Dans l’espace africain francophone, un référentiel commun d’évaluation des fournisseurs des services télécoms va bientôt voir le jour. C’est l’une des décisions prises lors du 21eme séminaire du Réseau francophone de la régulation des télécommunications (Fratel) qui a pris fin mercredi 22 mai à Lomé.
« Nous avons décidé de mettre sur pied une commission d'experts qui proposera, à brève échéance, un référentiel ambitieux et non contraignant d'indicateurs et de seuils de qualité de services et d'expériences clients pour harmoniser les exigences entre nous afin d'amener les opérateurs les moins performants à se hisser au niveau des meilleurs standards observés dans le monde » , a indiqué Michel Galley, directeur général de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).
La rencontre qui a réuni 150 délégués venus d’une cinquantaine de pays a permis de discuter de l'économie, de la donnée et des services numériques.
En ce qui concerne le mobile money, les difficultés liées à l'interopérabilité ont été évoquées. « Tout le monde utilise la monnaie électronique via le téléphone, mais nous avons besoin d'interopérabilité. Qu'une personne soit capable de recharger son compte mobile money depuis son compte bancaire. Qu’une personne qui est chez un opérateur X puisse retirer de l'argent chez un opérateur Y », a relevé Louis-Marc Sakala, Directeur général de l'Agence de régulation des postes et des communications électroniques du Congo (ARPCE) et actuel président du Fratel.
Notons que le Fratel, créé en 2003, regroupe les régulateurs des télécommunications ayant la langue française en partage.
Au Togo, 127 agents d’appui du Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV) de la région des Savanes ont été formés les 21 et 22 mai sur la gestion de l’information, la sensibilité aux conflits, l’élaboration des règlements intérieurs et l’analyse des données.
La session initiée par l’ONG Plan international Togo, avec l’appui financier de l’Union européenne (UE) s'inscrit dans le cadre du projet de « Renforcement de la prévention de l’extrémisme violent, de la cohésion sociale et de la résilience des populations dans la région des Savanes ».
L’objectif était de permettre à ces acteurs de mieux accomplir leurs missions dans le cadre de la prévention et de la lutte contre l’extrémisme violent.
Concrètement, il s’est agi de renforcer leurs connaissances dans l’identification des facteurs à risque dans le cadre du système d’alerte précoce et permettre une meilleure compréhension du fonctionnement de ce système.
« Ce renforcement des capacités permettra de garantir les meilleures conditions de réussite des tâches essentielles des agents d’appui du CIPLEV », a indiqué Désiré Komou, représentant du CIPLEV
Créé en 2019, le CIPLEV a pour mission d’éradiquer ou de réduire la propagation de l’extrémisme violent.
La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), a entamé depuis mardi 21 mai, une série de rencontres de renforcement des capacités à l’endroit des officiers de police judiciaire (OPJ), des présidents et des procureurs des différentes juridictions de la région de la Kara.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Bonne gouvernance financière », soutenu par la coopération allemande via la GIZ. L’objectif est de sensibiliser ces acteurs aux conséquences néfastes de la corruption et des infractions assimilées pour un bon fonctionnement de l’appareil judiciaire.
« Les citoyens sont plus exigeants quant à l’exemplarité des juges étant donné que ceux-ci constituent le pilier stratégique, le dernier rempart dans la chaîne de la justice. Par ses décisions, attitudes et comportements, le juge, traditionnel gardien des droits et libertés fondamentaux, doit demeurer digne et inspirer la confiance et le respect du public », a indiqué Kimelabalou Aba, président de la Haplucia.
Pour rappel, entre 2018 et 2023, la Haplucia a reçu 88 plaintes et dénonciations relatives aux pots de vin.
Le Togo poursuit sa politique de renforcement de la souveraineté numérique. Le pays vient de se doter officiellement d’une stratégie nationale de cybersécurité pour la période 2024-2028.
Fruit d’une large concertation avec les principaux acteurs du secteur, le document produit et publié par l’Agence nationale de la Cybersécurité (ANCy), détaille les objectifs, priorités et actions visant à renforcer la sécurité numérique au Togo et à faire du pays, un leader régional sur la question.
Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication de la "Stratégie nationale de cybersécurité 2024-2028". Le document est téléchargeable sur le site web de l'ANCy via le lien ? https://t.co/hEgscKjgjN#cybersécurité #ancy #stratégie #coopération pic.twitter.com/GZi6OdbTGd
— Ancy Togo (@AncyTogo) May 23, 2024
Dans le détail, la nouvelle stratégie repose sur quatre piliers principaux, explique le directeur général de l’Agence, Gbota Gwaliba : “la promotion de la culture de la cybersécurité grâce à la sensibilisation et à la formation, la protection des systèmes d’information critiques, le renforcement du système de réponse aux incidents informatiques, et le renforcement des mécanismes juridiques envers les auteurs de crime et délits de cybersécurité”.
Pour le Togo qui a multiplié les initiatives au cours des dernières années, avec comme point d’orgue, l’organisation du tout premier sommet continental sur la cybersécurité, il s’agit d’un nouveau palier significatif.
“La mise en place de cette stratégie est une étape cruciale dans l’engagement du gouvernement à anticiper et faire face aux menaces numériques de toutes natures, afin de garantir la protection des citoyens, des entreprises, ainsi que des infrastructures et services critiques contre les menaces numériques”, a souligné dans ce sens le Premier ministre, Victoire Dogbé, qui pilote le comité stratégique de l’Agence.
La capitale togolaise abrite depuis mercredi 22 mai, une rencontre régionale consacrée à l’élaboration d’une base de données intégrée sur la biodiversité. La rencontre initiée par l’Observatoire pour la Biodiversité et les aires protégées en Afrique de l’Ouest (OBAPAO) réunit les experts de 16 pays de l’Afrique de l’ouest.
Pendant trois jours, il s’agira pour les participants d’examiner les travaux de prospection réalisés par l'Observatoire durant les 4 dernières années. Un exercice qui sera couronné par l’élaboration de la base de données.
Concrètement, cette base de données contribuera à améliorer la conservation à long terme et la gestion durable des ressources naturelles dans les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). L’outil permettra également de mieux gérer les informations sur la biodiversité et les aires protégées en Afrique de l'Ouest.
Ce processus d'élaboration de base de données est financé par l'Union européenne à travers le 11ème Fonds européen de développement (FED), et mis en œuvre par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et le Centre commun de recherche (CCR)
Pour rappel, le Togo a récemment procédé à l’actualisation de sa Stratégie et de son plan national pour la biodiversité (SPANB). L’objectif pour le pays est de se conformer aux nouvelles normes.
Le ministère chargé du tourisme a procédé à l’élaboration d’un répertoire national des établissements agréés et classés dans le pays. En tout, 685 établissements répartis sur tout le territoire national ont été officiellement reconnus.
Le ministère de la culture et du tourisme à travers la Commission Nationale d’Agrément et de Classement des Etablissements de Tourisme (CNACET) a élaboré le répertoire des établissements de tourisme agrées et classés au Togohttps://t.co/3g2HkneZ86
— Ministère de la Culture et du Tourisme (@cultur_tourTg) May 23, 2024
Dans le détail, on recense 213 hôtels de diverses catégories (l’Hôtel 2 Février, seul classé 5 étoiles), 66 auberges, 53 établissements d’hébergement assimilés (motels, appartements meublés, maisons d’hôtes, entre autres), 34 restaurants, 73 lieux de restauration assimilés, 38 débits de boissons et bars, et 10 centres de loisirs.
A ceux-ci, s’ajoutent 195 agences de voyage et de tourisme, ainsi que 3 guides de tourisme.
Au Togo, après les législatives dont les résultats ont été proclamés il y a 10 jours, l’issue des élections régionales est également connue. La Cour Suprême a confirmé mardi la large victoire du parti Union pour la République (UNIR).
Selon les résultats définitifs, proclamés par la chambre administrative de la juridiction, UNIR obtient 137 sièges sur les 179 en jeu. Les 42 sièges restants sont répartis entre 12 autres formations politiques et des listes d’indépendants.
Dans le détail, l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC) obtient 9 sièges de conseillers régionaux, suivie de l'Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) avec 8 sièges. Le parti BATIR et l'Union des forces de changement (UFC) remportent chacun 5 sièges.
