RTG

RTG

Quelques jours seulement après la réception des doses de Johnson & Johnson envoyées par les Etats-Unis et l’initiative Covax, le Togo a reçu jeudi soir, 633 600 nouvelles doses du même vaccin. Ce lot est un don de la République fédérale d’Allemagne, effectué lui aussi à travers l'initiative Covax. 

Le stock de vaccin a été accueilli à l’aéroport de Lomé par les responsables du ministère de la santé, des officiels allemands, ainsi que des représentants d'organismes internationaux. “Ces doses arrivent au bon moment pour booster davantage la campagne de vaccination contre la covid-19 en cours au Togo”, a indiqué le Secrétaire Générale du ministère de la santé, Dr Wotobe Kokou, remerciant par la même occasion les différents donateurs. 

Cette donation est la deuxième de la République Fédérale d’Allemagne au Togo, après  les 100 000 doses d'AstraZeneca offerts en septembre dernier. Tout ce stock va permettre d'accélérer la campagne de vaccination au Togo, conformément à l’ambition de l’exécutif de franchir la barre du million de vaccinés (une ou deux doses), d’ici la fin de l’année.

Le Togo et l’Union Européenne ont conclu mercredi à Lomé une convention de subvention pour le Programme d’extension des réseaux électriques des centres urbains du pays (PERECUT). L’accord a été signé à la Présidence de la République, à l’issue d’une séance de travail entre le gouvernement et une délégation européenne. 

La subvention paraphée par le ministre de l’économie et le directeur général de l’Agence française de développement (AFD), met à disposition du gouvernement une enveloppe de 9,5 milliards FCFA (14,5 millions d’euros). Elle vient en complément d’un prêt concessionnel de 26,2 milliards FCFA (40 millions d’euros) accordé par l’AFD, et d’un don de 10 milliards FCFA (15 millions d’euros) de la KfW, pour la mise en œuvre du projet. Le tout porte à 45,6 milliards FCFA (69,5 millions d’euros), les contributions de la coopération européenne.

Electricité pour 500 000 togolais

Cet appui majeur, salué par le directeur des partenariats internationaux de la Commission européenne, Dénis Koen, qui évoque “un effort collectif déterminant”, contribuera à l’atteinte des objectifs de la stratégie nationale d’électrification, et l’accès universel à l’électricité promu par l’exécutif. 

imo 2

En effet le PERECUT, prévu pour une durée de trois ans, a pour objectif de favoriser l’accès à l’électricité à plus d’un demi-million de Togolais. Ceci, à travers le renforcement de la couverture du réseau électrique à Lomé et dans les centres urbains. 

Sont notamment prévus, la réhabilitation, le renforcement et l’extension du réseau de distribution dans 53 localités réparties sur les cinq régions économiques, le soutien additionnel à l’accès au réseau et le renforcement des capacités des acteurs du secteur. Dans ce sens, 190 km de réseaux moyenne tension, 371 postes de transformation MT/BT et 1660 km de réseaux basse tension, seront implantés, permettant de connecter 50 000 ménages dans la zone du projet.

Finir avec les “toiles d’araignée”

Pour Sani Yaya, ce financement va surtout permettre de pallier certains défis persistants qui existent toujours, malgré les importants efforts consentis et les résultats significatifs en matière d’accès à l’énergie. En effet, dans la capitale tout comme dans la plupart des centres urbains à l’intérieur du pays, la faiblesse de la couverture du réseau électrique a entraîné le développement de réseaux hors normes dits “toiles d’araignées” dans les zones péri-urbaines. “L’existence de ces toiles d’araignées est l’expression d’un besoin légitime d’accès à l’énergie électrique, d’où la nécessité de la mise en exécution rapide du PERECUT”, a estimé le ministre. 

Pour rappel, la feuille de route quinquennale du gouvernement prévoit un accès à l’électricité à au moins 75% de la population d’ici 2025.

Lire aussi

Bientôt un meilleur accès à l’électricité pour un demi-million de personnes

Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, participe ce jeudi à Kinshasa à une Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles. Cette rencontre de haut niveau, qui est une première, doit mobiliser l’engagement des dirigeants africains, en vue d’accélérer la prévention et l’éradication de ces violences à tous les niveaux sur le continent. 

Dans la capitale congolaise, le n°1 togolais et ses pairs doivent réfléchir sur les principaux écueils à l’épanouissement des femmes : violences sexuelles en période de conflits, mariages et grossesses précoces, mutilations génitales, ainsi que l’accès limité aux ressources aux postes décisionnels. Une déclaration politique sera adoptée à la fin des travaux, pour soutenir la promotion de la lutte systématique contre les violences basées sur le genre (VBG), conformément à l’Agenda 2063 de l’UA. 

Oranger le monde

Le choix de cette date pour la tenue de cette conférence n’est pas anodin. Le 25 novembre marque en effet chaque année la célébration de la Journée internationale de la lutte contre les VBG. L’événement est également le point de départ de la campagne annuelle de 16 jours des Nations Unies, au cours de laquelle la communauté internationale est appelée à “oranger le monde”, et agir pour la prise de conscience. Le thème mondial retenu cette année est justement : “Orangez le monde : mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes”. 

