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Au Togo, l’Unité de politique fiscale (UPF) s'apprête à renforcer son équipe. Le ministère des finances et du budget vient de lancer un appel à candidatures dans ce sens.

Au total, trois profils sont recherchés. Il s’agit d’un chef de cellule de la fiscalité internationale, d’un analyste macroéconomiste et d’un analyste des données.

Les détails pour chaque profil peuvent être consultés en ligne. Les soumissions sont reçues par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par dépôt physique au plus tard le vendredi 30 janvier 2026 à 12h00.

Pour rappel, l’UPF est un service technique qui assiste le ministre des finances et du budget dans l’exercice de ses fonctions en matière de mobilisation des ressources intérieures. Elle a pour mission principale de proposer une stratégie visant à moderniser le système fiscal.

Activement impliqué depuis plusieurs années dans la modernisation de son arsenal juridique lié au nucléaire, le Togo s’apprête à franchir un nouveau palier. Le gouvernement a en effet adopté au cours du dernier conseil des ministres, trois projets de loi autorisant l’adhésion du pays à des conventions internationales. 

Les instruments juridiques internationaux visés concernent tour à tour la notification rapide d’un accident nucléaire, l’assistance en cas d’accident nucléaire ou de situation d’urgence radiologique, et la protection physique des matières nucléaires. Concrètement, ces textes, qui devront être approuvés par les députés, offrent un cadre juridique harmonisé, favorisent le partage d’informations, de bonnes pratiques et d’expertises, et améliorent la capacité nationale de prévention, de réponse et de gestion des situations d’urgence. 

En outre, elles contribuent à protéger la population, l’environnement et les infrastructures, grâce à un accès rapide à l’assistance internationale, une notification précoce et transparente des accidents nucléaires, ainsi qu’une coopération renforcée contre les actes malveillants. Pour le Togo, qui dispose d’une vision nationale de promotion du nucléaire civil dans divers domaines et de coopération renforcée sur le plan international, ces adhésions permettront définitivement de renforcer de manière cohérente le cadre national de sûreté, de sécurité et de préparation aux urgences. 

En rappel, le pays siège depuis septembre au Conseil des gouvernements de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), un statut qui confère une responsabilité accrue dans la gouvernance mondiale du nucléaire.

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Au Togo, des progrès ont été enregistrés dans la prévention des risques liés aux produits chimiques et la sensibilisation des populations au cours de l'année 2025. C’est ce que révèle le rapport de l’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques (ANIAC) présenté en fin d’année.

Concrètement, au cours des douze derniers mois, l’ANIAC a mené 15 des 17 activités prévues dans son Plan de travail et du budget annuel, soit un taux de réalisation de 88,24 %. Les actions menées ont porté sur le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la manipulation des produits, la sensibilisation des populations et la gestion des produits chimiques avariés. Un guide d’identification a été également mis à disposition des inspecteurs nationaux pour faciliter la reconnaissance et la classification des produits chimiques.

L’institution a en outre effectué des visites dans six sociétés industrielles où 80 employés ont été formés sur le stockage et la manipulation sécurisée des substances dangereuses. Enfin, le site de traitement et de neutralisation des produits chimiques d’Ahodomon, à Atakpamé, a été inspecté pour garantir le respect des normes de sécurité dans ses opérations.

Pour 2026, l’ANIAC prévoit de renforcer ses interventions auprès des populations à la base, en particulier dans la région des Savanes, exposée à des risques sécuritaires.

« Les produits chimiques sont souvent utilisés par des terroristes comme des armes dans leurs sales besognes. C’est pourquoi des formations sur l’identification et la détection de ces substances sont prévues pour cette région », a indiqué le premier vice-président Koriko Moursalou.

Créée en 2015, l’ANIAC a pour mission principale d’assister le gouvernement dans la conception et la mise en œuvre de la politique nationale sur l’interdiction des armes chimiques et sur leur destruction. En rappel, le Togo ne produit ni ne stocke d’armes chimiques.

Au Togo, 14.202 entreprises ont été créées en 2025. C’est ce qui ressort de la dernière compilation des statistiques du Centre de formalités des entreprises (CFE).

