Le nouveau gouvernement s’est officiellement réuni ce vendredi 23 août à Lomé pour son premier conseil des ministres. Les travaux, présidés par le chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, intervenaient quelques heures après le vote de confiance obtenu par l’exécutif à la suite de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale.
J’ai saisi l’occasion des travaux du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement @GouvTg, ce 23.08.2024, pour me réjouir du vote de confiance reçu ce jour même suite à la présentation de la déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale.… pic.twitter.com/eQ3ppc6Ntq
— Faure Essozimna GNASSINGBÉ (@FEGnassingbe) August 24, 2024
A l’entame du conseil, le Président de la République a exhorté les membres du gouvernement à travailler sans relâche et collectivement, tout en cultivant des valeurs d’humilité, de tolérance et de solidarité.
En rappel, ce nouveau gouvernement de transition, composé de 35 membres, a pour mission essentielle de baliser la voie vers la mise en place des institutions de la Vème République, tout en poursuivant la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
Le Togo a bouclé jeudi 22 août, une nouvelle sortie sur le marché des titres publics de l’Uemoa. En quête de 30 milliards FCFA via une émission simultanée de bons (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT), le pays a finalement retenu 29,4 milliards FCFA.
En tout, les investisseurs ont proposé une enveloppe de 33,5 milliards FCFA, soit 111,67% de taux de couverture.
Dans le détail, 12,3 milliards FCFA ont été collectés grâce aux BAT stipulés sur la maturité de 182 jours aux taux d’intérêt multiples. Quant aux 17,1 milliards FCFA restants, ils ont été mobilisés via les OAT émises sur 3 et 4 ans, avec des taux respectifs de 6,15% et 6,40%.
Cette nouvelle opération porte à 593,1 milliards FCFA, le total de recettes collectées et rapproche le Togo de son objectif annuel établi à 607 milliards FCFA.
Trois jours après sa composition, le nouveau gouvernement sera face aux députés. L’équipe gouvernementale conduite par Victoire Tomégah-Dogbé présentera en effet ce vendredi 23 août, sa déclaration de politique générale devant la Représentation nationale.
Conformément aux dispositions des articles 95 et suivants de loi N°2024-005 du 6 mai 2024 portant Constitution de la République togolaise, @GouvTg présente devant la Représentation nationale, ce vendredi 23 août 2024 à partir de 10h, sa déclaration de politique générale, au cours… pic.twitter.com/Am0CkXHBEQ
— Assemblée Nationale Togolaise (@ParlementTogo) August 22, 2024
Cet exercice républicain, conforme aux dispositions constitutionnelles, se déroulera à la faveur du retour des députés à l’hémicycle et de l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année. Devant les élus du peuple, l'exécutif déclinera son programme d’actions, et tentera d’obtenir leur confiance.
Pour rappel, ce nouveau gouvernement de transition est composé de 35 membres et est marqué par plusieurs innovations.
La capitale togolaise abritera du 28 au 31 août, la 11ème assemblée générale de la Plateforme des régulateurs de l'audiovisuel des 8 pays de l'Uemoa et de la Guinée. La rencontre organisée par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), se déroulera autour du thème : « mise en œuvre effective de la télévision numérique terrestre (TNT) ».
Pendant quatre jours, il s’agira pour les parties prenantes de faire le point sur l'état d'avancement de la mise en œuvre de la TNT dans leurs pays respectifs et d'échanger sur les meilleures pratiques en matière de régulation.
Le Togo prendra les rênes
Lors de cet événement, la Haac prendra officiellement la présidence de la plateforme pour un mandat de deux ans. Une opportunité pour le pays de renforcer son leadership dans la sous-région.
« Cette responsabilité permettra à notre institution de conquérir de nouveaux horizons, car la HAAC est vivement attendue au niveau du REFRAM, le réseau francophone des régulateurs des médias, et au niveau du RIARC, le réseau des instances africaines de régulation de la communication », a indiqué Pitalounani Telou, président de la Haac
Pour rappel, la TNT est une évolution technique qui se substitue à la télévision analogique terrestre. Elle permet non seulement de réduire l’occupation du spectre électromagnétique grâce à l'utilisation de modulations plus efficaces, mais aussi d'obtenir une meilleure qualité d'image, tout en réduisant les coûts d'exploitation.
