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Au Togo, les efforts pour renforcer la participation des jeunes et des femmes dans les marchés publics se poursuivent. L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) organise, à partir du lundi 23 mars prochain, une formation à l'endroit des jeunes et femmes entrepreneurs.

Les sessions, prévues à Kara (du 23 au 24 mars), à Atakpamé (du 26 au 27 mars) et à Lomé (du 30 mars au 17 avril), visent à outiller les participants sur la préparation des offres concurrentielles en marchés. L'initiative, en cohérence avec la mesure des 25 % de part de marchés publics réservés aux jeunes et femmes entrepreneurs, cible les jeunes hommes âgés de 40 ans au maximum et les femmes entrepreneurs, sans limite d’âge, qui sont inscrits sur la plateforme numérique de la Direction nationale du contrôle de la commande publique (DNCCP).

Les inscriptions, ouvertes jusqu’au mercredi 18 mars, s’effectuent en ligne. “Les jeunes et femmes entrepreneurs en situation de handicap sont vivement encouragés à s'inscrire et à prendre part à la formation”, a exhorté l’ARCOP.

La démarche illustre l’engagement des pouvoirs publics à favoriser un accès plus équitable aux marchés publics et à renforcer les compétences des entrepreneurs locaux.

Au Togo, une campagne de vaccination contre la poliomyélite va débuter le jeudi 12 mars sur toute l’étendue du territoire national. L’opération, prévue jusqu’au 18 avril, se déroulera en deux phases : du 12 au 14 mars et du 16 au 18 avril.

 Les vaccinations auront lieu dans les formations sanitaires et les établissements scolaires, ainsi que dans des postes mobiles installés dans des zones situées à plus de 15 km des centres fixes, afin d’atteindre les enfants non scolarisés. L’objectif de cette campagne est de protéger les enfants âgés de 0 à 59 mois et de freiner la circulation active du virus sur l’ensemble du territoire national. Environ 1,8 million d’enfants sont concernés.

« Le 20 février 2026, un cas de poliomyélite a été découvert dans la préfecture de Mo. Suite à cela, le gouvernement a jugé nécessaire d’organiser cette campagne dont l’objectif est de vacciner 95 % des enfants âgés de 0 à 59 mois. La vaccination est gratuite, elle est sûre et protège les enfants », a indiqué le secrétaire général du ministère en charge de la Santé, Kokou Wotobè.

Pour rappel, la poliomyélite est une maladie virale hautement contagieuse, causée par le poliovirus. Elle touche principalement les jeunes enfants et peut entraîner une paralysie irréversible, voire la mort dans certains cas. La vaccination demeure le moyen le plus efficace pour prévenir la maladie et protéger les communautés.

Au Togo, l’intérêt des investisseurs internationaux pour les perspectives économiques se confirme davantage. Le groupe égyptien Orascom Development Holding, actif dans le développement immobilier, le tourisme et les infrastructures, a récemment effectué une visite à Lomé afin d’explorer plusieurs opportunités d’investissement.

La délégation conduite par l’investisseur et fondateur du groupe, Samih Sawiris, comprenait notamment Stefan Reutter, président du Conseil d’administration d’Oxara, une entreprise spécialisée dans les solutions de construction durable. Au cours d'une séance de travail avec le ministre délégué chargé de la promotion des investissements, Arthur Trimua, plusieurs pistes de collaboration ont été explorées ainsi que l’identification de projets susceptibles de soutenir la réalisation d’initiatives structurantes. Il s’agissait d’évaluer le potentiel du marché et de repérer des projets auxquels le groupe pourrait s’associer.

Fondée en 1989, Orascom Development Holding est une société égyptienne spécialisée dans la création de villes et de destinations intégrées. Ses projets combinent hôtels, résidences, golfs, marinas et infrastructures. Le groupe est présent en Égypte, aux Émirats arabes unis, en Oman, en Suisse, au Royaume-Uni et au Monténégro.

