RTG

RTG

En 2025, le Togo est l’une des signatures souveraines les mieux valorisées sur le marché régional de la dette de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Dans un environnement marqué par une forte sélectivité des investisseurs et une différenciation plus nette des risques souverains, les conditions de financement obtenues par Lomé traduisent une confiance soutenue du marché.

Sur les maturités intermédiaires, comprises entre trois et cinq ans segment devenu central dans les stratégies d’endettement des États les rendements togolais se situent généralement autour de 6 %, parfois légèrement au-dessus, mais restent inférieurs à la moyenne observée dans l’Union. Ces niveaux placent le Togo dans le premier cercle des émetteurs régionaux, aux côtés du Bénin, et même devant des pays comme la Côte d’Ivoire, acteur de référence ou le Sénégal, dont les taux se situent plus fréquemment entre 6,5 % et 7,5 %. À l’inverse, certaines signatures plus fragiles, comme le Niger ou la Guinée-Bissau, doivent offrir des rendements dépassant 9 %, voire 10 %, pour attirer les investisseurs.

Cette bonne valorisation ne tient pas uniquement aux conditions de marché. Elle reflète aussi une gestion plus fine de la dette publique. En 2025, le Togo a mobilisé 411 milliards de francs CFA sur le marché régional, un volume nettement inférieur à celui des années précédentes. Ce recul ne traduit pas un retrait, mais un ajustement de la stratégie de financement, avec un recours plus sélectif aux adjudications et une diversification prononcée des instruments, notamment via des financements de maturité plus longue sur le segment obligataire lié à la BRVM ainsi que les financements concessionnels.

Une orientation qui s’inscrit dans un mouvement d’allongement progressif de la maturité moyenne du portefeuille de dette, qui atteint 6,72 ans à fin septembre 2025, contre 6,67 ans un an plus tôt. Cet allongement est principalement porté par la dette extérieure, dont la maturité moyenne dépasse désormais dix ans, sous l’effet de financements concessionnels multilatéraux, tandis que la dette intérieure conserve des maturités plus courtes que le service de gestion de la dette commence à rallonger progressivement.

Le profil de refinancement apparaît, dans ce contexte, relativement maîtrisé. La part de la dette arrivant à échéance à court terme représenterait environ 19 % de l’encours total, un niveau concentré sur le segment domestique, tandis que la dette extérieure bénéficie d’échéances nettement plus étalées dans le temps.

Le coût moyen de la dette togolaise demeure par ailleurs contenu, autour de 4,5 %, tiré vers le bas par des emprunts extérieurs à des conditions concessionnelles.

Dans un marché régional devenu plus exigeant, cette combinaison discipline dans le recours au marché, allongement des maturités et maîtrise du profil de risque contribue à stabiliser la courbe des taux togolaise. Pour les investisseurs, elle conforte l’image d’un émetteur prudent, capable de se financer à des conditions compétitives sans exposer excessivement ses finances publiques aux chocs de liquidité. Cette crédibilité acquise sur le marché constitue un atout au moment où Lomé s’apprête à revenir progressivement sur le segment des adjudications. Cette année, le Togo projette de lever 463,5 milliards de francs CFA sur le marché régional des titres publics de l’Umoa.

Le ministère de la Défense nationale a lancé en fin de semaine écoulée, pour le compte de l'École du service de santé des armées de Lomé (ESSAL), un nouveau concours de recrutement. Ce processus, ouvert aux jeunes togolais des deux sexes, élèves ou étudiants, est prévu pour les 08 et 09 avril 2026 au Lycée de Tokoin I (Colombe de la Paix).

Les postulants, dont la limite d’âge ne devra pas excéder 21 ans à la date du concours, devront en outre remplir une série de conditions préalables, dont les détails sont disponibles en ligne et dans le quotidien national Togo Presse. Le dépôt des candidatures est prévu du lundi 2 février au lundi 2 mars 2026.

Ce nouveau recrutement vise à renforcer le soutien sanitaire des Forces armées togolaises (FAT) avec des officiers médecins, pharmaciens, vétérinaires et odontostomatologistes. L’ESSAL, créée en 1993, est l’une des structures de formation des FAT. Depuis 1998, elle bénéficie du statut d'École nationale à vocation régionale (ENVR) et accueille, dans ce sens, plusieurs nationalités étrangères.

Au Togo, les candidatures sont ouvertes pour le programme de bourses d’études “Grande Muraille” au titre de l’année académique 2026-2027, a annoncé ce lundi 19 janvier le ministère délégué en charge de l’enseignement supérieur.

Ces bourses, offertes par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) en coopération avec la Chine, s’adressent aux étudiants et chercheurs des pays en développement. Elles permettent de poursuivre un Master ou un Doctorat en Chine ou de participer à un programme de recherche.

