Le Togo s'apprête à se doter de dix unités de transformation dans le cadre du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2-P2RS). Le ministère de l’agriculture, de l’hydraulique villageoise et du développement rural a lancé dans ce sens un appel à manifestation d’intérêt pour recruter un cabinet chargé de réaliser l’étude de montage de ces infrastructures.
Financé par la Facilité d’appui à la transition (FAT) de la Banque africaine de développement (BAD), ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de valorisation des produits agricoles. Les futures unités concerneront notamment la transformation du riz paddy en riz blanc, l’emballage et l’étiquetage de légumes, la réfrigération de fruits et légumes, ainsi que le compostage.
Dans les détails, l’étude attendue portera sur l’analyse des chaînes de valeur, la faisabilité technique et financière, le choix des sites d’implantation, le modèle de gestion, ou encore les mécanismes de partenariat public-privé pour attirer des investisseurs privés. L’objectif est multiple : assurer la viabilité économique et sociale de ces unités, tout en stimulant les revenus des producteurs locaux, renforcer la sécurité alimentaire du pays, et créer des pôles agro-industriels régionaux à travers une meilleure intégration entre production, transformation et commercialisation.
Pour rappel, le Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel est financé à hauteur de 6 millions $ (3,3 milliards FCFA) par la BAD.
L'École normale supérieure (ENS) d'Atakpamé s'apprête à accueillir de nouveaux étudiants dans le cadre de la formation initiale des enseignants du premier et du deuxième cycle du secondaire. Le ministère de l’enseignement supérieur a en effet lancé, le lundi 6 octobre, un appel à candidatures pour le recrutement d’élèves-professeurs non fonctionnaires en vue de l’obtention du Master professionnel d’enseignement (MPE) et de la Licence professionnelle d’enseignement (LPE).
? Appel à candidatures pour le Master Professionnel d’Enseignement (MPE)
— Ministère de l'Enseignement Supérieur (@MESR_Tg) October 7, 2025
Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche informe les titulaires d’une Licence qu’un recrutement d’élèves-professeurs non fonctionnaires est ouvert à l’École Normale Supérieure d’Atakpamé… pic.twitter.com/mIwPTZr0Zy
Les postulants doivent être de nationalité togolaise. Pour la LPE, ils doivent être titulaires d’un baccalauréat (BAC) séries A, C, D ou E. Pour la MPE, ils doivent être titulaires d’une Licence académique dans les options Mathématiques, Physique et Chimie, Lettres modernes et Philosophie.
Les dossiers de candidature, dont les modalités de constitution sont disponibles dans le quotidien national Togo Presse, devront être soumis à partir du mercredi 8 octobre au vendredi 24 octobre 2025. Les candidats retenus suivront une formation de trois ans pour la LPE et de deux ans pour le MPE, en phase avec le système LMD.
Il y a quelques années, l’ENS d’Atakpamé a fait l’objet de réforme et fonctionne désormais conformément aux textes fixant le statut des universités publiques. L'objectif est de renforcer la qualité de la formation des enseignants et de mieux répondre aux besoins du système éducatif national.
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La 12ème édition du Salon international de l’agriculture et de l’agroalimentaire de Lomé (SIALO) ouvrira officiellement ses portes le 14 octobre prochain. L'événement, prévu jusqu’au 20 octobre 2025 au CETEF Togo 2000, mettra l’accent sur « la transformation durable pour un système alimentaire ».
Pendant une semaine, agriculteurs, transformateurs, chercheurs et professionnels du secteur agroalimentaire se donneront rendez-vous pour échanger sur les innovations, les bonnes pratiques et les opportunités de partenariat. Les participants auront l’occasion de découvrir des technologies agricoles avancées, des produits locaux transformés, ainsi que des solutions durables pour renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des filières agricoles.
Le programme de cette nouvelle édition inclut des panels sur les filières riz, élevage et maraîchage, des rencontres B2B, des espaces partenaires, ainsi qu’un « Rice Day ». Des délégations du Niger, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Tchad sont attendues pour partager leurs expériences et explorer des pistes de collaboration régionale.
