Annoncé pour ce mercredi 10 et jeudi 11 novembre, le mouvement de grève appelé par la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN) n’aura pas lieu au Togo. Les responsables de la fédération ont appelé mardi soir leurs membres et sympathisants à surseoir à la cessation des activités pédagogiques.
Ceci, à la suite d’un courrier-réponse du ministre de la fonction publique, rappelant le caractère illégal du mouvement, l’état des discussions et l’ouverture du gouvernement à la poursuite de ces dernières. “Il n’est ni conforme aux lois et règlements en vigueur, ni dans les usages et la pratique, de prétendre, comme vous le faites, exercer la continuation ou la suite d’une grève initiée ou entamée plus d’une année auparavant et ainsi de s’affranchir des dispositions légales en vigueur en matière de négociations préalables et du respect du délai de 10 jours ouvrés de préavis”, a notamment indiqué Gilbert Bawara dans sa note.
En réponse à un courrier annonçant un mouvement de cessation de travail, M. le Ministre chargé de la fonction publique rapelle :
— Ministère de la Communication et des Médias (@CommunicationTg) November 9, 2021
1. l'état des discussions avec les acteurs
2. le caractère illégal de ce mouvement et
3. l'ouverture du gouvernement à la poursuite des discussions. pic.twitter.com/wpshXdQZD9
Pour rappel, un premier mouvement de grève, initié il y a une semaine, avait fait l’objet d’une sanction par le ministère des enseignements.
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Au Togo, 16 nouveaux greffiers dont 3 femmes ont officiellement rejoint, il y a quelques jours, la profession judiciaire. Ceci, à l’issue d’un cursus effectué au Centre de formation des professions de justice (CFPF) de Lomé.
Leur entrée en fonction intervient alors que la justice est actuellement sous le feu des critiques, a rappelé le président du Tribunal de Lomé, Kossi Kutuhun qui les a invités à “la loyauté et l’intégrité” pour “prouver la bonne face de la justice togolaise”.
Auxiliaire de justice le plus proche du juge, le greffier est chargé de garantir le respect et l’authenticité des procédures, tout au long de l’instance judiciaire. Au Togo, ils sont moins de 200 (195) pour 277 magistrats.
Des journées portes ouvertes ont été récemment organisées par leur instance faîtière pour mieux faire connaître la profession.
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Le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a achevé ce mardi une visite de travail de trois jours à Lomé. Ce séjour officiel, initié par son homologue togolais, Robert Dussey, s’inscrit dans le cadre de l’excellence des relations bilatérales entre les deux pays.
Une séance de travail a marqué ce déplacement, au cours de laquelle les deux officiels ont planché sur plusieurs sujets d’ordre commun.
Le Togo, par la voix de Robert Dussey, a notamment réaffirmé sa disponibilité à accompagner le processus de retour à l’ordre constitutionnel du Mali. Dans ce sens, il a été décidé de tenir la prochaine réunion du Groupe de soutien à la transition au Mali (GST-Mali), à nouveau à Lomé au 1er trimestre 2022.
La capitale togolaise avait déjà accueilli en mars dernier cette importante rencontre qui réunit les différents partenaires du pays sahélien.
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“Des cas de choléra viennent d’être détectés dans la commune des Lacs 2 en Région Maritime”, a annoncé lundi le ministère de la santé. Des dispositions idoines ont donc été rapidement prises, afin de circonscrire cette urgence de santé publique.
Les comportements d’usage, à respecter pour éviter cette maladie diarrhéique grave, fréquente en période de fortes pluies, ont également été rappelés : lavage régulier des mains à l’eau et au savon, protection accrue des aliments, lavage correct des fruits et légumes avant consommation, ou encore désinfection des eaux de pluie ou de citerne, de rivière, marais et étangs.
“Toute personne connaissant des symptômes est invitée à se rendre le plus vite possible dans le centre de santé le plus proche pour une prise en charge adéquate”, a indiqué Moustafa Mijiyawa.
En juin dernier déjà, à l’arrivée de la saison pluvieuse, le ministère avait sonné l’alerte et appelé à la vigilance.
Le ministère de l’économie et des finances lance, à partir de ce mercredi 10 novembre, avec le concours de la BAD, un avis à manifestation d’intérêt pour le recrutement d’un expert de haut niveau. Ce dernier, qui aura titre de consultant, sera “chargé de l’appui conseil pour la coordination du dispositif opérationnel de la feuille de route gouvernementale Togo 2025 et son alignement aux agendas 2030 et 2063”.
