Une opération spéciale de délivrance de la carte nationale d’identité s’ouvre le jeudi 4 décembre à la 20ème Foire internationale de Lomé. L’initiative portée par la Police nationale à travers la Direction générale de la documentation nationale (DGDN), vise à faciliter aux citoyens l’obtention de cette pièce.
Jusqu’au 12 décembre, les visiteurs pourront effectuer toutes les démarches directement sur le site du Centre togolais des expositions et foires (CETEF). Le dispositif mis en place permet d’enrôler sur place les citoyens, de vérifier la conformité des documents et d’accélérer tout le processus d’établissement de la CNI, avec un délai de retrait fixé à 48 heures.

La démarche s’inscrit dans le cadre du projet DGDN mobile visant à rapprocher les services d'identité des populations. À l’horizon 2028, l’objectif est de permettre à la majorité des Togolais de disposer d’une carte nationale d’identité, avec un accès direct aux services de documentation pour au moins 80 % des populations rurales.
Pour rappel, la carte d’identité permet d’attester l’identité de son titulaire. Elle est également indispensable pour effectuer des transactions financières, voyager et accéder à divers services administratifs et sociaux.
Au Togo, plusieurs centaines de détenus incarcérés sur tout le territoire devraient bientôt bénéficier d’une remise de peine. Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a instruit mardi 02 décembre, le ministre de la Justice à soumettre des propositions dans ce sens.
L’annonce, faite à l’occasion du discours sur l’état de la Nation prononcé devant le Parlement réuni en congrès, se veut une nouvelle illustration de l’exécutif à améliorer le fonctionnement de la justice, et à tenir ses engagements. Élaborées sur la base des principes d’équité et de justice, les mesures de grâce concerneront notamment les dossiers des détenus purgeant une longue détention, de ceux qui ont commis des délits mineurs, des détenus âgés, ou encore ceux en fin de peine ou gravement malades.
“Il ne s’agit en aucun cas de laxisme ; les réformes que nous conduisons ne concernent ni les crimes de sang, ni les atteintes graves à l’intégrité physique ou à la vie. Pour ces actes, la rigueur restera la règle”, a toutefois précisé le Président du Conseil.
En 2024, près de 2000 détenus répartis dans tout le pays avaient bénéficié de ces mesures de clémence présidentielle.
Au Togo, les dates relatives à la pratique des feux précoces pour 2025-2026 sont connues. Le ministère en charge de l'environnement a en effet dévoilé le chronogramme.
Concrètement, les feux sont prévus du 31 décembre 2025 au 31 janvier 2026 selon les différentes zones. Ils ne peuvent être réalisés qu’entre 5h et 7h du matin, ou durant une période relativement fraîche et calme, sans vent violent, et en équipe. L’objectif, a expliqué le ministère, est de prévenir les incendies incontrôlés et de protéger les ressources naturelles, tout en sécurisant les plantations, champs et forêts.
“Tout feu criminel, incontrôlé ou allumé en dehors des périodes indiquées expose les contrevenants à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur”, a précisé le ministère.
Pour rappel, les feux précoces sont allumés de manière planifiée pour entretenir les champs, brûler les herbes sèches et préparer les sols
Les dates clés
Régions Maritime et Plateaux Est : 15 janvier 2026
Région des Plateaux Ouest : 31 janvier 2026
Région Centrale :
Zones savanicoles : 31 décembre 2025
Zone forestière (Adélé) : 20 janvier 2026
Le Togo et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) dressent le bilan dans le cadre de leur partenariat. Une rencontre consacrée à la revue annuelle des activités a réuni, le mois dernier à Lomé, plusieurs acteurs impliqués.
Le Gouvernement a favorablement répondu à la requête du Système des Nations Unies relative à la prolongation d’un an du Cadre de Coopération pour le Développement Durable au Togo. Cette démarche s’inscrit dans la vision stratégique du Président du Conseil https://t.co/2b6ne1a4yY
— Ministère en charge de la Planification (@planificateurtg) December 3, 2025
Les échanges ont permis d’évaluer les progrès réalisés, d’identifier les défis rencontrés et d’examiner les solutions et innovations déployées sur le terrain. “L’année 2025 a été marquée par des avancées significatives dans la réalisation du mandat au Togo, notamment assurer que chaque grossesse soit désirée, que chaque accouchement soit sans danger et que le potentiel de chaque jeune soit accompli”, a souligné la représentante résidente de l’UNFPA au Togo, Elise Kakam.
