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Le gouvernement a officiellement reçu, le mercredi 1er octobre dernier, les rapports généraux des derniers processus électoraux organisés en 2024 et 2025 au Togo. Les documents, remis au ministre en charge de l’administration territoriale, Hodabalo Awaté, par le président de la CENI, Dago Yabré, portent sur les législatives et régionales couplées du 29 avril 2024, les sénatoriales du 15 février 2025 et les municipales du 17 juillet 2025.

Vos missions ont été appréciées, malgré les difficultés et les intimidations. Même de l’avis des observateurs nationaux et internationaux, c’est la satisfaction totale’’, a indiqué le ministre Awaté Hodabalo à l’endroit des membres de la CENI. Pour sa part, le président de la CENI a souligné l’engagement des autres institutions impliquées dans l’organisation du scrutin.

En rappel, conformément aux dispositions du code électoral, la CENI doit remettre au gouvernement les rapports généraux de chaque élection. L’objectif est de permettre à l'exécutif de disposer d’un compte rendu détaillé des processus électoraux, d’en tirer des enseignements et de proposer des mesures pour améliorer l’organisation et le déroulement des prochains scrutins.

L’Office togolais des recettes (OTR) effectuera le mercredi 8 octobre et les jours suivants, de nouvelles ventes aux enchères publiques. L’opération se déroulera à la direction des opérations douanières de Lomé-Port.

Au total, 44 conteneurs de diverses marchandises seront mis en vente. La participation est soumise au paiement d’une quittance non remboursable de 25.000 FCFA.

Le paiement se fera au comptant et sur place, majoré de 12 %, avec enlèvement immédiat des biens adjugés. « Les adjudicataires qui n’auront pas acquitté le montant des effets qui leur sont adjugés avant 17 h 30 le jour de leur achat verront leur adjudication annulée », a précisé le fisc, qui a également rappelé qu’« aucune réclamation ne sera prise en compte après l’adjudication ».

Organisées régulièrement par l’OTR, les ventes aux enchères concernent généralement des marchandises issues de saisies ou en souffrance sous douane.

Le Togo s'apprête à disposer de sa première Aire marine protégée (AMP). Deux rencontres ont eu lieu dans ce sens le 30 septembre à Agbodrafo et le 1er octobre 2025 à Aného, réunissant plusieurs acteurs.

L’objectif était d’expliquer le processus de création de cette aire marine protégée, d’en présenter les avantages et de recueillir les préoccupations des communautés locales. Prévue sur une superficie de 950 km², l’AMP couvrira la préfecture des Lacs ainsi qu’une partie des préfectures de Vo et de Zio.

Située entre l’océan Atlantique et le lac Togo, cette zone est riche en biodiversité, notamment les mangroves, les poissons et autres ressources halieutiques. L’objectif est de protéger ces écosystèmes, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie des communautés locales, au développement du tourisme et à la promotion de la recherche scientifique.

La création de l’aire marine protégée ne signifie pas une privation de ressources pour les populations, mais vise à assurer une gestion durable afin de préserver ces richesses pour les générations futures”, a expliqué Awougnon Comlan, représentant le ministre de l’environnement et des ressources forestières,.

Le projet bénéficie du soutien de plusieurs partenaires internationaux, dont la Banque mondiale à travers le projet WACA, le Fonds pour l’Environnement mondial (FEM), l’UEMOA, la FAO et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Les prochaines étapes incluent la délimitation officielle de la zone, l’élaboration du cadre réglementaire et la mise en place d’un mécanisme de suivi participatif impliquant les communautés locales. 

L’initiative s’inscrit pleinement dans le cadre du Plan national pour la biodiversité, renforçant l’engagement du Togo à protéger ses richesses naturelles et à contribuer aux efforts internationaux de préservation de l’environnement.

Le Togo s’engage à réduire les risques liés aux résidus de pesticides dans les produits agricoles, afin de mieux protéger la santé des populations. Le ministère en charge de l'environnement a en effet validé, le mardi 30 septembre à Lomé, le rapport final de l’évaluation des résidus de pesticides dans les fruits et légumes, ainsi que l’analyse des risques sanitaires pour le consommateur.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du « Projet d’appui à la gestion efficiente des pesticides dans le secteur agricole », soutenu par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Concrètement, le document dresse un état des lieux de l’utilisation des pesticides et met en lumière les dangers sanitaires et environnementaux liés à leur usage. Il propose en outre des mesures de renforcement des capacités des acteurs, une meilleure régulation du commerce de ces produits et la promotion de pratiques agricoles plus responsables.

« Ce rapport constitue désormais une référence essentielle pour orienter les actions futures et renforcer la gestion rationnelle des pesticides au Togo », a indiqué le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, Koffi Aoufoh Dimizou.

