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Au Togo, le processus de renouvellement des instances de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) se poursuit. Les listes définitives des candidats pour les élections consulaires ont été dévoilées, a annoncé jeudi 06 juin le président de la commission électorale consulaire (CEC), Dindangue Kominte.

Ces listes publiées dans le Quotidien national Togo Presse et sur le site internet du ministère du commerce, sont également affichées dans les locaux de la CCI-Togo à Lomé, dans les représentations régionales de la chambre à l’intérieur, ainsi que dans les bureaux des chefs-lieux de préfectures.

Notons que le scrutin aura lieu le 30 juin prochain. S’agissant de la campagne électorale, elle s’ouvre le 15 juin.

Pour rappel, ce processus électoral s’inscrit dans le cadre d’une vaste restructuration de la chambre, souhaitée par le gouvernement.

Au Togo, le ministère du commerce veut outiller les entrepreneurs dans le domaine du commerce électronique. Le département dirigé par Kayi Mivedor-Sambiani a en effet lancé un appel à manifestation d'intérêt pour enrôler 25 entrepreneurs.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement des capacités des PME/PMI dans le domaine du E-commerce, soutenu par le Programme Arab Africa Trade Bridges (AATB). Elle se décline en une série de formations pratiques sur toute l’étendue du territoire.

Concrètement, le projet vise à renforcer de manière significative les connaissances et les compétences des entrepreneurs, avec un accent particulier sur les bonnes pratiques du e-commerce.

Les soumissionnaires doivent être des professionnels ou experts dans le domaine du commerce électronique et devront avoir une expérience dans le secteur avec des réalisations significatives. Les candidats sélectionnés seront formés à des compétences juridiques, techniques, managériales, ainsi qu'en communication et marketing.

L’appel dont la date butoir est fixée au 25 juin 2024, est ouvert aux entrepreneurs individuels ainsi qu’aux entreprises.

Le ministre d’Etat, Kodjo Adedze, en charge de l’urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière, a échangé lundi 03 juin avec une délégation de l’équipe du Projet d’infrastructures et de développement urbain (PIDU) de la Banque mondiale. Objectif : faire le point sur la mise en œuvre du projet.

Les discussions ont ainsi porté sur les différentes actions menées dans le cadre du projet. Entre autres, la construction d'infrastructures d'adduction d’eau potable à Naki-est et à Dapaong, la réhabilitation du pont de Kpèlèouwayi, ainsi que les travaux de voirie à Kara.

L’occasion pour les deux parties de saluer les résultats positifs enregistrés en termes d’infrastructures et de création d’emplois. En tout, près de 142.000 emplois ont été créés au cours de la phase d'exécution du projet.

Le ministre a rappelé l’élaboration en cours des Schémas directeurs d’aménagement et d’urbanisme pour 06 communes (Zio 1, Kloto 1, Ogou 1, Tchaoudjo 1, Tône 1 et Kozah 1). L’officiel a également annoncé la prise des dispositions pour le démarrage des études des ouvrages d’approvisionnement en eau potable de Naki-est à partir du barrage de Dalwak de Dapaong.

En rappel, le PIDU est financé conjointement par la Banque mondiale et le gouvernement togolais, avec une enveloppe globale de 16 milliards FCFA. Le projet vise à améliorer l’accès à des infrastructures et services de base dans les villes.

Après sept ans d’activité, la Semaine nationale du cinéma togolais (SNCT) change de dénomination et devient le Festival International du Film du Togo (FIFTO). L’annonce de ce changement de nom justifié par les dernières réformes dans le secteur cinématographique a été faite jeudi 06 juin. C’était à la faveur d’une conférence de presse marquant le lancement de la 8ème édition.

L'événement, placé sous le thème : « Cinéma togolais : de l’industrialisation à la profession », aura lieu du 03 au 10 août 2024 à Lomé. Comme lors des précédentes éditions, il s’agira d’un rendez-vous pour mettre en lumière les amateurs et les professionnels de l’industrie cinématographique et audiovisuelle.

Deux grandes innovations avec la Côte d’Ivoire à l’honneur

Pour cette édition, deux types de compétitions seront organisées : le concours international (longs métrages) ouvert aux cinéastes du monde entier et le concours national, exclusivement réservé aux cinéastes togolais dans la catégorie « courts-métrages ». Une place de choix sera accordée au « pays invité d’honneur », la Côte d’Ivoire.

Également, une nouvelle catégorie introduite, concerne les films d’atelier et d’écoles. L’objectif est d'encourager et promouvoir les jeunes talents et les projets éducatifs.

