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Au Togo, le gouvernement veut mettre fin aux occupations illégales des abords des routes et des plages afin de garantir la sécurité, la salubrité et la protection du littoral. Une rencontre a réuni dans ce sens, le jeudi 26 février à Lomé, plusieurs ministres et responsables des départements concernés.

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Les travaux, présidés par le ministre de l’administration territoriale, Awaté Hodabalo, ont permis de dresser un état des lieux précis de la situation : installations précaires et désordonnées, insalubrité croissante, entraves à la circulation et dégradation du cadre de vie. Ainsi, une harmonisation des approches des différents ministères et services concernés a été décidée, afin de planifier une intervention coordonnée et efficace.

Dans cette dynamique, un comité technique interministériel a été mis en place. Il est chargé d’élaborer un plan d’action opérationnel, comprenant notamment une phase de sensibilisation des occupants, préalable à toute opération de déguerpissement.

Pour rappel, depuis 2022, des actions de désencombrement ont été engagées afin de garantir une occupation conforme aux textes en vigueur.

Au Togo, la mise en œuvre du Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) se poursuit. Un nouveau plan d’action couvrant la période 2026-2027 et destiné à coordonner efficacement les interventions, a été lancé le mercredi 25 février à Lomé.

Concrètement, le nouvel outil vise à répondre aux besoins de 433.758 personnes sur la période définie, avec un budget estimé à 18 milliards FCFA. Il porte sur la protection contre les violences basées sur le genre et les risques sécuritaires, la fourniture d’abris décents pour les ménages déplacés vivant au sein des communautés hôtes, ainsi que l’amélioration de l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement.

« La réussite de ce plan dépendra de notre capacité à travailler ensemble, à dépasser les logiques sectorielles et à placer les communautés au cœur de nos interventions », a indiqué le général Dadja Maganawé, coordonnateur national du PURS.

De son côté, la coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Togo, Coumba Sow, a salué les efforts du Togo pour une réponse inclusive et centrée sur les populations. « Le Togo a fait le choix de la dignité, de la cohésion sociale, de l’inclusion et de la solidarité, en privilégiant la politique dite « hors-camp » où les réfugiés vivent au sein des communautés hôtes. Nous sommes conscients que ce choix génère une pression sans précédent sur les infrastructures sociales et les ressources locales déjà limitées. Je réaffirme le soutien plein et entier des partenaires techniques et financiers à la coordination générale du PURS et à l’ensemble du gouvernement ».

Pour rappel, le PURS, en déploiement depuis quelques années par le gouvernement, vise à renforcer la résilience des populations de la région septentrionale du pays, confrontées à la menace sécuritaire.

Au Togo, le marché de la noix de cajou est officiellement ouvert. Le ministre de l’économie et de la veille stratégique, Badanam Patoki, a lancé le jeudi 26 février à Lomé la campagne de commercialisation au titre de l’année 2026.

Placée sous le thème « Réglementation de la filière anacarde au Togo : rôles et responsabilités des parties prenantes », cette nouvelle campagne s’ouvre avec un prix fixé à 350 FCFA le kilogramme, contre 425 FCFA/kg lors de la précédente campagne, soit une baisse de 75 FCFA par kilogramme.

Dans le détail, la saison sera marquée par les opérations de collecte, d’achat, de transformation et d’exportation de l’anacarde et de ses produits dérivés. Pour soutenir la transformation locale, le prix de livraison aux unités est arrêté à 400 FCFA/kg toutes taxes comprises, pour un volume plafonné à 8125 tonnes destinées à l’ensemble des entreprises de transformation.

« Nous avons mesuré plusieurs paramètres avant de fixer ce prix, notamment le compte d’exploitation d’un hectare d’anacarde. À ce niveau, le producteur ne perd pas », a expliqué le président du Conseil interprofessionnel de la filière anacarde au Togo (CIFAT), Mawuko Komlan Gozan.

Pour sa part, le ministre Badanam Patoki a insisté sur l’amélioration de la qualité des noix brutes afin de renforcer la compétitivité du cajou togolais sur le marché international. « J’invite donc les unités de transformation à accroître leurs approvisionnements pour plus de valeur ajoutée en vue d’une création plus soutenue de richesse et d’emplois au bénéfice de nos populations. Des dispositions particulières sont prises à cet effet », a exhorté l’officiel.