Concrètement, ce dernier, une fois sélectionné sur la base des critères énumérés dans le dossier de recrutement, devra exécuter plusieurs tâches. Entre autres, “fournir des conseils stratégiques de haut niveau aux Cabinets du Président de la République et du Premier Ministre, aux ministres de l’Economie et du Plan, en vue d’une exécution optimale de la feuille de route gouvernementale Togo 2025, élaborer la matrice de priorisation des cibles des ODD et de l’Agenda 2063 en lien avec la feuille de route”, ou encore “identifier les cibles prioritaires actualisées du Togo au regard des ambitions de la feuille de route”.
La date limite de soumission des candidatures est le 29 novembre prochain.
Pour rappel, le Togo s’est doté, il y a un an, avec l’entrée en fonction d’un nouvel exécutif, d’une feuille de route gouvernementale élaborée sur cinq ans. Ce nouveau référentiel, qui rénove le Plan National de Développement (PND 2018-2022), se structure en trois axes principaux qui se déclinent en 10 ambitions et 42 projets et réformes.
Au Togo, “les départs à la retraite ne doivent pas être des moments d’angoisse”. C’est le leitmotiv de l’exécutif, rappelé il y a quelques jours par le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social, dans un entretien à la télévision nationale (TVT).
Suivez le Ministre @GilbertBAWARA de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue Social dans l'émission spéciale sur @TVTOfficiel ce 06 novembre 2021. Il revient sur l'actualité sociale du moment au #Togohttps://t.co/DN0qYl0obe
— Primature Togo (@PrimatureTogo) November 7, 2021
Des innovations sont dans ce sens prochainement attendues, au niveau de la Caisse de retraites (CRT), principale institution en charge du recouvrement des cotisations et du paiement des pensions au Togo. “Nous allons accélérer et renforcer les réformes au niveau de la Caisse de retraites du Togo”, a annoncé Gilbert Bawara.
Principalement en ligne de mire, la simplification et l’automatisation des démarches, actes et formalités de départ à la retraite : un projet de base de données intégrée, liant les ministères de la fonction publique et des finances, à l’institution, sera ainsi mis en œuvre.
“Il est anormal ou inexplicable qu’un Togolais qui a servi l’Etat employeur, en tant que fonctionnaire ou agent de l’Etat, effectue un parcours de combattant au moment de son admission à la retraite, pour reconstituer son dossier auprès du même employeur”, a-t-il déclaré.
Allocations de départ à la retraite
Également, les questions de l’allocation de départ à la retraite seront revues conformément à l’annonce faite il y a deux ans par le Président de la République, face à la Nation.
“Un geste significatif et substantiel de trois mois de salaire” pourrait ainsi être accordés aux agents partant à la retraite, “pour leur permettre de s’installer, de reprendre éventuellement d’autres activités, et de ne pas avoir une rupture brutale entre les revenus qu’ils percevaient quand ils étaient en fonction et les pensions de retraites”.
Des dispositions sont en train d’être prises notamment au niveau du ministère de l’économie et des finances, afin de matérialiser au plus vite ces intentions.
Quant aux bénéficiaires, “nous pouvons considérer que tous ceux qui sont partis à la retraite à partir du 1er janvier 2020” en font partie. “L’Etat a une dette envers eux, ils toucheront tous les trois mois de salaire”, a affirmé Gilbert Bawara, ajoutant qu’en outre, “ceux qui avaient été admis à la retraite au moment de la suspension de la Loi de 1991 et le 31 décembre 2019 bénéficieront d’un geste exceptionnel”.
L’espoir est désormais que tout ceci puisse être finalisé d’ici la fin de l’année.
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Entre 2020 et 2021, 383 664 tonnes de niébé ont été produites par l’ensemble des producteurs au Togo. C’est ce que révèlent des chiffres de la Direction des statistiques agricoles, de l’informatique et de la documentation (DSID).
Ce résultat obtenu dans le sillage de la campagne agricole 2020-2021, est marqué par une augmentation généralisée des superficies cultivées et une amélioration de la productivité et des rendements. En effet, cette campagne (2020-2021) s’est soldée par un bilan alimentaire excédentaire avec un taux de couverture des besoins pour les légumineuses (dont le niébé) évalué à 240 %.
Pour la nouvelle campagne, le pays compte poursuivre sur cette dynamique haussière avec, entre autres, l’aménagement de zones d’aménagement agricole planifiée (ZAAP), 80 sites agricoles en plus pour la nouvelle campagne et surtout l’introduction de nouvelles variétés de culture de niébé (NAFI SAM et WANG-KAI), afin de booster les rendements en fin de campagne agricole.
