Les titres souverains ivoiriens attirent au final près de 10 milliards $ de souscription de la part des investisseurs

Publié le lundi, 12 juin 2017 15:01

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(Togo Officiel) - La Côte d'Ivoire ne pouvait rêver mieux en termes de gage de confiance et de crédibilité, après que le marché international ait répondu très massivement à toutes ses offres de titres souverains. Le carnet d'ordre de son emprunt obligataire international en cours de finalisation avait reçu vendredi 9 juin à la clôture des marchés, des souscriptions de l'ordre de près de 10 milliards $ pour des taux d'intérêts en dessous de 7%.

Le pays a émis 625 millions d'obligations en Euro (monnaie européenne) qui ont reçu près de 4,4 milliards d'Euros (4,9 milliards $) de souscriptions. Les autorités ivoiriennes ont consenti à payer un taux d'intérêt de 5,12%, pour une maturité de seulement 8 ans.

La tranche en dollars d'un montant de 1,25 milliard $, a aussi fait courir les investisseurs, en collectant des souscriptions pour 4,8 milliards $ au taux 6,25%, avec une maturité de 16 ans.

Certains analystent expliquent que, même si la Côte d'Ivoire sort péniblement d'une mini crise socio-économique, caractérisée par des grognes dans l'armée et la fonction publique, elle dispose encore de bons fondamentaux, et d’une projection de croissance au-delà de 6%.

Aussi, le gouvernement du président Alassane Ouattara a consenti à réduire ses dépenses pour s'ajuster aux contraintes budgétaires. Dans le cadre de cette opération internationale, la première économie de l’UEMOA est aussi parvenue à trouver un accord avec ses investisseurs, pour le rachat de 750 millions $ de dettes souveraines, dues en 2024 et 2023. Un choix qui devrait stabiliser le poids du service de la dette dans son budget.

Le gouvernement n'a pas encore officiellement communiqué sur l'issue de cette opération. La ressource devrait permettre néanmoins, de combler le gap de revenus en devises, plombé par la baisse des prix du Cacao sur le marché international, et la dépréciation subséquente des stocks qui pourrait pousser les investisseurs à limiter leurs investissements.

Idriss Linge

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