Pour rappel, un pesticide est une substance chimique utilisée pour lutter contre les organismes nuisibles, tels que les insectes (insecticides), les mauvaises herbes (herbicides), les rongeurs (rodenticides) et les champignons (fongicides), qui endommagent les cultures et les produits alimentaires.

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Après les Seychelles (2022) et le Kenya (2024), le Togo accueillera les 15 et 16 octobre prochains à Lomé, la troisième édition du BlueInvest Africa. Cet événement international initié par l’Union Européenne (UE), vise à promouvoir l’entrepreneuriat africain, l’économie bleue, et le développement durable des secteurs maritimes et côtiers. 

Toute première édition organisée dans un pays francophone et en Afrique de l’Ouest, l’édition togolaise du BlueInvest sera articulée autour de sessions thématiques sur des solutions liées aux enjeux de la pêche durable, du transport maritime, de l’aquaculture, des énergies marines renouvelables, ou encore de l’innovation technologiques dans les domaines océaniques. En marge des travaux, des sessions de pitchs dédiées aux startups et PME africaines sont prévues, tout comme des rencontres B2B d’échanges et de partenariats. 

Pour le Togo, engagé depuis plusieurs années sur la question de l’économie bleue, l’organisation de cet événement permettra de renforcer la coopération avec les autres acteurs, nationaux, européens et internationaux, et de positionner le pays comme un acteur majeur continental. 

Après trois mois de trêve, les sénateurs sont de retour au Palais des Congrès de Lomé. La chambre haute du Parlement togolais a en effet ouvert jeudi 02 octobre, sa deuxième session ordinaire de l’année, conformément aux dispositions constitutionnelles. 

La cérémonie d’ouverture, dirigée par le Président de l’institution, Barry Moussa Barqué, s’est déroulée en présence de plusieurs officiels, dont le Président de l’Assemblée nationale et le ministre chargé des relations avec les institutions de la République. 

Placée sous le signe de la cohésion, de la paix et de la solidarité, cette session sera essentiellement consacrée à l’examen de la Loi de finances 2026, une fois transmise par l’Assemblée nationale, chambre basse du Parlement, conformément aux principes du bicamérisme. “Notre assemblée aura à examiner un projet de budget qui devra répondre à trois impératifs majeurs : premièrement, consolider les acquis de notre politique de développement, notamment à travers la mise en œuvre d’une nouvelle feuille de route gouvernementale ; deuxièmement, renforcer la compétitivité de notre économie face aux chocs externes, dans un contexte international incertain ; troisièmement, accélérer la transformation structurelle de notre système de gouvernance, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’agriculture”, a déclaré dans son allocution d’ouverture le Président du Sénat, avant d’exhorter ses pairs à la recherche de l’intérêt général et le souci constant du bien-être de leurs concitoyens lors des travaux. 

Le Sénat, dans sa mission constitutionnelle, contribuera à ce que les ressources de la nation soient allouées de manière optimale pour servir la République, une République exemplaire”, a assuré Barry Moussa Barqué. 

Le Président de la République, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové a reçu jeudi 02 octobre à Lomé, les lettres de créance du nouvel ambassadeur du Sénégal au Togo, Mamadou Moustapha Loum.

A l’issue du cérémonial, le diplomate a eu un premier entretien avec le chef de l’Etat. L’occasion de faire le point sur le partenariat entre les deux pays frères, et de se féliciter de l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre Lomé et Dakar. 

Au Président de la République, Moustapha Loum a affirmé sa volonté d'œuvrer au renforcement de ce partenariat notamment dans les domaines économique, agricole, du commerce et de la culture. “Ma mission s’inscrit dans la continuité des relations bilatérales. Son Excellence Monsieur le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a récemment effectué une visite d’amitié et de travail ici. Avec le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, il s’est entendu pour renforcer l’axe Dakar-Lome. Mon action s’inscrira dans cette optique et l’accent sera principalement mis sur les aspects économiques, le développement des échanges dans les secteurs agricoles, du commerce et de la culture”, a-t-il déclaré. 

Juriste et administrateur civil de formation, le nouvel ambassadeur possède une expérience de près de trente ans au service de la diplomatie sénégalaise. Avant sa nomination au Togo, il a notamment occupé des postes à Madrid (Espagne), Kingston (Jamaïque), New York et Washington D.C (USA).

Une enquête nationale sur la qualité de l’éducation dans les écoles primaires s'ouvre le 13 octobre prochain. L’initiative, portée par le Centre national d’évaluation des apprentissages (CNEA), vise à recueillir des données fiables pour mesurer les acquis scolaires des élèves et évaluer le fonctionnement global du système éducatif primaire.

La collecte des informations se déroulera en deux vagues : du 13 au 24 octobre 2025 et du 3 au 7 novembre 2025. Elle couvrira l’ensemble des établissements primaires du pays, afin de garantir une représentation complète et fidèle du fonctionnement du système éducatif national.

