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L’Agence nationale de salubrité publique (ANASAP) diversifie ses outils de gestion. L’institution a lancé le lundi 19 janvier, un nouveau numéro vert, pour dénoncer les actes d’insalubrité dans le Grand Lomé. 

Accessible sur la plateforme de messagerie Whatsapp via le numéro 90 82 33 33, la nouvelle interface est opérationnelle tous les jours de la semaine et à toute heure. L'objectif est d’impliquer davantage les citoyens dans la préservation de l’environnement urbain, en les invitant à signaler tout acte compromettant l’amélioration du cadre de vie. 

Dans la pratique, l’initiative vient compléter la ligne verte 8204 déjà en service, renforçant un peu plus la digitalisation de la relation avec les usagers. Depuis sa création il y a un peu plus d’une décennie, l’ANASAP a multiplié les initiatives, et s’est progressivement rapprochée des populations de l’intérieur.

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Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa politique de préservation de l'environnement. Le pays a en effet lancé, le mercredi 21 janvier, son programme national de financement de la biodiversité (BIOFIN).

Porté par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) depuis 2012, BIOFIN permet aux États de mieux évaluer leurs besoins financiers en matière de biodiversité, de mobiliser des ressources durables et de structurer des mécanismes de financement adaptés aux réalités locales. Son déploiement au Togo marque une avancée dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de préservation de la biodiversité. BIOFIN permettra au pays de renforcer la protection de ses écosystèmes, d’accompagner les communautés locales dans des initiatives durables et de garantir un financement stable pour les projets de conservation.

Le programme s’articulera autour de plusieurs étapes importantes. Il débutera par une analyse des politiques publiques et des institutions impliquées dans la conservation de la biodiversité, afin de relever les lacunes existantes et de formuler des recommandations pour renforcer les stratégies en place.

La deuxième étape portera sur l’examen des dépenses liées à la biodiversité. L’objectif sera d’identifier les flux financiers favorables à la nature, tout en repérant ceux qui ont des effets négatifs sur les écosystèmes. Enfin, la troisième phase consistera à évaluer les besoins financiers nécessaires pour soutenir efficacement les priorités identifiées, garantissant ainsi un financement adéquat et durable des actions de conservation.

Ces dernières années au Togo, plusieurs efforts sont consentis pour la préservation de la biodiversité, notamment la restauration de plus d’un million d’hectares de paysages forestiers dégradés d’ici à 2030, l’extension de la couverture forestière à 26 % et la mise en terre d’un milliard d’arbres au cours des dix prochaines années.

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Le Togo s’apprête à commémorer le samedi 24 janvier prochain, le 52ème anniversaire de l’attentat de Sarakawa. Dans un communiqué publié mercredi 21 janvier, le ministre de l’administration territoriale, Hodabalo Awate, a dévoilé le programme officiel. 

Le vendredi 23 janvier, une conférence publique est ainsi prévue au Collège Militaire Eyadema de Tchitchao (Kara). L’événement, centré sur l’histoire et la vision du Père de la Nation, sera également marqué par le dévoilement d’un buste. 

Le samedi 24 janvier, jour de commémoration, une cérémonie officielle de recueillement et d’hommage se déroulera à 15h37 précises au Mausolée de Sarakawa, sous la conduite du Président du Conseil ou de son représentant. A Lomé et dans les chefs-lieux de région, la cérémonie se déroulera simultanément, dans les conditions habituelles sous la direction des autorités indiquées pour la circonstance. 

Pour rappel, le 24 janvier 1974, l’aéronef présidentiel s’est écrasé dans la localité de Sarakawa (Kozah), victime d’un sabotage, dans un contexte de négociations engagées par la jeune nation togolaise pour une gestion plus équitable de ses ressources minières. Si le chef de l’Etat, Gnassingbé Eyadema, s’en est sorti indemne, plusieurs de ses collaborateurs et des compatriotes y ont perdu la vie.

Les étudiants désirant poursuivre leurs études au Brunei Darussalam sont invités à postuler pour des bourses. Le ministère délégué en charge de l’enseignement supérieur a en effet annoncé l’ouverture des candidatures au titre de l’année universitaire 2026–2027.

Ce programme de bourses, offert par le gouvernement du Brunei Darussalam, s’adresse aux étudiants étrangers souhaitant préparer un diplôme professionnel, une licence ou un master dans les établissements d’enseignement supérieur du pays. Les domaines de formation concernés sont notamment les sciences et technologies, la finance ainsi que l’ingénierie.

Les dossiers de candidature doivent être soumis au plus tard le 15 février 2026. Les informations complémentaires peuvent être consultées sur le portail dédié.

Pour rappel, le Brunei Darussalam est un petit État d’Asie du Sud-Est, situé sur l’île de Bornéo. Le pays dispose de plusieurs universités publiques et établissements d’enseignement supérieur qui accueillent des étudiants nationaux et internationaux dans divers domaines de formation.