Du reste, le « village du FIFTO 2024 » sera installé au Bas-Fond du Collège Saint Joseph à Lomé, et des projections de films auront lieu à divers endroits de la capitale, tout comme dans les chefs-lieux de régions.

Au Togo, des actions d’évacuation pourront bientôt être lancées à l’endroit des populations sinistrées par les inondations. Le gouvernement, à travers un communiqué publié ce vendredi 07 juin, a demandé aux habitants des zones inondables de prendre des dispositions dans ce sens. 

En effet, l’ensemble du territoire national, et particulièrement la région Maritime et le Grand Lomé, subissent ces dernières semaines, de très fortes pluies et des inondations, liées au dérèglement climatique, qui engendrent des dégâts matériels. 

Surtout, la situation ne devrait pas s’améliorer, en raison des prévisions météorologiques qui annoncent de grandes pluies pouvant aggraver les risques liés à l’occupation des zones inondables et entraîner la submersion ou la défaillance technique des installations de protection comme les bassins de rétention. 

Face à cette situation, les populations sont invitées à redoubler de vigilance et à éviter d’ériger des constructions dans les zones inondables. “L’obtention du permis de construire est obligatoire pour entreprendre tout projet de construction de quelque nature que ce soit”, a d’ailleurs rappelé le gouvernement. 

Mercredi, une réunion organisée par le Premier ministre a été l’occasion de faire un état des lieux de la situation, de faire le point sur les mesures déjà prises, et définir de nouvelles situations. Pour rappel, un numéro d’urgence, le 170 a été activé pour alerter les secours en cas d’inondation.

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Inondations : la Protection Civile active le numéro vert 170

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme Compact du Millennium Challenge Corporation (MCC), le Togo recherche un agent fiscal. La Cellule de mise en œuvre du programme compact a en effet lancé un appel d’offres pour le recrutement d’un cabinet de conseil légalement constitué.

Conformément à la politique de passation des marchés de l'entité responsable du MCC, le processus de sélection se fera selon la méthode de sélection qualitative et basée sur les coûts. « Les soumissionnaires éligibles peuvent s'associer avec d'autres pour renforcer leur capacité à mener à bien le travail », précise l’offre.

La mission de l’opérateur qui sera retenu consistera à aider le gouvernement à mettre en œuvre le programme Compact, « de manière transparente et sûre ».

Éligible depuis fin 2022, le Togo travaille avec le MCC pour élaborer le compact d’ici à la fin de l’année civile 2024. Le programme s’articule autour de deux piliers fondamentaux : l'énergie et les technologies de l'information et de la communication (TIC).

Au Togo, l'exécutif veut davantage impliquer les communes dans la lutte contre le changement climatique. Une rencontre organisée par le ministère de l'environnement a eu lieu dans ce sens mardi 04 juin à Lomé.

Objectif : discuter des grands enjeux actuels du phénomène climatique liés aux villes et amener les autorités locales à s’impliquer davantage dans la mise en œuvre des ambitions climatiques du pays à travers l’élaboration des plans climat.

« Pour régler le problème climatique, il faut d'abord outiller les communes à établir le plan climat, pour savoir quels sont les maux que vivent les communes respectives. Et à ce jour, nous avons quatre communes qui ont essayé d'établir des plans climatiques. Nous pensons qu'il faut aller plus loin. Au lieu qu'on fasse des plans climatiques par commune, d'aller vers les régions », a indiqué Yao Winnie Dogbatse, maire de Kloto 1 et président du Forum régional de la Convention des Maires en Afrique Sub-Saharienne pour le climat et l'énergie (CoMSSA).

Pour sa part, le ministre Foli-Bazi, en charge de l'environnement, a souligné l’importance de mettre à contribution les communes dans la lutte contre le changement.

« Les collectivités territoriales constituent l'échelon le plus proche des territoires et des communautés les plus vulnérables aux impacts du réchauffement climatique. Elles disposent de compétences permettant d’agir sur l’adaptation et la transition vers les énergies propres », a-t-il indiqué.

La rencontre a en outre permis de présenter les résultats de la phase 3 de la CoMSSA, une initiative financée par l'Union Européenne (UE) pour soutenir les villes d'Afrique subsaharienne dans leur lutte contre le changement climatique et pour l'accès à l'énergie durable.

Pour rappel, en Afrique, le Togo compte le plus de communes signataires de la convention des maires. En tout, 81 communes sur les 117 ont rejoint la CoMSSA.

Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, a achevé mercredi 05 juin, son séjour à Séoul par une visite de terrain au Centre international de l’ONG International Youth Fellowship (IYF). L’organisation, présente depuis de nombreuses années au Togo, intervient dans le domaine de l’épanouissement de la jeunesse, la promotion de l’entrepreneuriat, et la valorisation de la diversité culturelle. 