Notons que la production nationale de noix de cajou est passée de 22.937 tonnes en 2019 à 45.000 tonnes en 2025, soit une progression de plus de 96 %. Une dynamique qui confirme le potentiel de la filière comme levier de diversification agricole et de croissance économique, avec en ligne de mire un renforcement progressif de la transformation locale et une meilleure organisation du marché au cours de cette campagne 2026.

Selon le rapport annuel de la Banque mondiale publié le 24 février 2026, le Togo se hisse à la deuxième position africaine pour les droits économiques des femmes. Une performance saluée par les autorités de Lomé, qui entrevoient déjà les nouveaux chantiers.

Avec un score global de 79,33 sur 100, le Togo figure parmi les pays les plus avancés du continent en matière de droits économiques des femmes. C'est la conclusion du rapport Women, Business and the Law, que la Banque mondiale publie chaque année et qui évalue 190 économies à travers le monde. Au-delà de la deuxième place continentale, le pays d'Afrique de l'Ouest s'impose aussi comme le premier de la CEDEAO, de l'UEMOA et de l'Afrique francophone, devançant des économies bien plus importantes par la taille et le poids démographique.

Des scores parfaits dans quatre domaines clés

Cette édition 2026 est plus exigeante que les précédentes. Pour la première fois, le rapport ne se contente plus d'analyser les textes de loi : il mesure aussi leur application concrète et les structures institutionnelles qui les accompagnent. Et sur le terrain juridique, le Togo se défend bien.

Le pays obtient la note maximale de 100 sur 100 dans quatre domaines : la rémunération, le mariage, les actifs et la pension. Concrètement, cela signifie que la loi togolaise ne fait aucune distinction entre un homme et une femme sur ces questions. À travail égal, salaire égal. Mêmes droits devant le mariage, à la possession de biens et à la retraite.

Le Togo se distingue également par des dispositions permettant aux salariés de demander des aménagements du temps de travail, une mesure encore rare en Afrique subsaharienne. Des réformes engagées ces dernières années dans le domaine de l'emploi et de la garde d'enfants, un frein historique à l'activité professionnelle des femmes, ont aussi contribué à améliorer le score du pays.

La liberté de mouvement, une réalité mesurée sur le terrain

Sur la question de la mobilité — la liberté pour une femme de se déplacer, d'obtenir un passeport ou de choisir son lieu de résidence sans l'autorisation de son mari —, le Togo obtient 75 sur 100 en droit. Mais c'est surtout l'effectivité de ce droit qui retient l'attention : elle est évaluée à 68,75 sur 100, ce qui traduit une réalité vécue plutôt positive. Dans une région où l'autorisation maritale reste souvent une contrainte concrète, le contraste est frappant.

Des lacunes institutionnelles que Lomé entend corriger

Le tableau n'est cependant pas sans zones d'ombre. Les cadres de soutien institutionnel n'obtiennent que 31,95 sur 100, ce qui révèle des mécanismes d'accompagnement encore à renforcer. Les perceptions d'application des droits dans la pratique atteignent 64,54 sur 100 : une note qui signale que l'écart entre le texte et la réalité reste un chantier ouvert.

La Cellule Climat des Affaires du Togo reconnaît que ces résultats « mettent en évidence la nécessité de poursuivre les efforts visant à renforcer les mécanismes institutionnels d'accompagnement ». Le gouvernement, de son côté, affirme vouloir « consolider les acquis » et promet une meilleure participation des femmes au développement économique national.

Après la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), le Togo se prépare à se doter d’une deuxième zone industrielle à Agbélouvé, localité située à 65 km au nord de la capitale. Le projet, en phase d’étude de préfaisabilité, a été au cœur de la rencontre, organisée mercredi 25 et ce jeudi 26 février à Lomé.

Cette session de renforcement des capacités a réuni plusieurs acteurs autour du cadre international des Parcs Éco-Industriels (PEI). Les échanges ont permis de partager une compréhension commune de ce référentiel stratégique et d’en examiner l’adaptabilité au contexte national.

Les participants ont ainsi analysé les différentes étapes nécessaires à la mise en place d’un parc industriel performant : définition du modèle économique, options de financement, organisation institutionnelle, attractivité pour les investisseurs, gestion des services communs, ainsi que le respect des normes environnementales et sociales.

« Adopter l’approche des parcs éco-industriels, c’est affirmer l’aspiration du Togo à s’inscrire dans la nouvelle génération des économies industrielles africaines : attractives, responsables et soucieuses des générations présentes et futures », a souligné le directeur de cabinet du ministère délégué en charge de la promotion des investissements, Ludovic Bedinadé.