Initié il y a un peu plus de dix ans, le SIALO se veut une vitrine pour la valorisation et la promotion des produits agricoles locaux à travers la mise en relation des acteurs et des professionnels de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’agroalimentaire. Pour rappel, l'édition précédente avait mis l’accent sur l’élevage.
Après cinq ans de mise en œuvre, le Togo actualise sa stratégie nationale d’application de l’Accord sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) conformément aux dispositions. Une rencontre organisée par le ministère en charge du commerce a démarré dans ce sens le lundi 6 octobre à Lomé.
L’initiative, soutenue par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), vise à revisiter les protocoles de l’accord et à recueillir les contributions des acteurs du secteur privé en vue d’adapter la stratégie nationale aux nouvelles dynamiques du commerce continental. Durant cinq jours, les participants échangeront sur les enseignements tirés de la première phase de mise en œuvre, les défis rencontrés et les opportunités à saisir pour renforcer la compétitivité du pays.
« Cette actualisation marque une étape essentielle pour ajuster notre stratégie aux réalités économiques actuelles et préparer nos acteurs à tirer pleinement profit du marché unique africain », a indiqué le directeur de cabinet du ministère du commerce, Vinyo Koffi Mensah.
Pour rappel, la ZLECAf, lancée officiellement en 2019, constitue l’un des projets phares de l’intégration africaine. Elle vise à créer un vaste marché unique de 1,4 milliard de consommateurs et à stimuler le commerce intra-africain.
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Au Togo, 11.099 nouvelles entreprises ont été créées durant les neuf premiers mois de l’année 2025. C’est ce qui ressort de la dernière compilation des statistiques du Centre de formalités des entreprises (CFE).
Ce chiffre, en régression de 7,3 % par rapport à la même période en 2024, traduit un léger ralentissement du rythme des créations d’entreprises au troisième trimestre (3352 entreprises ont été créées). Dans le détail, 8956 entités ont été lancées par des Togolais et 2143 par des étrangers. En outre, 3043 nouvelles sociétés ont été formalisées par des femmes.
Malgré la baisse, la tendance confirme l’engouement pour l’aventure entrepreneuriale. En rappel, depuis près de dix ans, le gouvernement met en œuvre plusieurs réformes visant à améliorer le climat des affaires et à simplifier les procédures administratives.
Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a dévoilé le vendredi 03 octobre, la liste officielle des établissements reconnus et agréés par l’Etat. En tout, 97 établissements, dont 04 publics (Université de Lomé, Université de Kara, Centre International de Recherche et d’Etude de Langues-Village du Bénin, Ecole Nationale Supérieure d’Atakpamé) y figurent.
Rentrée universitaire 2025-2026 : consultez la liste officielle des établissements reconnus ! Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche invite les étudiants et leurs parents à vérifier la reconnaissance des établissements avant toute inscription. ? Liste… pic.twitter.com/c7EnxAJ0TJ
— Ministère de l'Enseignement Supérieur (@MESR_Tg) October 6, 2025
Centres, écoles, instituts, universités, les différentes institutions recensées évoluent dans divers domaines, et proposent une large palette d’offres de formations et de certifications. Pour le ministère, la publication de cette liste, à l’approche de la nouvelle rentrée universitaire, doit permettre entre autres, d’accompagner les étudiants et leurs parents dans leurs démarches d’inscription et de choix de formation.
“Le ministère félicite les établissements inscrits sur cette liste pour leurs efforts en matière de qualité académique et de respect du cadre légal, gages de la valeur et de la crédibilité des diplômes délivrés”, a indiqué le ministre Kanka-Malik Natchaba, qui a également rappelé aux établissements privés “l’importance de maintenir et de renforcer la qualité de leurs formations, afin d’offrir un enseignement conforme aux standards académiques et pertinent pour le marché du travail”.
Pour rappel, la rentrée universitaire est prévue pour le 13 octobre prochain.
Le Togo s'apprête à se doter d’une Stratégie nationale de promotion de l’entreprenariat féminin (SNEF). Le ministère en charge de la promotion de la femme a en effet tenu le mois dernier, une rencontre destinée à la consolidation du document à Kpalimé.