Au lendemain de son officialisation, le nouveau gouvernement se met progressivement en place. Plusieurs ministres ont ainsi pris fonction mercredi 21 août, à l’issue de cérémonies de passation de service avec leurs prédécesseurs.
Culture : Yawa Kouigan prend les rênes
Devenue la nouvelle titulaire du portefeuille culturel à la faveur de l’élargissement des attributions du ministère de la communication et des médias, Yawa Kouigan a ainsi pris la succession de Gbenyo Lamadokou.
La passation de service, coordonnée par le ministre secrétaire général du gouvernement, Christian Trimua, a été l’occasion pour le ministre sortant, en poste depuis 2020, d’exprimer sa reconnaissance envers les plus hautes autorités pour la confiance et le privilège d’avoir servi la nation dans ce département.
Pour sa part, Yawa Kouigan a salué les “bases solides” posées par Gnenyo Lamadokou pour le secteur, et a affirmé son engagement à poursuivre le chantier de la valorisation du patrimoine culturel national ainsi que la promotion des talents.
Enseignement supérieur : Kanka-Malik Natchaba prend le relais
Au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, Kanka-Malik Natchaba, qui effectue son retour au gouvernement, a officiellement pris le relais de Majesté Ihou Wateba.
Je remercie SEM le PR #FEG qui m'a fait l'honneur de me nommer dans le nouveau @GouvTg. Je salue le travail abattu par le Min Ihou WATEBA et espère bénéficier de l'implication forte des équipes pour qu'ensemble, nous puissions répondre aux attentes des acteurs du secteur.… pic.twitter.com/EQFPnPWE4D
— Kanka-Malik Natchaba (@kmnatchaba) August 22, 2024
Le nouveau ministre a salué le travail abattu par son prédécesseur et appelé à l’implication des équipes du ministère, pour “répondre aux attentes des acteurs du secteur”.
Aménagement du territoire : Koamy Gomado entre en fonction
Promu à la tête d’un département devenu ministère à part entière, et désormais chargé de l’aménagement et du développement des territoires, le maire du Golfe 1, Koamy Gbloèkpo Gomado a également pris fonction ce mercredi. Ceci, à l’issue de la cérémonie de passation avec son prédécesseur, le ministre délégué Essomanam Edjeba, en présence du SG du Gouvernement et du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation.
A l’issue de l’échange cérémoniel de documents, le nouveau ministre a exprimé sa gratitude au chef de l’Etat pour la confiance placée en sa personne et assuré de son engagement à répondre aux attentes.
Urbanisme : Yawa Tsegan succède à Kodjo Adedze
Au ministère de l’urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière, Yawa Djigbodi Tségan a officiellement pris les commandes, à l’issue d’une cérémonie de passation avec son prédécesseur, Kodjo Adedze.
La nouvelle ministre a fait part de son engagement à assurer la continuité des projets en cours, inscrits notamment dans la feuille de route gouvernementale.
Enseignement technique : Isaac Tchiakpe s’installe
Au ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, devenu également un ministère à part entière et l’élargissement des attributions au secteur de l’apprentissage, le nouveau ministre, Isaac Tchiakpé a pris fonction, en succédant à Kokou Eké Hodin.
La cérémonie, présidée par le SG du Gouvernement, Christian Trimua, a été l’occasion de repréciser les nouvelles compétences dévolues à ce département ministériel.
Isaac Tchiakpé, agrégé des lycées et docteur en philosophie, a exhorté les équipes du ministère à se rendre disponibles pour la réalisation des missions assignées.
L’université de Lomé et le Washington International Management Institute (WIMI) pourraient bientôt signer un accord de partenariat. Les bases de cette future collaboration ont été jetées mardi 20 août dernier à l’issue d’une rencontre entre le président de l’Université de Lomé, Adama Kpodar, et Bruno Mukendi, fondateur de WIMI.