Pour rappel, l’an dernier, le Togo et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) ont signé un nouveau programme de partenariat pays pour la période 2026-2030. Une collaboration qui devrait permettre au Togo d’intensifier ses projets industriels et de renforcer les initiatives visant à stimuler la transformation locale.

La capitale togolaise abritera du lundi 9 au jeudi 12 mars les journées scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). L'événement, qui est à sa 7ème édition, se déroulera autour du thème « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ».

 

Pendant ces quatre jours, chercheurs, enseignants et étudiants venus de plusieurs pays membres du CAMES échangeront autour des innovations scientifiques, des pratiques pédagogiques et des stratégies de développement de la recherche dans l’espace africain et malgache. Des conférences, des ateliers thématiques et des sessions de présentation de travaux de recherche sont prévus, offrant ainsi aux participants, une plateforme d’échanges et de networking.

Cette nouvelle édition vise à dresser un état des lieux et à promouvoir la recherche scientifique ainsi que l’innovation dans l’espace. Pour le Togo, qui accueille, il s’agit d’une opportunité pour mettre en valeur ses chercheurs, de renforcer ses capacités scientifiques et de s’inscrire pleinement dans les dynamiques de coopération et d’innovation au sein de l’espace CAMES.

Créé en 1968, le CAMES a pour mission de promouvoir la coopération scientifique et académique entre ses États membres et d’harmoniser les programmes d’enseignement supérieur. Il compte 19 pays membres.

Le Togo s’apprête à renforcer la protection de son patrimoine culturel et à l’adapter aux nouvelles évolutions sociétales. Le gouvernement, réuni en Conseil des ministres mercredi 25 février à Lomé, a adopté un projet de loi dans ce sens. 

Le texte, qui se veut une actualisation du cadre législatif en vigueur depuis 1990, introduit plusieurs innovations majeures. Entre autres, la reconnaissance et la protection du patrimoine immatériel et subaquatique (vestiges historiques situés sous l’eau), l’alignement de la législation nationale sur les conventions internationales de l’UNESCO, ou encore la mise en conformité avec le code pénal pour mieux sanctionner les atteintes aux droits de propriété littéraire et artistique. 

Concrètement, il s’agit pour l’exécutif, de soutenir les artistes et créateurs nationaux, de promouvoir le développement d’une industrie culturelle dynamique, et de renforcer l’attractivité du pays, notamment dans les domaines du tourisme et des industries créatives. 

Ces dernières années, les pouvoirs publics ont multiplié les initiatives pour moderniser le secteur culturel. On retient notamment la création d’un fonds national de promotion culturelle (FNPC), l’actualisation de la politique culturelle, et le renforcement de la protection du droit d’auteur

La capitale togolaise abrite jusqu’au vendredi 27 février une rencontre régionale consacrée à l’évaluation du capital environnemental du bassin de la Volta. Les travaux réunissent les experts de six pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali et Togo).

 

Ceux-ci planchent sur l’état des écosystèmes afin de renforcer leur base de connaissances et de disposer d’outils pour une meilleure gestion des ressources naturelles.

« Le bassin de la Volta regorge d’énormes ressources en termes d’hydroélectricité, en termes d’agriculture, d’aquaculture, et tout ça, ce sont des services qui sont rendus par l’environnement. L'objectif est de disposer d’indicateurs robustes en termes d’environnement, mais aussi d’avoir un référentiel méthodologique commun », a expliqué Dibi Millogo, directeur exécutif adjoint de l’ABV.

Pour sa part, le secrétaire général par intérim du ministère délégué en charge de l’eau et de l’assainissement, Yawo Ewoenam Zegué, représentant le ministre, a réaffirmé l’engagement constant du gouvernement en faveur d’une gestion durable et partagée des ressources naturelles dans le bassin de la Volta.

Le bassin de la Volta, d’une superficie d’environ 400.000 km², est l’un des plus vastes d’Afrique de l’Ouest. Son réseau hydrographique, constitué principalement du fleuve Volta et de ses principaux affluents (la Volta Noire, la Volta Blanche et la Volta Rouge), joue un rôle important dans l’approvisionnement en eau pour l’agriculture, la pêche et la production d’énergie hydroélectrique.