Ces dernières visites au Togo mettent en évidence les efforts déployés par le pays pour améliorer le climat des affaires et faciliter les investissements.

Au Togo, la saison de la chasse traditionnelle est de nouveau ouverte en pays kabyè. Comme chaque année, le coup d’envoi de cette période, d’une durée d’un mois, a été donné à travers la danse rituelle des chasseurs, en présence du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, et de plusieurs officiels.

Dans une ambiance rythmée, les chasseurs venus de différentes localités de la préfecture de la Kozah, munis d’outils traditionnels, ont exhibé les produits de chasse, et  célébré le courage, l’endurance et l’habileté des jeunes et adultes qui prennent part à cette partie. L’occasion également d’exprimer leur reconnaissance à Dieu et aux mânes des ancêtres pour l’abondance des récoltes.

Symbole fort de la Kozah, la chasse traditionnelle se tient annuellement entre la saison sèche et la saison pluvieuse.

Au Togo, la 7ème édition des Journées scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) s’est ouverte le lundi 09 mars à Lomé. Les travaux ont été officiellement lancés par le ministre de l’éducation nationale, Mama Omorou.

C’est donc parti pour quatre jours d’échanges entre experts, chercheurs et responsables institutionnels venus des États membres du CAMES. Ces rencontres visent à dresser un état des lieux de la recherche scientifique, à promouvoir l’innovation et à renforcer le partage des connaissances entre les institutions d’enseignement supérieur et de recherche.

Les discussions portent sur l’identification des priorités de recherche en faveur du développement durable, les stratégies de coopération scientifique régionale et internationale, ainsi que les mécanismes de financement et de valorisation de l’innovation. Les participants abordent également les bonnes pratiques pédagogiques et méthodologiques, l’intégration des nouvelles technologies et les approches interdisciplinaires dans les projets scientifiques. En marge des communications, une conférence ministérielle est prévue sur l’harmonisation des politiques nationales de recherche et l’adoption d’une déclaration de politique commune dans l’espace CAMES.

Pour le Togo, l’accueil de ces journées constitue une occasion de valoriser le potentiel scientifique national et de renforcer les capacités de recherche. L’événement s’inscrit dans la Vision 2035 des autorités du pays, visant à en faire un hub régional logistique, économique, académique et scientifique.

Le CAMES, créé en 1968, compte 19 États membres. Il a pour mission principale de promouvoir la coopération scientifique et académique entre ses pays membres et d’harmoniser les programmes d’enseignement supérieur.

Au Togo, 5000 femmes issues des 39 préfectures du pays ont reçu des actes de naissance à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, commémorée officiellement en différé le lundi 09 mars à Lomé. L’initiative vise à renforcer l’accès des femmes aux services administratifs et à favoriser leur participation à la vie économique et citoyenne.

Placée sous le thème « Droits, justice et actions pour toutes les femmes et les filles », la célébration a réuni des femmes venues de différentes localités, ainsi que des représentants d’institutions publiques et de partenaires techniques et financiers. Les échanges ont permis de faire le point sur les progrès réalisés dans la promotion des droits de la femme, tout en rappelant les défis qui subsistent. Les participantes ont également suivi un exposé consacré à l’accès à la justice pour les femmes et les filles, axé sur les enjeux, les obstacles et les perspectives.

« Le thème retenu cette année rappelle l’importance de garantir non seulement la reconnaissance des droits des femmes, mais surtout leur application effective », a indiqué la ministre des solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance, Martine Moni Sankaredja.

Pour sa part, la représentante du système des Nations Unies, Coumba Dieng Sow, a rappelé l’importance du respect des droits de la femme à travers une déclaration du Secrétaire général de l’ONU : « Les droits des femmes sont des droits humains. Investir dans les femmes et les filles est l’un des moyens les plus sûrs de rendre le monde meilleur », a-t-elle souligné.

