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Le Togo et les États Unis d’Amérique ouvrent un nouveau chapitre de leurs relations économiques. La Chambre de commerce américaine au Togo (AmCham Togo) a été officiellement lancée ce lundi 26 janvier à Lomé, avec l’ambition de structurer et d’approfondir les relations entre les deux pays. 

L’évènement, qui intervient dans un contexte de recherche d’une hausse d’investissements privés et de diversification des partenariats internationaux, s’est déroulé en présence du ministre délégué, en charge de l’énergie et des ressources minières, Robert Koffi Eklo, et d’acteurs du monde économique et des affaires. 

L’AmCham Togo, dirigée par le secteur privé sous la supervision d’un conseil d’administration réunissant des acteurs issus de secteurs variés, se veut une interface entre les entreprises et les décideurs publics. Déjà intégrée au réseau mondial des Chambres de commerce américaines, elle entend promouvoir la liberté économique, les pratiques commerciales éthiques, l’innovation et une croissance inclusive. 

L’ambition, expliquent les responsables, est de créer un environnement des affaires plus transparent, compétitif et favorable aux investissements responsables. “Cette Chambre de commerce américaine au Togo constitue une plateforme essentielle de dialogue, d’opportunités et de prospérité partagée”, a précisé le chargé d’affaires américain Richard Michaels. 

Les relations commerciales entre le Togo et le pays de l’Oncle Sam se sont intensifiées et diversifiées au fil des années, notamment dans le sillage de l’AGOA. Au Togo, plus d’une douzaine d’entreprises et d’organisations affiliées aux États-Unis sont actives, dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’aviation, l’agriculture ou la logistique. Selon les dernières données fiables disponibles, les importations togolaises en provenance des USA ont atteint environ 61 millions $ en 2024, dominées par les plastiques, les véhicules, les produits pétroliers et les équipements industriels.

Quant aux exportations, elles se sont élevées à près de 49 millions $, contre moins de 12 millions quatre ans plus tôt. Des chiffres qui devraient progresser un peu plus, avec l’émergence des activités au sein de la Plateforme industrielle d’Adetikopé (PIA), où opère notamment l’américain Star Garments Group, filiale de Komar. 

Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) veut renforcer l’accès aux services financiers pour tous, en particulier dans les zones où les populations restent exclues du système bancaire traditionnel. Une rencontre a eu lieu dans ce sens, du 22 au 27 janvier à Kara, visant à évaluer les actions menées en 2025 et à définir de nouvelles priorités pour 2026.

Concrètement, il a été question d’analyser les performances antérieures, d’identifier les difficultés rencontrées et de réfléchir aux solutions pour améliorer l'efficacité des crédits proposés. L’accent a été mis sur la proximité des points de service, l’adaptation des produits aux besoins locaux et la nécessité de renforcer la coordination entre les différents acteurs du FNFI.

Par ailleurs, plusieurs recommandations ont été formulées pour consolider l’impact de la finance inclusive. Il s’agit notamment de la poursuite de la formation et de la sensibilisation des bénéficiaires au bon remboursement des crédits, de l’innovation continue dans les services financiers proposés et de l’instauration d’échanges réguliers entre acteurs pour renforcer la coordination et faciliter l’accès au financement des populations.

Cette retraite a servi de cadre propice à une réflexion collective, lucide et prospective, essentielle pour adapter les interventions du FNFI aux mutations économiques et sociales”, a indiqué le directeur général du FNFI, Tchitchabalo Songaï N’Dassim.

Lancé en 2014, le FNFI totalise à la date du 28 janvier 2026, 117,7 milliards FCFA de financements octroyés à 1,9 million de bénéficiaires.

Au Togo, la vulgarisation des nouvelles dispositions de la Loi de finances 2026 se poursuit. La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a lancé mardi 27 janvier 2026, une série de séances de formation et d’échanges à l’endroit des opérateurs économiques.

