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Après trois mois de pause, le Togo est de retour sur le marché des titres publics de l’Umoa. Pour cette première sortie du dernier trimestre de l’année, le pays veut mobiliser 25 milliards FCFA.

L’opération, dont la clôture est prévue pour le vendredi 24 octobre 2025, porte sur une émission simultanée de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT).

Dans le détail, les BAT, d’un nominal de 1 million FCFA, seront émis sur une maturité de 364 jours, avec des taux d’intérêt multiples. Quant aux OAT, dont le nominal est de 10.000 FCFA, elles seront rémunérées sur des maturités de 3 ans et 5 ans, avec des taux d’intérêt respectifs de 6,25 % et 6,50 %.

Notons que le Togo a déjà levé 264,5 milliards FCFA, soit environ 79 % de son objectif annuel fixé à 332 milliards FCFA.

La capitale togolaise abrite depuis le mardi 21 octobre une rencontre régionale consacrée à la délimitation des frontières et à la gestion concertée des espaces maritimes. Les travaux réunissent des représentants des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, des experts en droit maritime et des partenaires internationaux.

L’initiative est portée par le Haut Conseil pour la mer (HCM), en collaboration avec la coopération allemande (GIZ) et l’Union africaine. Durant quatre jours, les participants échangeront sur le régime juridique applicable aux espaces maritimes, les méthodes de délimitation des frontières maritimes et les aspects techniques liés à cette délimitation. L’objectif principal est de mettre en place une plateforme d’échanges et de partage d’expériences, ainsi que de contribuer à l’élaboration d’un guide continental sur la gestion et la délimitation des espaces maritimes.

« L’Afrique compte 39 pays côtiers, mais très peu ont délimité leurs espaces maritimes. Nous devons parler, négocier et coopérer pour éviter les tensions. Les frontières bien définies ne séparent pas les peuples, elles les rapprochent », a souligné le Ministre Conseiller pour la mer du Président du Conseil, Stanislas Baba.

Pour rappel, au Togo, des efforts sont engagés depuis plusieurs années pour renforcer la gouvernance maritime et promouvoir une économie bleue durable. Le pays a mis en place des outils juridiques et institutionnels pour encadrer l’exploitation des ressources maritimes et prévenir les conflits potentiels.

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Le Togo maintient la dynamique d’amélioration constante de ses prestations portuaires et logistiques. Pour la cinquième année consécutive, le Port de Lomé figure dans le classement des 100 premiers ports à conteneurs dans le monde, publié par la Lloyd’s List, référence mondiale du transport maritime.

Avec un trafic de 2,06 millions de conteneurs en 2024, en hausse de 8% par rapport à l’année précédente (1,9 million d’EVP), Lomé, 93ème l’an dernier, gagne à nouveau une place et se positionne désormais à la 92ème place. Une nouvelle progression qui confirme la tendance enclenchée en 2021, et qui s’illustre par 6 places gagnées sur les cinq dernières années. 

1er subsaharien, 5ème africain

Seul port d’Afrique subsaharienne à figurer dans le Top 100 mondial, Lomé maintient également son 5ème rang continental, derrière Tanger Med (Maroc, 17ème), Port-Saïd (Egypte, 53ème), Durban (Afrique du Sud, 79ème) et Alexandrie (Egypte, 90ème).  

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Pour les analystes de la Llyod’s List, cette nouvelle progression est attribuable à la croissance du transbordement, un segment développé ces dernières années grâce à des partenariats stratégiques et aux réformes introduites pour améliorer l’efficacité de la logistique portuaire. Seul port en eau profonde de la sous-région, Lomé bénéficie notamment d’un tirant d’eau lui permettant d’accueillir les plus grands navires, renforçant ainsi sa compétitivité face à d’autres acteurs régionaux et continentaux. 

Pour l’administration portuaire, l’ambition est de maintenir le cap, et de conforter la position de la plateforme parmi les meilleures de la planète. Il y a quelques semaines, de nouveaux travaux de dragage du terminal à conteneurs ont été achevés, permettant d’approfondir le chenal d’accès à 18,6 mètres et d’élargir le cercle d’évitage à 550 mètres, pour accueillir davantage de navires géants.

D’autres nouveaux investissements sont d’ores et déjà annoncés.

Au Togo, la région des Plateaux dispose désormais de deux directions de l’environnement : une pour les Plateaux Est, avec pour chef-lieu Atakpamé, et l’autre pour les Plateaux Ouest, basée à Kpalimé. La décision a été rendue publique lundi 20 octobre, via un arrêté du ministre de tutele, Dodzi Komla Kokoroko.  

