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La capitale togolaise a abrité les mercredi 11 et jeudi 12 février une rencontre régionale consacrée à l’élimination progressive de la peinture au plomb et à la prévention de l’intoxication au plomb, en particulier chez les enfants. Les travaux ont réuni des représentants issus des ministères en charge de l’environnement et de la santé, de la société civile et de l’industrie de la peinture, venus de 23 pays africains.

Pendant ces deux jours, il était question de renforcer les capacités techniques des participants, d’échanger sur les expériences nationales et de définir des plans d’action concrets pour une coopération régionale durable. Les discussions ont également porté sur la mise en place de mécanismes de contrôle et d’application des normes, ainsi que sur l’accompagnement de l’industrie vers des alternatives sans plomb, afin de protéger la santé des populations et de favoriser un développement industriel plus sûr et innovant.

« La transition vers des peintures sans plomb n’est pas une contrainte, mais une opportunité industrielle qui favorise l’innovation, la compétitivité et la création d’emplois verts, tout en protégeant ce que nous avons de plus cher : nos populations », a souligné le secrétaire général du ministère en charge de l’environnement, Dimizou Koffi Aoufoh.

Notons qu’au Togo, sur 27 échantillons de peinture analysés, 30 % dépassent la norme fixée par l’OMS. Plusieurs efforts sont consentis pour consolider la sensibilisation aux dangers du plomb.

Au Togo, le gouvernement veut garantir la qualité des ouvrages et le respect des délais contractuels dans l’exécution des marchés publics. Une rencontre a eu lieu dans ce sens le jeudi 12 février à Lomé, entre les représentants de l’exécutif et les professionnels du secteur des bâtiments et travaux publics (BTP).

L’initiative portée par le Comité technique de concertation État-secteur privé s’inscrit dans une volonté de structurer un cadre de dialogue régulier et constructif entre l’administration et les opérateurs économiques du BTP. Elle vise à identifier, de manière concertée, les contraintes qui affectent la mise en œuvre des projets et à dégager des solutions adaptées aux réalités du secteur.

Les échanges ont notamment mis en lumière les défis liés à l’exécution des marchés publics, en particulier les questions de performance, de respect des normes techniques et de mobilisation des ressources financières. L’occasion pour les pouvoirs publics d’insister sur la nécessité de renforcer la responsabilité des différents acteurs tout au long du cycle des projets, depuis l’attribution des marchés jusqu’à la réception des ouvrages.

« À l’issue des discussions, chaque partie devra prendre des engagements pour qu’à l’avenir, lorsqu’un marché public est attribué, nous soyons certains qu’il sera exécuté dans les normes », a indiqué le ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola.

Les discussions ont par ailleurs ouvert la voie à la mise en place d’un mécanisme de suivi, destiné à traduire les recommandations issues de la rencontre en actions concrètes. Pour rappel, au cours des cinq dernières années, près de 3000 milliards de FCFA ont été consacrés aux investissements publics, dont une part significative aux infrastructures.

Le gouvernement, l’Agence française de développement (AFD) et la Banque allemande de développement (KfW) évaluent l'exécution des projets dans plusieurs secteurs. Une rencontre consacrée à la revue annuelle des initiatives en cours a eu lieu les mardi 10 et mercredi 11 février à Lomé en présence de différents acteurs.

Les travaux, présidés par le Conseiller économique du Président du Conseil, Anumu Ketoglo, ont permis de faire le point sur chaque projet et de proposer des recommandations dont la mise en œuvre contribuera à accélérer le déploiement du portefeuille de l’AFD. Lequel comprend 20 projets pour un montant de 215 milliards FCFA, ainsi que celui de la KFW, regroupant 28 projets d’une valeur de 242 milliards FCFA. Les échanges ont également mis en lumière à la fois les progrès réalisés et les défis persistants, notamment certaines lenteurs dans l’exécution et des contraintes pouvant limiter l’impact des projets sur les populations.

« Pour remédier à cette situation, le gouvernement a mis en place un dispositif de suivi régulier et rapproché des projets, en collaboration avec tous les acteurs impliqués. Ce mécanisme permet d’identifier les goulots d’étranglement et de prendre les mesures correctives nécessaires pour accélérer le rythme d’exécution des projets »,  a expliqué le conseiller Anumu Ketoglo.

