Le Togo initie une nouvelle opération sur le marché financier régional. Le pays sollicite en effet 30 milliards FCFA.
L’opération, qui sera bouclée le 3 avril prochain, est une émission simultanée de Bons (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT). Selon l’appel d’offres, le Trésor public ambitionne de collecter 5 milliards FCFA via les BAT et 25 milliards à travers les OAT.
Dans le détail, les BAT, qui sont d’un nominal de 1 million FCFA, seront émis sur une maturité de 364 jours, à des taux d’intérêt multiples. Quant aux OAT, dont le nominal est de 10.000 FCFA, elles seront rémunérées sur des maturités de 3, 5 et 7 ans, à des taux d’intérêt respectifs de 6,15 %, 6,35 % et 6,50 %.
Notons que pour l’année 2026, le Togo prévoit de lever 463,5 milliards FCFA sur le marché régional des titres publics de l’UMOA.
Au Togo, le rapprochement entre le monde académique et le secteur professionnel se renforce davantage. L’Université de Kara (UK) et le Conseil national du patronat (CNP) ont conclu, jeudi 26 mars 2026 à Kara, une convention de partenariat destinée à mieux articuler la formation universitaire avec les réalités du marché de l’emploi. L’initiative vise à favoriser une adéquation plus étroite entre les compétences acquises par les étudiants et les besoins des entreprises.
L’entente, paraphée par la présidente de l’Université de Kara, Prénam Houzou-Mouzou, et le président du CNP, Laurent Coami Tamegnon, fixe un cadre de collaboration sur une période de cinq ans. Elle prévoit notamment la mise en commun de ressources, ainsi que des actions de transfert de technologies et de compétences, au service du développement socio-économique.
Dans cette dynamique, l’UK entend s’appuyer sur l’expertise du secteur privé pour accompagner la mise en œuvre de ses projets académiques. Le partenariat ouvre également la voie à l’organisation conjointe d’activités scientifiques et de rencontres d’intérêt commun, avec l’implication du patronat.
Pour rappel, l’Université de Kara, deuxième université publique du pays, a ouvert ses portes le 23 janvier 2004. En 2024, l’établissement comptait 34.000 diplômés, témoignant de sa contribution à la formation du capital humain.
Au Togo, le gouvernement veut appuyer les Très petites et moyennes entreprises (TPME) engagées dans la transformation et la valorisation des produits agricoles. Le ministère en charge du développement à la base, à travers l’Agence de développement des Très Petites et Moyennes Entreprises (ADTPME), vient de lancer un appel à manifestation d’intérêts en vue de sélectionner cinquante entreprises structurantes, appelées à jouer un rôle clé dans la dynamique des chaînes de valeur agricoles.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’Accompagnement des Jeunes hommes et femmes entrepreneurs dans les chaînes de valeurs créatrices d’emplois (PAJEC). Elle vise à renforcer l’émergence de clusters agro-industriels autour de filières porteuses, tout en favorisant la création d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.
Les TPME retenues seront considérées comme des entreprises « locomotives » au sein de leur écosystème. Elles auront pour mission de structurer les chaînes de valeur en établissant des relations contractuelles avec les producteurs, les coopératives et les agrégateurs. Elles contribueront également à la sécurisation des débouchés, à la transformation des produits agricoles et à leur mise sur le marché.
Dans cette dynamique, les entreprises devront démontrer leur capacité à s’approvisionner en matières premières et à développer leurs activités dans des filières telles que le maïs, le riz, le manioc, le soja, l’ananas, le sésame, le fonio, le karité ou encore les produits de l’élevage, de la pêche et de l’apiculture. En outre, elles devront justifier d’une expérience avérée et d’une solidité financière leur permettant de soutenir leur croissance.
Le dispositif prévoit par ailleurs un accompagnement technique et financier des entreprises sélectionnées. Celui-ci portera notamment sur le renforcement des capacités, l’accès au financement, la modernisation des équipements et l’élargissement des opportunités de marché.
Doté d’une enveloppe de 28 milliards FCFA, le PAJEC, lancé l’année dernière, s’inscrit dans une vision globale de promotion de l’entrepreneuriat et de transformation structurelle des chaînes de valeur agricoles. Il ambitionne de créer un écosystème dynamique où les TPME jouent un rôle central dans l’industrialisation locale.
La date limite de soumission des dossiers est fixée au vendredi 17 avril 2026 à 17 h.
Au Togo, les efforts s’intensifient pour mieux prendre en compte les vulnérabilités liées au genre et au handicap dans les politiques locales. Un document de référence validé lors d’une rencontre le jeudi 26 mars à Lomé propose désormais des orientations claires pour améliorer les pratiques au niveau des communes.
