La capitale togolaise a enregistré dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars 2026 de fortes précipitations, mettant à l’épreuve les dispositifs d’évacuation des eaux pluviales. Face à cette situation, le ministre délégué chargé de l’eau et de l’assainissement, Séna Alipui, a effectué une descente sur le terrain afin d’évaluer l’état des bassins d’orage et des infrastructures de drainage mises en place.
Après la grande pluie de la nuit du 28 au 29 mars 2026, le ministre délégué chargé de l'eau et de l'assainissement, a effectué une descente sur le terrain pour constater l'état des bassins d'orage et de certaines infrastructures de drainage des eaux. ➡️https://t.co/FkKgDjguWN pic.twitter.com/ahI8jRolVb
— Ministère de l'aménagement du territoire?? (@MUHRF_TG) March 30, 2026
Cette visite a permis de constater de visu l’impact des pluies sur plusieurs ouvrages d’assainissement réalisés ces dernières années dans le but d’améliorer la gestion des eaux pluviales et de réduire les risques d’inondation. Le périple du ministre l’a conduit en premier lieu à la plage de Nyékonakpoè, où se trouve l’exutoire d’évacuation des eaux vers la mer. Il s’est ensuite rendu dans le quartier Boka, avant de visiter plusieurs bassins de rétention, notamment à Todman, Boukarou, Awatamé, au Lycée technique d'Adidogomé, au Carrefour 2 Lions, à Caméléon, Agbalépédo et Tokoin Tamé. La mission s’est poursuivie sur le site destiné à accueillir la future cité ministérielle, puis à la Présidence de l’Université de Lomé.
Sur chaque site, des échanges ont eu lieu avec les équipes en charge de la gestion des ouvrages. Le ministre a insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance constante et de signaler rapidement toute anomalie. L’officiel a également recommandé d’anticiper le pompage des eaux afin d’éviter tout débordement en cas de nouvelles pluies intenses.
En rappel, depuis plusieurs mois, l’exécutif a pris différentes mesures pour mieux parer aux éventualités.
Lire aussi :
Météo : pluies intenses et risques d’inondations attendus dans le sud
Le Togo dispose d'une nouvelle feuille de route quinquennale (2026-2030) destinée à renforcer la lutte contre le commerce illicite des produits du tabac. Ce document stratégique a été validé le vendredi 27 mars à Tsévié, au cours d'une rencontre qui a réuni plusieurs acteurs.
Élaboré à l'issue d'une mission d'évaluation conduite par le secrétariat de la Convention-cadre de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), cet outil met l'accent sur le renforcement du cadre juridique et institutionnel, ainsi que sur l'amélioration des mécanismes de contrôle et de surveillance aux frontières. Il accorde également une place importante à la traçabilité des produits du tabac et à la poursuite des réseaux impliqués dans le trafic illicite.
Pour une mise en œuvre efficace, les experts issus des secteurs de la sécurité, de la santé, de la justice, des douanes et de la société civile ont souligné la nécessité d'une synergie d'actions, afin de renforcer le contrôle aux frontières et les poursuites judiciaires contre les contrevenants.

« Le commerce illicite du tabac est un défi majeur, favorisant l'accès au produit, notamment chez les jeunes, tout en entraînant d'importantes pertes fiscales pour l'État », a indiqué le coordonnateur du Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP), Balaka Abago.
La nouvelle feuille de route intervient dans un contexte où la prévalence du tabagisme est en baisse, passant de 8,5 % en 2010 à 5 % en 2021. Toutefois, la consommation reste plus élevée chez les hommes et connaît une progression chez les jeunes, notamment en milieu urbain et en milieu scolaire.
Au Togo, la déclaration des dispositifs de vidéosurveillance peut désormais s'effectuer en ligne. L'Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) a lancé le vendredi 27 mars à Lomé, la dématérialisation de cette procédure.

Accessible via le portail national, le système vise à faciliter les démarches des usagers, à rehausser la qualité du service offert et à renforcer la traçabilité dans le traitement des dossiers. "La mise en place de ce système modernise les procédures administratives et fluidifie les formalités, tout en garantissant une utilisation responsable des dispositifs de vidéosurveillance, dans le respect des principes de protection des données à caractère personnel", a souligné le président de l'IPDCP, Bédiani Belei.