Ce chiffre marque une légère baisse de 4,8 % par rapport à l’année précédente (2024), où 14.919 sociétés avaient été enregistrées. Dans le détail, 11.556 structures ont été portées par des Togolais contre 2646 pour des nationalités étrangères.

Malgré la tendance baissière, la dynamique entrepreneuriale demeure soutenue. Sur l’ensemble des dernières années, le nombre de créations d’entreprises dépasse régulièrement la barre des 10.000 par an.

Cette performance est à mettre à l’actif des réformes engagées pour améliorer le climat des affaires, simplifier les procédures administratives et renforcer l’attractivité de l’économie nationale. Les efforts consentis en matière de formalisation, de digitalisation des services et d’accompagnement des porteurs de projets continuent de créer un environnement favorable à l’initiative privée.

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La région de la Kara (préfectures de la Kozah et de la Binah particulièrement) est confrontée à une insuffisance de l’accès à l’eau potable depuis quelque temps. La pénurie, observée dans d’autres régions du pays et engendrée par la baisse sensible des volumes d’eau disponibles pour alimenter le réseau de distribution, est notamment due aux effets du changement climatique et de la faible pluviométrie.

Face à cette situation, le gouvernement a initié une série de mesures d’urgence et de moyen terme, afin de soulager les populations affectées, et apporter une solution pour la desserte en eau de toutes les localités. Un comité de crise a ainsi été installé et une équipe opérationnelle du ministère de l’eau et de l’assainissement a été déployée sur le territoire, pour une mission itinérante de réalisation et d’amélioration de forages dans plusieurs villes, comme Dapaong, Mango, Kara et Datcha.

Dans les détails, 50 forages équipés de postes d’eau autonomes (PEA) et de pompes à motricité humaine (PMH), présentant des débits satisfaisants, ont été identifiés et font l’objet de travaux de connexion au réseau de distribution, a annoncé le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Kodjo Adedze. L’officiel, accompagné du ministre délégué chargé de l’eau et de l’assainissement, Séna Alipui, a fait face à l’Assemblée le mercredi 31 décembre, dans le cadre d’une question ouverte sur le sujet, adressée par la Représentation nationale à l’exécutif.  

Dans le même temps, 14 nouveaux forages ont été réalisés, et sont en cours de raccordement, tandis que des camions citernes ont été mobilisés pour renforcer les capacités de distribution. Sur le long terme, un projet d’alimentation en eau potable de Kara et de ses environs, a été conçu et est en cours de mise en œuvre, grâce à un financement global de 25 milliards FCFA, soutenu par le Fonds koweïtien et la Banque islamique de développement. 

Savanes et Grand Lomé : d’importants travaux pour renforcer les capacités de productions

Également impactées par la situation malgré des causes différentes, les régions des Savanes et du Grand Lomé font l'objet d’une attention soutenue de l’exécutif. 

Dans la région septentrionale, des travaux de desserte en eau potable des bases militaires ont notamment été lancés, concernant 32 bases. Si une dizaine de forages a déjà été réalisée, l’ensemble des ouvrages devrait être achevé d’ici la fin janvier, a annoncé Kodjo Adedze. Pour soutenir ces actions, plusieurs investissements structurants à moyen et long terme sont également prévus. Il s’agit notamment du projet d’urgence de renforcement de l’alimentation en eau potable des villes de Mango et de Dapaong, d’une enveloppe évaluée à 4,7 milliards FCFA, à mobiliser par l’État avec l’appui de ses partenaires, ou encore de la poursuite des travaux du projet “PND Eau”. 

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Financé par l’Agence française de développement et la Banque européenne d’investissement, le projet vise à alimenter les villes de Dapaong, Cinkassé, Tandjouaré, Gando, Mandouri, Bombouaka, Korbongou et de leurs environs, pour un coût global estimé à environ 20 milliards de FCFA. Il prévoit en outre d’étendre le réseau d’adduction et de distribution de Mango, et d’y ériger une nouvelle station de traitement. 