Au cours des travaux, il a été également question de définir les priorités pour le Plan de travail annuel 2026, afin de renforcer l’impact des projets sur les populations. Un délai supplémentaire d’un an a été d’ailleurs accordé pour la mise en œuvre du Cadre de coopération pour le développement durable, afin d’assurer un meilleur alignement des interventions des partenaires sur les priorités nationales.
Au Togo, l’UNFPA intervient principalement dans les domaines de la santé et des droits sexuels et reproductifs, de l’égalité des sexes, de l’autonomisation des femmes et de la jeunesse. L’agence soutient également le gouvernement dans la collecte et l’analyse des données démographiques, essentielles pour orienter les politiques publiques et améliorer l’accès aux services sociaux de base.
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a présenté le mardi 02 décembre à Lomé, devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès, son discours sur l’état de la Nation. Face aux élus du peuple, ainsi qu’aux représentants des forces vives de la Nation, le chef de l’exécutif a partagé sa vision pour le Togo de demain, évoqué les implications du nouveau régime parlementaire, et défini le cadre d'action du nouveau gouvernement.
Aujourd’hui, j’ai eu l’honneur de présenter devant la Représentation nationale un discours sur l’état de notre Nation, au moment où notre pays entre résolument dans la Ve République et confirme son choix d’un régime parlementaire moderne, équilibré et fidèle à la volonté… pic.twitter.com/yF5YlzgzHH
— Faure Essozimna GNASSINGBÉ (@FEGnassingbe) December 2, 2025
Une nouvelle ère institutionnelle
En entamant son propos, le Président du Conseil a d’abord rappelé la nouvelle dynamique dans laquelle s’est engagé le pays, en adoptant une réforme constitutionnelle d’envergure qui a consacré un régime parlementaire.
“L'adoption de la cinquième république marque un tournant historique pour notre pays. La République togolaise entre dans une nouvelle ère institutionnelle, celle d'un régime parlementaire moderne, apaisé et équilibré”, a-t-il déclaré, avant de poursuivre : “ce n'est pas un changement abstrait. C'est une transformation de notre démocratie qui va avoir des conséquences concrètes pour nos concitoyens. C'est un changement dans la manière dont nous concevons l'exercice du pouvoir, plus proche, plus équitable, plus redevable”.
Pour le chef de la majorité, cette “révolution de l’esprit public” impose désormais une “dynamique partagée, un contrat de confiance entre l'exécutif et les élus du peuple” : “C'est désormais ici, dans cette Assemblée, que se détermine la politique de la Nation”, a-t-il souligné.
Protéger, rassembler, transformer.
Quant à l’action du nouvel exécutif, officiellement annoncé il y a quelques semaines, il s’articulera autour de trois priorités majeures, a annoncé le Président du Conseil : protéger, rassembler, transformer.
“Protéger le Togo et les Togolais en garantissant la sécurité, la stabilité et la résilience de notre Nation; rassembler en consolidant la cohésion nationale, en approfondissant la décentralisation et en veillant à l’équité entre les territoires; transformer enfin, en accélérant le développement économique et social, en modernisant nos services publics et en faisant de l’inclusion et de la justice sociale le cœur vivant de notre contrat républicain”, a détaillé Faure Gnassingbé.

Pilotage resserré, redevabilité renforcée, un gouvernement d’action
Dix chantiers concrets, incluant santé, éducation ou encore emploi, concentreront particulièrement les efforts du gouvernement, avec un objectif central : “améliorer concrètement la vie des populations”, a-t-il annoncé, avant d’assurer que “chaque axe fera l’objet d’un pilotage resserré et d’une redevabilité renforcée”.
Pour atteindre ces objectifs, une nouvelle méthode de gouvernance est proposée, axée “sur la clarté des engagements, la redevabilité et la responsabilité partagée”, sur fond de lutte continue contre la corruption.
“Il ne s’agit plus seulement d’annoncer, mais d’exécuter. Je veux que ce mandat soit jugé non sur ses intentions, mais sur ses résultats. Le Gouvernement que j’ai l’honneur de diriger sera un gouvernement d’action. Notre priorité sera l’efficacité”, a affirmé le Président du Conseil, avant d’appeler à la culture “d’une discipline de gestion, d’une éthique du service public, et d’une capacité à rendre des comptes”.
“Je l’ai dit : cette nouvelle République est une République d’équilibre, une République d’avenir”, a-t-il proclamé.
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a prononcé mardi 02 décembre à Lomé devant le Parlement, son discours sur l’état de la Nation. L’événement républicain qui a réuni l’Assemblée nationale et le Sénat, a été marqué par plusieurs déclarations fortes, et de grandes annonces sur le cadre d’actions du nouveau gouvernement et les nouvelles perspectives.