Le chef de l’Etat a échangé avec le fondateur du centre, le Révérend Pasteur Ock Soo Park sur ses ambitions pour le Togo, puis félicité et encouragé IYF pour ses actions qui contribuent notamment à prémunir la jeunesse contre les vices et déviances qui les incitent parfois à intégrer des groupes terroristes ou extrémistes. 

En février dernier déjà, le Révérend Pasteur Ock Soo Park avait été reçu par le leader togolais à la faveur d’une visite à Lomé.

La capitale togolaise a abrité les 04 et 05 juin, une rencontre régionale d’apprentissage mutuel et de capitalisation sur le déploiement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Les travaux ouverts par le directeur de cabinet du ministre du commerce, Mensah Koffi Vinyo, avaient réuni les experts de plusieurs pays de la sous-région et d’ailleurs (Togo, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie, Niger, Sénégal).

L’événement qui s’inscrit dans le cadre du projet régional conjoint d’appui à l’opérationnalisation de la Zlecaf, visait à partager avec les parties prenantes les résultats, les défis et les perspectives de ce projet continental.

Concrètement, il s’agissait de dresser le bilan du projet d’appui piloté par la Commission Économique pour l’Afrique (CEA)

« Le projet a enregistré un succès retentissant qu’il convient de partager afin d’appréhender les meilleures pratiques et d’étendre l’initiative à d’autres pays », a déclaré Ngoné Diop, Directrice du Bureau de la Commission Économique pour l’Afrique (CEA) pour l’Afrique de l’Ouest.

En terme de perspectives, selon les récentes estimations de la CEA, « une mise en œuvre complète de l’accord de la Zlecaf devrait accroître, à l’horizon 2045, le commerce intra-Afrique de 34,6% avec 53,6% du commerce agroalimentaire, 37,6% dans le commerce des services, 36,3% dans l’industrie et 19,3% dans le commerce des produits énergétiques et miniers ».

Pour le Togo qui fait partie des pays les plus engagés pour la mise en œuvre de la Zlecaf, il s’agit de « tirer profit des expériences réussies au niveau régional et d’apprendre des difficultés rencontrées pour éviter les écueils similaires ».

Notons qu’en marge des travaux, la directrice du bureau de la CEA pour l’Afrique de l’Ouest a été reçue par le ministre du commerce, Kayi Mivedor-Sambiani. Les discussions ont porté sur l’appui de la CEA pour la mise en œuvre réussie de la Zlecaf au Togo ainsi que le renforcement du secteur privé.

Pour rappel, la Zlecaf est un vaste espace de commerce intra-africain adopté par l’UA. Il vise à créer un marché unique de plus de 1,3 milliard de consommateurs pour les marchandises et les services.

En séjour à Séoul où il a activement pris part au premier sommet Corée-Afrique, le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, a également eu plusieurs rencontres avec des personnalités du monde économique, financier et des affaires du Pays du matin calme. Objectif : renforcer et diversifier la coopération. 

Agriculture : vers une adhésion du Togo au KAFACI 

Le n°1 togolais s’est entretenu dans ce sens avec le président de l’Autorité nationale coréenne de développement agricole, l’entité chargée de la tutelle de la Korea-Africa Food and Agriculture coopération initiative (KAFACI). 

Au menu des échanges, les modalités d’adhésion du Togo à cette structure de partenariat technologique agricole à l’échelle continentale. L’enjeu est de bénéficier d’une assistance technique, en particulier dans la filière rizicole. 

Une équipe de responsables de la KAFACI est attendue prochainement au Togo, pour finaliser les derniers détails. 

Economie numérique, environnement, de nouvelles perspectives d’investissement

D’autres secteurs ont également fait l’objet de discussions avec d’autres interlocuteurs. Tour à tour avec le président de la Fondation Corée-Afrique et celui de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), le chef de l’Etat a discuté des possibilités d’investissement au Togo dans les domaines de développement de l’économie numérique, d’amélioration des systèmes douaniers, de passation des marchés publics, ou encore de renforcement du système sanitaire. 

Enfin, la gestion de l’environnement et le secteur du climat ont également été à l’agenda présidentiel, à travers des entretiens avec les responsables du Fonds vert pour le climat et de la compagnie coréenne SEJIN. G&E. 

Avec ces derniers, les échanges ont porté sur un appui au niveau des politiques gouvernementales en matière de résilience face au changement climatique, l’assainissement du cadre de vie et la gestion/transformation des ordures en biogaz.