Dans le détail, les Plateaux Est regroupent désormais les services de l’environnement des préfectures de l’Est-Mono, Anié, Amou, Ogou, Moyen-Mono et Haho, tandis que les Plateaux Ouest comprennent ceux de Wawa, Danyi, Kloto, Kpélé et Agou. Concrètement, cette réorganisation, inscrite dans une démarche de décentralisation et de déconcentration des services initiée depuis plusieurs années, vise à rapprocher davantage l’administration des populations et à renforcer la coordination des actions dans cette région, qui est la plus vaste du pays. 

En outre, elle doit permettre une meilleure planification des activités, une gestion plus efficace des ressources naturelles et un suivi de proximité des initiatives locales liées à la protection de l'environnement.

Pour rappel, la région des Plateaux qui couvre plus de 16.000 km2, regorge de forêts denses, de zones agricoles et de reliefs montagneux. Elle est souvent confrontée à des défis liés à la déforestation, à la gestion des ressources naturelles et aux effets du changement climatique.

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mardi, 21 octobre 2025 15:46

Université de Lomé : reprise des cours

Au Togo, la rentrée académique 2025-2026 est effective à l’Université de Lomé. Les étudiants ont repris les cours dans les amphithéâtres depuis lundi 20 octobre.

C’est donc parti pour une nouvelle année universitaire riche en enseignements et en activités académiques. Cette année, l’université concentre ses efforts sur trois axes stratégiques majeurs : la restructuration des unités de formation, le renforcement de la recherche scientifique et la modernisation continue de ses infrastructures, ainsi que la centralité de l’étudiant dans l’action universitaire.

«Ces priorités, nous les portons dans un esprit d’ouverture et avec la ferme volonté de diversifier et de consolider les partenariats, tant nationaux qu’internationaux», a indiqué Kossivi Hounaké, président de l’Université de Lomé.

Pour rappel, cette rentrée s’accompagne également de la mise en œuvre de nouvelles offres de formation visant à renforcer les compétences des étudiants et à améliorer leur insertion professionnelle.

Le Togo dispose désormais d’une cellule nationale de veille climatique. Le ministre de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique, Dodzi Kokoroko, a officiellement acté, le lundi 20 octobre, via un arrêté, la création de cette entité.

Directement rattachée au ministère en charge du changement climatique et placée sous la direction d’un responsable climat, la cellule a pour mission d’assurer la surveillance, l’analyse et la diffusion des informations relatives aux phénomènes et impacts du changement climatique. L'objectif est de renforcer la résilience nationale et d’éclairer la prise de décision face aux enjeux climatiques.

À ce titre, elle sera chargée de veiller à la mise en œuvre des dispositions de la convention sur le climat au niveau national, d’organiser la participation du Togo aux réunions internationales sur les changements climatiques. En outre, la nouvelle structure collectera et analysera les données météorologiques, climatiques et environnementales fournies par les services techniques et les partenaires. Elle élaborera des rapports périodiques de veille et d’alerte climatique destinés au ministre et aux structures concernées, et contribuera à la mise à jour des politiques, stratégies et plans d’action relatifs à l’adaptation et à l’atténuation des effets du changement climatique.

Pour le Togo, engagé depuis plusieurs années sur la question du changement climatique, il s’agit d’une évolution majeure. 

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La capitale française accueillera le 30 octobre prochain, une Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs. L’événement, organisé en étroite coordination par la France et le Togo, médiateur de l’Union africaine sur les Grands Lacs, vise principalement à mobiliser la communauté internationale afin de répondre à l’urgence humanitaire à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) et dans la région. 

Les travaux, auxquels sont attendues d’éminentes personnalités, doivent également permettre de soutenir la dynamique de négociation et de médiation en cours, portée par les Etats-Unis, le Qatar et l’Union africaine. Depuis la désignation du Togo, à travers le Président du Conseil, pour la médiation entre la RDC et le Rwanda, le pays a multiplié les initiatives diplomatiques et les concertations, à Lomé comme dans d’autres capitales. 

A ce jour, plusieurs pays, partenaires, organisations régionales et internationales (ONU, OIF, MONUSCO…) ont formellement annoncé leur soutien et appui aux efforts togolais pour la résolution de la crise et la promotion de la paix et de la prospérité.   