L’initiative, portée par le Forum international des femmes handicapées émergentes en politique (FIFHEP), section Togo, bénéficie de l’appui de la Coopération allemande à travers la GIZ. Elle s’inscrit dans un projet visant à renforcer la prise en compte des femmes handicapées dans les sphères politiques, sociales et économiques, notamment au niveau des collectivités locales.
Le document élaboré, propose une approche fondée sur l’intersectionnalité, permettant d’analyser les réalités vécues par les populations confrontées à plusieurs formes de discrimination. Il met l’accent sur l’importance d’intégrer les dimensions genre et handicap dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques communales.
Destiné aux conseillers municipaux, ce référentiel fournit des outils concrets pour la révision des Plans de développement communaux (PDC). Il identifie également les insuffisances observées dans certains PDC en matière d’inclusion et propose des principes pour améliorer leur pertinence.
L’occasion pour la représentante de la ministre en charge du genre, Esso-Yomèwè Simnaké, de réitérer l’engagement du gouvernement à promouvoir un développement inclusif, équitable et sensible au genre, dans lequel les droits des personnes handicapées sont pleinement pris en compte.
Ces dernières années au Togo, plusieurs initiatives ont été engagées pour renforcer l’inclusion sociale et améliorer la prise en compte des personnes vulnérables dans les politiques publiques. Le gouvernement et ses partenaires multiplient les actions en faveur d’un développement plus équitable, avec une attention particulière portée aux femmes et aux personnes en situation de handicap.
La capitale togolaise abrite depuis le mercredi 25 mars la 11ème conférence régionale sur l’assurance inclusive. Les travaux réunissent des décideurs publics, des compagnies d’assurance, des institutions financières, ainsi que des experts du numérique venus de plusieurs pays du continent.
Au cœur des échanges, la question de l’accès à l’assurance pour les ménages à faibles revenus et les acteurs du secteur informel, encore largement exclus des mécanismes classiques de protection sociale. Les participants examinent les moyens de mettre en place des systèmes d’assurance plus inclusifs, capables de répondre aux réalités africaines.

Les discussions portent notamment sur l’adaptation des produits d’assurance, la mise en place de tarifs plus flexibles, ainsi que le développement de nouveaux canaux de distribution, en particulier à travers les solutions numériques et la téléphonie mobile. L’objectif est de faciliter la souscription, simplifier les procédures et élargir la couverture aux populations les plus vulnérables.
Pour rappel, l’assurance inclusive vise à offrir des services accessibles et abordables aux personnes disposant de revenus modestes, notamment en milieu rural ou dans les communautés peu couvertes par les dispositifs classiques. Elle peut concerner plusieurs domaines, comme la santé, les accidents, les catastrophes naturelles ou encore les activités génératrices de revenus, avec pour ambition de réduire la vulnérabilité des ménages et de renforcer leur résilience financière.
Au Togo, la Faîtière des communes (FCT) veut renforcer les liens de coopération internationale et élargir les partenariats pour le développement local. Le sujet a été au cœur des échanges, le mardi 24 mars à Lomé, entre la présidente de la FCT, Koubonou Touni, et une délégation de SO Coopération, un réseau régional multi-acteurs (RRMA) engagé dans la coopération et la solidarité internationale en Nouvelle-Aquitaine (France).
Les discussions ont porté sur le renforcement des services essentiels tels que l’accès à l’eau, l’assainissement, la gestion des déchets et l’énergie. Elles ont également permis de mieux comprendre les dynamiques locales et d’identifier des pistes concrètes de collaboration adaptées aux besoins des communes togolaises.
Avant la rencontre, la délégation avait visité plusieurs collectivités territoriales (à Agavé, Gléi, Bouladé, Amou et Zio) afin de s’imprégner des réalités locales et de proposer des initiatives efficaces. « Nous rassemblons des associations, des collectivités territoriales, des établissements de formation et de recherche, ainsi que des entreprises. Nous les conseillons, orientons, informons et accompagnons dans leurs projets de coopération internationale », a expliqué la directrice de SO Coopération, Mathilde Reziau.
Si à ce jour, seule une quarantaine de communes disposent de partenariats de coopération décentralisée, la FCT souhaite élargir cette couverture et permettre à davantage de collectivités de bénéficier d’un accompagnement structuré. « Nous avons identifié plusieurs pistes de coopération, notamment autour de l'accompagnement du processus de décentralisation, en particulier sur des projets portant sur les services essentiels », a précisé la présidente de la FCT.
Lire aussi :
Coopération décentralisée : 20 communes bientôt avec des partenariats internationaux
Le ministère de la Défense nationale a dévoilé en début de semaine la liste des candidats retenus pour le concours d’entrée à l’École des services de santé des armées de Lomé (ESSAL). Ils sont au total 220, attendus les mercredi 8 et jeudi 9 avril prochains au Lycée de Tokoin I à Lomé pour l’écrit.
Concours d’entrée à l’Ecole du Service de Santé des Armées de Lomé (ESSAL) session 2026.