Dans le détail, le dispositif permet aux usagers d'effectuer l'ensemble de la procédure de déclaration en ligne, depuis le dépôt de la demande jusqu'à la validation du dossier. Il offre également un suivi en temps réel de l'évolution des demandes.

Cette innovation s'ajoute à la série de démarches administratives déjà disponibles sur la plateforme des services publics. L'ambition du gouvernement est de moderniser l'administration et d'améliorer l'expérience des citoyens.
Un mois après la publication à Washington, le Togo a officiellement dévoilé le vendredi 27 mars à Lomé, les résultats du rapport 2026 “Women, Business and the Law” du Groupe de la Banque mondiale. Une cérémonie, présidée par la ministre, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, et Gouverneur de la Banque mondiale pour le Togo, Sandra Ablamba Johnson, a réuni pour l’occasion les membres du gouvernement, représentants de l’institution de Bretton Woods et du système onusien, ainsi que diverses personnalités.
C’est dans une ambiance empreinte de fierté nationale et d’enthousiasme partagés que nous avons célébré, hier, un accomplissement majeur qui confirme la constance du Togo dans ses réformes en faveur d’un climat des affaires toujours plus favorable aux femmes entrepreneures. Au… pic.twitter.com/da0yvAUsFS
— Sandra ABLAMBA JOHNSON (@SandraA_JOHNSON) March 28, 2026
Le nouveau rapport consacré aux droits économiques des femmes, classe le Togo au 2ème rang en Afrique, juste après l’île Maurice. Avec un score de 79,33 sur 100, le pays s’illustre particulièrement dans quatre domaines (la rémunération, le mariage, les actifs et la pension) où il décroche la note maximale.
Les réformes significatives engagées par le pays se matérialisent également dans d’autres segments, comme la parentalité ou encore l’entrepreneuriat, suscitant les félicitations de la Banque. “Nous félicitons le gouvernement togolais pour les progrès accomplis, et nous invitons l’ensemble des acteurs à travailler ensemble pour que chaque femme Togolaises puisse bénéficier, dans sa vie quotidienne, des droits que la loi lui reconnaît déjà”, a salué dans ce sens le Représentant-résident du Groupe de la Banque mondiale, Tony Verheijen, qui a souligné le travail législatif soutenu et courageux mené par le pays.

‘Notre voyage ne s’arrête pas à ces chiffres’
Pour la ministre, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil et Gouverneur de la Banque mondiale pour le Togo, c’est le fruit d’une vision et d’un leadership impulsé en matière de promotion des droits de la femmes. Cependant, “ces résultats ne doivent pas nous amener à rester dans l’autosatisfaction. Nous devons poursuivre la dynamique des réformes”, a-t-elle affirmé.
"Notre voyage ne s'arrête pas à ces chiffres ; sous l'impulsion du Président du Conseil, notre pays continuera d'innover et de bâtir avec audace pour demeurer l’une des économies les plus engagées en faveur de l’égalité économique en Afrique subsaharienne", a assuré Sandra Johnson.
Pour rappel, le rapport Women, Business and the Law, publié par la Banque mondiale depuis 2009 (initialement tous les deux ans avant de devenir annuel à partir de 2020) passe au crible les lois et règlements de 190 pays. Huit domaines influant sur la participation des femmes à la vie économique sont concernés : mobilité, travail, rémunération, mariage, parentalité, entrepreneuriat, actifs et retraite.
Au Togo, un accord de financement a été conclu en fin de semaine écoulée entre le ministère en charge de l'environnement et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).
?Le PNUD a signé ce 27 mars 2026 des conventions de financement avec 9 OSC dans le cadre du Programme de Microfinancements du FEM @GEF_SGP. Ces projets contribueront à :
— Pnud Togo (@PnudTogo) March 27, 2026
? restaurer des terres & forêts
? protéger des espèces menacées
? promouvoir l'énergie renouvelable pic.twitter.com/1BvtEiUh56
L’engagement porte sur un montant global total de 190,7 millions FCFA. Il vise à appuyer neuf organisations de la société civile, actives dans des domaines clés comme la protection de la biodiversité, l’agriculture durable, le reboisement et la préservation des cours d’eau. Les initiatives retenues s’inscrivent dans la 8ème phase opérationnelle du Programme de microfinancement du Fonds pour l’environnement mondial.
« Ce jour n’est pas seulement une signature : c’est le lancement de neuf dynamiques de transformation locale. Les solutions existent et viennent souvent des communautés », a indiqué la représentante résidente du Pnud, Binta Sanneh.