Le Gouvernement de la République togolaise a reçu, le 20 février 2026, des autorités de la République du Ghana, une notification relative à leur décision d'engager une procédure d'arbitrage international concernant la délimitation de la frontière maritime entre les deux États sur le fondement de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) du 10 décembre 1982.

En effet, entre novembre 2016 et mai 2018, plusieurs incidents maritimes sont survenus dans l'espace maritime non délimité entre les deux États mettant en exergue la nécessité de délimiter une frontière maritime commune.

Dès lors, à partir de juin 2018, les deux États, à travers la Commission Nationale des Frontières Maritimes du Togo (CNFMT) et la Ghana Boundary Commission, ont engagé des négociations en vue d'une délimitation consensuelle et ce, conformément aux principes consacrés par la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM).

Dans ce contexte, les deux parties s'étaient engagées, lors de la cinquième réunion plénière tenue du 22 au 23 août 2019 à Accra, à s'abstenir de toute action en mer susceptible de porter atteinte au climat de fraternité, de paix et de sérénité entre les deux États.

La République du Ghana, par sa décision de soumettre à l'arbitrage international le différend relatif à la délimitation de la frontière maritime commune, marque sa volonté de sortir du cadre des négociations bilatérales en cours.

Le Gouvernement togolais prend acte de cette décision. Il réaffirme son attachement aux principes de règlement pacifique des différends, au bon voisinage et à la coopération fraternelle entre États, conformément au droit international et aux instruments juridiques auxquels les deux États sont parties. Il souligne son attachement à un règlement des différends maritimes dans le respect des principes de justice et d'équité prônés par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982.

Fait à Lomé, le 25 février 2026

Le Gouvernement

Lire aussi:

Frontières : le Togo et le Ghana de nouveau réunis autour du processus de délimitation

jeudi, 26 février 2026 07:35

Conseil des ministres du 25 février 2026

L’équipe gouvernementale s’est réunie le mercredi 25 février en conseil des ministres à Lomé. Les travaux, conduits par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, ont été sanctionnés par un projet de loi, un décret, et quatre communications. 

Au titre du projet de loi

Le conseil des ministres a adopté le projet de loi portant protection et promotion du patrimoine culturel national

Dans le souci de renforcer la protection du patrimoine culturel et de l’adapter aux évolutions sociétales ainsi qu’aux normes internationales, il s’est avéré nécessaire de réviser la loi de 1990.

Ainsi, le projet de loi adopté ce jour introduit plusieurs innovations importantes, notamment la reconnaissance et la protection du patrimoine immatériel et subaquatique, l’alignement de la législation nationale sur les conventions internationales de l’UNESCO, la mise en conformité avec le code pénal pour mieux sanctionner les atteintes aux droits de propriété littéraire et artistique.

Cette réforme vise à renforcer la protection et la valorisation du patrimoine culturel togolais, à soutenir les artistes et créateurs nationaux, et à promouvoir le développement d’une industrie culturelle dynamique. Elle contribue également à renforcer l’attractivité du Togo, notamment dans les domaines du tourisme et des industries créatives.

Au titre du décret

Le conseil des ministres a adopté le décret portant admission en grade hors hiérarchie de magistrats

Conformément à l’article 17 de la loi organique n° 96-11 du 21 août 1996 modifiée, cinq (5) magistrats ayant couvert les trois grades de la hiérarchie judiciaire ont été admis en grade hors hiérarchie, après validation par le Conseil supérieur de la magistrature.

Au titre des communications

Le conseil des ministres a écouté une communication relative au bilan des réalisations 2025 du Fonds national de la finance inclusive (FNFI), présentée par le ministre du développement à la base et de l’économie sociale et solidaire

Créé en 2013, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) s’est progressivement imposé comme un instrument majeur de la politique nationale d’inclusion financière.

Ainsi, de 2014 à 2025, le FNFI a octroyé, à travers les systèmes financiers décentralisés et les établissements bancaires, plus de 1,94 million de crédits, représentant un volume global de 117,7 milliards de FCFA avec un taux de remboursement de 94,98 %. Le FNFI a couvert durant cette période 72,6 % de localités et a touché plus de 1,12 million de bénéficiaires, dont 65 % de femmes.

Au titre de l’année 2025, un total de 34.006 crédits a été octroyé, dont 33.213 en faveur des activités génératrices de revenus, 791 au profit des TPME et 2 prestataires de services financiers refinancés, pour un montant global de plus de 4,12 milliards de FCFA, avec une forte concentration dans la région des Savanes, qui a bénéficié de 42,2 % des crédits, soit 14.360 prêts.