Ces dernières années au Togo, plusieurs initiatives ont été engagées pour renforcer la promotion et la protection des droits des femmes. Des réformes juridiques et des programmes d’appui ont notamment permis d’améliorer leur accès à l’éducation, aux services financiers, à la justice et aux instances de prise de décision. En outre, des actions sont menées pour lutter contre les violences basées sur le genre et promouvoir l’autonomisation économique des femmes à travers divers mécanismes d’accompagnement. Le pays est d’ailleurs classé 2ème en Afrique pour les droits économiques des femmes dans le rapport annuel de la Banque mondiale.

Au Togo, de nouvelles règles techniques qui garantissent la précision et l’uniformité des coordonnées géographiques sont désormais en vigueur. L’annonce, faite ce lundi 9 mars par un communiqué conjoint du ministre des finances, Georges Barcola, et de Kodjo Adedze, ministre de l’aménagement du territoire, marque une étape dans la modernisation des infrastructures géodésiques et géospatiales nationales et dans la réforme du système d’information géographique.

Concrètement, il s’agit de l’installation de bornes géodésiques et de nivellement, ainsi que de la mise en place d’un réseau de stations CORS (Station de référence à fonctionnement continu) à travers tout le territoire. Ces dispositifs constituent désormais les référentiels officiels de positionnement et d’altimétrie pour l’ensemble des travaux techniques nécessitant des coordonnées géographiques précises.

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Dans cette dynamique, les acteurs intervenant dans les domaines de la cartographie, de la topographie, du cadastre, de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire et des infrastructures sont désormais tenus de se conformer à ces référentiels officiels. « Tous travaux, sous peine d'être rejetés, doivent obligatoirement se rattacher aux référentiels », ont précisé les ministres.

Un délai transitoire de trois mois

Un délai transitoire de trois mois est accordé aux professionnels afin de leur permettre de mettre à jour leurs équipements et d’adapter leurs méthodes de travail aux nouvelles normes géospatiales. Cette période vise à faciliter la transition vers l’utilisation des référentiels officiels de positionnement et d’altimétrie, tout en assurant la précision et l’uniformité des données géographiques sur l’ensemble du territoire national.

À l’issue de ce délai, « des contrôles techniques seront régulièrement effectués par les services compétents de l’État ».

Pour rappel, le Togo dispose depuis quelques semaines d’un Institut géographique national (IGNT) qui a pour mission de renforcer la précision des informations géographiques. L’ambition de l’exécutif est de disposer d’un système géospatial moderne et fiable.

Au Togo, les efforts se multiplient pour stimuler l’entrepreneuriat et l'innovation. Le ministère en charge de l’économie numérique a initié un programme visant à renforcer les Structures d’Accompagnement à l’Entrepreneuriat et à l’Innovation (SAEI) et améliorer l’accompagnement des startups et des projets technologiques sur l’ensemble du territoire.

Un appel à manifestation d’intérêt a été publié afin de sélectionner les structures qui bénéficieront de ce soutien. Les SAEI retenues pourront perfectionner leurs méthodes d’accompagnement, faciliter l’accès au financement pour les porteurs de projets et contribuer à la diffusion de la culture entrepreneuriale dans tout le pays.

Le dispositif prévoit également la mise en place d’un label développé en partenariat avec Afric’Innov, réseau panafricain spécialisé dans l’appui aux incubateurs et hubs d’innovation. Ce label permettra d’aligner les pratiques des SAEI togolaises sur les standards internationaux et de valoriser leur rôle dans l’écosystème entrepreneurial africain.

L’initiative ambitionne de faire des SAEI de véritables accélérateurs de l’innovation locale, dans un contexte marqué par l’essor des technologies numériques et l’émergence d’outils d’intelligence artificielle générative, offrant de nouvelles opportunités pour le développement économique et technologique.

Les structures intéressées peuvent soumettre leur dossier en ligne via la plateforme dédiée . La date limite est fixée au 20 mars 2026.

Un grave accident de circulation routière s'est produit le dimanche 08 mars, sur la Route des montagnes dans la Kozah (Kara). Selon le ministère de la sécurité, le drame a impliqué un tricycle et un camion d'immatriculation étrangère, tous deux n'étant pas destinés au transport de personnes, mais contenant des passagers.