Pour sa part, le ministre de l’environnement, Dodzi Kokoroko, a mis l’accent sur l’importance des solutions locales et sur la nécessité de renforcer la décentralisation des actions pour garantir l’efficacité des initiatives de restauration forestière et de protection des écosystèmes.
L’ambition du gouvernement, à travers cet accord, est de renforcer l’efficacité des actions environnementales en s’appuyant davantage sur les initiatives locales. Il s’agit de favoriser une meilleure implication des communautés dans la mise en œuvre des projets, afin d’assurer des résultats durables et adaptés aux réalités du terrain.
Face à la dégradation préoccupante de la qualité du portefeuille des institutions de microfinance, le gouvernement a initié une réflexion en vue d'identifier les causes profondes du phénomène et de proposer des solutions durables. Un atelier national a réuni, le vendredi 27 mars à Lomé, les principaux acteurs du secteur autour de la problématique du recouvrement des créances.

Le secteur de la microfinance affiche une dynamique importante avec près de 4,7 millions de membres et un encours de crédits estimé à 352 milliards de FCFA. Cependant, les indicateurs se dégradent. Le taux brut de dégradation du portefeuille est estimé à 6,7 % en 2025, bien au-delà de la norme communautaire fixée à 3 %, traduisant une augmentation significative des impayés. « Le non-remboursement des crédits érode les fonds propres et fragilise la viabilité des institutions, compromet leur capacité à financer de nouveaux bénéficiaires. Cette situation compromet la confiance aussi bien des déposants que des partenaires financiers et met en péril tout le système de la microfinance », a souligné le ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola.
Au cours des travaux, il a été question d'analyser les facteurs à l'origine de la hausse des crédits en souffrance, d'évaluer l'efficacité des dispositifs actuels de recouvrement et de recueillir des propositions visant à améliorer les pratiques. Parmi les défis identifiés figure également la prolifération des structures clandestines opérant en marge de la réglementation. « Contre ce fléau, le gouvernement procède non seulement à la fermeture systématique des structures illégales, mais également poursuit sans relâche en justice leurs promoteurs. Cette fermeté sera maintenue et même renforcée », a indiqué le ministre Georges Barcola.
La rencontre a en outre servi de cadre pour présenter les innovations introduites par la nouvelle loi portant réglementation de la microfinance. Ce nouveau dispositif entend notamment renforcer la protection de l'épargne, améliorer la gouvernance des institutions et assurer une plus grande transparence dans la gestion.
Lire aussi :
Systèmes financiers décentralisés : 72 institutions de microfinances agréées au Togo
Le Togo initie une nouvelle opération sur le marché financier régional. Le pays sollicite en effet 30 milliards FCFA.
L’opération, qui sera bouclée le 3 avril prochain, est une émission simultanée de Bons (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT). Selon l’appel d’offres, le Trésor public ambitionne de collecter 5 milliards FCFA via les BAT et 25 milliards à travers les OAT.
Dans le détail, les BAT, qui sont d’un nominal de 1 million FCFA, seront émis sur une maturité de 364 jours, à des taux d’intérêt multiples. Quant aux OAT, dont le nominal est de 10.000 FCFA, elles seront rémunérées sur des maturités de 3, 5 et 7 ans, à des taux d’intérêt respectifs de 6,15 %, 6,35 % et 6,50 %.
Notons que pour l’année 2026, le Togo prévoit de lever 463,5 milliards FCFA sur le marché régional des titres publics de l’UMOA.
Au Togo, le rapprochement entre le monde académique et le secteur professionnel se renforce davantage. L’Université de Kara (UK) et le Conseil national du patronat (CNP) ont conclu, jeudi 26 mars 2026 à Kara, une convention de partenariat destinée à mieux articuler la formation universitaire avec les réalités du marché de l’emploi. L’initiative vise à favoriser une adéquation plus étroite entre les compétences acquises par les étudiants et les besoins des entreprises.
L’entente, paraphée par la présidente de l’Université de Kara, Prénam Houzou-Mouzou, et le président du CNP, Laurent Coami Tamegnon, fixe un cadre de collaboration sur une période de cinq ans. Elle prévoit notamment la mise en commun de ressources, ainsi que des actions de transfert de technologies et de compétences, au service du développement socio-économique.