Pour rappel, l’AFD et la KfW interviennent au Togo dans plusieurs domaines. Entre autres, la décentralisation, l’agriculture, l’éducation, l’accès à l’eau, ainsi que le renforcement des infrastructures publiques.

Liées depuis quelques mois par un cadre politique formel, Lomé et Manille entendent désormais approfondir leurs relations. Des échanges ont eu lieu dans ce sens en début de semaine à Vienne entre les ministres des affaires étrangères des deux pays, Robert Dussey et Maria Theresa Lazaro.

L’entretien, intervenu en marge de la signature du nouveau cadre de coopération entre le Togo et l’AIEA, a porté sur les perspectives de collaboration, tant sur le plan bilatéral que multilatéral. Les deux parties ont exprimé leur volonté commune de consolider le dialogue politique et d’explorer de nouveaux axes de partenariat, notamment dans les domaines d’intérêt partagé.

Archipel tropical d’Asie du Sud-Est, s’étendant sur plus de 7000 îles, les Philippines disposent d’une économie diversifiée et en transition, axée principalement sur l’agriculture et le secteur des services.

Au Togo, la transformation numérique du secteur de la santé sera au cœur d’une série de conférences dénommée “Tech & Santé”, prévue du 20 février au 14 mars 2026 à Lomé. L’initiative, portée par le Togo Data Lab, vise à favoriser les échanges entre étudiants, chercheurs, professionnels de santé, ingénieurs et porteurs de projets autour des solutions digitales et de l’intelligence artificielle appliquées à la santé

Les rencontres, qui seront organisées à l’Unipod de l’Université de Lomé, aborderont plusieurs thématiques, notamment la digitalisation du parcours de soins, l’application de l’intelligence artificielle au diagnostic et au suivi des patients, ou encore la gouvernance et l’éthique des données de santé. Objectif, permettre aux participants de mieux comprendre les enjeux et opportunités liés aux technologies numériques dans le secteur de la santé. 

En outre, il s’agit de partager des expériences concrètes et d’identifier des solutions innovantes capables d’améliorer l’accès aux soins, la qualité des services et l’efficacité des systèmes de santé.

Pour rappel, le Togo Data Lab est une initiative stratégique gouvernementale pilotée par le ministère de l'Efficacité du service public et de la Transformation numérique, et dédiée à l’exploitation des données et des nouvelles technologies pour améliorer les services publics. L’ambition est de faire du Togo un pôle régional de référence en matière d'innovation pilotée par les données, en intégrant l'intelligence artificielle dans l'élaboration et le suivi des politiques publiques.

S’inscrire aux conférences 

Au Togo, les efforts s’intensifient pour lutter contre les maladies non transmissibles (MNT), reconnues comme un défi majeur de santé publique. Le ministère en charge de la santé a lancé le lundi 9 février les journées nationales de lutte contre les MNT, une initiative visant à sensibiliser la population, renforcer le dépistage et améliorer la prise en charge de ces pathologies.

Pendant cinq jours, des activités de dépistage, de consultation et de conseil sont organisées à l’intention des populations, avec une attention particulière portée à la communauté musulmane à l’approche du Ramadan. Cette période, souvent marquée par des changements alimentaires et une consommation de produits riches en sucre, en sel et en matières grasses, peut favoriser la survenue ou l’aggravation de maladies telles que le diabète, l’hypertension artérielle ou l’obésité.

« Au Togo, comme dans de nombreux pays en développement, la transition épidémiologique est bien une réalité dans laquelle les maladies non transmissibles coexistent avec les maladies transmissibles et exercent une double charge sur le système de santé », a souligné le secrétaire du ministère en charge de la Santé, Kokou Wotobe.

Pour rappel, les maladies non transmissibles, également appelées maladies chroniques ou liées au mode de vie, regroupent les affections cardiovasculaires, le diabète, certains cancers, les maladies respiratoires chroniques ainsi que les troubles de santé mentale.

Le Togo occupe désormais la présidence de la Cour de justice de l’Uemoa. Le magistrat Lodonou Kuami Gameli a été officiellement élu président en début de mois par ses pairs pour trois ans.

