(Togo Officiel) - Engagé depuis plusieurs années dans la réduction des impacts environnementaux et la promotion du développement durable, le Togo veut relever le défi de la cuisson propre. Le gouvernement a officiellement lancé le lundi 23 mars dernier à Lomé, les études préparatoires à l’élaboration du Programme national d’accès à cette méthode de cuisson moins polluante et basée sur l’utilisation de technologies modernes comme le gaz, le solaire, l’électricité, ou le biogaz.
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— Ministère de l'Energie et des Ressources Minières (@mineenergie_tg) March 25, 2026
Les travaux, qui s’appuieront sur une large concertation d’acteurs avec le soutien de l’UE, devront permettre de structurer un programme national cohérent, réaliste et opérationnel, aligné sur les priorités du Pacte national pour l’énergie (Mission 300) et les engagements climatiques pris par le pays à travers ses Contributions déterminées au niveau national (CDN).
Objectif 2030
“Notre ambition est claire : faire en sorte que, d’ici 2030, la cuisson propre devienne une réalité pour le plus grand nombre de Togolaises et de Togolais”, a d’ailleurs annoncé le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources Minières, Robert Koffi Eklo.
Au Togo, l’accès à la cuisson propre reste encore limité avec une forte dépendance des ménages aux combustibles solides traditionnels issus de la biomasse. Face à cette situation qui impacte significativement la santé publique, l’environnement, et les conditions de vie des populations, des initiatives éparses ont été lancées par des acteurs de la société civile, avec le concours des pouvoirs publics, mais peinent à convaincre.
Il y a deux ans, participant en France au tout premier sommet mondial sur la problématique du sujet en Afrique, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé avait lancé un appel pour une synergie d’action à l’échelle du continent, et un financement des projets liés au crédit carbone : “Ma conviction est qu’à l’avenir, les avancées viendront avant tout, de l’implication de la puissance publique. Bien entendu, le secteur privé jouera un rôle important dans le succès de la cuisson propre en Afrique. Le fait que l’Afrique puisse représenter environ deux tiers de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le passage à la cuisson propre ouvre des perspectives pour des solutions basées sur les crédits carbone”, avait alors déclaré le leader togolais.