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Le Togo et la Biélorussie renforcent leurs relations bilatérales. Les ministres des affaires étrangères des deux pays, Robert Dussey et Maxim Ryzhenkov, ont signé ce lundi 2 mars 2026 un accord réciproque d’exemption de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques et de service des deux pays.

Cette signature est intervenue lors du séjour du diplomate biélorusse à Lomé dans le cadre d’une visite officielle. Elle vise à faciliter les déplacements des responsables officiels, à simplifier les procédures administratives et à créer un environnement plus favorable au développement des échanges institutionnels entre les deux États.

Au-delà de cet accord, les deux ministres ont eu une séance de travail consacrée au renforcement de la coopération bilatérale. Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’agriculture, le commerce, les investissements et l’éducation. Les deux parties ont exprimé leur volonté de conclure des accords spécifiques afin de structurer davantage leur partenariat.

Dans cette dynamique, un mémorandum d’entente sur les consultations politiques entre les ministères des affaires étrangères a été signé. Ce mécanisme vise à instaurer des concertations régulières et à coordonner les positions des deux pays sur les grandes questions régionales et internationales.

Pour rappel, le Togo et la Biélorussie ont établi leurs relations diplomatiques le 28 septembre 2010 à New York.

Au Togo, dans le cadre du concours national de recrutement de fonctionnaires enseignants, le diplôme de Master en sciences du langage pour la spécialité Français, ainsi que la Licence fondamentale en Mathématiques, en Physique et en Chimie, sont autorisés. L’annonce, faite ce lundi 2 mars par le ministère en charge de la fonction publique, concerne le second cycle du secondaire.

Toutes les autres conditions de candidature restent inchangées”, a précisé le ministère.

Prévu le samedi 11 avril 2026, le concours permettra de recruter 3851 nouveaux enseignants, répartis entre le préscolaire, le primaire, le secondaire général et le secondaire technique professionnel. Les dossiers de candidature sont reçus dans les directions régionales de l’éducation (DRE) à Lomé, Tsévié, Atakpamé, Kpalimé, Sokodé, Kara et Dapaong, au plus tard vendredi 6 mars 2026.

Pour rappel, ce nouveau concours s’inscrit dans l’engagement du gouvernement de renforcer l'effectif des enseignants et d’améliorer la qualité de l’éducation à tous les niveaux.

Le Togo s'apprête à lancer les conférences administratives, un mécanisme de coordination des services déconcentrés de l’État. Une rencontre consacrée au déploiement de ce mécanisme a eu lieu, en fin de semaine écoulée à Lomé.

Les travaux, présidés par le ministre de l’Administration territoriale, Hodabalo Awaté, ont permis de définir les modalités pratiques de la phase pilote prévue dans la région de la Kara. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la réforme de la décentralisation et de la déconcentration, avec pour objectif de consolider la coordination et l’efficacité des politiques publiques sur tout le territoire.

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Concrètement, les conférences administratives offrent un cadre formel de concertation et de suivi entre les services déconcentrés de l’État. Elles permettront d’harmoniser les interventions sectorielles, d’assurer la remontée structurée des informations et de renforcer la lisibilité de l’action publique auprès des populations.

« Elles doivent permettre à l’État de parler d’une seule voix et d’agir avec méthode sur l’ensemble du territoire », a souligné le ministre Hodabalo Awaté.

Après la région de la Kara, le mécanisme sera progressivement étendu aux autres régions du pays.

Une nouvelle campagne de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII) sera bientôt lancée. Les préparatifs ont démarré dans ce sens depuis le mois dernier dans plusieurs localités.

Que ce soit dans les régions Centrale, Savanes ou dans la région Maritime, des séances de travail ont réuni journalistes, points focaux de la santé et membres des Comités locaux d’organisation (CLO). Objectif : assurer une organisation harmonisée et une mobilisation efficace des populations avant le démarrage officiel de l’opération.

Cette nouvelle campagne intègre un dispositif numérique avec l’utilisation de tablettes pour l’enregistrement en temps réel des données des ménages. Chaque foyer recensé recevra un identifiant unique pour faciliter la distribution et le suivi.

« Notre engagement et notre leadership seront déterminants pour atteindre chaque ménage, y compris dans les zones les plus reculées », a souligné le secrétaire général du gouvernorat de la région Maritime, Dotsè Medjina.

Pour rappel, au Togo, malgré les progrès enregistrés ces dernières années grâce aux efforts conjoints du gouvernement et ses partenaires, le paludisme demeure un problème majeur de santé publique. L’an dernier, environ 2,5 millions de cas de paludisme et près de 1000 décès, essentiellement des enfants de moins de 5 ans, ont été enregistrés.

Au Togo, l’état d’urgence sécuritaire en vigueur depuis Juin 2022 dans la région des Savanes, est de nouveau prolongé. L’Assemblée nationale, réunie en plénière dans le cadre de sa session extraordinaire, a adopté le vendredi 27 février à Lomé, le projet de loi autorisant la prorogation pour une durée de 12 mois à compter du 13 mars prochain. 

