RTG

RTG

Au Togo, le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé a présenté le 21 mai dernier à l’issue des élections législatives, la démission du Gouvernement au Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé. En attendant la nomination d’un nouvel exécutif, le chef de l’Etat a engagé l’ensemble du gouvernement à assurer le traitement des affaires courantes. 

Cette mesure, conforme aux usages républicains, vise plusieurs objectifs : veiller à la continuité de l’Etat, garantir le fonctionnement ininterrompu des services publics, et préserver les intérêts fondamentaux de la nation.

Limitation du périmètre et du contenu des compétences

Si elle autorise les ministres à poursuivre l’exercice de leurs compétences respectives, cette gestion des affaires courantes, qui regroupe plusieurs catégories d’activités, limite néanmoins leur périmètre et leur contenu. 

Les membres du gouvernement démissionnaire s’occupent ainsi des affaires usuelles, routinières et répétitives, qui concourent au fonctionnement normal et ininterrompu des différents services, institutions et administrations placés sous leurs responsabilités, et qui assurent de manière continue la fourniture du service public aux usagers. Ils ont également en charge, les affaires en cours, entamées ou engagées au plus tard le 21 mai dernier, et qui se poursuivent ou s’achèvent dans l’intervalle entre la démission et la nomination du nouveau gouvernement. 

Les ministres s’occupent en outre des affaires urgentes, qui exigent un traitement sans délai ou par des procédures d’urgence, ou qui nécessitent une prise en charge immédiate du fait des périls, risques ou conséquences irrémédiables que leur négligence pourrait faire courir aux personnes, aux biens, à la sécurité publique, à l'économie nationale, aux finances publiques, ou intérêts fondamentaux de l’Etat. 

Figurent notamment dans cette catégorie, par nature, la défense nationale, la sécurité et la protection civile, l’administration territoriale, les affaires étrangères, les finances et l’économie ainsi que leurs dépendances. 

Enfin, les membres de l’exécutif peuvent traiter toutes autres affaires confiées par le Président de la République. 

Limitation des missions à l’extérieur 

En dehors de ces cas, le Gouvernement chargé du traitement des affaires courantes ne peut, sans l’autorisation du chef de l’Etat, faire de nouveaux engagements financiers ou budgétaires, engager de nouvelles procédures de passation de marchés publics, commencer ou inaugurer de nouvelles activités qui n’avaient pas été entamées avant la démission, même si celles-ci avaient déjà été programmées antérieurement. 

Les ministres ne peuvent également pas procéder à des nominations de cadres administratifs, sans un compte rendu motivé et une autorisation expresse du Président de la République. Enfin, ils ne peuvent prendre des initiatives de nature politique importante, ou traiter des dossiers qui étaient en souffrance avant la démission, sauf lorsque leur traitement est motivé par l’urgence. 

En ce qui concerne les missions à l’extérieur du territoire national et les autorisations de sortie, elles sont, à l’exception du Premier ministre et du ministre des affaires étrangères, strictement limitées à celles exclusivement nécessaires à la représentation de l’Etat et à la sauvegarde urgente des intérêts de l’Etat. 

Elles devront faire l’objet d’une autorisation préalable du Président de la République, et d’un ordre de mission délivré par le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement (SGG), conformément aux procédures habituelles. 

Enfin, les missions des cadres d’administration à l’extérieur du territoire national ne font pas l’objet de restriction, mais restent soumises à la procédure habituelle d’autorisation. 

Pour rappel, les Ministres Secrétaires Généraux de la Présidence et du Gouvernement continuent d’assurer pleinement leurs fonctions durant la période.

Au Togo, les numéros verts mis en place depuis 2022 par le Gouvernement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent sont toujours actifs. 

Déployées sur tout le territoire, à raison de deux numéros par région administrative, ces lignes gratuites sont destinées à signaler aux forces de l’ordre, tout mouvement ou toute activité suspecte. 

Les numéros verts par région : 

Savanes : 1200 ou 1201

Kara : 1202 ou 1203

Centrale : 1204 ou 1205

Plateaux : 1206 ou 1207

Maritime : 1208 ou 1209

Les contrôles du paiement de la Taxe professionnelle Unique (TPU) des transporteurs routiers vont démarrer le jeudi 1er août 2024 sur tout le territoire. L’annonce a été faite par l’Office togolais des recettes (OTR), via un communiqué.

Cette taxe communément appelée « trimestre » se calcule sur une base forfaitairement déterminée et sur le chiffre d'affaires estimé par l'administration fiscale. Sa perception « se poursuit au titre du deuxième trimestre 2024 conformément aux dispositions de l’article 57 du livre des procédures fiscales », a indiqué le fisc.