Les revenus financiers générés par les activités du FNFI se sont élevés à 931,92 millions de FCFA, avec une trésorerie qui s’établit à 19,428 milliards de FCFA, à fin décembre 2025.

Nonobstant ces résultats appréciables, les interventions du FNFI demeurent fragilisées par le non-remboursement de certaines ressources allouées aux prestataires de services financiers, pour un encours de 4,106 milliards de FCFA au 31 décembre 2024. Des mesures renforcées ont été engagées afin d’améliorer le taux de recouvrement. Ainsi, 263,52 millions de FCFA ont pu être recouvrés en 2025.

Pour 2026, les priorités porteront notamment sur le renforcement de l’éducation financière, la digitalisation des services, l’activation des mécanismes de garanties et la finalisation d’une étude diagnostique destinée à optimiser l’impact social des interventions du FNFI.

Le conseil des ministres a ensuite écouté une communication relative à la restitution des biens culturels, présentée par le ministre du tourisme, de la culture et des arts

La question de la restitution des biens culturels africains constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour la préservation de notre mémoire collective et la valorisation de notre patrimoine. Elle s’inscrit dans une dynamique internationale qui reconnaît la nécessité de rendre aux peuples africains les objets et archives qui témoignent de leur histoire et de leur identité.

En ce qui concerne notre pays, les recherches menées indiquent que plus de huit mille (8000) objets composés d’artéfacts (objets d’art, objets culturels et religieux), d’archives (documentaires, sonores, photographiques, cinématographiques) et des restes humains et animaux sont conservés dans plusieurs musées étrangers. 

Au regard de l’importance de ces biens pour la mémoire nationale et la valorisation du patrimoine culturel, le conseil des ministres a autorisé la mise en place d’un comité national pour la restitution des biens culturels, qui aura pour mission de coordonner et d’encadrer le processus de restitution.

Le conseil a également écouté une communication relative au lancement d’appel à projets du Fonds national de promotion culturelle (FNPC), présentée par le ministre du tourisme, de la culture et des arts

Le secteur des arts et de la culture joue un rôle essentiel dans la cohésion sociale, la promotion de l’identité nationale et la création d’emplois, en particulier pour la jeunesse.

La relance de mécanisme du Fonds national de promotion culturelle vise à soutenir la création, la production et la diffusion artistiques, et à renforcer la contribution du secteur culturel à l’économie nationale.

Dans ce cadre, le conseil des ministres a autorisé le lancement de l’appel à projets du Fonds national de promotion culturelle (FNPC), après la mise en place des organes de gouvernance du Fonds, à savoir le conseil d’administration et la direction générale, afin de garantir la transparence et l’équité dans la sélection des dossiers.

Le conseil a enfin écouté une communication relative à la délimitation de la frontière maritime commune entre la République togolaise et la République du Ghana, présentée par le ministre de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières

Depuis 2018, notre pays et la République du Ghana ont engagé des négociations bilatérales conduites dans un esprit de dialogue et de coopération, ayant permis d’importantes avancées techniques, notamment l’adoption d’une carte marine commune et la définition consensuelle de points de référence pour la délimitation.

Ces discussions font suite à plusieurs incidents maritimes dans la zone frontalière, entre 2016 et 2018, notamment des violations répétées de l’espace maritime revendiqué par le Togo par des unités navales et des navires de recherche mandatés par la partie ghanéenne.

C’est dans ce contexte de négociations bilatérales que, le 20 février 2026, le gouvernement togolais a reçu notification officielle de la décision unilatérale du Ghana de recourir à une procédure d’arbitrage international pour la délimitation de la frontière maritime, en application de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982. Cette démarche intervient en méconnaissance de la déclaration formulée par le Togo le 12 avril 2019, par laquelle notre pays avait exprimé sa préférence pour le règlement juridictionnel, en cas de différend, devant le Tribunal international du droit de la mer ou la Cour internationale de justice, conformément à la Convention susmentionnée. 

Le gouvernement réaffirme son attachement aux principes de règlement pacifique des différends, de bon voisinage et de coopération fraternelle entre États, et se réserve le droit de faire valoir, par toutes les voies de recours disponibles, les droits et intérêts légitimes du Togo dans le cadre du règlement définitif de ce différend.

 

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