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Des informations persistantes relayées depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux font état de plusieurs cas d’enlèvements et de disparitions inquiétantes de jeunes dans le pays. Dans un communiqué conjoint publié en fin de semaine écoulée, les ministres en charge de la sécurité et de la justice ont annoncé la mise en place d’une commission spéciale d’enquête à cet effet. 

Opérationnelle depuis le 24 janvier 2026 et placée sous le contrôle du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Lomé, la commission spéciale a pour mission de vérifier et d’élucider les cas signalés. A ce titre, “toutes les affaires faisant l’objet de publication sur les réseaux sociaux sont examinées”, ont précisé les ministres, qui ont tout de même mis en garde contre la diffusion de fausses informations pouvant nuire aux enquêtes ou créer un climat d’insécurité inutile, ou les dénonciations calomnieuses.

Toute personne disposant d’informations fiables sur des cas de disparition ou d’enlèvement est invitée à contacter immédiatement les services de sécurité les plus proches ou le numéro d’urgence national, le 1014. Pour l’heure, la surveillance et les patrouilles dans les zones à risque ont été renforcées pour protéger la population, tout comme la collaboration étroite avec les autorités locales. Quant aux populations, elles sont invitées à la vigilance, à ne pas céder à la panique, et à faire preuve de retenue et de discernement dans la rediffusion des informations sur les réseaux sociaux.

Les candidatures sont ouvertes pour la 21ème édition du prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe. L’annonce faite par le ministère du tourisme, de la culture et des arts, invite les personnalités, groupes et institutions du monde culturel à soumettre leurs dossiers.

Cette distinction internationale vise à récompenser les contributions remarquables à la promotion, à la diffusion et au rayonnement de la culture arabe dans toute sa diversité. Elle met également en valeur les initiatives favorisant le dialogue entre les cultures, la créativité artistique et la recherche intellectuelle, en cohérence avec les idéaux portés par l’Unesco.

Créé en 1998 par le gouvernement de l’Émirat de Sharjah (Émirats arabes unis), le prix distingue chaque année deux lauréats dont les réalisations littéraires, scientifiques ou artistiques ont contribué de manière significative à faire connaître la culture arabe au-delà de ses frontières.

Les candidatures doivent être transmises auCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. au plus tard le 28 février 2026. Le formulaire de candidature et les conditions de participation sont disponibles en ligne.

Le Togo, représenté par le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, a pris part les 12 et 13 février en Allemagne, à la 62ème Conférence de Munich sur la sécurité. L’événement, qui réunit chaque année les acteurs de premier plan de la diplomatie stratégique mondiale, a été consacré pour l’édition 2026 aux mutations géopolitiques en cours, à l'évolution de l'ordre international et aux perspectives de recomposition de l'architecture sécuritaire mondiale. Le tout, dans un contexte marqué par la fragmentation des équilibres traditionnels, l'intensification des crises régionales et les incertitudes économiques globales.  

Intervenant au cours de deux segments du programme officiel, le chef de la diplomatie togolaise a défendu les positions du pays sur plusieurs sujets, notamment l’assistance humanitaire, et la nécessité de repenser les modèles de développement face aux chocs sécuritaires, climatiques et économiques. L’officiel a dans ce sens plaidé en faveur d'un rééquilibrage des mécanismes de gouvernance financière internationale, d'une représentation plus équitable des pays africains au sein des instances décisionnelles, et d'une reconnaissance effective du lien structurel entre développement, paix et sécurité. 

Dans la droite ligne de la diplomatie proactive, responsable et équilibrée impulsée par le Président du Conseil, le ministre a appelé à un changement de paradigme, passant d'une logique d'assistance à une dynamique d'investissement structurant, fondée sur un partage maîtrisé des risques avec le secteur privé et sur un rôle catalytique renforcé des banques multilatérales de développement.

En marge des travaux, Robert Dussey a tenu une série de consultations bilatérales, s’entretenant notamment avec son homologue allemand, Johann Wadephul, le ministre allemand de l’Intérieur, le ministre norvégien du Développement, ainsi qu’avec le commandant de l’US Africa Command (AFRICOM). Les discussions au cours de ces différents échanges ont porté sur le renforcement des partenariats, en particulier de la coopération en matière de sécurité, de stabilisation régionale, de développement économique, de gouvernance et d'action humanitaire. 

Pour le Togo qui participe régulièrement à ce rendez-vous diplomatique d’envergure, l’ambition demeure la même : contribuer activement aux réflexions internationales sur la paix et la sécurité, tout en promouvant une approche africaine concertée, fondée sur la prévention des conflits, le règlement pacifique des différends et l'articulation étroite entre sécurité et développement.