Ce partenariat qui sera fondé sur le partage des compétences et de l’expertise disponibles au sein des deux institutions, permettra au Wimi, spécialisé dans la formation professionnelle et l’appui-conseil, d’identifier et d’utiliser, l’expertise disponible à l’Université de Lomé dans ses activités de formation et d’assistance technique en Afrique ou aux États-Unis.
Concrètement, l’institution américaine d’enseignement post-universitaire recevra dans ses formations à prix réduits, les cadres administratifs, techniques et académiques de l’Université de Lomé qui souhaitent se perfectionner dans les divers domaines de gouvernance, de leadership et de management.
Pour l’Université de Lomé, la plus ancienne du pays, cette future alliance axée sur la formation est parfaitement en lien avec sa vision à l’horizon 2025.
« À l'horizon 2025, l’UL ambitionne d'être une université performante, résolument engagée dans une démarche qualité, offrant des formations adéquates et professionnalisantes, et réalisant une production innovante sur les grands enjeux sociétaux au service du développement durable du Togo, de l’Afrique et du monde », avait déclaré Adama Kpodar, lors d’une récente rencontre avec la presse.
Notons que pour ce qui concerne l’institut Wimi, il est créé en 1995 avec pour mission de soutenir les pays en développement en matière de renforcement de leurs capacités dans des domaines jugés critiques, pour accélérer les transformations structurelles, organisationnelles et socio-économiques.
Au Togo, le secteur énergétique vient de franchir un nouveau palier. Le ministère de l’énergie a récemment lancé un Système national d’information énergétique (SIE-Togo), destiné à améliorer le traitement des données.
? Lancement du Système Informatisé d'Information sur l'Énergie au Togo ! Le 16 août dernier a marqué le lancement officiel à Lomé du système informatisé d’information sur l’énergie. Cette plateforme numérique reflète le leadership et l’engagement du chef de l’Etat, SEM… pic.twitter.com/5eFOY429Wq
— Mila AZIABLE (@MilaAziable) August 20, 2024
L’initiative qui s'inscrit dans le cadre de la politique de développement du secteur de l'énergie en Afrique de l'Ouest, portée la CEDEAO, vise à réduire les erreurs de saisie et à dématérialiser la collecte des informations.
De fait, la plateforme offre une sécurisation efficace des données importantes tout en améliorant leur qualité, ceci dans le but de favoriser des prises de décisions éclairées et un suivi rigoureux des politiques énergétiques du pays.
Pour le Togo qui a fait de l’accès universel à l’électricité, une priorité à l’horizon 2030, le déploiement de ce système national d’information, devrait permettre de mieux coordonner les projets énergétiques au profit des populations.
« Cette initiative vise à mieux comprendre les dynamiques du secteur énergétique, à identifier les opportunités, et mettre en œuvre des politiques énergétiques innovantes et durables, tant au niveau national que régional », a expliqué Mila Aziablé, ministre déléguée auprès du président de la république, chargée de l’énergie et des mines.
Au Togo, les mois de septembre, octobre et novembre seront marqués par des précipitations abondantes particulièrement dans les régions des plateaux et maritimes. L’annonce a été faite mardi 20 août par l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET) lors d’une rencontre avec la presse.
Concrètement, cette petite saison sera caractérisée par une pluviométrie excédentaire à tendance normale. Dans ce sens, l’agence conseille aux producteurs d’anticiper les préparations des sols et de semer dès les premières pluies. Il est également recommandé d’utiliser des variétés de cultures à cycle court et résilientes pour minimiser les pertes.
Selon les prévisions, ces conditions météorologiques qui sont favorables à l’agriculture comportent des risques d'inondations dans les bassins versants du lac Togo, du Mono et de l'Ouémé.
« Les populations doivent éviter l’occupation anarchique des zones inondables, en particulier, dans les agglomérations urbaines et bassins, et veiller à la gestion rationnelle des ressources en eau, pour assurer les besoins des barrages hydro-électriques et des aménagements hydro-agricoles », a indiqué Latifou Issaou, directeur général de l’ANAMET.
Pour rappel, la grande saison des pluies avait été marquée par une pluviométrie normale à excédentaire.