COMMUNIQUÉ DU MINISTRE DE LA SÉCURITÉ. Un grave accident de la circulation routière s'est produit ce dimanche, 08 mars 2026, aux environs de 12 heures sur la voie dénommée « route des montagnes » dans la commune de Kozah, préfecture de la Kozah. L'accident a impliqué un… pic.twitter.com/iCqcfgBEFs

— Ministère de la Sécurité - Togo (@MSPC_TOGO) March 8, 2026

Le plan ORSEC, mécanisme d’urgence de la réponse de la sécurité civile en cas de catastrophes, a été déclenché, permettant de mobiliser et de déployer les secours appropriés. Pour l’heure, le bilan provisoire fait état de 14 personnes décédées dont 02 mineurs, et de 58 blessés évacués vers des formations sanitaires. 

Si les premières constatations indiquent un éclatement de pneu, suivi d'une défaillance technique, “les enquêtes se poursuivent pour établir avec précision les circonstances exactes du drame et situer les responsabilités”, a annoncé le ministre, Calixte Batossie Madjoulba.

“La sécurité routière est l’affaire de tous”

Face à ce nouveau drame, l’officiel a réitéré son appel à l’ensemble des usagers pour un sursaut de responsabilité. “Le strict respect du code de la route, le transport des personnes uniquement avec des véhicules adaptés, l'observation rigoureuse des limitations de vitesse et l'adoption de comportements responsables constituent des impératifs pour préserver la vie des usagers de la route”, a-t-il notamment martelé, avant de réaffirmer la détermination de l’exécutif “à renforcer les actions de prévention, de sensibilisation et de contrôle, afin de lutter efficacement contre l'insécurité routière”.

Pour rappel, depuis le 09 février, une opération spéciale est déployée sur l’ensemble des axes routiers, pour renforcer la sécurité routière et faire face à la recrudescence des accidents. 

Au Togo, les réformes engagées pour améliorer la gestion du foncier en milieu rural enregistrent des résultats. Les acteurs impliqués dans le Projet de réformes foncières pour l’accroissement de la productivité agricole (LRAP) ont partagé, en fin de semaine écoulée à Lomé, les acquis et les enseignements tirés des expérimentations menées sur plusieurs sites.

Concrètement, les activités conduites dans le cadre du projet ont permis de tester de nouvelles approches de gestion du foncier rural dans cinq communes pilotes : Oti-Sud 2, Dankpen 2, Tchamba 3, Wawa 2 et Zio 4. Les initiatives mises en œuvre ont contribué à renforcer les mécanismes locaux de prévention et de gestion des conflits fonciers, tout en favorisant le dialogue entre les différents acteurs au sein des communautés.

Les expérimentations ont également permis de promouvoir un accès plus inclusif à la terre, notamment pour les femmes et les jeunes, et d’encourager une gestion plus durable des terres. Sur le plan technique, les activités ont abouti à la cartographie de 37,5 % de la superficie prévue dans les zones d’intervention.

« Le projet LRAP, qui nous offre ce cadre d’échanges, est l’un des deux projets du Programme Seuil. Bien qu’arrêté prématurément, le Programme Seuil a tenu ses promesses, avec l’éligibilité du Togo au programme Compact », a indiqué le ministre de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, Sevon-Tépé Kodjo Adedze.

Et de souligner : « Les performances enregistrées par notre pays au niveau des indicateurs d’éligibilité constituent un signal fort de la crédibilité du Togo et de son engagement à poursuivre les réformes pour améliorer l’environnement des investissements productifs ».

Pour rappel, le LRAP, l’un des projets du Programme Seuil lancé en 2022, avait pour ambition d’appuyer le gouvernement dans la poursuite de son processus de réforme foncière en vue d’améliorer le régime foncier en général et celui rural en particulier. Le programme a toutefois été interrompu à la suite de la décision des États-Unis de suspendre l’aide extérieure.

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