L’exemple togolais

Au Togo, la lutte contre les violences faites aux femmes et la promotion de la femme sont passées depuis de nombreuses années au rang de priorité. Le pays, qui a d’ailleurs adhéré en juillet dernier au mouvement international HeForShe, est régulièrement cité en exemple dans le monde pour son engagement sur la question. La représentation des femmes dans les sphères décisionnelles a évolué, passant de 23% de femmes en 2019 à 35% en 2021, avec notamment des femmes à la tête d’institutions de premier plan (Primature, Parlement, Médiature de la République, tiers des portefeuilles gouvernementaux). Ce qui fait d’ailleurs du pays le “premier au monde où les femmes sont aux commandes”, d’après une étude récente. Enfin, il y a quelques semaines, le Chef de l’Etat a été distingué à Lomé pour sa politique d’égalité et d'équité.

Lire aussi:

Ouverture du 4ème sommet mondial des filles à Lomé

Approuvée il y a quelques semaines par l'exécutif, la charte des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) entre dans une nouvelle phase. Le secteur privé a officiellement signé avec le gouvernement ce document actualisé, destiné à une meilleure prise en compte des différentes activités du secteur informel notamment.

L’acte a été symboliquement paraphé par le Ministre en charge de l’inclusion financière et de l’organisation du secteur informel, Mazamesso Assih, représentant le gouvernement, et le responsable du secteur privé et du Conseil National du Patronat (CNP-Togo), Laurent Tamegnon. Cette étape balise ainsi la voie à la mise en œuvre de cette charte qui va “faciliter la transition des acteurs de l’informel vers le secteur formel”, tel que le précise la ministre chargée du secteur informel. 

Selon le ministre de la communication, Akodah Ayewouadan, cette charte “permettra également aux TPME de se constituer entre elles une force, et d’accéder plus facilement aux mécanismes de financement”. 

Pour rappel, la nouvelle charte, qui mise sur la compétitivité, classe désormais les entreprises en 4 catégories distinctes, selon des chiffres d’affaires allant de 5 millions à 1 milliard FCFA : les Nano, les Micros, les Petites et les Moyennes.

La ministre du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Myriam Dossou d’Almeida a entamé mardi une tournée dans la région des Savanes. Le périple de 04 jours qui la verra parcourir des villes comme Timbou, Cinkassé ou Dapaong, doit permettre à l’officielle de rencontrer et d’échanger avec les bénéficiaires des projets et programmes déployés par le gouvernement au profit des populations à la base et des jeunes notamment. 

Cette tournée annuelle de routine, permet au ministre de constater sur le terrain l’évolution de tous les mécanismes mis en place, et de relever, au cas échéant, certains manquements. Par ailleurs, ce périple est aussi l’occasion pour Myriam Dossou d’Almeida de récompenser les gagnants des différents concours organisés dans le cadre de l'accompagnement des jeunes et femmes, entre autres. 

62524 ministre du dveloppement la base en tourne auprs des populations des savanes jua

Sont également prévues au menu de cette tournée, des visites au poste de Sanloaga, la localité sensible qui a subi l'attaque terroriste il y a quelques jours. 

Lire aussi

L’incubateur gouvernemental NunyaLab lancé à Dapaong

Face à la montée du terrorisme en Afrique, le Togo et ses partenaires vont renforcer leurs capacités à contrer le fléau. Le pays vient en effet d’être choisi par la cellule des Nations Unies de lutte contre le terrorisme, pour la mise en œuvre du programme mondial de protection des cibles vulnérables (vulnerable targets). 

Ce plan financé par le Qatar, mis en place et piloté par la Cellule antiterroriste des Nations-Unies, a pour objectif principal de contribuer au développement d'approches coopératives, impliquant à la fois la coopération internationale et les partenariats public-privé pour renforcer la sécurité. En particulier, la protection des cibles vulnérables et fragiles contre les attaques terroristes. 

Ainsi, dans sa phase opérationnelle le projet devrait concerner et impliquer des acteurs publics et privés tel que les forces de l'ordre, la police et autres forces de sécurité, les autorités du tourisme et des transports, les communautés à la base, les chefs religieux, les entreprises publiques et privées engagées dans les services publics et la gestion des lieux publics, entre autres. 

Il est à relever que cette initiative onusienne cadre avec la stratégie togolaise de lutte anti terroriste, axée sur le développement humain et social, ou encore la coopération multilatérale.

Pour rappel, le programme de protection des cibles vulnérables est un mécanisme des Nations Unies qui a débuté en 2020, avec pour objet principal, d’aider les Etats à mener la lutte et la prévention de l'extrémisme violent. Le Togo est l’un des premiers pays bénéficiaires.