— Ministère de l'action sociale (MASSPF) (@actionsocialetg) October 6, 2025
L’objectif est de mettre en place un cadre permettant de renforcer l’entrepreneuriat féminin et de soutenir durablement les femmes entrepreneures. De fait, la SNEF entend favoriser un environnement entrepreneurial plus inclusif et équitable tout en valorisant le leadership des femmes dans le secteur entrepreneurial. « la SNEF constitue un nouvel élan pour l’entrepreneuriat féminin, en stimulant la création d’emplois décents, en renforçant la compétitivité des femmes et en contribuant à une croissance économique plus équitable et durable », a indiqué Tyliolieb Lamboni, représentant la GIZ qui soutient l’initiative
Ces dernières années, le gouvernement multiplie les initiatives pour soutenir l’entrepreneuriat féminin, à travers des programmes de financement, des formations et des dispositifs d’accompagnement technique. Parmi ces efforts, le projet Nana Tech qui vise à favoriser l’accès des femmes aux technologies numériques.
En 2023, le Togo a obtenu 745,44 millions $ d’aide publique, soit 452, 15 milliards FCFA. C’est ce que révèle le rapport sur la coopération au développement pour l’année 2023, rendu public en fin de semaine écoulée à Lomé.
Le Rapport sur la Coopération au Développement 2023 a été validé le 02 Octobre 2025 à Lomé. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le SG Paneto, en présence du Conseiller Économique du PNUD pour le Bénin et le Togo, Francis Andrianarison https://t.co/VH9AW5sc2I pic.twitter.com/avwCZRASNv
— Ministère en charge de la Planification du Togo (@planificateurtg) October 3, 2025
Ce montant, composé à 56,57 % de dons et 43,43 % de prêts, représente une progression de plus de 51 % par rapport à 2022. Une hausse qui résulte des réformes engagées par les pouvoirs publics pour améliorer la qualité de la dépense publique et orienter davantage les financements vers les priorités stratégiques.
« C’est le fruit des réformes ambitieuses mises en œuvre par le gouvernement, qui prône la qualité de la dépense et met l’accent sur les investissements pour impacter la vie des concitoyens. Cela s’est traduit par la mise en place d’un cadre de suivi stratégique et technique des projets et programmes, ainsi que d’un dialogue renforcé avec les partenaires », a souligné le secrétaire général du ministère en charge de la planification, Bèguèdouwè Paneto.
En parallèle, les transferts de fonds de la diaspora se sont établis à 948,54 millions USD, soit 575,34 milliards FCFA, une contribution supérieure à celle de l’aide publique, avec un écart de plus de 203 millions USD.
Pour rappel, le Togo entretient des partenariats de coopération avec plusieurs institutions multilatérales et bilatérales, ainsi qu’avec des acteurs du secteur privé et de la société civile. L'ambition du pays est de renforcer ces collaborations pour mobiliser davantage de ressources financières et soutenir efficacement la mise en œuvre de projets et programmes de développement au bénéfice des populations.
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Au Togo, les autorités judiciaires mettent en garde contre les dérives observées dans l’utilisation des plateformes numériques. Vendredi 03 octobre, face à la presse, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Lomé, Talaka Mawama a rappelé le cadre légal encadrant l’utilisation de ces outils et le rôle régalien du parquet dans la protection de la société.
Le responsable a en outre rappelé les conséquences qui découleront désormais des faits qualifiables d’infractions. L’intégralité de l’annonce.
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Thème : Dérives et abus dans l’utilisation des plateformes numériques (médias ou réseaux sociaux) et leurs conséquences sur le plan pénal.
Les principales plateformes numériques mondialement connues sont : Facebook, YouTube, WhatsApp, Instagram, TikTok, Snapchat, X (twitter).
Le nouveau code pénal,
Le code de l’enfant,
La loi sur la cybersécurité et la cybercriminalité,
Le code de la presse et de la communication,
La loi relative à la protection des données à caractère personnel.