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La coopération universitaire entre le Togo et la Turquie s'apprête à franchir un nouveau palier. Le sujet a été au cœur d’une rencontre entre le ministre délégué en charge de l’enseignement supérieur, Gado Tchangbedji, et l’ambassadrice de la République de Turquie, Muteber Kılıç, en fin de semaine à Lomé.

Les échanges ont porté sur le renforcement des liens académiques, avec un accent particulier sur l’augmentation des bourses d’études pour les étudiants togolais dans des filières stratégiques telles que l’ingénierie, l’agriculture, l’énergie et la santé. Les deux personnalités ont également évoqué l’importance de favoriser la mobilité des enseignants-chercheurs, afin de permettre un partage d’expertise et le développement de projets de recherche conjoints.

Dans cette dynamique, la question de l’extension de la coopération à l’Université de Kara a été abordée, en vue d’un partenariat plus inclusif et équilibré. Pour rappel, le Togo et la Turquie collaborent dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture, le commerce et le tourisme.

Au Togo, l'exécutif réaffirme son engagement pour l'amélioration durable du cadre de vie des populations et la lutte contre l'insalubrité sur l'ensemble du territoire. Dans une note circulaire interministérielle du jeudi 12 février, le gouvernement appelle les autorités communales à renforcer leurs actions en matière de salubrité, de gestion des déchets et de protection de l’environnement.

Concrètement, les maires sont invités à élaborer et mettre en œuvre des plans communaux de salubrité adaptés aux réalités locales, à organiser régulièrement des opérations de nettoyage des espaces publics, des marchés et des zones à forte fréquentation humaine, et à consolider les dispositifs de collecte, de transport et de traitement des déchets. Ils doivent également veiller à l’application stricte des arrêtés municipaux relatifs à l’hygiène et exercer leur pouvoir de police administrative pour prévenir tout manquement aux normes sanitaires et environnementales.

Par ailleurs, les services déconcentrés de l’État chargés de l’environnement, de la santé et de l’assainissement sont instruits pour accompagner les communes en apportant un appui technique et institutionnel. L’ambition à terme est de garantir une gestion cohérente et efficace des déchets et d’améliorer la salubrité des espaces publics.

Pour rappel, l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) intervient également auprès des communes. Elle coordonne la collecte et le traitement des déchets, supervise les opérations de nettoyage et sensibilise les populations aux bonnes pratiques d’hygiène et de protection de l’environnement.

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La capitale togolaise a abrité les mercredi 11 et jeudi 12 février une rencontre régionale consacrée à l’élimination progressive de la peinture au plomb et à la prévention de l’intoxication au plomb, en particulier chez les enfants. Les travaux ont réuni des représentants issus des ministères en charge de l’environnement et de la santé, de la société civile et de l’industrie de la peinture, venus de 23 pays africains.

Pendant ces deux jours, il était question de renforcer les capacités techniques des participants, d’échanger sur les expériences nationales et de définir des plans d’action concrets pour une coopération régionale durable. Les discussions ont également porté sur la mise en place de mécanismes de contrôle et d’application des normes, ainsi que sur l’accompagnement de l’industrie vers des alternatives sans plomb, afin de protéger la santé des populations et de favoriser un développement industriel plus sûr et innovant.

« La transition vers des peintures sans plomb n’est pas une contrainte, mais une opportunité industrielle qui favorise l’innovation, la compétitivité et la création d’emplois verts, tout en protégeant ce que nous avons de plus cher : nos populations », a souligné le secrétaire général du ministère en charge de l’environnement, Dimizou Koffi Aoufoh.

Notons qu’au Togo, sur 27 échantillons de peinture analysés, 30 % dépassent la norme fixée par l’OMS. Plusieurs efforts sont consentis pour consolider la sensibilisation aux dangers du plomb.

Au Togo, le gouvernement veut garantir la qualité des ouvrages et le respect des délais contractuels dans l’exécution des marchés publics. Une rencontre a eu lieu dans ce sens le jeudi 12 février à Lomé, entre les représentants de l’exécutif et les professionnels du secteur des bâtiments et travaux publics (BTP).

L’initiative portée par le Comité technique de concertation État-secteur privé s’inscrit dans une volonté de structurer un cadre de dialogue régulier et constructif entre l’administration et les opérateurs économiques du BTP. Elle vise à identifier, de manière concertée, les contraintes qui affectent la mise en œuvre des projets et à dégager des solutions adaptées aux réalités du secteur.