Sollicitée par le gouvernement, cette nouvelle reconduction, la cinquième après celles de Septembre 2022, Avril 2023, Mars 2024 et Mars 2025, se justifie notamment par la persistance de la menace dans la partie septentrionale du pays, et la nécessité d’une vigilance accrue. Elle doit ainsi permettre à l’exécutif de poursuivre les actions déjà engagées depuis plusieurs années, pour protéger les citoyens et les biens, et préserver l'ordre public et l’intégrité du territoire national.

En adoptant cette loi, nous réaffirmons notre détermination à ne pas céder face aux forces qui menacent la paix et la cohésion nationale. Cette prorogation constitue une réponse adaptée à l’ampleur de la menace, tout en garantissant que les mesures prises respectent les principes fondamentaux de notre Constitution”, a rappelé dans ce sens le Président de la Représentation nationale, Komi Selom Klassou, à l’issue du vote organisé en présence de plusieurs membres du gouvernement. 

Pour rappel, depuis 2022, les prorogations successives ont permis de renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, et de mieux protéger les citoyens et leurs biens. 

Le Togo a réaffirmé sa position à la suite de la saisine arbitrale internationale par le Ghana concernant la délimitation de leur frontière maritime commune. Ceci, à la faveur d’une rencontre avec la presse, vendredi 27 février dans l’enceinte du ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, avec la présence notamment du Négociateur principal de la Commission Nationale des Frontières maritimes du Togo, Dammipi Noupokou.

Prenant acte de l’initiative ghanéenne comme indiqué lors du Conseil des ministres mercredi 25 février, les autorités togolaises ont rappelé vendredi, par la voix du ministre Hodabalo Awaté, que le recours aux mécanismes juridictionnels internationaux constituait une procédure prévue par le droit international. Le Togo entend aborder cette étape avec responsabilité, sérénité et pleine confiance dans les instruments juridiques applicables, a informé l’officiel.

Depuis 2018, le Togo a privilégié la voie du dialogue et des négociations bilatérales à travers un cadre formel d’échanges avec la Ghana Boundary Commission. Onze réunions techniques ont permis des avancées notables, notamment sur la ligne de base pertinente et la carte maritime de référence, a détaillé Dammipi Noupokou.

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Les divergences persistantes portent essentiellement sur le point de réajustement de la frontière en mer et sur la prise en compte d’éléments complémentaires invoqués par le Togo, visant à garantir son accès équitable à la haute mer. En effet, selon le Négociateur principal, d’autres éléments techniques, des éléments historiques ou des préoccupations sécuritaires ont été, en accord avec les textes encadrant le droit de la mer, présentés à la partie ghanéenne, sans enregistrer d’évolution sur ce point.

Le gouvernement togolais réaffirme sa détermination à défendre, dans le respect du droit international, les droits et intérêts légitimes du pays, a souligné le ministre Hodabalo Awaté.

Le Togo demeure attaché au règlement pacifique des différends, à la coopération régionale et aux relations de bon voisinage. Les autorités assurent que cette procédure sera conduite avec esprit d’ouverture, professionnalisme et fermeté, dans l’intérêt du pays.

Au Togo, le gouvernement veut moderniser les marchés à travers le renforcement des infrastructures. Le ministre de l’économie et de la veille stratégique, Badanam Patoki, a signé le vendredi 27 février, un protocole d’accord avec le directeur général de l’entreprise ABN Engineering & Consulting (société française spécialisée dans l’ingénierie, les études techniques et la mise en place de solutions industrielles), Nabil Abid, en vue de la mise en œuvre du projet “Maisons de services”.

Ce projet, fruit d’une collaboration entre le gouvernement et la France à travers le Fonds d’études et d’aide au secteur privé (FASEP), vise à transformer les marchés en plateformes intégrées de services. Concrètement, il s’agira de doter ces espaces d’équipements modernes afin de relever les défis liés à la sécurisation et à la conservation des produits agricoles, tout en corrigeant l’insuffisance des dispositifs de pesage. L’objectif est de garantir des transactions plus transparentes et fiables, et de réduire les pertes enregistrées dans les circuits de commercialisation.

Pour la phase pilote du projet, deux marchés (Adidogomé et Djidzénou) ont été retenus. Il est prévu la construction d’une vingtaine de “Maisons de services” sur chaque site, sur une superficie d’environ 250 m² par marché. Ces infrastructures seront équipées notamment de balances modernes certifiées, d’unités de transformation comme des moulins multiproduits et des ensacheuses, ainsi que de conteneurs frigorifiques destinés à améliorer la conservation des produits frais. Des salles de formation y seront également aménagées afin de renforcer les capacités des commerçants et producteurs et de promouvoir de bonnes pratiques commerciales.

« Ce projet marque une étape importante dans la modernisation de nos infrastructures marchandes. Il contribuera à structurer davantage l’activité commerciale, à améliorer les revenus des acteurs économiques et à garantir des échanges plus équitables et transparents dans nos marchés », a indiqué le ministre Badanam Patoki.