Ces différents textes prévoient des agissements pouvant être qualifiés d’infractions. Ainsi, il est indéniable que par le biais des réseaux sociaux, on peut être amené à commettre des infractions contre les personnes, l’Etat ou les biens etc. Les diverses incriminations peuvent être des injures graves, des atteintes à l’honneur, de la diffamation, des outrages envers les dépositaires de l’autorité publique, la corruption de la jeunesse, l’apologie des crimes et délits, la provocation à la discrimination/à la haine/à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine, appartenance ethnique, nationale, raciale, religieuse, sexuelle ou de leur genre ou handicap, la divulgation de secret professionnel pour l’administration publique ou privée, la publication ou diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public ou encore la violation de l’intimité des personnes (exemple de la publication d’images ou de photos de malade sur son lit d’hôpital sans son consentement).
Cependant, autant que les réseaux sociaux sont d’une utilité indéniable, autant ces réseaux peuvent constituer un danger, voire une menace pour notre société.
5. Dans le contexte social de notre pays, il est regrettable de constater depuis quelques temps, l’utilisation à outrance des réseaux sociaux à des fins non orthodoxes. Nous n’en voulons pour preuve que la diffusion de nombreux contenus se rapportant à des faits que l’on ne prend pas soin de vérifier avant leur publication, des cas d’appels à la haine ethnique, religieuse et autres, des incitations à la violence et des atteintes à la sécurité de l’Etat et la vie privée. De même, des pratiques malsaines qui heurtent la morale et les bonnes mœurs sont diffusées régulièrement et relayées sans limite. Ces agissements constituent autant d’abus et de dérives qu’il convient de dénoncer et de sanctionner.
6. Face à cette situation déplorable, le principal objectif poursuivi au travers de la rencontre de ce jour, est d’en appeler à la conscience des utilisateurs des différentes plateformes et, en même temps de rappeler à la loi et par voie de conséquence, à l’ordre. Aussi est-il est impérieux de distinguer la liberté d’expression, garantie à tous, de l’attaque gratuite, de l’injure ou la diffamation portant atteinte à la vie privée, aux fonctions ou activités d’autrui, ce qui hélas, constitue une violation de la loi pénale.
7. Le Parquet ou le ministère public, dans son rôle de représentant de la société, se fera le devoir de remplir sans faillir, sa mission régalienne de poursuite dans le cadre de la mise en œuvre stricte de la politique pénale, afin de préserver la société et l’Etat des conséquences désastreuses des dérives susceptibles de résulter de l’utilisation abusive et anarchique des réseaux sociaux. Ainsi donc, nous sommes désormais avertis : quiconque produira, reproduira, diffusera, publiera, partagera à travers une plateforme numérique, un fait qui sort du cadre légal en vigueur, sera l’objet de poursuites pénales sans compromis et sans complaisance. Il en sera de même pour quiconque publiera un commentaire validant une publication illicite. La complicité par approbation expose également à des poursuites, car la loi nous impose à tous de dénoncer tout crime ou délit dont nous avons connaissance.
Le gouvernement a officiellement reçu, le mercredi 1er octobre dernier, les rapports généraux des derniers processus électoraux organisés en 2024 et 2025 au Togo. Les documents, remis au ministre en charge de l’administration territoriale, Hodabalo Awaté, par le président de la CENI, Dago Yabré, portent sur les législatives et régionales couplées du 29 avril 2024, les sénatoriales du 15 février 2025 et les municipales du 17 juillet 2025.
Félicitations pour ce travail de qualité.
— AWATE Hodabalo (@HodabaloAwate) October 2, 2025
Ces rapports, utilisés avec rigueur, renforceront les scrutins à venir.Merci à @FEGnassingbe pour son soutien. pic.twitter.com/Fq357x6QSd
“Vos missions ont été appréciées, malgré les difficultés et les intimidations. Même de l’avis des observateurs nationaux et internationaux, c’est la satisfaction totale’’, a indiqué le ministre Awaté Hodabalo à l’endroit des membres de la CENI. Pour sa part, le président de la CENI a souligné l’engagement des autres institutions impliquées dans l’organisation du scrutin.
En rappel, conformément aux dispositions du code électoral, la CENI doit remettre au gouvernement les rapports généraux de chaque élection. L’objectif est de permettre à l'exécutif de disposer d’un compte rendu détaillé des processus électoraux, d’en tirer des enseignements et de proposer des mesures pour améliorer l’organisation et le déroulement des prochains scrutins.