Après quelques semaines de gestion des affaires courantes, le Togo dispose officiellement d’une nouvelle équipe gouvernementale. Le nouvel exécutif, nommé via décret mardi 20 août par le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, sera dirigé par Victoire Dogbé et comporte plusieurs innovations.
35 portefeuilles
Le nouveau gouvernement de la République Togolaise compte 35 portefeuilles, y compris ceux rattachés à la Présidence de la République et à la Primature. C’est 02 de plus que le précédent formé en octobre 2020, avant de subir plusieurs remaniements.
11 sortants et 13 entrants
Le nouvel exécutif enregistre 11 membres sortants, parmi lesquels des personnalités appelées notamment à d’autres fonctions, et 13 membres entrants. Fait notable, plusieurs nouveaux ministres se voient confier des départements stratégiques comme l’économie et les finances, la santé et l’hygiène publique, l’économie maritime, les mines et l’énergie, ou encore l’enseignement supérieur et la recherche.
10 femmes
Déjà accrue dans l’ancienne équipe gouvernementale, la représentativité des femmes est de nouveau maintenue. Le nouvel exécutif compte ainsi 10 femmes (près du tiers), avec des responsables appelées ou confirmées à des postes clés : Primature, numérique, urbanisme, commerce, urbanisme, développement à la base et inclusion financière, ou encore industrie et promotion des investissements, entre autres.
De nouveaux ministères dédiés et plusieurs autres restructurés
Le nouveau gouvernement voit également des changements au niveau des attributions de plusieurs départements, en lien avec les nouvelles orientations du chef de l’Etat.
Dans ce sens, un grand ministère est désormais dédié à la pêche, l’élevage et la réglementation de la transhumance. Dans la même veine, le développement et l’aménagement du territoire qui étaient antérieurement un ministère délégué, devient un ministère plein, tout comme la formation professionnelle.
L’hydraulique villageoise est désormais rattachée au ministère de l’agriculture et du développement rural, tout comme l’inclusion financière qui est dorénavant associée au développement à la base, à la jeunesse et à l’emploi des jeunes. Quant à la culture, elle est rattachée au ministère en charge des médias.
L’autre particularité de ces restructurations est l’attention particulière accordée à la chefferie traditionnelle et coutumière, qui devient désormais un axe du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation.
Plus de ministère de tourisme
Toujours présent au fil des gouvernements successifs, le ministère du tourisme deviendra désormais un Haut-commissariat dédié, qui travaillera notamment à l’attractivité du pays dans le secteur touristique.
Gouvernance concertée et ouverture
Enfin, le nouvel exécutif observe l’arrivée de deux nouveaux ministres issus de tendances politiques non représentées à l’assemblée nationale.
“Le gouvernement qui est présenté ce soir, permet de pouvoir faire le lien, et de rester dans la continuité tout en innovant avec des personnalités compétentes de notre pays”, a résumé le Secrétaire général du Gouvernement, Christian Trimua, après l’annonce des nominations.
Quelques jours après son élection, le nouveau bureau consulaire dirigé par José Kwassi Symenouh a officiellement pris fonction à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo). Une cérémonie de passation de charges a eu lieu dans ce sens mardi 20 août à Lomé.
Au cours de cet événement solennel, Nathalie Bitho, jusque-là présidente de la délégation spéciale mise en place par le gouvernement, a passé le témoin à José Symenouh qui prend les rênes de l'institution pour quatre ans.
L’occasion pour la présidente sortante d'exhorter les membres élus de la nouvelle assemblée consulaire, à travailler avec ardeur et professionnalisme afin de permettre à la CCI-Togo de jouer pleinement son rôle d’assistance aux entreprises.
De son côté, le nouveau président compte travailler en synergie avec tous les acteurs. « Loin d’être une déclaration d’euphorie à la suite d’une élection âprement disputée, ma main tendue à nos compétiteurs est sincère. Le chantier est immense pour n’être que l’affaire du bureau », a indiqué le nouveau patron de la CCI-Togo.
Ancien président de l’Association des grandes entreprises (AGET) et actuel PDG de la Protectrice Assurances, José Symenouh envisage également de valoriser les sites touristiques du pays en collaboration avec les autorités, dans le but d'attirer davantage de visiteurs et de dynamiser l'économie locale.