Les échanges ont notamment mis en lumière les défis liés à l’exécution des marchés publics, en particulier les questions de performance, de respect des normes techniques et de mobilisation des ressources financières. L’occasion pour les pouvoirs publics d’insister sur la nécessité de renforcer la responsabilité des différents acteurs tout au long du cycle des projets, depuis l’attribution des marchés jusqu’à la réception des ouvrages.

« À l’issue des discussions, chaque partie devra prendre des engagements pour qu’à l’avenir, lorsqu’un marché public est attribué, nous soyons certains qu’il sera exécuté dans les normes », a indiqué le ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola.

Les discussions ont par ailleurs ouvert la voie à la mise en place d’un mécanisme de suivi, destiné à traduire les recommandations issues de la rencontre en actions concrètes. Pour rappel, au cours des cinq dernières années, près de 3000 milliards de FCFA ont été consacrés aux investissements publics, dont une part significative aux infrastructures.

Le gouvernement, l’Agence française de développement (AFD) et la Banque allemande de développement (KfW) évaluent l'exécution des projets dans plusieurs secteurs. Une rencontre consacrée à la revue annuelle des initiatives en cours a eu lieu les mardi 10 et mercredi 11 février à Lomé en présence de différents acteurs.

Les travaux, présidés par le Conseiller économique du Président du Conseil, Anumu Ketoglo, ont permis de faire le point sur chaque projet et de proposer des recommandations dont la mise en œuvre contribuera à accélérer le déploiement du portefeuille de l’AFD. Lequel comprend 20 projets pour un montant de 215 milliards FCFA, ainsi que celui de la KFW, regroupant 28 projets d’une valeur de 242 milliards FCFA. Les échanges ont également mis en lumière à la fois les progrès réalisés et les défis persistants, notamment certaines lenteurs dans l’exécution et des contraintes pouvant limiter l’impact des projets sur les populations.

« Pour remédier à cette situation, le gouvernement a mis en place un dispositif de suivi régulier et rapproché des projets, en collaboration avec tous les acteurs impliqués. Ce mécanisme permet d’identifier les goulots d’étranglement et de prendre les mesures correctives nécessaires pour accélérer le rythme d’exécution des projets »,  a expliqué le conseiller Anumu Ketoglo.

Pour rappel, l’AFD et la KfW interviennent au Togo dans plusieurs domaines. Entre autres, la décentralisation, l’agriculture, l’éducation, l’accès à l’eau, ainsi que le renforcement des infrastructures publiques.

Liées depuis quelques mois par un cadre politique formel, Lomé et Manille entendent désormais approfondir leurs relations. Des échanges ont eu lieu dans ce sens en début de semaine à Vienne entre les ministres des affaires étrangères des deux pays, Robert Dussey et Maria Theresa Lazaro.

L’entretien, intervenu en marge de la signature du nouveau cadre de coopération entre le Togo et l’AIEA, a porté sur les perspectives de collaboration, tant sur le plan bilatéral que multilatéral. Les deux parties ont exprimé leur volonté commune de consolider le dialogue politique et d’explorer de nouveaux axes de partenariat, notamment dans les domaines d’intérêt partagé.

Archipel tropical d’Asie du Sud-Est, s’étendant sur plus de 7000 îles, les Philippines disposent d’une économie diversifiée et en transition, axée principalement sur l’agriculture et le secteur des services.

Au Togo, la transformation numérique du secteur de la santé sera au cœur d’une série de conférences dénommée “Tech & Santé”, prévue du 20 février au 14 mars 2026 à Lomé. L’initiative, portée par le Togo Data Lab, vise à favoriser les échanges entre étudiants, chercheurs, professionnels de santé, ingénieurs et porteurs de projets autour des solutions digitales et de l’intelligence artificielle appliquées à la santé

Les rencontres, qui seront organisées à l’Unipod de l’Université de Lomé, aborderont plusieurs thématiques, notamment la digitalisation du parcours de soins, l’application de l’intelligence artificielle au diagnostic et au suivi des patients, ou encore la gouvernance et l’éthique des données de santé. Objectif, permettre aux participants de mieux comprendre les enjeux et opportunités liés aux technologies numériques dans le secteur de la santé. 

En outre, il s’agit de partager des expériences concrètes et d’identifier des solutions innovantes capables d’améliorer l’accès aux soins, la qualité des services et l’efficacité des systèmes de santé.

Pour rappel, le Togo Data Lab est une initiative stratégique gouvernementale pilotée par le ministère de l'Efficacité du service public et de la Transformation numérique, et dédiée à l’exploitation des données et des nouvelles technologies pour améliorer les services publics. L’ambition est de faire du Togo un pôle régional de référence en matière d'innovation pilotée par les données, en intégrant l'intelligence artificielle dans l'élaboration et le suivi des politiques publiques.

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