Cette initiative vise à renforcer les capacités académiques et scientifiques des étudiants, en leur offrant une opportunité d’acquérir des connaissances et des expériences dans un contexte international. Les candidatures sont exclusivement reçues Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. au plus tard le 10 février 2026.

Lancé en 1994, le programme de bourses “Grande Muraille” a déjà permis à plus de 700 étudiants de 100 pays de bénéficier d’études et de recherches en Chine.

Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est entretenu le samedi 17 janvier à Lomé, avec la Représentante spéciale par intérim du Secrétaire général des Nations unies en République Démocratique du Congo (RDC), Viviane Van de Perre. La responsable onusienne, également cheffe par intérim de la mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), était en séjour dans la capitale togolaise, dans le cadre de la réunion de haut niveau organisée à l’initiative du Médiateur de l’Union Africaine.

Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont abordé des questions liées à l’avenir de la RDC, ainsi que la manière dont les efforts de médiation de l’Union africaine pourront favoriser l’instauration d’une paix acceptée par l’ensemble des parties prenantes. L’occasion pour la représentante de la MONUSCO de saluer les efforts engagés par le Togo, et de réitérer le soutien de la Mission au Président du Conseil. 

La population souffre, et il nous revient de trouver des solutions qui apportent une paix durable. Nous lui avons donné notre plein soutien en tant que MONUSCO pour faire tout ce que nous pouvons pour soutenir ses efforts”, a déclaré Viviane Van de Perre à l’issue de l’audience.

Pour rappel, en juin dernier, quelques semaines après la désignation du leader togolais par l’UA, la Mission, par la voix de sa cheffe d’alors, Bintou Keita, avait apporté son appui aux initiatives de médiation déployées par Lomé.

Au Togo, la dynamique de renforcement de la décentralisation se consolide. En 2026, le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) s’élève à 12 milliards FCFA, selon les projections de la loi de finances, exercice 2026. Ce chiffre marque une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente, où 10 milliards FCFA avaient été débloqués.

Cette augmentation vise à renforcer les capacités financières des communes et régions, afin de leur permettre de mieux planifier et réaliser des projets de développement local. Elle contribuera notamment à l’amélioration des infrastructures de proximité, à la mise en œuvre de services essentiels pour les populations et au soutien des initiatives locales en matière d’éducation, de santé et d’assainissement.

En cinq ans, un total de 41,8 milliards FCFA a ainsi été alloué aux collectivités territoriales pour soutenir leur développement. Notons que des missions de contrôle sont régulièrement menées afin de s’assurer de la bonne utilisation de ces fonds et de garantir la transparence dans la mise en œuvre des projets locaux.

Lire aussi : 

Salles de classes, forages, réseau électrique…Au Togo, le FACT renforce la décentralisation

Les citoyens togolais n’auront plus besoin de visa pour se rendre au Rwanda. Les deux pays ont en effet signé, le vendredi 16 janvier à Lomé, un accord d’exemption de visa permettant aux détenteurs de passeports de toutes catégories de voyager librement.

L’acte a été scellé par le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, et son homologue, Olivier Nduhungirehe, en marge de la réunion de haut niveau tenue à Lomé et consacrée à la consolidation du processus de paix dans la région des Grands Lacs. Pour les deux pays, il s’agit d’une nouvelle étape dans le renforcement des relations, qu’entretiennent Lomé et Kigali depuis plusieurs années dans des domaines variés.  

Pour rappel, le Togo dispose d’accords d’exemption de visa avec plusieurs autres pays dans le monde. 

Egalement engagé dans le processus de médiation pour le retour d’une paix durable dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) et dans les Grands Lacs, les Etats Unis d’Amérique saluent l’importance du leadership africain dans ce dossier. C’est ce qu’a indiqué le samedi 17 janvier dernier, le Directeur du Bureau des Affaires de l’Afrique centrale du département d’Etat, Keith R. Gilges, à la faveur d’une audience avec le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. 

L’officiel américain était en effet présent à Lomé, dans le cadre de la réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs, initiée par le Médiateur de l’Union Africaine. Les travaux, qui ont mobilisé les facilitateurs, les parties prenantes et les partenaires internationaux, ont notamment permis de mettre tous les acteurs en face de leurs responsabilités, et de tracer la voie pour une cohérence des actions, tout en s’alignant sur le principe de la centralité de la médiation conduite par le Togo. 

J’ai salué l’importance du leadership africain dans ce processus et exprimé notre gratitude au Président Faure Gnassingbé pour son leadership, pour la participation des cinq facilitateurs, anciens chefs d’État à la réunion de Lomé. Nous pensons qu’il est vraiment la troisième épaule pour trouver une paix durable”, a déclaré Keith Gilges à l’issue de l’entretien avec le leader togolais. Et d’ajouter : “les médiations de Washington, de Doha et de l'Union africaine sont toutes essentielles pour trouver une solution durable”.