— Ministère de la Défense Nationale (@DefenseTg) March 25, 2026
Les candidats retenus sont priés de se présenter le mercredi 08 et jeudi 09 avril 2026 au Lycée de Tokoin à Lomé, à 06 heures 30 minutes pour les épreuves écrites. https://t.co/W7SLupVneL
Le concours, lancé en janvier dernier, permettra de renforcer le soutien sanitaire des Forces armées togolaises (FAT) avec des officiers médecins, pharmaciens, vétérinaires et odontostomatologues. La liste des retenus, disponible en ligne, peut également être consultée dans le quotidien national Togo-Presse.
Pour rappel, l’ESSAL est l’une des principales structures de formation en santé des Forces armées togolaises (FAT). Depuis 1998, elle bénéficie du statut d’École Nationale à Vocation Régionale (ENVR).
Engagé depuis plusieurs années dans la réduction des impacts environnementaux et la promotion du développement durable, le Togo veut relever le défi de la cuisson propre. Le gouvernement a officiellement lancé le lundi 23 mars dernier à Lomé, les études préparatoires à l’élaboration du Programme national d’accès à cette méthode de cuisson moins polluante et basée sur l’utilisation de technologies modernes comme le gaz, le solaire, l’électricité, ou le biogaz.
?? ???? ????? ??? ?́????? ?? ??? ????????? ???????? ?'????̀? ?̀ ?? ??????? ?????? Le Gouvernement togolais a officiellement lancé le 23 mars 2026, les #études préparatoires à l'élaboration de son Programme National… pic.twitter.com/fiaZDFQVMn
— Ministère de l'Energie et des Ressources Minières (@mineenergie_tg) March 25, 2026
Les travaux, qui s’appuieront sur une large concertation d’acteurs avec le soutien de l’UE, devront permettre de structurer un programme national cohérent, réaliste et opérationnel, aligné sur les priorités du Pacte national pour l’énergie (Mission 300) et les engagements climatiques pris par le pays à travers ses Contributions déterminées au niveau national (CDN).
Objectif 2030
“Notre ambition est claire : faire en sorte que, d’ici 2030, la cuisson propre devienne une réalité pour le plus grand nombre de Togolaises et de Togolais”, a d’ailleurs annoncé le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources Minières, Robert Koffi Eklo.
Au Togo, l’accès à la cuisson propre reste encore limité avec une forte dépendance des ménages aux combustibles solides traditionnels issus de la biomasse. Face à cette situation qui impacte significativement la santé publique, l’environnement, et les conditions de vie des populations, des initiatives éparses ont été lancées par des acteurs de la société civile, avec le concours des pouvoirs publics, mais peinent à convaincre.
Il y a deux ans, participant en France au tout premier sommet mondial sur la problématique du sujet en Afrique, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé avait lancé un appel pour une synergie d’action à l’échelle du continent, et un financement des projets liés au crédit carbone : “Ma conviction est qu’à l’avenir, les avancées viendront avant tout, de l’implication de la puissance publique. Bien entendu, le secteur privé jouera un rôle important dans le succès de la cuisson propre en Afrique. Le fait que l’Afrique puisse représenter environ deux tiers de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le passage à la cuisson propre ouvre des perspectives pour des solutions basées sur les crédits carbone”, avait alors déclaré le leader togolais.
Après l’enseignement supérieur, le Togo et la Turquie vont désormais renforcer leurs relations dans le secteur éducatif. Les deux pays ont signé le mardi 24 mars à Lomé un accord-cadre destiné à structurer et approfondir leurs échanges dans ce domaine.
L’entente, paraphée en présence du ministre de l’éducation nationale, Mama Omorou, et de l’ambassadrice de Turquie au Togo, Muteber Kılıç, vise à consolider les relations bilatérales à travers l’amélioration de la coopération éducative, et s’articule autour de plusieurs axes. Dans les détails, l’accord prévoit notamment le développement de partenariats autour de l’échange d’expertises, d’enseignants et d’apprenants, la conduite de recherches conjointes sur les curricula, les supports pédagogiques et les technologies éducatives.

Un mécanisme d'échange d'informations est instauré pour la reconnaissance des certificats et diplômes du primaire et du secondaire, et la Turquie s’engage dans ce sens à octroyer des bourses d'études (Licence, Master, Doctorat) et des bourses spécifiques pour les Lycées internationaux. Enfin, les deux pays s’engagent à promouvoir leurs valeurs culturelles et leurs langues.
Pour Lomé et Ankara, il s’agit d’une étape supplémentaire dans le processus de renforcement des relations bilatérales, impulsé par leurs leaders respectifs, Faure Essozimna Gnassingbé et Recep Tayyip Erdogan. Ces dernières années, les deux pays ont ainsi multiplié les accords dans des domaines divers et variés.
Lire aussi:
Togo-Turquie : nouvelle hausse des échanges commerciaux en 2023