La rencontre ouverte dans le Grand Lomé, se tient simultanément à Aného, Kpalimé et Kara. Concrètement, les échanges portent sur les innovations introduites par la Loi de finances 2026, les obligations déclaratives, les procédures fiscales applicables aux entreprises, ainsi que sur les mesures visant à faciliter la conformité et le civisme fiscal. Pendant quatre jours, les participants seront sensibilisés aux opportunités offertes par ces réformes pour sécuriser leurs activités et optimiser la gestion de leurs ressources.

« La mise en œuvre des nouvelles dispositions fiscales nécessite une compréhension claire des règles et des opportunités offertes aux entreprises », a indiqué le président de la CCI-Togo, José Kwassi Symenouh.

Interface entre le monde des affaires et les pouvoirs publics, la CCI-Togo a pour mission principale de conseiller les opérateurs économiques, tout en assurant des activités de formation et d’information.

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Le ministre togolais des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a affirmé mardi 27 janvier à Lomé que le marché régional des titres publics constituait « un instrument central de souveraineté financière » pour les États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dans un contexte de durcissement des conditions de financement internationales.

« Le marché des titres publics constitue aujourd’hui un instrument central de souveraineté financière », a déclaré le ministre à l’ouverture des Rencontres du marché des titres publics (REMTP), qui se tiennent les 27 et 28 janvier dans la capitale togolaise. Selon lui, cet outil permet aux États de « soutenir, en toute autonomie, la mise en œuvre de politiques publiques structurantes », alors que les financements extérieurs deviennent plus coûteux et plus volatils.

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La rencontre, organisée avec la participation de la BCEAO et d’UMOA-Titres, réunit responsables gouvernementaux, acteurs du marché financier régional et investisseurs institutionnels. Elle intervient dans un contexte de forte montée en puissance du marché régional des titres publics, qui a mobilisé près de 11 900 milliards de francs CFA en 2025, contre un peu plus de 5.000 milliards trois ans plus tôt, selon les données présentées. Face à la volatilité des flux de capitaux et à la hausse du coût de la dette extérieure, le ministre togolais a plaidé pour un recours accru aux ressources internes. « La mobilisation de l’épargne intérieure s’impose comme un levier majeur (…) pour limiter la dépendance à l’égard des capitaux extérieurs », a-t-il déclaré, appelant à un modèle de financement du développement « plus endogène et plus résilient ».

Le Togo a, pour sa part, mobilisé entre 500 et 700 milliards de francs CFA par an sur le marché régional entre 2021 et 2024, ce qui couvre entre 50 % et 110 % de ses besoins annuels de financement, selon le ministre. Ces ressources ont notamment servi à financer les investissements publics, les infrastructures et certaines dépenses sociales, dans un contexte de pressions budgétaires accrues.

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Au niveau régional, la BCEAO a insisté sur la nécessité d’élargir la base d’investisseurs afin de renforcer la capacité d’absorption du marché. Son gouverneur, Jean-Claude Kassi Brou, a rappelé que les progrès de l’inclusion financière constituaient un levier central dans cette stratégie. À l’échelle de l’Union, le taux d’accès aux services financiers est passé de 45 % en 2016 à près de 75 % en 2025, avec un objectif de plus de 90 % à l’horizon 2030.

Les discussions ont également porté sur le développement du marché secondaire, encore jugé insuffisamment liquide. En 2025, les volumes échangés sur ce segment ont toutefois dépassé 5.400 milliards de francs CFA, un niveau record après le ralentissement observé en 2023, selon les données communiquées lors des rencontres.

Plan International réaffirme sa volonté de poursuivre son accompagnement en faveur du Togo dans la mise en œuvre des priorités gouvernementales. Cet engagement a été réitéré ce mardi 27 janvier au président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, par la Directrice générale de l’organisation, Reena Ghelani

Les échanges, qui se sont déroulés lors d’une audience à Lomé, ont porté sur la protection de l’enfant, la promotion de l’égalité entre les filles et les garçons, l’éducation inclusive, la santé, ainsi que la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Dans ce cadre, le président de l’Assemblée nationale a souligné le rôle stratégique du Parlement dans l’élaboration et l’adoption de lois visant à renforcer les droits de l’enfant et des jeunes, notamment des filles, ainsi que les mécanismes de protection.