Pour préserver l’équité dans le paiement de la TPU, l’OTR a défini des grilles tarifaires selon le poids économique de chaque catégorie de véhicule, notamment le nombre de places, le tonnage et le transport auquel il est destiné (personnes ou marchandises).

Le gouvernement vient de lancer pour le compte du secteur de la santé les concours d’entrée à l’École Nationale des Auxiliaires Médicaux (ENAM), l’École Nationale des Sages-Femmes (ENSF) et l'École Nationale des Aides Sanitaires (ENAS). Ils seront en tout, 980 nouveaux agents (répartis dans les écoles) à rejoindre les rangs du ministère de la santé, dans plusieurs départements : kinésithérapeutes, techniciens d’ophtalmologie, sages-femmes, infirmiers auxiliaires d’État.

Le concours prévu pour le 06 septembre 2024 dans les centres d’écrit de Dapaong, Kara, Sokodé, Atakpamé, Tsévié et Lomé, s’adresse aux Togolais des deux sexes. Les candidats doivent être âgés de 18 ans au moins et de 40 ans au plus, à la date du concours.

Les dépôts de candidature se feront à partir du lundi 29 juillet dans les directions des écoles nationales des auxiliaires médicaux de Dapaong, Kara, Atakpamé, Kpalimé, Tsévié, Lomé et à la direction de l’école nationale des aides sanitaires de Sokodé. La date limite est fixée au 30 août 2024 à 17h.

Les conditions et autres modalités d’accès au concours peuvent être consultées dans le quotidien national Togo Presse ou au lieu des dépôts de dossier ci-dessus indiqué.

Le Togo a réussi ce vendredi 26 juillet une nouvelle opération sur le marché des titres publics de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). En quête de 30 milliards FCFA via une émission simultanée de Bons (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT), le Trésor public a finalement levé 32,1 milliards FCFA. Ceci correspond à un taux de couverture de 107,65% de l’opération.

Selon le compte rendu de l’agence Umoa-Titres, le trésor public a collecté 18,6 milliards FCFA sur les BAT émis sur la maturité de 364 jours, aux taux d'intérêts multiples. Il a mobilisé également 13,5 milliards FCFA au moyen des OAT émises sur des maturités respectives de 3 et 5 ans, à des taux d'intérêt annuels de 6,15% et 6,40%

Cette nouvelle collecte de ressources porte à 525,4 milliards FCFA le cumul des emprunts du Togo sur le marché des titres cette année. Le pays vise au total 607 milliards FCFA en 2024.

Deux ans après le lancement du projet Unité de valorisation des innovations agricoles agroalimentaires (UVI2A), l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) fait le point de sa mise en œuvre. Une rencontre a eu lieu dans ce sens, jeudi 25 juillet à Lomé.

Objectif : recueillir les avis des différents acteurs sur le projet afin de l’améliorer dans la perspective d’une mise en œuvre durable.

Concrètement, le projet vise à inciter à la création de startups agricoles et valoriser les résultats de recherches ainsi que les découvertes des chercheurs.

« Deux ans après l’inauguration de cet incubateur, je me réjouis de l’appréciation faite des incubés et surtout des partenaires techniques et financiers », a indiqué Lardja Douti, directeur général de l’ITRA.

Pour rappel, l’incubateur UVI2A bénéficie du soutien de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) à travers le projet VaRRIWA, exécuté dans quatre pays ouest-africains dont le Togo.

Le Togo disposera bientôt d’une stratégie de transformation digitale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (ETFP). Le processus d’élaboration de cet outil a été lancé jeudi 25 juillet à Lomé.

L’initiative portée par le ministère de l’enseignement technique avec le soutien de l’Unesco et l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie), vise à rendre le système d’enseignement plus accessible et adapté aux besoins du marché de l’emploi.

De façon concrète, il s’agit d'intégrer les technologies digitales dans l’ensemble des activités afin de rendre plus performant le système éducatif. Ce processus d’élaboration qui devrait durer six mois, inclut une analyse situationnelle, une étude documentaire, une collecte de données et une évaluation de l’état actuel de la digitalisation de l’ETFP au Togo.

« Face à un marché du travail de plus en plus exigeant, les systèmes de formation doivent se réinventer pour améliorer l’accès, la qualité et la gestion de l’ETFP grâce au numérique. Ainsi, la numérisation est devenue essentielle pour moderniser l’éducation et la formation », a indiqué Eke Kokou Hodin, ministre délégué chargé de l’enseignement technique.

Pour rappel, depuis 2014, le Togo met l’accent sur la transition numérique dans l'enseignement. Si un environnement de travail (ENT) a été déployé dans plusieurs établissements, des manœuvres ont été initiées avec plusieurs partenaires pour renforcer le parc informatique. L’ambition du gouvernement est de digitaliser et de rendre disponibles, au moins 75% des démarches administratives d’ici à 2025.

