(Togo Officiel) - La capitale togolaise abrite depuis mardi 13 janvier la conférence d’engagement des partenaires du Women in Energy Network - Africa (WENAfrica), une plateforme régionale dédiée à la promotion de l'emploi, du leadership et de la participation des femmes dans la chaîne de valeur énergétique. L’événement, qui dure deux jours, a officiellement été ouvert par le ministre délégué de l'Energie et des Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo, en présence d’officiels étrangers.
Portée par la Banque mondiale et organisée pour la première fois en Afrique de l’Ouest, la conférence rassemble à Lomé les acteurs de l’avenir énergétique du continent autour d’une thématique : “Répondre aux inégalités de genre dans l’énergie : partenariats pour la durabilité”. Objectif, explorer les possibilités de collaboration, renforcer les initiatives en faveur de l’égalité des sexes et enfin, engager de nouveaux partenaires institutionnels.
Selon la Banque mondiale, les femmes sont toujours confrontées à des obstacles majeurs en matière d'accès, de progression et de leadership dans les systèmes énergétiques à travers le continent, et ce, malgré des décennies de développement. Il est notamment observé une représentation insuffisante de ces dernières dans les fonctions techniques et décisionnelles, que ce soit au sein des conseils d'administration des compagnies d'électricité ou des programmes d'électrification rurale.
“Cette initiative constitue une plateforme qui permet d’amplifier la voix des femmes dans la politique énergétique, la planification et les opérations, de renforcer les capacités techniques et de leadership des professionnels du secteur et de favoriser des partenariats qui accélèrent le développement énergétique inclusif et durable”, a expliqué dans ce sens le directeur sectoriel de l’énergie à la Banque mondiale, Kwawu Gaba.
Pour le Togo qui accueille ce rendez-vous majeur, il s’agit d’une reconnaissance des efforts du pays en faveur d’une économie verte et d’une attention croissante aux politiques énergétiques sensibles au genre. “En nous réunissant ici à Lomé, nous faisons un pas collectif pour garantir que la transition énergétique de l’Afrique soit non seulement propre et résiliente, mais aussi inclusive et qu’elle accorde toute sa place aux femmes”, a affirmé le ministre.
La conférence s’achève ce mercredi 14 janvier.