« Le gouvernement est très convivial et nous sommes là pour voir comment nous pouvons renforcer ce partenariat avec le Togo. Nous sommes en discussion continue pour voir comment nos plans pourraient entrer dans la politique nationale du gouvernement. Nous travaillons également sur les violences basées sur le genre », a indiqué Reena Ghelani.

Présent au Togo depuis plus de quatre décennies, Plan International appuie le gouvernement dans la mise en œuvre de programmes axés sur la protection de l’enfant, l’éducation inclusive, la santé et l’autonomisation des filles. L’organisation intervient en étroite collaboration avec les communautés locales afin de renforcer les mécanismes de prévention et de réponse aux violences, notamment celles basées sur le genre.

La fourniture du courant électrique connaîtra des interruptions dans certains quartiers et périphéries de la capitale à partir du mercredi 28 janvier au dimanche 01 février 2026, a annoncé la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET). Ceci, en raison de travaux de maintenance programmés sur les ouvrages électriques.

Concrètement, les coupures interviendront entre 9h et 14h au plus tard, selon les zones ciblées. À cet effet, le distributeur public d’électricité « recommande que les appareils soient débranchés lorsqu’une coupure intervient ».

Programme des interruptions

Mercredi 28 janvier 2026

9h  à 14h : Zones Akato, Segbe Kpodji et leurs environs.

09h à 14h  : Zones Dalime, Daliko, Mosquée Daliko, Attiome et leurs environs.

Jeudi 29 janvier 2026

09h  à 14h  : Zone Agoè Legbassito Sokladji et ses environs.

Vendredi 30 janvier 2026

09h à 14h  : Zones Cacaveli, CMS Massoyi, Centre pour mineur, Eau potable d’Almeida et leurs environs.

09h à 14h  : Zones Afiadegnigban, Ecole des Cadres, Elatsa et leurs environs.

Dimanche 01 février 2026

09h à 13h  : Zone SGS Baguida.

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Au Togo, l’Instance de protection des données à caractère personnel (IPDCP) poursuit ses efforts pour renforcer la protection des informations personnelles des citoyens. En prélude à la Journée internationale de la protection des données personnelles, observée chaque 28 janvier, l'institution a organisé, lundi 26 janvier, une rencontre avec la presse sous le thème « Construire une culture de la protection des données personnelles ».

Les échanges ont permis d’aborder les enjeux liés à la protection des données personnelles dans un contexte de transformation numérique. Les intervenants ont expliqué les droits des personnes concernées ainsi que les obligations des responsables de traitement, tout en prodiguant des conseils pratiques pour prévenir les usages abusifs des informations personnelles.

La conférence a également mis en lumière les partenariats développés par l’IPDCP avec des institutions nationales telles que l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy), la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) et la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), dans le cadre d’une collaboration visant à consolider la protection des droits fondamentaux à l’ère du numérique.

En parallèle, l’IPDCP prévoit plusieurs initiatives de sensibilisation à destination des citoyens, notamment des campagnes dans les universités ainsi que des émissions radiophoniques et télévisées, afin de toucher un public plus large, particulièrement les jeunes utilisateurs des outils numériques.

« Il est essentiel d’instaurer une culture durable de la protection des données personnelles, fondée à la fois sur la responsabilité individuelle et la synergie d’action entre tous les acteurs », a souligné le Président de l’IPDCP, Bédiani Béléi

Lancés en avril 2023 après l’apothéose du premier forum national des producteurs agricoles (FOPAT), les travaux de construction du Centre régional de mécanisation agricole (CRMA) de Tchitchao sont presque arrivés à terme. En tournée d’évaluation des projets socio-économiques gouvernementaux lundi dans la région, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a effectué une visite de terrain sur le site. 