Relancés il y a deux ans, après avoir connu un arrêt en raison de la crise sanitaire, les travaux de reconstruction du bâtiment principal du Grand marché de Lomé (Adawlato) se poursuivent. Jeudi 25 juillet, une délégation parlementaire conduite par le Président de l'Assemblée nationale, Kodjo Adedze, a constaté l’avancement du chantier. 

Sur le site, la phase dédiée aux gros œuvres est totalement achevée, rassure l’entreprise Sara Consult, en charge du contrôle. 

Les travaux de protection incendie et les réservations sont aussi achevés. Il reste les équipements terminaux. Les bâches à eau, l’électricité, l’approvisionnement des ascenseurs sont aussi déjà faits. Le transformateur électrique est également approvisionné”, a expliqué dans ce sens le représentant de la société.

Selon le responsable, “des travaux additionnels ont été faits en concertation avec l’Etablissement public autonome pour l'exploitation des marchés (Epam), le maître d’ouvrage, et les bénéficiaires. Il reste les travaux des portes, d’électricité, les appareillages de protection incendie, le complément des pompes, la toile sous forme de parasol qui va servir de toit, et d’autres éléments à valider avec le maître d’ouvrage”.

Le nouveau bâtiment sera un immeuble de type commercial moderne à plusieurs niveaux, abritant des boutiques, kiosques, étals, espaces pour grossistes ainsi qu’un restaurant et un espace pour les évènements.

Nous avons écouté les responsables de l’entreprise en charge des travaux et nous nous sommes assurés que tous les aspects ont été pris en compte car la nouvelle dynamique nous impose d’être plus près du peuple”, a indiqué pour sa part, la députée Mémounatou Ibrahima, avant d’exhorter à maintenir la dynamique.

À l’endroit de nos sœurs et mamans du Grand marché, nous leur disons de rester confiantes car nous les représentons à l’Assemblée nationale et nous ferons tout pour suivre les travaux jusqu’à leur terme afin de leur permettre de jouir de ce joyau dans les plus brefs délais”, a conclu l’élue.

La compagnie panafricaine Asky va reprendre ses trafics aériens vers la ville de Pointe-Noire (Congo) à partir du 02 octobre prochain. L’annonce faite par le transporteur basé à Lomé, intervient quelques années après la suspension de ses services pour des « raisons opérationnelles ».

Selon la compagnie dont le Togo est devenu actionnaire depuis l’an dernier, cette reprise « s'inscrit dans sa vision de promouvoir le développement économique et social en Afrique en offrant des solutions de transport aérien efficaces et fiables ».

Cette réouverture devrait également contribuer à augmenter le trafic de passagers à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE) de Lomé, qui a enregistré 1,4 million de passagers en 2023.

Pour rappel, Asky exploite actuellement depuis Lomé, une flotte de 17 appareils et dessert 28 villes dans 26 pays du continent.

Plus de deux ans après avoir mis en demeure Moov Africa Togo pour des faits d’indisponibilité de ses services, l’Autorité de régulation des communications électroniques et postes (Arcep) a infligé mercredi 24 juillet, une amende de 1,26 milliard FCFA à l’opérateur, correspondant à 2% de son chiffre d’affaires certifié de l’exercice 2023. 

La sanction, décidée par le comité de direction, a été actée à l’issue d’une audience publique et contradictoire organisée le même jour à Lomé, au cours de laquelle l’opérateur a été mis en situation de se défendre. 

Concrètement, il est reproché à la filiale du groupe Atlantique Telecom, des manquements à son “obligation de disponibilité permanente, continue et régulière des services de communications électroniques”, mentionnée dans son cahier des charges, ainsi qu’une dégradation du réseau de l’opérateur.

Dans les faits, il a été dénombré 7.247 cas de violation des indicateurs de disponibilité, entre le 1er septembre 2022, date de fin de la période de mise en demeure, et le 31 mai 2024. Au cours de la même période, “l’opérateur a transmis à l’Arcep 33 courriers de notifications faisant cas d’indisponibilité de services sur son réseau”, a précisé le gendarme des télécommunications. 

En dehors de cette sanction, la seconde après celle d’un montant de 600 millions FCFA prononcée en mai 2021, Moov Africa Togo devra mettre en œuvre, dans un délai de six mois, les procédures, acquérir les équipements, protections et redondances nécessaires pour garantir la disponibilité permanente, continue et régulière de ses services, a enjoint l’Autorité. 

Pour rappel, l’amende devra être payée dans un délai de 30 jours sous peine d’une astreinte journalière de 50 millions FCFA par jour de retard.