Dans le Grand Lomé enfin, la stratégie gouvernementale repose sur la réhabilitation des infrastructures existantes, pour un coût estimé à 12 milliards de FCFA, ainsi que sur le renforcement de la capacité de production par la mobilisation conjointe des eaux de surface, à partir des barrages et des prises en rivière, et des eaux souterraines, à travers la réalisation de forages (24 en tout dans le cadre du PASH-MUT).

Pour rappel, lors du dernier conseil des ministres de l’année 2025, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé avait instruit instruit le gouvernement pour accélérer la mise en œuvre des différentes mesures. 

Au Togo, les efforts s’intensifient pour renforcer la coopération entre l’État et le secteur privé afin d’améliorer le climat des affaires et favoriser le développement économique. Le Comité de Concertation État – secteur privé (CCESP) a organisé, dans ce sens, la semaine écoulée, une rencontre avec les secrétaires généraux des ministères, désignés comme points focaux du dialogue public - privé.

Il s’agissait de faciliter l’appropriation par les administrations publiques de la vision et des missions du CCESP ainsi que d’encourager un engagement plus actif du secteur privé, notamment en matière d’investissement, d’innovation et de contribution à la dynamique économique nationale. Les échanges ont également porté sur des dossiers tels que la fiscalité, la TETTIC (Taxe sur les entreprises de télécommunications et des TIC), la place du secteur informel et les perspectives pour l’année 2026.

L’ambition est de créer une plateforme administrative capable d’agir de manière coordonnée et cohérente auprès des acteurs économiques. Les points focaux ont ainsi pour mission de coordonner les actions dans leurs départements respectifs, d’appuyer le CCESP dans la mise en œuvre des plaidoyers du secteur privé et des recommandations issues des sessions.

Mis en place depuis 2017, le Cadre de concertation État – secteur privé vise à favoriser des réflexions sur des sujets d’intérêt. L’objectif pour les pouvoirs publics est de se montrer plus attentifs aux préoccupations du secteur privé.

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Au Togo, le parlement est entré en intersession pour une période de trois mois. Le Sénat et l’Assemblée nationale ont en effet clôturé respectivement les 30 et 31 décembre, leur deuxième session ordinaire de l’année 2025. 

Les travaux, dirigés par les présidents des deux institutions, ont été l’occasion de dresser un bilan des activités menées par chacune des chambres, et de réaffirmer l’engagement des représentants du peuple. 

2025, année charnière pour le Sénat 

2025 a été marquée par la consolidation de nos bases institutionnelles”, a déclaré Barry Moussa Barqué, qui a salué la capacité désormais effective de l’institution à jouer pleinement son rôle dans l’architecture démocratique de la République. Parmi les activités, on retiendra les deux congrès (élection du Président de la République et Discours sur l’état de la nation du Président du Conseil), la ratification des commissions, le renforcement des capacités des sénateurs, et surtout l’adoption de la loi de finances rectificative 2025 et de la loi de finances 2026, deux textes qui ont inauguré la navette parlementaire. 

Notre travail est exaltant et exigeant, ensemble nous écrivons l’histoire législative de notre nation”, a affirmé le Président du Sénat. 

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Des avancées législatives majeures à l’Assemblée nationale 

Pour la représentation nationale, l’année 2025 aura été marquée, selon son président,“par des travaux d’une intensité et d’une richesse exceptionnelles”. 

L’institution, qui a notamment enregistré un changement à sa tête, a ainsi examiné et adopté le long de l’année, plusieurs lois dans divers domaines (finances publiques, énergies, droits humains, lutte contre les flux financiers illicites, entre autres), poursuivi le renforcement de ses capacités à travers des séminaires, et renforcé sa diplomatie parlementaire. Enfin, les élus du peuple ont questionné l’exécutif sur une question d’actualité, relative aux difficultés d’approvisionnement en eau potable dans certaines régions du pays.

Le temps parlementaire est une matière précieuse, à la fois fluide et rigoureuse, qui s’étire et se contracte au gré des exigences de la République”, a rappelé Komi Selom Klassou, qui a salué l’engagement des députés, et exhorté ces derniers à rester mobilisés, aux côtés des populations, durant la période de l’intersession.