Pour rappel, le niébé est une légumineuse riche en protéines et vitamines telles que l’acide folique, des microéléments tels que le fer, le calcium, le zinc et aussi des carbohydrates. Il joue un rôle central dans la sécurité alimentaire au Togo.
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L’Afrique du Sud dispose d’un nouvel ambassadeur auprès du Togo. Le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey a reçu lundi à Lomé, la copie figurée des lettres de créance de Robina Patricia Marks.
La diplomate, qui réside également au Bénin où elle a pris fonction en début d’année, aura principalement pour mission d'œuvrer à la poursuite du renforcement des relations bilatérales entre Pretoria et Lomé. Il y a deux ans, les deux pays ont conclu un accord-cadre de coopération, à la faveur de la visite officielle de Cyril Ramaphosa au Togo.
La nouvelle ambassadrice sera officiellement accréditée dans les prochains jours, à l’occasion d’une cérémonie avec le Chef de l’Etat.
Ce dimanche s’est achevé dans les eaux du Golfe de Guinée, l’édition 2021 de l’exercice Grand Africa Nemo. Cet événement majeur annuel organisé par la France a réuni pas moins de 29 nations (19 riveraines et 10 invitées).

Le Togo, représenté par sa marine, y a pris part sous le thème national des “Recherches et Sauvetages”. L’opportunité pour les forces togolaises de s’évaluer à travers un exercice de simulation grandeur nature dans les eaux territoriales, et de bénéficier de l’expertise de ses pairs.
Durant les quatre jours de l’exercice 2021, les différentes marines se sont entraînées à la lutte contre plusieurs fléaux qui écument les eaux régionales (pêche illégale, piraterie, pollution maritime, trafic illicite) et au sauvetage en mer.
En rappel, l’objectif principal du Grand African Nemo, est de partager les savoir-faire et d’améliorer le niveau opérationnel de chaque nation.
Le ministre en charge du secteur de l’éducation, Dodzi Kokoroko, a mis fin il y a quelques jours, via un arrêté ministériel, aux fonctions de plusieurs directeurs d’établissements du préscolaire et du primaire publics.
Ils sont en tout, 1192 responsables d’école, répartis dans les Directions Régionales de l’Education (DRE) du Grand Lomé, de la Maritime, des Plateaux, de la Centrale, de la Kara, et des Savanes à être concernés. En cause, l’observation d’une grève illégale menée quelques jours auparavant. “Le gouvernement avait signé avec les syndicats d’enseignants, de façon responsable, un protocole d’accord. Ce protocole a fait l’objet d’une interprétation erronée de certains syndicats. La doctrine des ministères de l’éducation et de la fonction publique reste le dialogue social. Nous nous sommes retrouvés, nous avons relu ce protocole en mettant les points sur les dits, les non-dits et les clairs-obscurs, et ce fut clair pour tous les acteurs, ce que le protocole a dit et ce qu’il n’a pas dit”, a expliqué le ministre, dans une interview accordée à la télévision nationale.
Retrouvez l'intégralité de l'interview du Ministre des Enseignements Primaire, Secondaire, Technique et de l'Artisanat, Prof Komla Dodzi Kokoroko sur la @TVTOfficiel ce 05 novembre 2021#Togo@mepsta_Togohttps://t.co/1UIGzPUGin
— Primature Togo (@PrimatureTogo) November 7, 2021
“Le gouvernement, très attentif à la condition de la profession enseignante et à l’exemplarité des enseignants durant la période de la Covid, a proposé une gratification aux enseignants. Juridiquement, la gratification est une libéralité, de nature bénévole, que l’employeur met à la disposition des employés et sa mise en œuvre ou son opposabilité convoque un certain nombre de conditions, lesquelles ne sont pas encore réunies”, a-t-il poursuivi.
S’il a assuré que “le gouvernement ne reviendra pas sur cette promesse, qui reste un acquis”, Dodzi Kokoroko a néanmoins rappelé que “ce n’est pas à coup de chantage que les choses se feront”. D’où la nécessité, “de respecter les textes réglementaires en vigueur”, particulièrement en ce qui concerne le droit de grève.
Les directeurs destitués de leur fonction ne sont pas licenciés. Selon l’arrêté ministériel, ils “sont remis à la disposition de leur DRE respective pour être redéployés en qualité de chargé de classe dans une école primaire publique”.
“Ils restent enseignants, ils sont juste renvoyés à la craie”, a précisé l’officiel, qui a également rappelé que des procédures et discussions sont toujours en cours.