La capitale togolaise abrite depuis le lundi 20 octobre, la 121ème session ordinaire de la Commission régionale de contrôle des assurances (CRCA), organe de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA). Les travaux réunissent les acteurs du marché des assurances d’Afrique francophone.

Pendant six jours, les participants examineront plusieurs dossiers notamment ceux relatifs à la régulation, au contrôle ainsi qu’à la stabilité du secteur dans l’espace CIMA. Les échanges porteront entre autres, sur l’évaluation de la situation financière des compagnies d’assurances, la protection des assurés ainsi que la conformité des opérations aux normes communautaires.

À l’ouverture de la rencontre, le ministre en charge des assurances, Jean-Marie Koffi Tessi, a mis l’accent sur les défis majeurs auxquels le secteur est confronté et sur la nécessité d’y apporter des réponses concertées.

« Le secteur des assurances fait face à des défis importants liés non seulement à l’aggravation des risques climatiques, à l’accélération de la digitalisation, à l’émergence de l’intelligence artificielle, à la mutation des modèles économiques, mais aussi et surtout à la persistance de comportements contraires à l’éthique qui fragilisent la confiance. Il est inacceptable que des assureurs multiplient les artifices pour retarder les indemnisations dues aux assurés », a indiqué l’officiel.

Les travaux qui prennent fin le samedi 25 octobre devraient déboucher sur des recommandations visant à renforcer la gouvernance et la transparence du secteur, améliorer la protection des assurés et consolider la stabilité financière du marché interafricain des assurances.

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Au Togo, l’intégration des enjeux climatiques et environnementaux dans la planification et l’exécution des dépenses publiques continuent de susciter de l’intérêt au-delà des frontières. Après le Cameroun, le pays accueille depuis ce lundi 20 octobre, une délégation congolaise.

La mission, conduite par Dr Franck Corneille Mampouya-M’Bama, directeur général du plan et du développement du Congo, est à Lomé pour s’inspirer du modèle togolais en matière de budgétisation sensible au climat et à l’environnement. Jusqu’au 24 octobre, les membres de la délégation prendront part à une série de séances de travail avec les responsables du ministère des finances et du budget, ainsi qu’avec les structures impliquées dans la mise en œuvre de cette réforme.

Ces échanges visent à mieux comprendre les mécanismes mis en place par le Togo, depuis la planification jusqu’à l’exécution et au suivi des dépenses publiques. Ils permettront également aux participants d’identifier les outils et bonnes pratiques pouvant être adaptés au contexte congolais.

« Le Togo est devenu un modèle et une référence en matière de gestion des finances publiques vertes. Nous sommes venus nous inspirer de cette expérience pour mieux servir notre pays », a indiqué Dr Franck Corneille Mampouya-M’Bama.

Ces dernières années, le Togo a renforcé ses mécanismes de budgétisation pour mieux intégrer les enjeux climatiques et environnementaux. Cette démarche permet d’orienter les ressources budgétaires vers des actions prioritaires en matière d’environnement et de résilience.

Le Togo, représenté par une forte délégation a participé du 13 au 18 octobre à Washington DC, aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale. Comme chaque année, ces rencontres étaient l'occasion pour les représentants du pays (ministres, gouverneurs, responsables d’institutions économiques) de dialoguer directement avec leurs homologues et les dirigeants des institutions de Bretton Woods. 

Face au Vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, et son équipe, la Gouverneure du Togo auprès de la Banque, Sandra Ablamba Johnson a notamment fait le point sur l’état d’avancement de la coopération, en particulier sur le portefeuille des projets en cours et les nouvelles initiatives en phase de finalisation ou de démarrage. Plusieurs dossiers ont ainsi été abordés, dans divers secteurs clés comme l’énergie, l’agriculture, la santé, l’éducation, ou encore la gouvernance numérique et l’administration publique.  

De son côté, le ministre des finances et des budget, Essowè Georges Barcola a réitéré face aux responsables du FMI, l’engagement du Togo à poursuivre ses réformes, notamment en termes de maîtrise de la dette publique, de renforcement de la mobilisation des recettes intérieures, d’amélioration de la qualité des dépenses publiques, ou encore de la promotion d’un environnement économique propice au secteur privé. Un point a été fait par ailleurs sur le programme de facilité élargie de crédit (FEC), dont bénéficie le Togo. 

Pour rappel, les réunions du FMI et de la Banque mondiale se tiennent deux fois par an, sous la forme de “Réunions de printemps” en Avril et d’« Assemblées annuelles » en Octobre.

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