace de circulation des savoirs, des technologies et des talents », a-t-il déclaré.

Notons que cette 7ème édition des Journées Scientifiques du CAMES a réuni 903 communicants et plus de 1076 participants, venus des pays membres du CAMES ainsi que d’Allemagne, de France, du Canada, du Nigéria et d’Éthiopie.

Au Togo, le contrôle du marché alimentaire se renforce. Le ministre de l’économie et de la veille stratégique, Badanam Patoki, a lancé le jeudi 12 mars à Lomé la plateforme Digital Market Intelligence (DMI), un outil numérique destiné à protéger les consommateurs et à sécuriser les recettes fiscales.

Déployée par la Société industrielle et commerciale de produits alimentaires (SICPA Togo SA), la DMI vise à transformer les données collectées lors des opérations de contrôle en informations stratégiques. Elle permettra ainsi aux pouvoirs publics de détecter la fraude et la contrebande, d’améliorer la traçabilité des produits alimentaires et de renforcer la régulation du marché.

« La plateforme DMI marque une étape importante dans l’utilisation des technologies innovantes au service de la régulation du marché et de la mobilisation des ressources publiques », a souligné le ministre Badanam Patoki.

Grâce à l’intelligence artificielle, la plateforme offre aux agents des analyses fiables pour anticiper les risques et intervenir efficacement. Elle vient compléter la Solution automatisée de marquage (SAM), lancée en 2020, qui permet d’assurer la sécurité et l’authenticité des produits, de faciliter leur traçabilité, d’identifier leur origine à l’entrée sur le territoire et de sécuriser les recettes fiscales. En cinq ans (2020-2025), le mécanisme a permis de collecter 35,8 milliards FCFA de recettes fiscales, assurant le suivi de plus de 2 milliards d’unités de produits et impliquant 600 opérateurs économiques.

C’est désormais officiel, le Togo participera à l’Exposition universelle de Belgrade prévue du 15 mai au 15 août 2027. Le pays a en effet confirmé sa présence à travers la signature du contrat dans le cadre de l’International Participants Meeting (IPM 2026), organisé du mardi 10 au jeudi 12 mars dans la capitale serbe.

L’entente, paraphée par le commissaire général de la section togolaise, Alexandre de Souza, et Jagoda Lazarević, ministre serbe du commerce intérieur et extérieur et commissaire de l’exposition, marque une étape importante dans la préparation de la participation du Togo à cet événement d’envergure internationale.

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Placée sous le thème « Jouer pour l’humanité-Sport et musique pour tous », l’Expo 2027 de Belgrade se veut un cadre de célébration des valeurs universelles de solidarité, de créativité et de dialogue entre les peuples.

Pour le Togo, fort de son expérience dans les expositions internationales majeures, cette participation constitue une nouvelle occasion de valoriser sa culture et son dynamisme. Il s’agira concrètement de promouvoir les potentialités économiques, culturelles et touristiques sur la scène internationale.

Pour rappel, l’Expo Belgrade 2027 est organisée sous l’égide du Bureau international des expositions (BIE) et devrait accueillir plus de 120 pays. Plus de 4 millions de visiteurs sont attendus durant les trois mois de l’exposition.

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