Cette enquête constitue un levier majeur pour améliorer la qualité de l’éducation, conformément au Plan sectoriel de l’éducation 2020-2030 et à la feuille de route gouvernementale”, a indiqué la directrice du CNEA, Pyahalo Kebina.

Notons qu’une formation en cours vise à outiller des agents enquêteurs sur les techniques de collecte des données et à garantir la fiabilité ainsi que la précision des informations qui seront recueillies.

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Près de deux ans et demi après son inauguration par Faure Essozimna Gnassingbé, à l’époque président de la république mais Président du Conseil depuis le basculement du Togo dans la 5ème république, l’Hôpital de référence Dogta–Lafiè accueille ce jeudi 02 et vendredi 03 octobre, ses Premières Journées Médicales. Un événement qui réunit praticiens de la santé, autorités politiques, administratives, équipe dirigeante de Dogta–Lafiè, en présence de Ingrid Awadé, Directeur Général de la CNSS, structure qui a financé la construction de l’hôpital, et du ministre de la santé et de l’hygiène publique, Professeur Tchin Darre, autour du thème : « Innovations médicales en Afrique : défis et opportunités ».

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Un thème d’autant plus en cohérence avec l’actualité que relève le Prof Tchin Darre, à l’occasion de son discours inaugural, l’innovation « est la clé pour améliorer la prise en charge des patients » et « naît du dialogue et de la collaboration ».

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De fait, souligne le ministre, les Premières Journées Médicales de l’Hôpital Dogta–Lafiè ne sont pas « une simple rencontre avec une série de conférences » ; mais « la concrétisation d’une vision et le témoignage de l’engagement indéfectible de l’Hôpital Dogta–Lafiè envers l’innovation, l’excellence clinique, la recherche et la formation ».

Ces rencontres surviennent dans un contexte où l’Afrique est confrontée à un double fardeau : celui des maladies transmissibles persistantes (VIH/Sida, paludisme, tuberculose) et celui croissant des maladies non transmissibles (hypertension, diabète, cancers) ; et où l’innovation s’impose comme une nécessité absolue. Notamment avec au niveau de la logistique, par exemple, « l’utilisation des drones de livraison des médicaments et vaccins, des applications mobiles » pour la téléconsultation, « des outils de dépistage rapide, simple, abordable et sans besoin de laboratoire central à l’instar des « Point of Care » ».

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Pour le Directeur Général de l’Hôpital Dogta-Lafiè, Lt-colonel Eyouvei Akata, pour qui « l’innovation ne se décrète pas, mais se construit », ces Premières Journées Médicales permettront « non seulement de faire connaître le plateau technique d’exception, les domaines de compétence, mais aussi de célébrer la rencontre de l’excellence, de la performance et de la solidarité à travers l’invitation d’illustres praticiens du domaine ».

Au cours de ces deux journées, il s’agira plus concrètement, de sensibiliser les professionnels de santé aux dernières avancées applicables dans le contexte africain, de créer des synergies entre les structures sanitaires publiques et privées, renforcer les capacités techniques des praticiens à travers des ateliers. Également, d’encourager la mise en réseau des experts, d’inspirer des projets de collaboration interhospitalière et enfin, de positionner l’Hôpital Dogta-Lafiè comme un catalyseur d’innovation et un élément scientifique régional au bénéfice de l’ensemble du système de santé.

Dogta-Lafiè s’inscrit dans la volonté des autorités togolaises de doter le pays d’infrastructures sanitaires modernes, répondant aux standards internationaux, et capables de fournir des soins de haute qualité à tous les Togolais, à des coûts abordables, tout en réduisant les évacuations médicales.

 

Le Togo veut disposer d’informations fiables sur les changements climatiques pour mieux anticiper les risques. Une rencontre de renforcement des capacités des différents acteurs impliqués se tient dans ce sens depuis le mercredi 1er octobre à Lomé.

Pendant trois jours, les participants, issus de plusieurs structures, seront outillés sur les instruments de collecte, l’utilisation et la publication des données climatiques. Les échanges permettront ainsi de consolider un système national solide, capable de diffuser efficacement les informations sur les changements climatiques.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet : « Renforcement des Capacités pour la Transparence Renforcée (CTR) », soutenu par la CEDEAO. L’ambition à terme est d’harmoniser les formats de collecte de données et de renforcer le suivi-évaluation du système national.

« Cette session marque une étape clé dans la mise en place du système national de données climatiques, qui doit permettre à notre pays de disposer d’informations fiables et actualisées pour orienter efficacement les décisions en matière de lutte contre les changements climatiques », a indiqué le Secrétaire général du ministère en charge de l’environnement, Aoufoh Koffi Dimizou, à l’ouverture des travaux.

Pour rappel, au Togo, l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET) publie régulièrement des bulletins et prévisions climatiques, essentiels pour la gestion des risques et la mise en œuvre des stratégies d’adaptation.

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