Au Togo, la Compagnie énergie électrique (CEET) s'apprête à moderniser sa gouvernance et son organisation interne. Le ministère délégué en charge de l’énergie et des ressources minières a lancé un avis à manifestation d’intérêt dans ce sens, afin de recruter un cabinet pour la conduite de cette réforme.

Concrètement, le futur prestataire aura pour mission de piloter la mise en place d’une organisation moderne et agile à la compagnie, de consolider sa gouvernance ainsi que ses capacités institutionnelles et techniques, et d’instaurer, entre autres, un dispositif de management performant et transparent. 

L’initiative, qui s’inscrit dans le cadre du Projet de développement Inclusif à travers l’accès à l'électricité (IDEA) porté par le gouvernement, vise notamment à améliorer la qualité du service pour les consommateurs et de renforcer l’efficacité et la transparence du distributeur public. 

Pour rappel, la CEET, créée en 1963, est la principale entité publique en charge de l’approvisionnement et de la fourniture de l’énergie électrique sur l’ensemble du territoire national.

Consulter l’Avis

 

 

Le Togo s’apprête à soumettre au Comité des Nations unies son 4ème rapport périodique sur la mise en œuvre de la Convention contre la torture et autres ou traitements inhumains. Une rencontre destinée à finaliser le processus d’élaboration dudit document sur l’application des recommandations issues de son dernier passage devant le Comité a eu lieu le mardi 20 janvier à Lomé.

Les travaux, qui ont réuni plusieurs acteurs impliqués dans la prévention et la lutte contre la torture, ont été l’occasion de procéder à une lecture critique et concertée du projet de rapport. Les échanges ont permis d’enrichir le document, d’en améliorer la cohérence et la qualité, afin qu’il rende compte de manière fidèle des efforts consentis, des avancées enregistrées et des défis qui demeurent en matière de prévention de la torture et des mauvais traitements.

« La torture est un crime imprescriptible en droit togolais et aucune circonstance exceptionnelle, ni même l’ordre d’un supérieur ou d’une autorité publique, ne peut être invoquée pour la justifier. La combattre est une exigence fondamentale, car elle constitue une atteinte grave à la dignité humaine », a souligné le secrétaire général du ministère de la justice et des droits humains, Asksno Anathère Talim.

Ces dernières années, des mesures importantes ont été prises pour renforcer la prévention de la torture et des mauvais traitements. Le nouveau Code pénal consacre l’imprescriptibilité de ce crime et prévoit des sanctions pénales dissuasives. Des actions portent également sur l’amélioration des conditions de garde-à-vue, ainsi que sur la formation continue des forces de l’ordre aux droits fondamentaux des personnes privées de liberté. Par ailleurs, le Mécanisme national de prévention de la torture effectue régulièrement des visites dans les lieux carcéraux.

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Au Togo, les efforts s’intensifient pour renforcer la protection des droits humains et garantir des enquêtes plus crédibles en cas de violations. La Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé le mardi 20 décembre une rencontre de renforcement des capacités de ses membres et de son personnel sur les mécanismes de la médecine légale.

Concrètement, les participants ont été initiés aux notions de base de la médecine légale et à son rôle dans la protection des droits humains. Ils ont également été sensibilisés à l’importance de la documentation médico-légale dans la lutte contre la torture et les violences, et formés aux techniques de collecte, de conservation et d’analyse des preuves. Le Protocole d’Istanbul, référence internationale en matière de prévention et de documentation des mauvais traitements, a été présenté comme outil clé pour des enquêtes rigoureuses.

« Dans l’exercice de notre mission, nous sommes constamment saisis de requêtes portant sur des allégations de violations graves. Le traitement de ces dossiers nécessite des investigations pour la manifestation de la vérité. N’ayant pas toujours les compétences techniques requises, le recours à la médecine légale devient un outil indispensable pour éclairer nos enquêtes », a souligné Kwao Ohini Sanvee, président de la CNDH.

Pour rappel, le Togo dispose d’un Mécanisme national de prévention de la torture (MNP), un organe chargé de contrôler les lieux de privation de liberté et de prévenir la torture ainsi que les mauvais traitements.

Dans le cadre de la coopération judiciaire entre États et du respect de l’État de droit, le gouvernement togolais communique sur la procédure ayant conduit à l’extradition de M. DAMIBA Paul-Henri Sandaogo.

En date du 12 janvier 2026, les autorités compétentes togolaises ont reçu une demande d'extradition formulée par les autorités judiciaires de la République du Burkina Faso, visant Monsieur DAMIBA Paul-Henri Sandaogo, de nationalité burkinabè, poursuivi des chefs de détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite criminel, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux.

Les autorités compétentes togolaises, après examen de la régularité de la requête susdite, y ont donné telles suites que de droit.

Conformément à la procédure en matière d'extradition au Togo, Monsieur DAMIBA Paul-Henri Sandaogo a été interpellé le 16 janvier 2026, en exécution du mandat d'arrêt qui faisait corps avec la demande d'extradition reçue, puis écroué.