Le Président du Conseil, SEM @FEGnassingbe présente ce mardi 02 décembre 2025, devant la Représentation nationale, son Discours sur l’État de la Nation. Un moment républicain essentiel pour faire le point sur les avancées de notre pays, les défis à relever et les perspectives… pic.twitter.com/gveMGDRYAO
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) December 2, 2025
Le Togo met en place de nouvelles mesures pour améliorer la qualité de ses produits agroalimentaires. 42 normes nationales ont été adoptées la semaine écoulée pour encadrer les filières stratégiques, notamment les céréales, tubercules et légumineuses, la viande et la volaille, ainsi que l’horticulture et ses produits dérivés.
@FSRP : 42 normes prioritaires validées pour booster l’agroalimentaire Togolaishttps://t.co/60ou7oz1cw@GouvTg @HauqeTogo @BM_Afrique @PresidenceTg @CORAFNews @CILSSinfos @FsrpWa @GAFSPfund @followers @republicoftogo pic.twitter.com/sUVWfdFr27
— AgricultureTg (@AgricultureTg) December 2, 2025
L’initiative vise à combler l’absence de standards nationaux, un frein jusque-là à la compétitivité des produits togolais et à leur accès aux marchés régionaux et internationaux. Elle devrait désormais permettre de garantir des produits de meilleure qualité, tout en optimisant les chaînes de valeur, en réduisant les coûts de production et en facilitant les échanges commerciaux sur le plan national et international.
“Ces normes sont un levier essentiel pour améliorer les processus des entreprises et soutenir la compétitivité du Made in Togo”, a indiqué le directeur général de l’Agence togolaise de normalisation, Essot’na Héyou Bodjona.
Pour rappel, le Togo dispose d’un référentiel de certification des produits issus de la transformation agroalimentaire.
Au Togo, la promotion d’une justice de proximité se poursuit. Deux nouvelles maisons de justice ont été inaugurées le mois dernier dans les localités de Kabou (Bassar) et Pagala (Blitta).
Ces nouvelles structures viennent s’ajouter aux 19 déjà opérationnelles. L'objectif étant de rapprocher la justice des citoyens, dans leurs quartiers, villages et réalités quotidiennes.
Chaque maison de justice devient ainsi un point de repère, un lieu où les populations trouvent des réponses simples à des difficultés parfois complexes, où la parole trouve un cadre et le dialogue remplace la confrontation. L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de modernisation de l’administration et de renforcement des capacités pour la délivrance de services (PMADS), soutenu par la Banque mondiale.
« Ces maisons constituent un cadre idéal où les liens de fraternité doivent guider les échanges. Elles offrent un espace où chacun peut être entendu et trouver une solution équitable », a expliqué, le président du Tribunal de justice de Bassar, Gnama Bidalatang.
Instaurées depuis 2018, les maisons de justice servent de relais aux juridictions traditionnelles. En 2023, plus de 4500 saisines avaient été enregistrées via ces structures sur le territoire national.
Quelques semaines après la composition du nouveau gouvernement, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé s’adresse ce mardi 02 décembre au Parlement (Assemblée nationale et Sénat), réuni en congrès. Le chef de l’exécutif prononcera en effet un discours sur l’état de la nation.
L’événement, retransmis en direct sur les canaux digitaux de la Représentation nationale, sera l’occasion de faire le point sur la situation actuelle, et de présenter au corps législatif et à la population, la politique générale du nouveau gouvernement.
Plusieurs annonces fortes sont attendues, dans le sillage des grandes mesures déclinées dans le projet de loi de finances adopté le 14 novembre dernier.
Le ministère en charge de la souveraineté alimentaire a officiellement réceptionné le vendredi 28 novembre à Lomé, une nouvelle cargaison de riz offerte par le Japon dans le cadre du programme Kennedy Round (KR). En tout, 1625 tonnes de riz blanc ont été accueillis et entreposé dans les magasins de l’Agence nationale de la sécurité alimentaire.
Le don, qui repose sur un mécanisme de coopération financière non-remboursable, sera, comme les précédents, mis à disposition des populations, prioritairement les plus vulnérables, à des prix abordables. Les recettes issues de la vente sont destinées à financer des projets de développement sur tout le territoire, comme l’aménagement des zones agricoles planifiées (ZAAP) et l’acquisition des équipements.
Pour rappel, en mars dernier, 2275 tonnes avaient également été réceptionnées.