Lire aussi

Sécurité : le Togo va implémenter le programme régional SIPAO

La capitale togolaise accueille depuis ce mercredi,  une réunion conjointe de haut niveau sur l’exercice de la concurrence au sein de la Cedeao. L’événement, organisé par la Commission de la CEDEAO, regroupe les ministres en charge du commerce et des experts des États membres sur les questions de concurrence.

Il s'agit pour les responsables, de plancher sur les défis auxquels sont confrontés les commerçants et autres acteurs en matière de libre concurrence, telle que prônée par les Etats. Au fond, les travaux vont essentiellement consister en la validation des projets d'actes additionnels et de règlements de l'Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO, (ARCC).  

62505 concertations lom pour une meilleure pratique de la concurrence dans lespace cedeao jua

A terme, il s'agira d’examiner et d'identifier toutes les lacunes perçues dans les cadres législatifs existants en matière de concurrence et de protection des consommateurs. Ce qui ouvrira la voie à l'exécution effective des principes d'une concurrence saine et équitable sur le marché régional. Une déclaration conjointe interministérielle, relative au droit de la concurrence et à son exercice devrait sanctionner la fin des travaux.

En rappel, cette réunion des ministres du commerce de la Cedeao est à son 13ème round. L’Autorité régionale de la concurrence de la CEDEAO (ARCC), est le régulateur de la concurrence régionale. Il a pour mandat principal, de promouvoir la concurrence en Afrique de l’Ouest en réglementant les pratiques commerciales restrictives, les cartels, les aides d’État, les fusions et acquisitions, qui vont à l’encontre des intérêts des consommateurs.

Lire aussi

Au Togo, la lutte contre la concurrence déloyale et les importations frauduleuses va s’intensifier

Quelque peu grippés au cours des derniers mois, les rapports entre la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) et les acteurs de la presse vont de nouveau se renforcer. Mardi, les députés ont entériné lors d’une plénière, la nouvelle mouture de la loi organique qui régit l’institution.

Le texte, examiné en juin dernier par le Gouvernement, vise à garantir un meilleur fonctionnement du régulateur, raffermir la liberté d’expression, et surtout, rassurer les professionnels du secteur, en replaçant la confiance mutuelle au centre des relations. 

Ce vote accorde au secteur de la communication et des médias, de nouvelles dispositions réglementaires devant contribuer à renforcer les relations entre la HAAC et les acteurs de la presse”, a assuré le ministre Akodah Ayewouadan. Et d’ajouter que cette relecture de la Représentation nationale met désormais en lumière un triptyque : l’autorégulation, la régulation et le judiciaire : “L’autorégulation incombant à l’OTM, la régulation à la HAAC et le judiciaire réservé au pouvoir judiciaire”, a-t-il détaillé.

Par ailleurs, il est à noter que le nouveau texte balise la voie au processus de renouvellement des membres de la HAAC. Selon ce dernier, quatre professionnels des médias y siègeront désormais contre deux précédemment.

Lomé accueille depuis ce mercredi, la 7ème session du comité régional de pilotage du WACA RESIP.  La rencontre, qui rassemble notamment des représentants de la Banque mondiale et de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), va permettre de faire le point de la mise œuvre de l'initiative.

62482 waca resip les responsables du comit rgional de pilotage se concertent lom jua

Dans les détails, ce programme qui couvre le Togo et plusieurs autres pays de la sous-région, sera abordé dans ses moindres détails, avec des pistes de renforcement. Pour l’ancien ministre togolais de la prospective, aujourd’hui, représentant du Togo à l'Uemoa, Kako Nubukpo, cette session intervient “afin que le Etats fassent part de leurs expériences, de leurs difficultés éventuelles, de leurs perspectives”.

Par ailleurs, l’importance de cette assise vient dans un contexte où “nous perdons chaque année 5 à 10 mètres du fait de l'avancée de la mer sur les terres”, a précisé Kako Nubukpo.

En rappel, le projet WACA RESIP pour lequel le Togo bénéficie du soutien de la Banque Mondiale et du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), vise à renforcer la résilience des communautés dans la zone côtière, confrontées de manière récurrente, à des risques de catastrophes et autres aléas.

Lire aussi

Le gouvernement veut mieux encadrer l’accès aux écosystèmes forestiers du littoral

Présent du 15 au 22 novembre dernier à Monrovia, au Liberia, où il a pris part à la compétition d’art culinaire West African Food Festival (WAFFEST), le Togo a de nouveau été distingué. Le pays a en effet remporté, au terme de l’événement qui a rassemblé onze pays, plusieurs prix dont des trophées et médailles de reconnaissance. 

Parmi les distinctions remportées, on peut citer, le 1er prix en gâteau et les 2èmes prix en dessert et Jollof. Une performance saluée par les autorités, qui ont rappelé à l’occasion l’ambition du Togo de faire de la promotion du tourisme local un levier de l’économie nationale.

Pour rappel, il y a quelques semaines, le Togo a déjà été mis à l’honneur pour sa créativité au Salon international du textile africain (SITA).