Les travaux parlementaires reprendront en avril, conformément aux dispositions constitutionnelles. 

Le Togo dispose désormais d’un guide simplifié des exportations des produits agricoles destiné à faciliter l’accès aux marchés de l’Uemoa et de la Cedeao. Le nouvel outil, élaboré par le ministère en charge du commerce, a été validé la semaine dernière au cours d’une rencontre à Lomé.

Concrètement, le document clarifie et simplifie les procédures administratives, douanières, sanitaires et techniques applicables dans les échanges commerciaux régionaux. Il permettra aux producteurs, aux petites entreprises et aux organisations de producteurs d’accéder plus facilement à l’information sur les règles et exigences du commerce transfrontalier, réduisant ainsi les risques liés à la complexité des démarches.

Au Togo, l’agriculture représente plus de 40 % du produit intérieur brut et emploie environ 65 % de la population active. Avec une superficie cultivable estimée à 3,6 millions d’hectares, soit près de 60 % du territoire, et une diversité agroécologique, le pays dispose d’atouts considérables pour le développement agricole et l’essor du secteur agroalimentaire.

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Conformément à la tradition républicaine, les forces vives de la Nation ont présenté, le mardi 30 décembre à Lomé, leurs vœux de Nouvel An au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. La cérémonie, organisée au Palais de la Marina, a mobilisé différentes délégations de toutes les composantes du pays.

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Tour à tour, institutions de la République, formations politiques, confessions religieuses et traditionnelles, chefferie coutumière, forces de défense et de sécurité, gouvernement, conseils régionaux, secteur privé, ordres professionnels, centrales syndicales, organisations de la société civile et représentants de la presse, ont formulé au chef de l’exécutif, leurs vœux et souhaits pour la nouvelle année, et renouvelé leur engagement pour un avenir harmonieux du Togo. 

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En marge des salutations, les responsables des institutions de la République (Assemblée nationale, Sénat, Cour constitutionnelle, Cour Suprême, Haute autorité de la régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique, Cour des comptes, Protecteur du citoyen, Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale, Commission électorale nationale  indépendante, Haute autorité pour la transparence, l’intégrité de la vie publique et la lutte contre la corruption), ont été reçus en audience. L’occasion pour ces derniers d’échanger sur divers sujets de la vie nationale et de réaffirmer leur engagement à œuvrer dans un esprit de collaboration pour l’enracinement de la Vè République.

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Pour rappel, quelques heures après la cérémonie, le Président du Conseil a, à son tour, adressé ses vœux à la Nation.

Le Togo renforce un peu plus son engagement en faveur de la protection et la promotion des droits des personnes handicapées. L’Assemblée nationale a autorisé, le mercredi 31 décembre 2025, le gouvernement à ratifier le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique.

Le texte, adopté le 29 janvier 2018 à Addis-Abeba (Éthiopie), consacre plusieurs principes fondamentaux, notamment la non-discrimination, l’égalité devant la loi, l’accessibilité universelle, ainsi que la participation pleine et effective des personnes handicapées à la vie sociale, économique, politique et culturelle. Il couvre un large éventail de droits essentiels, tels que le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité, l’accès à la justice, à l’éducation, à la santé, à l’emploi, à la protection sociale, ainsi qu’à la participation à la vie publique et politique.

L’adhésion du Togo confère ainsi un cadre juridique renforcé à l’action publique en faveur des personnes handicapées et engage l’État à harmoniser son dispositif législatif, réglementaire et institutionnel avec les standards africains en la matière.

L’adoption de ce projet de loi marque une avancée significative dans la consolidation de l’État de droit, la promotion de l’inclusion sociale et l’affirmation de l’engagement résolu du Togo en faveur des droits des personnes handicapées, tant au niveau national que continental”, a indiqué le président de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou.

Ces dernières années, plusieurs initiatives ont été engagées pour consolider l’inclusion des personnes handicapées. Des politiques publiques et des programmes spécifiques sont mis en œuvre afin d’améliorer leur accès aux services sociaux, à l’éducation, à la santé et à l’emploi.

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