La chambre d'instruction de la cour d'appel de Lomé a ensuite été saisie du dossier. À l'issue de son audience publique tenue le 16 janvier 2026, cette juridiction a donné un avis favorable à la requête ainsi introduite, sur le fondement de l'offre de réciprocité des autorités burkinabè, des instruments internationaux auxquels le Togo est partie et des garanties offertes par ces autorités quant au respect de l'intégrité physique et de la dignité de Monsieur DAMIBA Paul-Henri Sandaogo, de ses droits au cours de la procédure, notamment celui d'un procès équitable, et l'absence de la peine de mort.

Après cet avis favorable de la chambre d'instruction, Monsieur DAMIBA Paul-Henri Sandaogo a été remis aux autorités de la République du Burkina Faso, le 17 janvier 2026.

Fait à Lomé, le 19 janvier 2026

Pour le Gouvernement, le Garde des Sceaux,

ministre de la justice et des droits humains

En 2025, le Togo est l’une des signatures souveraines les mieux valorisées sur le marché régional de la dette de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Dans un environnement marqué par une forte sélectivité des investisseurs et une différenciation plus nette des risques souverains, les conditions de financement obtenues par Lomé traduisent une confiance soutenue du marché.

Sur les maturités intermédiaires, comprises entre trois et cinq ans segment devenu central dans les stratégies d’endettement des États les rendements togolais se situent généralement autour de 6 %, parfois légèrement au-dessus, mais restent inférieurs à la moyenne observée dans l’Union. Ces niveaux placent le Togo dans le premier cercle des émetteurs régionaux, aux côtés du Bénin, et même devant des pays comme la Côte d’Ivoire, acteur de référence ou le Sénégal, dont les taux se situent plus fréquemment entre 6,5 % et 7,5 %. À l’inverse, certaines signatures plus fragiles, comme le Niger ou la Guinée-Bissau, doivent offrir des rendements dépassant 9 %, voire 10 %, pour attirer les investisseurs.

Cette bonne valorisation ne tient pas uniquement aux conditions de marché. Elle reflète aussi une gestion plus fine de la dette publique. En 2025, le Togo a mobilisé 411 milliards de francs CFA sur le marché régional, un volume nettement inférieur à celui des années précédentes. Ce recul ne traduit pas un retrait, mais un ajustement de la stratégie de financement, avec un recours plus sélectif aux adjudications et une diversification prononcée des instruments, notamment via des financements de maturité plus longue sur le segment obligataire lié à la BRVM ainsi que les financements concessionnels.

Une orientation qui s’inscrit dans un mouvement d’allongement progressif de la maturité moyenne du portefeuille de dette, qui atteint 6,72 ans à fin septembre 2025, contre 6,67 ans un an plus tôt. Cet allongement est principalement porté par la dette extérieure, dont la maturité moyenne dépasse désormais dix ans, sous l’effet de financements concessionnels multilatéraux, tandis que la dette intérieure conserve des maturités plus courtes que le service de gestion de la dette commence à rallonger progressivement.

Le profil de refinancement apparaît, dans ce contexte, relativement maîtrisé. La part de la dette arrivant à échéance à court terme représenterait environ 19 % de l’encours total, un niveau concentré sur le segment domestique, tandis que la dette extérieure bénéficie d’échéances nettement plus étalées dans le temps.

Le coût moyen de la dette togolaise demeure par ailleurs contenu, autour de 4,5 %, tiré vers le bas par des emprunts extérieurs à des conditions concessionnelles.

Dans un marché régional devenu plus exigeant, cette combinaison discipline dans le recours au marché, allongement des maturités et maîtrise du profil de risque contribue à stabiliser la courbe des taux togolaise. Pour les investisseurs, elle conforte l’image d’un émetteur prudent, capable de se financer à des conditions compétitives sans exposer excessivement ses finances publiques aux chocs de liquidité. Cette crédibilité acquise sur le marché constitue un atout au moment où Lomé s’apprête à revenir progressivement sur le segment des adjudications. Cette année, le Togo projette de lever 463,5 milliards de francs CFA sur le marché régional des titres publics de l’Umoa.

Le ministère de la Défense nationale a lancé en fin de semaine écoulée, pour le compte de l'École du service de santé des armées de Lomé (ESSAL), un nouveau concours de recrutement. Ce processus, ouvert aux jeunes togolais des deux sexes, élèves ou étudiants, est prévu pour les 08 et 09 avril 2026 au Lycée de Tokoin I (Colombe de la Paix).

Les postulants, dont la limite d’âge ne devra pas excéder 21 ans à la date du concours, devront en outre remplir une série de conditions préalables, dont les détails sont disponibles en ligne et dans le quotidien national Togo Presse. Le dépôt des candidatures est prévu du lundi 2 février au lundi 2 mars 2026.

Ce nouveau recrutement vise à renforcer le soutien sanitaire des Forces armées togolaises (FAT) avec des officiers médecins, pharmaciens, vétérinaires et odontostomatologistes. L’ESSAL, créée en 1993, est l’une des structures de formation des FAT. Depuis 1998, elle bénéficie du statut d'École nationale à vocation régionale (ENVR) et accueille, dans ce sens, plusieurs nationalités étrangères.

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