Le nouveau responsable, dont l’installation est prévue ce mercredi 11 février à Ouagadougou, remplace à ce poste le Sénégalais Mahawa Sémou Diouf, dont le mandat est arrivé à terme.

Né en 1958, Kuami Gameli Lodonou est diplômé de l’École nationale de la magistrature de Paris et titulaire d’une maîtrise en droit des affaires obtenue à l’Université de Lomé. Magistrat hors hiérarchie, il a été élu juge de l’Uemoa en 2021. Avant son entrée à la Cour, il était secrétaire exécutif de la Commission nationale de l’OHADA (CNO).

Créée en 1995, la Cour de justice de l’Uemoa veille à l'application cohérente et uniforme du droit communautaire au sein des huit États membres. En tant qu’organe de contrôle juridictionnel, elle assure la stabilité et la prévisibilité juridique, éléments essentiels pour une intégration régionale réussie.

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Au Togo, l’appui de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour les cinq prochaines années reposera sur un nouveau mécanisme de collaboration. Le gouvernement et l’agence ont signé, le lundi 9 février à Vienne en Autriche, un nouveau cadre de partenariat qui couvre la période 2026-2031.

Cet instrument de coopération, paraphé par le ministre en charge des affaires étrangères, Robert Dussey, et Rafael Mariano Grossi, Directeur général de l’AIEA, vise à consolider l’utilisation pacifique des technologies nucléaires au service des priorités nationales de développement. Concrètement, la nouvelle collaboration s’articule autour de plusieurs axes prioritaires, notamment la lutte contre le cancer, le renforcement de la sécurité alimentaire, ainsi que le développement de l’énergie et d’autres applications de la science.

Pour le Togo, qui multiplie ces dernières années les initiatives visant à moderniser ses secteurs stratégiques et à renforcer ses capacités scientifiques et technologiques, cet accord constitue un levier essentiel pour accélérer le développement durable et l’innovation nationale. En rappel, l’AIEA, créée en 1957, est l’organisation onusienne chargée de la promotion de l’utilisation sûre et pacifique de l’énergie nucléaire. Le Togo en est membre depuis 2012 et siège depuis l’an dernier au Conseil des gouverneurs.

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Au Togo, la majeure partie du pays connaîtra une période de chaleur et de brume sèche jusqu’à la fin du mois de février. L’annonce, faite par l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET), précise que les températures maximales varieront entre 33°C et 40°C, dépassant légèrement les normales climatologiques pour cette période.

Dans le détail, ces prévisions sous-saisonnières indiquent que le temps sec prédominera sur l’ensemble du territoire, avec une présence de brume sèche et de poussière dans la partie septentrionale. Seules les régions Maritime et des Plateaux pourraient connaître quelques pluies locales, limitées et dispersées.

Ces conditions de chaleur et de sécheresse soulignent l’importance pour les populations de prendre des précautions, notamment en évitant les longues expositions au soleil, en s’hydratant régulièrement et en protégeant les nourrissons, les personnes âgées et les personnes vulnérables.

Pour rappel, l'année 2025 a été marquée par un déficit pluviométrique. Le cumul moyen national de précipitations est de 987,8 mm, inférieur à celui de 2024 (1162,8 mm) et à la moyenne des cinq dernières années (1198,3 mm).

La distribution d’électricité connaîtra des interruptions dans certains quartiers et zones périphériques de la capitale du mercredi 11 au dimanche 15 février 2026, a annoncé la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET). Ceci, en raison de travaux de maintenance programmés sur les ouvrages.

Les coupures interviendront entre 7h et 13h au plus tard, selon les zones ciblées. À cet effet, la compagnie publique « recommande que les appareils soient débranchés lorsqu’une coupure intervient ».

Programme des interruptions

Mercredi 11 février 2026

9h à 13h : Zones N’Kafu, Hounkpati et leurs environs.

9h à 13h : Zones Hountigomé, Bon Berger et leurs environs.

Jeudi 12 février 2026

9h à 13h : Zone Hédzranawoé et ses environs.

Vendredi 13 février 2026

9h à 13h : Zones Saint Kizito, Direction Eamau et leurs environs.

Samedi 14 février 2026

7h à 12h : Zone Téléssou et ses environs.

Dimanche 15 février 2026

9h à 13h  : Zone Agoè Assiyéyé et ses environs.

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