Implanté sur une surface de trois hectares, le Centre dispose déjà d’un ensemble d’infrastructures achevés comme l’atelier mécanique, le parc d’exposition, les magasins de stockage, le bloc administratif, le bloc logement des expatriés, les logements des apprenants, ou encore la voirie qui facilite l’accessibilité au site. Parallèlement, la salle de formation et de simulation est en cours de finition, avec un taux de réalisation de plus de 90 %. Le tout, pour un coût global de 1,8 milliard FCFA. 

Une fois opérationnelle, l’infrastructure facilitera les différentes étapes de la production agricole, et permettra d’augmenter les surfaces exploitables et par ricochet la productivité. A terme, il est prévu de doter chaque région du pays d’un centre de mécanisation, conformément aux ambitions du Président du Conseil pour le secteur. D’ailleurs, le second chantier, lancé à Kpalimé pour le compte des Plateaux, est également en progression. 

Pour le Togo, l’objectif est simple, porter l’agriculture nationale à une nouvelle échelle, orientée sur la modernisation, l’amélioration de la productivité et un soutien renforcé aux acteurs.

Un an après l’ouverture d’une représentation dans la région de la Kara, le Comité régional de concertation État–secteur privé lance officiellement ses activités. Lundi 26 janvier à Kara, le ministre des finances et du budget, Georges Barcola, a présidé les travaux de l’atelier marquant le démarrage effectif de ce cadre régional de dialogue, dédié au renforcement de la confiance entre l’administration fiscale et les opérateurs économiques.

La rencontre s’inscrivait dans la continuité des échanges engagés en décembre dernier à Lomé entre le gouvernement et le secteur privé. Objectif : instaurer un dialogue permanent, inclusif et constructif, afin de favoriser un civisme fiscal durable et une mobilisation optimale des ressources publiques au service du développement. L’occasion pour le ministre de réaffirmer la volonté de l’État de garantir un impôt juste, équitable et transparent, condition essentielle pour consolider le partenariat avec les entreprises.

« L’État sera le garant d’un impôt juste, équitable et d’un recouvrement fiscal transparent », a rassuré l’officiel.

Pour rappel, le comité régional a pour mission principale d’animer le dialogue public-privé dans le ressort territorial de la région de la Kara. À ce titre, il est notamment chargé d’examiner et de veiller à la prise en charge des préoccupations des acteurs économiques locaux.

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En visite de terrain dans la Kéran pour évaluer les projets socioéconomiques lancés par le gouvernement, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est rendu lundi 26 janvier, sur le chantier de construction du pont métallique sur la rivière Kéran. Les travaux, lancés en mars 2024, s'inscrivent dans le cadre du programme national de construction de 21 ponts modulaires mixtes. 

Long de 102,6 mètres et large de 11 mètres, pour une hauteur de 13,40 mètres, l’ouvrage est réalisé sur l’axe Kantè-Nadoba, et doit assurer une meilleure connectivité entre les communes de Kéran 1 et de Kéran 3 ainsi que le développement économique et social de la région. Le tout, pour un investissement de 2,2 milliards FCFA. 

À ce jour, les travaux de génie civil, incluant les fondations et les appuis ont été entièrement réalisés, posant ainsi les bases solides de l’ouvrage. Sur le terrain, les équipes travaillent d’arrache-pied à la pose de la charpente métallique et à la finalisation de la superstructure du pont. L’ambition est notamment d’achever les travaux dans les meilleurs délais, tout en respectant les impératifs de sécurité optimale pour les populations. 

Pour rappel, sur les autres chantiers répartis dans les diverses régions du pays, les travaux se poursuivent. Sur certains sites, le taux de réalisation de ces ouvrages de franchissement mixtes acier-béton de type Unibridge est d’ailleurs évalué à plus de 80%.  

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