Dans cette dynamique, l’UK entend s’appuyer sur l’expertise du secteur privé pour accompagner la mise en œuvre de ses projets académiques. Le partenariat ouvre également la voie à l’organisation conjointe d’activités scientifiques et de rencontres d’intérêt commun, avec l’implication du patronat.
Pour rappel, l’Université de Kara, deuxième université publique du pays, a ouvert ses portes le 23 janvier 2004. En 2024, l’établissement comptait 34.000 diplômés, témoignant de sa contribution à la formation du capital humain.
Au Togo, le gouvernement veut appuyer les Très petites et moyennes entreprises (TPME) engagées dans la transformation et la valorisation des produits agricoles. Le ministère en charge du développement à la base, à travers l’Agence de développement des Très Petites et Moyennes Entreprises (ADTPME), vient de lancer un appel à manifestation d’intérêts en vue de sélectionner cinquante entreprises structurantes, appelées à jouer un rôle clé dans la dynamique des chaînes de valeur agricoles.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’Accompagnement des Jeunes hommes et femmes entrepreneurs dans les chaînes de valeurs créatrices d’emplois (PAJEC). Elle vise à renforcer l’émergence de clusters agro-industriels autour de filières porteuses, tout en favorisant la création d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.
Les TPME retenues seront considérées comme des entreprises « locomotives » au sein de leur écosystème. Elles auront pour mission de structurer les chaînes de valeur en établissant des relations contractuelles avec les producteurs, les coopératives et les agrégateurs. Elles contribueront également à la sécurisation des débouchés, à la transformation des produits agricoles et à leur mise sur le marché.
Dans cette dynamique, les entreprises devront démontrer leur capacité à s’approvisionner en matières premières et à développer leurs activités dans des filières telles que le maïs, le riz, le manioc, le soja, l’ananas, le sésame, le fonio, le karité ou encore les produits de l’élevage, de la pêche et de l’apiculture. En outre, elles devront justifier d’une expérience avérée et d’une solidité financière leur permettant de soutenir leur croissance.
Le dispositif prévoit par ailleurs un accompagnement technique et financier des entreprises sélectionnées. Celui-ci portera notamment sur le renforcement des capacités, l’accès au financement, la modernisation des équipements et l’élargissement des opportunités de marché.
Doté d’une enveloppe de 28 milliards FCFA, le PAJEC, lancé l’année dernière, s’inscrit dans une vision globale de promotion de l’entrepreneuriat et de transformation structurelle des chaînes de valeur agricoles. Il ambitionne de créer un écosystème dynamique où les TPME jouent un rôle central dans l’industrialisation locale.
La date limite de soumission des dossiers est fixée au vendredi 17 avril 2026 à 17 h.
Au Togo, les efforts s’intensifient pour mieux prendre en compte les vulnérabilités liées au genre et au handicap dans les politiques locales. Un document de référence validé lors d’une rencontre le jeudi 26 mars à Lomé propose désormais des orientations claires pour améliorer les pratiques au niveau des communes.
L’initiative, portée par le Forum international des femmes handicapées émergentes en politique (FIFHEP), section Togo, bénéficie de l’appui de la Coopération allemande à travers la GIZ. Elle s’inscrit dans un projet visant à renforcer la prise en compte des femmes handicapées dans les sphères politiques, sociales et économiques, notamment au niveau des collectivités locales.
Le document élaboré, propose une approche fondée sur l’intersectionnalité, permettant d’analyser les réalités vécues par les populations confrontées à plusieurs formes de discrimination. Il met l’accent sur l’importance d’intégrer les dimensions genre et handicap dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques communales.
Destiné aux conseillers municipaux, ce référentiel fournit des outils concrets pour la révision des Plans de développement communaux (PDC). Il identifie également les insuffisances observées dans certains PDC en matière d’inclusion et propose des principes pour améliorer leur pertinence.
L’occasion pour la représentante de la ministre en charge du genre, Esso-Yomèwè Simnaké, de réitérer l’engagement du gouvernement à promouvoir un développement inclusif, équitable et sensible au genre, dans lequel les droits des personnes handicapées sont pleinement pris en compte.
Ces dernières années au Togo, plusieurs initiatives ont été engagées pour renforcer l’inclusion sociale et améliorer la prise en compte des personnes vulnérables dans les politiques publiques. Le gouvernement et ses partenaires multiplient les actions en faveur d’un développement plus équitable, avec une attention particulière portée aux femmes et aux personnes en situation de handicap.