Le regroupement politique, la Dynamique pour la Majorité du peuple (DMP) obtient 4 conseillers, tandis que les Forces Démocratiques pour la République (FDR) et le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) gagnent respectivement 3 et 2 sièges. Le Nouvel engagement togolais (NET), le Parti démocratique panafricain (PDP), le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR), ainsi que les listes des indépendants, la Voix des sans voix, le Nouveau départ et Honneur aux Paysans (HP) ont pour leur part, obtenu, chacun, 1 siège.
Pour rappel, les conseillers régionaux sont élus pour un mandat de 6 ans renouvelable deux fois.
La capitale togolaise et ses environs ont enregistré d’importantes précipitations mercredi 22 mai. Plusieurs localités et bassins ont ainsi connu des fortunes diverses, a constaté l’Agence nationale de la protection civile (ANPC).
Au total, une dizaine de bassins, ainsi que des localités, situés notamment dans les communes de Golfe 2, 5 et 7, et Agoè-Nyivé 4 et 6 ont été placés en situation critique. Sur le terrain, des équipes ont été déployées et les premières dispositions engagées. Entre autres, le déclenchement du système de pompage des eaux, l’intensification de la ronde des équipes d’alerte, la mobilisation des acteurs concernés (Direction de l’assainissement, Agence nationale de la salubrité publique), la coordination avec les mairies pour les dispositions à prendre.
Du reste, la surveillance se poursuivra, pour une nouvelle évaluation approfondie de la situation.
Après avoir été reporté en raison de la fête de l’indépendance, l’acte 20 de la Journée nationale du sport (JNS) se tiendra le samedi 25 mai 2024 sur tout le territoire national. L’annonce a été faite mardi 21 mai par la ministre des sports, Lidi Bessi Kama, dans un communiqué.
Dans ce sens, les populations sont invitées à se mobiliser dans les communes, et à y prendre part, tout en respectant les consignes sécuritaires et administratives.
Comme pour les précédentes, « cette 20ème journée sera marquée à la fin par des exercices physiques et des séances de sensibilisation dans chaque commune », a rappelé la ministre.
En rappel, les JNS ont été instaurées par le gouvernement afin de promouvoir non seulement la pratique du sport et des activités physiques, mais aussi de contribuer à la lutte contre les maladies non transmissibles récurrentes au sein des populations comme le diabète, l’hypertension artérielle, les AVC, ou encore l’obésité.
Au Togo, les travaux de protection côtière vont bientôt démarrer sur le tronçon Katanga - Gbodjome. Le « Projet de protection de la côte togolaise soumise à l’érosion côtière » a été lancé dans ce sens mardi 21 mai à Lomé.
C’était à la faveur d’une rencontre de trois jours qui a réuni plusieurs acteurs impliqués. Le but est « d'informer et de partager avec les acteurs, les partenaires du projet et les autorités, les objectifs, les résultats et la stratégie d'intervention du projet. Sensibiliser les partenaires du projet et l'ensemble des parties prenantes directement concernées à la démarche globale du projet », a expliqué Bignoite Kongnah, directeur de cabinet du ministère des travaux publics.
D’un coût global de 129 millions d’euros, le projet est financé par la Banque islamique de développement (BID ou IsBD) à hauteur de 128 millions d’euros et d’un million d’euro par l’Etat togolais.
Les travaux consisteront en la construction des brise-lames détachés mais continus sur une distance de 14 km entre le village de Katanga et celui de Ggbodjome. L'objectif est de protéger toutes les infrastructures économiques et sociales tout au long de la zone d'intervention du projet à hauteur de 1 mètre pour réduire l'érosion à moins de 1 mètre par an. Il est également prévu la réalisation d’infrastructures sociales dans la zone d'intervention.
Pour rappel, cette initiative vient s’ajouter à celles déjà entreprises dans le cadre du programme de résilience côtière WACA-Resip, financé par la Banque mondiale puis l’Agence Française de développement (AFD), qui ont permis d’effectuer les travaux sur le tronçon Gbodjome-Agbodrafo.