Pour rappel, parallèlement à leurs actions directes qui ont notamment conduit à la signature d’un accord de paix le 04 décembre 2025 entre le Rwanda et la RDC, les USA ont apporté leur appui à toutes les missions diplomatiques visant à favoriser une désescalade de la situation.

La capitale togolaise a abrité samedi 17 janvier les travaux de la réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République Démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs. Les travaux, dirigés par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, Médiateur de l’Union Africaine pour la résolution de la crise, ont réuni d’éminents participants comme le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, les parties prenantes, le panel des facilitateurs composé d’anciens chefs d’Etats (Olusegun Obasanjo du Nigeria, Uhuru Kenyatta du Kenya, Mokgweetsi Masisi du Botswana, Sahle-Work Zewde d’Éthiopie et Catherine Samba-Panza de la Centrafrique), et plusieurs autres acteurs impliqués dans ce processus de paix.

Objectif de cette importante rencontre, tracer la voie pour une cohérence des actions, à travers de nouvelles stratégies et une nouvelle feuille de route, dans un contexte de persistance des tensions malgré les différentes initiatives engagées. 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour assumer pleinement nos responsabilités collectives. Nous ne sommes plus au temps des diagnostics répétés. Nous ne sommes plus au temps des déclarations, qui se superposent sans toujours se renforcer. La situation en République Démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs nous oblige à la cohérence de l’action”, a d’ailleurs insisté Faure Gnassingbé à l’entame de la réunion. 

IMG1 copy copy copy copy copy

Face à la situation toujours instable sur le terrain, le Médiateur de l’Union Africaine a appelé à une meilleure cohérence stratégique des actions, une pleine opérationnalisation du processus africain unifié, et un renforcement des dimensions humanitaires, sociales et économiques des efforts de paix. 

Il ne suffit pas de proclamer la paix. Il faut la construire dans le temps. Et nous savons qu’elle s’affaiblit lorsque les initiatives se juxtaposent sans coordination. L’expérience récente nous l’a montré : la fragmentation des cadres, des médiations et des initiatives affaiblit la paix plus qu’elle ne la sert”, a-t-il indiqué.  

A l’issue des travaux, articulés autour de la cohérence des efforts de médiation et de la consolidation processus de paix à l’Est de la RDC en tenant compte des évolutions récentes, les participants ont acté plusieurs décisions majeures et adopté tour à tour, un document-cadre de la médiation et un plan de travail des facilitateurs. Cap désormais sur l’opérationnalisation pleine de ces actions, pour une solution durable et tangible. 

Au Togo, les candidatures sont ouvertes pour les programmes de bourses d’études de la Banque islamique de développement (BID) au titre de l’année académique 2026-2027, a annoncé le ministère délégué en charge de l’enseignement supérieur.

Ces bourses s’adressent aux étudiants désireux de poursuivre des formations de licence professionnelle, de master en sciences, ainsi que des études doctorales et des recherches postdoctorales dans les domaines liés aux technologies avancées. L’initiative vise à soutenir le renforcement des compétences et à promouvoir l’excellence académique.

Les candidatures doivent être soumises exclusivement en ligne, via la plateforme dédiée. La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 31 janvier 2026.

Pour rappel, la Banque islamique de développement intervient au Togo dans plusieurs domaines.

La capitale togolaise abritera ce samedi 17 janvier, un sommet de haut niveau sur la situation dans les Grands Lacs. L’événement, qui sera conduit par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, Médiateur désigné de l’Union africaine (UA), réunira les représentants des Etats membres, des facilitateurs et des parties prenantes de cette crise entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. 

Concrètement, il s’agira pour le leader togolais de poursuivre les consultations avec les différents acteurs sur la coordination politique, la sécurité régionale, les mécanismes de désescalade, le soutien humanitaire et l’intégration économique. Des échanges qui devront contribuer  à relancer le processus de paix, alors que les tensions demeurent vives dans plusieurs localités de la région, malgré la récente signature d’un accord à Washington, en présence du Médiateur de l’UA.

51485285new

Vendredi, à la veille de ce rendez-vous diplomatique, une séance de travail préparatoire a réuni le panel de facilitateurs composé d'anciens chefs d'État, du ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, des dirigeants de la Communauté d'Afrique de l'Est et de la Communauté de développement de l'Afrique australe, ainsi que d'autres partenaires.

L'Afrique doit faire preuve de courage, d'unité et de responsabilité collective dans la poursuite de la paix”, a exhorté lors de cette réunion, le Président de la Commission de l’UA, Mahamoud Ali Youssouf, également présent à Lomé

Page 1 sur 962