Pour rappel, ces dernières années au Togo, plusieurs actions ont été engagées en vue de moderniser les espaces marchands, notamment la réhabilitation de marchés urbains et la construction de nouvelles infrastructures commerciales. L’initiative des “Maisons de services” s’inscrit ainsi dans la continuité de cette dynamique, avec l’ambition de renforcer la compétitivité du commerce local.

Au Togo, le gouvernement veut mettre fin aux occupations illégales des abords des routes et des plages afin de garantir la sécurité, la salubrité et la protection du littoral. Une rencontre a réuni dans ce sens, le jeudi 26 février à Lomé, plusieurs ministres et responsables des départements concernés.

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Les travaux, présidés par le ministre de l’administration territoriale, Awaté Hodabalo, ont permis de dresser un état des lieux précis de la situation : installations précaires et désordonnées, insalubrité croissante, entraves à la circulation et dégradation du cadre de vie. Ainsi, une harmonisation des approches des différents ministères et services concernés a été décidée, afin de planifier une intervention coordonnée et efficace.

Dans cette dynamique, un comité technique interministériel a été mis en place. Il est chargé d’élaborer un plan d’action opérationnel, comprenant notamment une phase de sensibilisation des occupants, préalable à toute opération de déguerpissement.

Pour rappel, depuis 2022, des actions de désencombrement ont été engagées afin de garantir une occupation conforme aux textes en vigueur.

Au Togo, la mise en œuvre du Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) se poursuit. Un nouveau plan d’action couvrant la période 2026-2027 et destiné à coordonner efficacement les interventions, a été lancé le mercredi 25 février à Lomé.

Concrètement, le nouvel outil vise à répondre aux besoins de 433.758 personnes sur la période définie, avec un budget estimé à 18 milliards FCFA. Il porte sur la protection contre les violences basées sur le genre et les risques sécuritaires, la fourniture d’abris décents pour les ménages déplacés vivant au sein des communautés hôtes, ainsi que l’amélioration de l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement.

« La réussite de ce plan dépendra de notre capacité à travailler ensemble, à dépasser les logiques sectorielles et à placer les communautés au cœur de nos interventions », a indiqué le général Dadja Maganawé, coordonnateur national du PURS.

De son côté, la coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Togo, Coumba Sow, a salué les efforts du Togo pour une réponse inclusive et centrée sur les populations. « Le Togo a fait le choix de la dignité, de la cohésion sociale, de l’inclusion et de la solidarité, en privilégiant la politique dite « hors-camp » où les réfugiés vivent au sein des communautés hôtes. Nous sommes conscients que ce choix génère une pression sans précédent sur les infrastructures sociales et les ressources locales déjà limitées. Je réaffirme le soutien plein et entier des partenaires techniques et financiers à la coordination générale du PURS et à l’ensemble du gouvernement ».

Pour rappel, le PURS, en déploiement depuis quelques années par le gouvernement, vise à renforcer la résilience des populations de la région septentrionale du pays, confrontées à la menace sécuritaire.

Au Togo, le marché de la noix de cajou est officiellement ouvert. Le ministre de l’économie et de la veille stratégique, Badanam Patoki, a lancé le jeudi 26 février à Lomé la campagne de commercialisation au titre de l’année 2026.

Placée sous le thème « Réglementation de la filière anacarde au Togo : rôles et responsabilités des parties prenantes », cette nouvelle campagne s’ouvre avec un prix fixé à 350 FCFA le kilogramme, contre 425 FCFA/kg lors de la précédente campagne, soit une baisse de 75 FCFA par kilogramme.

Dans le détail, la saison sera marquée par les opérations de collecte, d’achat, de transformation et d’exportation de l’anacarde et de ses produits dérivés. Pour soutenir la transformation locale, le prix de livraison aux unités est arrêté à 400 FCFA/kg toutes taxes comprises, pour un volume plafonné à 8125 tonnes destinées à l’ensemble des entreprises de transformation.

« Nous avons mesuré plusieurs paramètres avant de fixer ce prix, notamment le compte d’exploitation d’un hectare d’anacarde. À ce niveau, le producteur ne perd pas », a expliqué le président du Conseil interprofessionnel de la filière anacarde au Togo (CIFAT), Mawuko Komlan Gozan.

Pour sa part, le ministre Badanam Patoki a insisté sur l’amélioration de la qualité des noix brutes afin de renforcer la compétitivité du cajou togolais sur le marché international. « J’invite donc les unités de transformation à accroître leurs approvisionnements pour plus de valeur ajoutée en vue d’une création plus soutenue de richesse et d’emplois au bénéfice de nos populations. Des dispositions particulières sont prises à cet effet », a exhorté l’officiel.

Notons que la production nationale de noix de cajou est passée de 22.937 tonnes en 2019 à 45.000 tonnes en 2025, soit une progression de plus de 96 %. Une dynamique qui confirme le potentiel de la filière comme levier de diversification agricole et de croissance économique, avec en ligne de mire un renforcement progressif de la transformation locale et une meilleure organisation du marché au cours de cette campagne 2026.

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